Catch

Superstars: Vite emballé, vite expédié

 

 

L'épisode du jour tente de trouver sa place alors que les feuds du CDC Universe squattent la home. Et le fait est que les épisodes manquent de punch, à l'instar de celui que je vais vous narrer.

 

 

Du coup, on se rattache à des détails insignifiants. Genre, là, Luke Gallows vient de remarquer que son téton qui dépasse est retransmis sur les écrans géants de l'Arena.

 

 

Review de Superstars du 4 novembre

 

 

Note de Arthemiz: Vous noterez que j'ai sauté une semaine, vous m'en voyez navré. C'est la faute à Silvernights qui m'a séquestré dans son garage à un emploi du temps assez chargé ces jours-ci. Les lapidations en place publique n'ont pas droit de cité ici, donc contentez-vous de mes plates excuses.Voici tout de même les résultats du 28/10: Tyler Reks a battu Chris Masters, MVP a battu Curt Hawkins, Zack Ryder a battu Tyson Kidd et Mark Henry a battu Jey Uso.
 

Revenons aux choses sérieuses, en relatant le plus récent. Car en opener du 4, nous attendait un alléchant Kaval vs Swagger.

 

Alléchant, car même si le futur nouveau Kurt Angle est pour l'heure sorti de la title picture, son talent in ring est tout de même indéniable. Quant à Kaval, le vainqueur de la saison 2 de NXT, sa présence n'est pas due au hasard, et un tel match, certes à Superstars, devrait lui offrir de nouvelles perspectives, quelques jours après une première défaite face à Swagger subie à Smackdown.

 

Et du talent, Kaval en a aussi à revendre, comme il le montre sur ce contre où bloqué par une clé de bras, il effectue une chandelle de gymnastique, avant d'asséner un violent coup de pied à l'All-American-American.

 

Bien encouragé par sa mascotte, Swaggie prend les devants. Mais Kaval (qui ressemble furieusement à Jérémie Janot, gardien de St Etienne, grand amateur de Free Fight) sait qu'il doit jouer crânement sa chance pour espérer gagner. Il prend ainsi les risques les plus fous, notamment sur un saut à l'extérieur amorcé en prenant appui sur le coin du ring.

 

 

Après les maillots kitsch et fluos ou encore la tenue de Spiderman, Jérémie Janot s'est décidé à jouer au foot torse nu.

 

 

Les temps forts de chacun des lutteurs, ainsi que le rythme du match sont parfaitement gérés, et le match est plaisant à regarder. Certes, on voit peu de prises, mais chacun place plusieurs attaques spectaculaires ou puissantes, rendant ce combat agréable à l'oeil.

 

Personne ne domine vraiment, et je me dis que dans ce genre de combats, la fin est  souvent inattendue. Une fois encore, ce match ne me fait pas mentir: les deux hommes tentent de se projeter à tour de rôle dans les cordes, et Kaval contre avec un hi-kick out of nowhere dont il a le secret, ce qui met complètement K-O Swagger. Ce dernier se relève après quelques longues secondes, et subit une espèce de West Coast Pop inversé et botché. Botché en ce sens où l'effet visuel est bien moins spectaculaire que ce qui aurait dû être. Nearfall, Kaval est prêt à finir le match, mais se fait crocheter par la mascotte de Swagger. Ankle Lock porté par ce dernier, et abandon de Kaval, qui n'a pourtant pas démérité.

 

 

Et après chaque victoire, le pote de Swagger l'oblige à faire la danse des canards pour fêter ça.

 

 

Le second match sent le combat de jobbers à plein nez.

 

 

Le regard déterminé, le sourire Ultra-brite, ca c'est AVANT de savoir qu'il va aller jobber dans le show du jeudi.

 

 

Vance Archer vs Luke Gallows

 

Ce type de match entre deux big men nerveux, au gabarit certes imposant mais « normal » (en comparaison d'un Mark Henry,ou d'un Big Show), promet en général une opposition nerveuse et violente. Le début de match sur les chapeaux de roue, avec une grosse domination de l'ex-Gatecrasher, tend à donner raison à votre dévoué chroniqueur.

