Catch

Welcome to the NXT level!

Pour progresser, il ne suffit pas de vouloir agir, il faut d'abord savoir dans quel sens agir.

Gustave le Bon, Hier et demain

 

Cette semaine, lecharentais retourne à l'ouvrage, tel un cheval de labour (sans jeu de mots) que l'on arnache chaque semaine pour son dur labeur. Cela dit, avec la saison 4 de NXT, les récompenses tombent parfois sans que l'on s'y attende…

 

 

A y est, Ted a trouvé le bouton of/off.
 

Nalyse de NXT du 14 décembre

 

 

Le premier épisode de la saison, la semaine dernière, était plus qu'encourageant. Néanmoins, et ce ne sont pas les amateurs de ballon ovale parmi vous qui me contrediront, le plus difficile n'est pas toujours de marquer l'essai, mais de le transformer…

 

Répondons tout de suite à une interrogation d'importance: qui sont les commentateurs? Ce seront donc, une nouvelle fois, Grisham et Matthews. Cole semble décidément avoir mis la main sur SD!, et Grisham en fait les frais. Même si je pense que la fédération en fera l'économie, il serait tout de même bon, en kayfabe, qu'elle explique cette substitution, car en envoyant Cole à SD, elle récompense un employé qui a passé la fin de NXT Saison 2 et la Saison 3 dans son intégralité à massacrer le programme. Si, vraiment, le show a une quelconque importance pour Stamford, il aurait été bienvenu que Cole, par exemple, se présente à NXT pour faire acte de contrition sur demande de l'AGM (par exemple). Mais pour l'heure, rien de tout cela, et on se retrouve avec un duo de commentateurs qui manque quand même singulièrement de poids.

 

 

C'est parce qu'ils bouffent pas assez de sauce barbecue, pardi!

 

 

Fort heureusement, Striker est toujours là, même si son rôle, en ce début de show, se réduit à animer le premier concours, et je vous le donne Emile: un concours de Karaoké…

 

Le concours de la semaine dernière, aussi mou soit-il, était un minimum dans une thématique de catch. Mais qu'est-ce qu'on peut bien en avoir à braire de savoir si tel ou tel rookie sait chanter? Car en dehors de Jla regrettée illian, on entend peu les Superstars chanter, à l'exception peut-être de CM Punk pour l'anniversaire de la petite Mysterio, juste sentence pour un père qui venait étaler sa vie privée sur un ring, mais dont l'enjeu n'était pas la performance vocale du Punk!

 

Ce concours, donc, avait pour socle les thèmes d'entrée de la WWE. Et ce fut, comme prévu, désastreux. Une horreur calamiteuse. Disons simplement que Saxton, le moins atroce, a remporté l'épreuve, et que Clay qui chante est encore plus terrifiant qu'en temps normal; mais vous pouvez largement faire l'économie de ces dix minutes de show, à moins d'être sévèrement masochiste (ou de voter Ségolène). Peut-être un seul attrait: chanter tout seul devant votre écran. Auquel cas, vous êtes masochiste et seul. Désolé.

 

 

– Au pays de Candy, vous êtes sûr?

– Chante, ou j'appelle le dératiseur.

 

 

Il n'est donc que temps de passer au premier match de la soirée: Chris Masters et Byron Saxton vs. Ted DiBiase et Brodus Clay.

 

Enfin! Enfin le mastodonte à l'œuvre! Je commencerai avec un petit détail qui prête à sourire: au retour pub, Grisham a cru bon de préciser, alors que DiBiase affrontait Masters, qui était qui, en se référant à la couleur des maillots… Bienvenue dans la lowcard, les gars, personne ne vous connaît…

 

 

Mais bon sang c'est qui ce type avec Brodus et Maryse?

 

 

Revenons au match: Clay a montré une grosse puissance, comme prévu, dans un registre de brawler. Par ailleurs, sa présence et ses mimiques dans le ring contribuent à son image de dévastateur, ce qui est plutôt positif, surtout pour un rookie. Bonne puissance, donc, charisme qui se confirme, reste néanmoins qu'il s'annonçait comme une "machine à souplesses" et qu'il n'en a pas tenté beaucoup. Pour un début, c'est donc correct, mais il faudra revoir ses prétentions à la hausse.

 

Saxton, lui, a été un peu la victime expiatoire des débuts de Clay: contre le colosse, il n'a strictement rien pu faire, et il n'a tout simplement pas croisé DiBiase. En revanche, il a excellé dans le rôle du heel couard, faisant le tag dès que les choses tournaient au vinaigre puis, après un gros travail de Masters sur DiBiase, faisant à nouveau le tag pour  tenter d'obtenir le tombé. Ceci, évidemment, introduit une grosse tension entre les deux hommes, et laisse le temps à DiBiase de placer son finisher pour river les épaules de Saxton au sol. Si l'on ajoute à cela le regard empli de rage de Clay qui souhaite être associé à la victoire de son Pro lequel ne l'entend pas de cette oreille, et les frictions entre Del Rio et son poulain, O'Brien, la saison 4 ne va pas se dérouler dans un seyant climat de tranquillité… C'est le Nexus qui va être content, cinq recrues et un rat!

 

 

Brodus garder poitrine de poulet qui danse pour goûter!

