Catch

Superstars: Début des bonnes résolutions

Muscle ton jeu, Robert!

Aimé Jacquet, Les yeux dans les bleus.

 

La chronique qui vous est servie aujourd'hui, toujours un peu à la bourre, relate les événements des quinze derniers jours mais, surtout, change sa façon de faire. En effet, vous avez pu remarquer que votre dévoué serviteur manquait cruellement de temps. Changement de méthode à l'approche de la nouvelle année. Finie la review "play-by-play" hebdomadaire, place à un nouveau format: une nalyse qui dès décembre, deviendra mensuelle, rebaptisée "One month of Superstars", avec le bilan du mois écoulé, et des tentatives de perspectives d'avenir. Certes, puisque Superstars ne comporte aucun segment backstage, les combats ne seront pas oubliés, mais leur taille dans la review sera réduite. Préparez-vous, c'est une nouvelle ère qui commence!

 

 

Et pour fêter ça, Booba va nous interpréter son dernier tube.

 

 

Review de Superstars des 18 et 25 novembre

 

 

Les cartes:

 

18/11:

  • Chavo Guerrero bat JTG
  • Trent Barretta bat Curt Hawkins
  • Yoshi Tatsu bat Primo
  • Gail Kim & Melina battent Maryse et Alicia Fox.

 

  • 25/11:
  • Trent Barretta bat Hawkins
  • Santinov bat Ryder & Primo.
  • Mark Henry bat The Usos (Handicap Match).

 

Commençons par la fin, abordons la division féminine.

 

Force est de constater tout d'abord qu'à Superstars, les filles de RAW sont quasi-systématiquement représentées: en revanche, le souvenir d'une diva du show bleu à Superstars remonte à trop longtemps pour que je m'en souvienne.

 

Le fait est que le roster féminin du show rouge est cruellement limité: Tamina en valet des Usos ne peut se dégager de ce statut, ce d'autant qu'elle est au coeur d'une storyline (certes au point mort), avec Santino; quand aux Bella Twins, le licenciement de Jillian Hall les incite à trouver une nouvelle feud, et la combine du tag entre jumelles s'essoufle. Donc, on est obligé d'envoyer les divas les plus exposées au front, pour des combats certes plus longs, mais guère plus techniques, et qui montrent les limites du roster: si on fait affronter les quatre donzelles à Superstars, et qu'en plus Melina affronte Alicia Fox en solo à Raw, ca va vite tourner en rond.

 

Note du combat: 2/5.

Les plus: La belle alchimie chez Melina et Kim.

Les moins: Maryse fait un peu office de boulet de la team d'en face. La feud tourne vite en rond.

La fin sur un petit paquet alors que le match fut plaisant, c'est pas glop.

 

 

Quelques mots maintenant de la situation d'Hawkins.

 

Curt Hawkins était connu majoritairement pour être un "Edgehead" à une sombre époque où Edge se multipliait comme les premières twins venues. Son retour en grâce au sein des Gatecrashers (la team formée avec Vance Archer) lui a permis de gagner ses galons de jobber à Superstars. Le clash avec son coéquipier lui a finalement été bénéfique. Si je ne peux que regretter la fin de cette team de béhémots extrêmement puissants et mobiles, force est de constater que Hawkins a toujours sa place in ring. Regard inquiétant, gabarit imposant, c'est un personnage qui a tendance à se perdre depuis que Knox et Gallows ont disparu des écrans. Il y a donc une place à prendre. Paradoxalement, Hawkins jouit du syndrome "Chris Masters": le mec qui est parti, revenu, et qui finalement à son retour, ne décolle pas alors qu'il a le potentiel pour.

 

Dans le genre team qui fonctionne aussi en solo, les Dudebusters se posaient là jusqu'au licenciement de Croft. Barretta et Croft ont dû faire autant de matchs en solo qu'en team, mais, leur problème, c'est qu'ils avaient un moveset semblable, voire identique, particulièrement le missile dropkick qui constituait leur marque de fabrique. Bref, même si leurs matchs étaient plaisants, les Dudes ne sont jamais arrivés à décoller en tant qu'équipe, et le départ de Caylen laisse à Trent une dernière chance de percer. La situation étant similaire côté Hawkins, on peut apprécier toute l'importance de leur double affrontement…

 

 

Note: 3/5

Les plus: Le booking de Hawkins, booké très très fort.

Les moins: Le booking de Hawkins, qui ne le fera pas décoller pour autant. Les nombreux botchs de Barretta qui auraient pu blesser son adversaire.

 

 

Et la prochaine fois qu'il me fait mal pour de vrai, je l'écrase entre deux doigts!

 

 

La situation des Usos

 

Drôle de situation que celle des frangins samoans. Ou plutôt, trop d'espoirs placés en eux. Bookés comme des heels brutasses à leurs débuts, avec un valet (Tamina) qui n'hésitait pas à aller au charbon, un title-shot… Une ascension rapide, mais pas fulgurante, qui avait tout de même pris le temps de se construire à Superstars.

