Catch

NXT 4, la Revanche

Lorsque du renouveau l’haleine caressante

Rafraîchit l’univers de jeunesse paré…

Marie-Joseph Chénier, La Promenade

 

Tout va pour le mieux pour le mieux pour lecharentais: sa feud avec TDS et Kovax est derrière lui, son poulain de NXT-CDC, selon ses dires, est de loin le meilleur de la promotion, et en plus, le vrai NXT revient aux fondamentaux, et même un peu mieux que ça: en somme, c'est un homme comblé, et il a tenu à vous mettre sous le nez le spectacle révoltant de sa joie.

 

 

C’est toujours l’effervescence en prison quand on amène de la chair fraîche!

 

 

Nalyse de NXT du 7 décembre

 

 

NXT Saison 3 avait été le fiasco (relatif) que l'on sait. Show pris en grippe par la Fédération à travers ses commentateurs, et qui, de plus, était consacré exclusivement aux Divas: la preuve était là, n'en jetez plus, la WWE n'avait cure des jeunes femmes présentes dans le ring chaque mardi. Cette Saison 4 arrive donc avec cette lourde hérédité: allait-elle continuer dans cette surenchère de burlesque et de dédain, ou allait-elle redevenir un écrin pour de futurs main-eventers, comme ce fut le cas pour Barrett, Bryan et autres Kaval lors des saisons précédentes?

 

 

Votre mission: tenir plus longtemps que les 28 secondes deux centièmes que Titus O’Neil a passées à NXT avant de se faire éliminer!

 

 

Premier constat, déjà dressé la semaine dernière dans ces mêmes brillantes colonnes: il n'y a pas, à proprement parler, de Superstar en puissance dans ce nouveau roster. Les chances semblaient donc équilibrées, même si nous verrons rapidement que cela n'a en réalité pas été aussi clair.

 

Ensuite, le roster n'inclut plus que six catcheurs, contre huit pour les saisons 1 et 2. Un show plus court, donc, plus resserré, débarrassé de deux catcheurs qui le plus souvent étaient des bouche-trous, comme le furent Tarver ou O'Neill en leur temps. On peut donc espérer que le spectacle s'en ressente positivement.

 

Le show commence avec le retour du thème original de ces messieurs, tant il est vrai que le thème des Divas aurait eu un je-ne-sais-quoi qui nous faisait croire qu’on se trouvait dans un club de tango.

 

Deuxième constat, plus alarmant: le nouveau duo de commentateurs s'appelle Todd Grisham/Josh Mathews. Ce NXT sera-t-il aussi celui de la formation de rookies commentateurs? Et cela soulève un autre problème: quid de Cole? Certes, Orton l'a blessé la veille, mais si son absence devait se prolonger (ceci d'autant plus qu'on l'annonce défintivement à SD), cela peut devenir problématique, selon la justification qui en sera donnée. Car s'il a été sanctionné pour son comportement sur NXT Saison 3, Mathews aurait dû être écarté aussi. Autre hypothèse: il a demandé à être relevé de ce show médiocre. Auquel cas, cela jette l'opprobre sur un show qui est censé assurer le renouveau du concept. Dans toutes les hypothèses, finalement, Cole n'a jamais autant de poids ou d'impact que quand il n'est pas là, tant les questions que cette absence soulève sont handicapantes.

 

 

– Pas de problème, je le remplace à l’aise. Regardez: allez le Miz, t’es le meilleur! Ton rookie va forcément gagner! 

Heu, Todd, le Miz n’est pas là…

Tais-toi, cloporte! Ne prononce pas Son nom en vain!

 

 

Enfin, le nerf de la guerre: chaque pro fait son entrée et annonce son rookie. Petit état des lieux, assorti de quelques éléments supplémentaires sur ces nouveaux rookies, en plus de ceux de la semaine dernière.