 

Gallows, de son côté, tente de revenir avec quelques droites, mais porte très mal ses coups, et perd par ailleurs énormément de temps entre chaque prise.

 

 

Gallows, démotivé, souhaite en réalité se reconvertir en coiffeur pour superstars: ici, en deux temps trois mouvements, il a su transformer Vance Archer en Carlito.

 

 

Et pourtant, malgré cette prestation que je qualifierai de décevante, malgré ce match qui a démarré comme un squash mais qui s'est éternisé de trop longues secondes, l'ex-membre de la SES s'impose, portant son Gallowspole sur son adversaire. Soit, mais peu enthousiasmant. Le principal enseignement de cette affaire tient à l'attitude des deux hommes. Archer avait été agressé par son camarade Hawkins il y a quelques semaines, scellant la fin des Gatecrashers. Comme c'est lui qui avait été attaqué en traître par son camarade, il existait une éventualité qu'il turne Face pour la peine. Cela n'a pas été le cas, du moins pas encore: ici, Archer a clairement agi en Heel. Dans le même temps, Gallows confirme le tournant suggéré lors de sa rupture avec CM Punk, en s'efforçant de sourire au public et de se conduire en Face. Bon, niveau pop, c'est pas encore Rey Mysterio…

 

Mest avis que la faiblesse de ce match avait pour but de mieux mettre en avant le combat des divas à venir!

 

 

Alicia Fox vs Gail Kim

 

Un combat de divas, ca provoque toujours plein de questions en amont. Aura-t-on une durée de catch digne de ce nom? Verra-t-on des prises, ou de simples tirages de cheveux? Nos deux lutteuses ce soir ont décidé de jouer la carte de la lutte élégante. Clefs de bras, tour de hanches, lutte au sol, faisant montre au passage de leur (maigre) technique.

 

La domination de la renarde permet au combat de gagner en brutalité et en intensité. Kim jobbe, Fox domine, la hiérarchie est respectée. Mais en catch, comme je me plais à le répéter, dominer n'est pas gagner. Ainsi, sur un gros temps fort, conclu par un contre, Kim place son finish pour le compte de trois. Un combat de divas divertissant, mais toutefois un peu convenu. Plus d'une fois dans ce match, on a eu l'impression de deviner le coup suivant, et c'est bien dommage.

 

 

Question aux statisticiens du CDC Universe: à quand remontait la dernière victoire de Gail Kim en individuel? Faisait-on déjà des photos couleur à l'époque?

 

 

Allez, pour conclure, on va assister à un squash en Main-Event.

 

 

Mark Henry vs Jimmy & Jey Uso (w/Tamina)

 

Handicap match, certes, mais d'une durée de moins de quatre minutes, voilà qui ne pèse pas lourd, tant en général les protagonistes d'un handicap match cherchent à affaiblir dans la durée l'adversaire supposé plus fort. Ca sent donc le squash en faveur des Samoans, dans ce match revanche de la semaine précédente, où le gros Mark avait défoncé l'un des jumeaux en un contre un.

 

Henry domine au départ, provoque, face à des Usos qui n'en mènent pas large, mais qui tentent la carte de la fourberie (avec un blind-tag) et de la rapidité (avec une série de descentes de la cuisse).

 

Mais il en faut plus, bien plus que ça pour impressionner le World Strongest Man.

 

Il faut être fourbe, et rapide. Pas de souci, les Uso et leur copine savent faire ça. Contre de Jey, Henry qui roule jusqu'au tablier du ring, hi-kick de Tamina, hi-kick de Jey, tag, et splash de Jimmy. Hop, emballé, c'est pesé en moins de temps qu'il n'en faut pour écrire cette review.

 

 

Après avoir battu le grand méchant loup, les trois p'tits cochons font la danse de la joie.

 

 

Une review qui traduit un jeudi de catch globalement peu plaisant, prévisible et convenu. Du travail vite expédié en quelque sorte. Voilà pourquoi on va espérer pouvoir passer rapidement à de meilleures choses dès la semaine prochaine, si le Dieu du Catch le veut, en tout cas, moi je serai au rendez-vous de Superstars…

 

 

Cause He is Arthemiz , and he is Gordon. I am John Cena, and i approve this message.

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