 

Pourtant, la division par équipe s'est décimée. De plus en plus de splits, de moins en moins de combats tag, et surtout, peu de storylines autour du titre. Les Usos sont parfaitement le symptôme de cela. Tamina engluée dans sa love story avec Santino, les frangins incapables de gagner, et aujourd'hui bloqués dans une feud avec le souriant Mark Henry qui s'amuse bien avec ses nouveaux jouets; ajoutons à cela la perte totale d'identification, ce qui est primordial au sein d'une team ou d'une stable. En effet, si auparavant on pouvait distinguer Jimmy et Jey à la longueur de leurs attributs (vestimentaires, n'en déplaise à McOcee), aujourdhui ce n'est plus le cas. Et il n'est pas facile, lorsqu'on n'est pas physionomiste, de dire qui fait quoi.

 

Avenir bouché, donc, pour les Usos, du moins tant que la division team se limitera à mettre en valeur les exploits de Santinov.

 

Note du combat: 3,5/5

Les plus: Le storytelling du combat, qui fait de Mark Henry un big man heureux comme un gamin de faire mumuse avec ses figurines estampillées WWE, comme sur la prise consistant à empiler les Usos avant de les écraser d'un splash.

Les moins: Qui est Jey? Qui est Jimmy? Tamina est devenue inutile et prévisible.

 

Quitte à parler de midcard bouchée, évoquons la situation des low-midcarders que sont JTG, Chavo, Yoshi Tatsu et Primo.

 

 

 

La vache, il a maigri, Yokozuna!

 

 

Contraste entre Yoshi et Chavo. Si le premier a clairement musclé son jeu, ne se dispersant plus en bonds inutiles et autres sourires niais, l'autre n'a pas su profiter comme il se doit de son draft dans la brand bleue et du dépoussiérage de son personnage (notamment au niveau du look, que j'avais déjà évoqué comme plus agressif).

 

Chavo reste pourtant un formidable ambassadeur de la marque, du produit catch. Technique, au style varié, n'oubliant jamais le petit signe discret d'hommage à son oncle. Un lutteur qui ne fait pas de bruit, à l'instar d'un Kane, et que j'espère à son tour voir obtenir un title-run.

 

A l'inverse, JTG, s'il bénéficie de son exposition suite au split des CT, reste un catcheur au rendement variable. Parfois plus concentré sur ses effets d'annonce (comme le fait de retarder le début du combat par refus de retirer ses lunettes) que sur son catch, le jeune a encore des efforts à faire.

 

Yoshi, évoqué plus haut, a fait des progrès incontestables, se concentrant sur un catch dont il développe la vitesse et varie les mouvements. Et le pire est qu'il dispose d'une marge de progression.

 

Moyenne des combats: 3/5

Les plus: Les hommages de Chavo à Eddie, Chavo qui tente de faire du catch là où JTG fait de la bagarre de rue; les progrès de Yoshi.

Les moins: Primo se perd un peu en solo, JTG se perd en se cherchant un style.

 

 

Santino and friends

 

Bon, certes, Santino, Ryder, Kozlov et Primo sont bloqués en midcard. Si Primo me paraît le plus limité des quatre (le split de sa team avecCarlito lui ayant coûté très cher, et il semble avoir régressé en solo, alors que son style n'était pas mauvais), les autres ont tous une place à prendre en midcard à RAW. Mais, voilà, l'horizon est bouché, notamment par les sbires du Nexus. Otunga and friends ne taperont pas plus haut que la midcard, comparés à leur leader. Alors, nos quatre comparses, pourtant pas dénués de talent, s'affrontent en tag. Et force est de constater qu'ils font très bien le boulot, et connaissent toutes les ficelles du métier, sachant mieux que personne faire réagir un public. La tournure du match, et plus globalement la construction des matchs où figure Santinov résume parfaitement cela. Si on ne peut que leur souhaiter un run meilleur (comme à la bonne époque où Santino était champion IC), on ne peut nier qu'il est plaisant de les voir sortir un match de très bonne facture sur le plan du storytelling et de la comédie, que ce soit à Superstars ou à RAW. On en redemande donc.

 

 

Note du combat: 4/5

Les plus: Le "duel" souhaité par Primo qui défie Santino. L'alchimie Santino/Kozlov.

Les moins: Primo un peu dans le mou niveau catch. Ryder qui manque de possibilités de s'exprimer.

 

Ladies and gentlemen, c'est la fin de cette nalyse nouvelle formule. J'espère qu'elle vous aura plu, en tout cas, si le Dieu du catch le veut, je vous donne rendez-vous dans un mois pour une autre nalyse de Superstars…

 

 

Cause I'm Arthemiz, and I Am Gordon!

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