 

R-Truth est assez enthousiaste pour son retour à NXT, introduisant son rookie, Johnny Curtis. Curtis a un certain passé à la WWE: entraîné par Killer Kowalski, il a fait pléthore de house-shows. Il possède donc une petite expérience, reste à voir ce qu'il va donner dans le grand bain.

 

 

– Heu, t’es sûr, Truth!

– Mais évidemment, corniaud! T’es là, Eve n’est pas là, alors danse, bordel!

 

 

Di Biase et Maryse ont sans doute l'un des rookies les plus intéressants: Brodus Clay est un béhémoth («The Mastodon of Mayhem », ça vous pose un homme), avec un côté « urban style » qui peut être intéressant. Ancien garde du corps de Snoop Dog, paraît-il, le voilà donc voué à jouer le même rôle pour la Québécoise siliconée et son compagnon transparent. Dans le ring, du peu qu'il est possible d'en voir sur la toile, Clay a un style plus proche, comme je l'avais évoqué précédemment, d'Umaga que du Big Man standard. Dans un créneau qui n'est pas sans rappeler Husky Harris, reste à voir s'il va réussir à se faire une place au soleil.

 

 

Ted, mire un peu c’que j’ai gagné à la foire!

 

 

Je reviens sur Chris Masters: je disais déjà la semaine dernière que sur sa promo, il était plutôt drôle, dans l'autodérision. Sans atteindre des sommets, son annonce de ce soir est de la même veine, et je me demande, à force, si sa réputation de micskill d'une grande faiblesse n'est pas largement usurpée. En tous cas, je me réjouis de le voir à l'œuvre plus souvent à l'occasion de ce NXT. Son rookie est Byron Saxton, ancien manager, ancien commentateur, mais pas vraiment ancien catcheur… En revanche, on peut espérer de grandes choses au micro, puisqu'il est dans un gimmick arrogant à la Jaimie ou à la Percy Watson.

 

 

– Et donc pour devenir une star à la WWE faut prendre plein de stéroï… Byron! Regarde-moi dans les yeux quand je te parle!

– OK, mais ça serait plus facile si tu mettais un slip.

 

 

Dolph Ziggler livre une promo conforme à ses habitudes, assez limitée mais raisonnablement efficace. Du classique, donc, sans prise de risque, pour annoncer Jacob Novak. Je serai forcément de mauvaise foi concernant ce catcheur, autant vous prévenir, parce que sa tête ne me revient pas du tout. On dirait une espèce de Hawkins du pauvre, avec l'air encore plus ahuri, ce qui n'est pas un mince exploit. En terme de bagage, il est certainement l'un des plus faibles: son passé de lutteur est très limité, et son gimmick de heel arrogant « british style » me rappelle vaguement le chef d’un groupuscule qui a secoué le WWE Universe et dont la dénomination commence par un N.

 

 

La première expérience de clonage de pro tentée à NXT n’est pas vraiment un succès.

 

 

Daniel Bryan est très bon in-ring, aucun doute, mais en terme de micskill on est encore loin du compte. Tout cela est assez mou et très faible, pour en plus annoncer un face pur jus qu'on dirait échappé d'une comédie de Judd Apatow: Derrick Bateman (pourtant, avec un nom pareil, les fans d'American Psycho seront surpris…). Bateman est un ancien champion Tag FCW, un colosse mais catégorie élancé, à voir donc. En revanche, on pourra gloser sur le fait de voir Bryan Pro, lui qui était encore rookie en début d'année…

 

 

Tain, même à NXT je peux pas être tranquille, les Bella m’ont envoyé leur frangin…

 

 

Dans la famille « pro qui débarque à peine à la WWE », je demande maintenant Alberto Del Rio. Ricardo Rodriguez annonce donc l’Essencia de l’Excellencia… et son rookie. Alberto ne va quand même pas s'abaisser à annoncer lui-même ce sous-être qui lui sert de poulain, nom d'un testicule. Le poulain en question est Conor O'Brian, lutteur globe-trotter, prétendu hardcore (ça va drôlement te servir dans une WWE PG ça mon gars), avec une tête de dégénéré auquel on a très, mais alors très envie de tirer les oreilles. Gratuitement, comme ça.