 

 

Cela étant dit, j'en reviens à Saxton: il sait prendre des coups, c'est un bon comédien, mais maintenant il va falloir montrer qu'il est aussi un catcheur et qu'il sait donner des coups (selon mes sources, pour gagner, c'est mieux), et a priori, c'est mal barré.

 

J'occulte volontairement les Pros, qui n'étaient là que pour encadrer les Rookies, encore que Masters ait, une fois de plus, livré un match solide et efficace.

 

Le segment suivant se déroule backstage: Bryan tente d'enseigner à son Rookie Bateman une prise de soumission, le heel hook. Bateman prend la consigne à la légère, et fait à peu près n'importe quoi. Ce genre de segment font potentiellement plus de tort que de bien. Car on a donc ici deux Faces, et un rookie qui se moque complétement de ce que lui enseigne son pro. Accessoirement, le mouvement enseigné par Bryan ne paraît pas délirant de difficulté, et dans la mesure où cela doit servir au rookie pour affronter Del Rio plus tard dans la soirée, on comprend mal la réaction de Bateman, qui perd dans l'instant toute forme de crédibilité. Qu'un heel à la Saxton fasse cela, pourquoi pas, mais un face, ce n'est pas crédible et pas souhaitable.

 

 

OK, la prochaine fois, je ferai mes devoirs…

 

 

Retour au show, et à une nouvelle épreuve, la célèbre course d'obstacles, à peu près la seule épreuve, finalement, qui soit en rapport avec l'émission… Je me contenterai, comme d'habitude, de commentaires lapidaires: Saxton a continué à vendre les effets du Dream Street subi un peu plus tôt. En dehors du fait que c'est un bon seller, ce qui n'est pas si fréquent, il a continué à mimer la douleur pendant toute l'épreuve, quand d'autres, suivez mon regard, peuvent bondir comme des cabris et livrer un match complet cinq minutes après s'être fait passer à tabac par six hommes. Comme quoi, même les Topfaces peuvent apprendre des rookies à l'occasion…

 

Ensuite, Clay a encore fait grosse impression, menaçant, voire terrifiant les arbitres, leur lançant des pneus, enfonçant les murs, et poussant à l'envi une sorte de borborygme caverneux qui semble être sa "signature vocale" et qui me paraît surtout un excellent moyen de fidéliser le public. Il ira loin, ce petit. Enfin, le vainqueur est Johnny Curtis, deux fois même, puisqu'il a dû refaire la course suite à une disqualification, et chacun de ses deux temps a été inférieur à tous les temps de ses camarades, moyen astucieux de le situer comme un athlète complet, peut-être du coup le plus complet du roster.

 

 

HULK SMASH!

 

 

Je reste sur Curtis (ce n'est pas sale) avec sa vidéo de promo: pour se démarquer, il n'a rien trouvé de mieux que d'invoquer le souvenir de l'un de ses amis mort dans un accident de la route. Je vais être net: je déteste ce genre de récupération putassière, et Curtis n'a, à mon goût, pas marqué de point du tout après pourtant une performance respectable lors de l'épreuve précédente.

 

Dans les coulisses, Jacob Novak, rookie de Ziggler donc, drague Vickie avec gourmandise, ce qui aboutit à une situation un peu facile, certes, presque boulevardière, du Ziggie jaloux, lui qui ne se privait pas de se jeter sur Kaitlyn la saison dernière (et qui le lui reprocherait?). Nouvelle tension entre Pro et Rookie, au passage, et on peut se dire que si cette thématique continue à être mise en avant, ce pourrait être la dernière saison de NXT: quel pro voudrait s'encombrer de rookies teigneux, arrogants ou je m'en foutistes? L'arrivée, ou plutôt le retour imminent de Tough Enough pourrait être ce fameux glas annoncé qui sonnerait pour NXT.

 

 

Proie localisée. Initier attaque.

 

 

Enfin, le main-event: Alberto Del Rio vs  Derrick Bateman. A cinq jours de TLC, lors duquel Del Rio doit combattre, le résultat est couru d'avance. Néanmoins, si Dos Cojones a outrageusement dominé les débats, il a laissé à Bateman de larges espaces d'expression dont le rookie a su profiter convenablement, accomplissant un match solide et ne devant sa défaite qu'à une erreur de débutant, puisqu'il donne, en se lançant trop violemment dans un angle, l'ouverture nécessaire à Del Rio pour tuer le match. Del Rio gagne, Bateman ne démérite pas, objectif atteint.

 

 

Bon, évidemment, le jeter au loin en le prenant par la cheville,

c'est assez costaud comme booking.

 

 

Ce qui, d'ailleurs, résume assez bien cet épisode de NXT: objectif atteint. On ne peut pas dire qu'il était au niveau de la semaine dernière, le plaisir de la découverte étant de toute façon éventé. Dans l'absolu, même, il ne s'est rien passé d'exceptionnel ou de notable. Mais le contrat a été rempli, car rien de spécialement bon, donc, mais rien de spécialement mauvais ne s'est produit, et on a vu un show qui semble repartir sur des bases solides. Reste à espérer que les rookies vont progresser sans tarder, mais si le show reste sur ces rails-là, il n'accueillera jamais un match de légende ou une séquence d'anthologie, mais il sera agréable à suivre.

 

Je vous donne donc rendez-vous sans déplaisir la semaine prochaine, pour savourer une nouvelle review de NXT avant de vous bâfrer de dinde!

 

 

Et je pourrai avoir un annonceur perso moi aussi? Hein? Hein?
 

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