 

 

Je suis un rat! Tirez-moi plutôt la queue! Hin hin!

 

 

Et c'est là que le bât blesse. Chaque rookie a eu l'occasion ensuite de faire sa propre promo, et l'on sent d'entrée que ça ne va pas être Noël chaque mardi pour les micros…

 

Johnny Curtis rend une copie totalement standard, avec tout de même un passage « surnaturel »: « A vote for me is a vote for freedom ». Bon, si tu le dis, garçon… Brodus Clay, en revanche,  manifeste une vraie présence au micro, jouant clairement la carte de la menace envers le public, et montrant qu'il est très à l'aise dans l'exercice. Une bonne surprise, donc, surtout si l'on y ajoute qu'il a vraiment un air de gorille (d'où son ancien surnom de G-Rilla) qui contribue à son allure menaçante.

 

 

Sans oublier des goûts vestimentaires qui en feraient un challenger sérieux au Trophée Batista de la brutasse accro à Fashion TV.

 

 

Difficile d'évaluer Byron Saxton. Il joue très bien l'arrogant, et il a également fait l'apologie de l'union sacrée entre le WWE Universe et lui, clé de la victoire. L'idée était bonne, la promo courte mais de qualité, et pourtant, elle ne fonctionne pas. Le public est resté coi, et j'avoue que devant mon écran j'avais envie d'y souscrire mais un « je-ne-sais-quoi » rendait cela impossible. Je pense, pour l'instant mais la suite me donnera peut-être tort, que cela est dû au manque de charisme global de Saxton. Au-delà de son gabarit de freluquet, il y a quelque chose dans son attitude qui ne le rend pas crédible. Peut-être est-ce le fait qu'il se situe plus ou moins comme un tweener, ce qui exige de la crédibilité et de l'expérience. Novak, ensuite, assimile NXT à une partie de Monopoly où l'on doit posséder le plateau pour triompher (oui, je suis d'accord, sa promo passe mal à la traduction). Au-delà du côté ringard de la comparaison, le public n'a pas été atteint par la faconde du protégé de Dolphie: manque de charisme, vu et revu, la sanction a été rapide, des « what ?» dégringolant des tribunes. Il est probable qu'il ne fasse pas long feu dans le show…

 

 

Je vais construire des maisons sur la rue verte (WHAT?) et acheter toutes les gares (WHAT?) et je vais tirer des cartes Chance (WHAT?) et toucher 20 000 francs sans passer par la case départ (WHAT THE FUCK?)… 

 

 

Bateman est le face standard, plutôt à l'aise du reste, montrant son bonheur de commencer le show sur ses terres, dans l'Ohio. Aucun risque, rien de neuf, mais une certaine solidité. Enfin, O'Brian tourne en dérision son propre physique de rat (et ce n'est pas du luxe), puis file la métaphore: le rat est un survivant, tapi dans l'ombre, prêt à frapper. Une bonne promo, donc, assez originale, avec tout de même deux points noirs: le premier est un rire à la DiBiase Sr, à la fin, qui ne s'imposait pas, et surtout la réaction de son pro. Del Rio a expliqué à son rookie qu'en tant que tel, il devait faire mieux que ça, puisqu'en l'état il faisait à peine mieux que Daniel Bryan. Coup bas. Cela ne vous rappelle rien? Si, bien sûr, Kaitlyn et Vickie. Et du coup, la même ficelle ressortie si peu de temps après sentait vraiment le réchauffé.

 

Toujours est-il que Bryan attribue ce dernier propos à la jalousie de Del Rio qui n'a jamais gagné un titre, le ton monte, et Striker annonce donc un 2 contre 2 en tant que Main Event. Je n'aurai qu'un mot, aussi trivial soit-il: MIAM.

 

 

Bébert, calme ton rat, il a l’air d’être porteur de maladies infectieuses.

 

 

Le show est lancé, on ne peut mieux en vérité, et à ce stade une certaine impatience m'étreint (de marchandises), car le niveau semble correct, les pros motivés, et l'ensemble plus sérieux et maîtrisé que la saison 3. Et, sans tête d'affiche pour l'instant, cette saison pourrait-elle être la meilleure? Début de réponse après la pub.

 

 

La Rédac wants you! Participez au grand concours CDC NXT  et contribuez au renouvellement du roster!

 

 

Retour au show, donc, avec un match Novak/Curtis. Le match n'a pas été mauvais, il s'est plutôt déroulé sur un bon rythme. Ziggler et Truth ont bien tenu leur rang, chacun donnant des conseils à son poulain dans la mesure du possible. Pourtant, curieusement, le rythme du match s'est écroulé à certains moments, des séquences de lenteur qui cassaient un peu le dynamique de la chose. Par ailleurs, on peut regretter un certain nombre de botchs. Mais comme il s'agit du match d'ouverture de NXT, et dans la mesure où l'on peut penser que les jeunes hommes étaient un peu tétanisés par l'enjeu et le public (même si Curtis, rappelons-le, est un habitué des house-shows), je plaiderai la clémence: le match aura tout de même été un moment plutôt agréable, bien loin des purges Maxine-Aksana l'an dernier… Victoire de Curtis, donc, et un Ziggler désabusé.

 

 

Ce match noua au moins offert une image qu’on a de bonnes chances de retrouver sur justusboys.

 

 

Je n'ai pas vraiment pour habitude de revenir sur les segments vidéo de présentation, mais celui qui a suivi ce match était assez bien construit: le héros en était Brodus Clay, et le personnage qu'il a dépeint est assez original. En effet, Clay est un heel, indiscutablement, et son regard à faire fondre la neige en Ile-de-France le montre bien suffisamment. Mais il explique son agressivité par une enfance difficile, et le fait qu'être éloigné de sa famille le rend irritable, puisque l'on devine que son but est de devenir une Superstar et de réunir sa famille autour de lui. Petit retour, ensuite, sur son job de garde du corps pour Snoop, et on obtient un heel un peu moins classique que prévu. Du reste, dans cette promo, il n'est pas agressif, hurlant, ou exagérément arrogant. En fait, d'un certain point de vue, il rappelle un peu Festus, qui devenait fou lorsque la cloche sonnait. De même, Clay semble ne devenir un Béhémoth que lorsque le match commence, lorsque sa carrière est en jeu. Et je maintiens, par son aisance au micro et sa puissance énorme, qu'il peut être un aspirant à la victoire (même si la WWE a déjà dans ses rangs Show, Jackson et Harris).

 

Enfin, vient la première épreuve. Aaaaah, inénarrables épreuves de NXT! Encore que, pour cette saison, le gagnant n'étant pas connu d'avance, il faut un peu plus valoriser les candidats. L'épreuve consistait donc à descendre en bas de la rampe, fermer une échelle, la jeter sur le ring, l'ouvrir, attraper un drapeau et le ramener. D'une part, c'est un bon rappel de l'imminent TLC, ensuite c'est au moins, pour une fois, quelque chose d'utile. Problème: que c'est pénible à regarder… Ainsi donc, je vous apprendrai, pour vous épargner de le subir, que Novak a remporté cette épreuve d'immunité. Je signalerai simplement que Bateman s'est clairement fait voler par le chronomètre, puis incendié par Del Rio, et que Saxton s'est fait un peu de heat en faisant volontairement durer le plaisir, tant il sentait que le public en avait marre. Et je peux vous confirmer que ça a marché, j'ai rarement eu autant envie de tuer un candidat de ma vie, ceci d'autant plus qu'il arrive parfaitement à arborer un air sournois de type « je vous emmerde » et qu'il a été jusqu'à chuter volontairement de l'échelle.

 

 

Même ses FRINGUES donnent envie de le gifler…

 

 

Passage en backstage, avec Maryse et DiBiase, qui se « partagent » Brodus. Entendez par là qu'ils cherchent, en réalité, la meilleure manière d'utiliser Brodus, sans doute d'ailleurs à leurs fins personnelles. Brodus sera-t-il le nouveau Virgil? Toujours est-il que le couple se déchire plus ou moins, DiBiase expliquant qu'il lui faut capitaliser sur sa puissance, et Maryse décrétant qu'il lui faut un nouveau look… En gros, de mon point de vue, il fait ce qu'il faut, ou il devient un clown. Cornélien. Di Biase finit par partir avec son rookie, et laissant Maryse en plan.

 

La thématique « couple » est très en vogue en ce moment: AJ/Primo, Melina/Jomo, Santino/Tamina, les hormones sont en ébullition chez les créatifs. Et Brodus pourrait jouer un rôle dans l'idylle (même si Maryse préfère manifestement les billets verts à son cheum), ce qui serait un peu réducteur, mais une storyline, fut-elle basique, multiplie les chances non pas de gagner, mais de rester.

 

 

Au début, ils avaient voulu me mettre un gimmick à la Edward aux mains d’argent.

 

 

Second segment backstage (il est d'ailleurs dommage d'enchaîner les « respirations » de la sorte): Chris Masters vient à la rencontre de son rookie, et les deux commencent à parler de body-building et autres activités totalement absconses pour moi… Saxton finit par envoyer bouler son pro, expliquant qu'il n'a pas besoin de conseils et sait très bien prendre soin de son corps lui-même. Si, à cet instant, la musique des Village People ou de Frankie goes to Hollywood avait résonné, ça n'aurait pas du tout été déplacé…

 

Et enfin, la vraie Masterpiece de la soirée, le Main Event: Del Rio/ Bateman vs Bryan/ O'Brien.

 

Je vais être direct, j'ai beaucoup apprécié ce match. Confronter deux rookies aux deux stars qui montent était un pari audacieux, mais c'est le signe que, manifestement, les créatifs veulent absolument redonner ses lettres de noblesse au show. Et c'est peu de dire que le match a tenu ses promesses: nullement impressionnés, les deux rookies ont clairement marqué des points, se montrant concentrés, appliqués, face à un Bryan toujours au top dès qu'il foule le ring et auteur d'un Airplane Spin de 30 secondes, et un Del Rio chicaneur et hâbleur, expérimenté et efficace. O'Brien a justifié son totem, le rat: tricheur, vicieux, enragé, du vice à revendre, quand Bateman, lui, possède déjà une bonne partie de l'arsenal du face en détresse, avec quelques sursauts de force aux moments opportuns. En bref, un match enthousiasmant (contrairement à ce qu'a dit Dolphie pendant son déroulement, à des fins de storyline je présume), bien mené et très propre, ce qui n'est pas si fréquent à NXT, pour une victoire inattendue de la paire Del Rio/O'Brien, le Mexicain soumettant le rookie adverse. Intéressant renversement des rôles, si l'on peut dire, et victoire importante pour Del Rio, même si elle n'est pas directement acquise aux dépens de Bryan.

 

 

Batemaaaaaaaaan! TADADADADADADADADA! (sur un air connu)

 

 

Ce show devait signifier le renouveau de NXT, et il y est parfaitement parvenu: bon niveau général (les 4 rookies en action ce soir ont été convenables, et j'attends avec impatience le Clay/Saxton de la semaine prochaine), des pros impliqués et performants, une épreuve moins sotte qu'à l'accoutumée, Cole absent pour une durée indéterminée, tout cela fait que ce show a totalement rempli sa mission, et que c'est avec une vraie impatience que j'attends celui de la semaine prochaine!

 

 

D’ici là, avec un peu de chance, Byron Saxton se sera pendu.

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