Catch

Trois de perdus, cinq de retrouvés

It's so easy now, cos you got friends you can trust.

Queen, Friends will be friends

 

Côté amitié, l'année 2010 avait été assez terrible pour CM Punk. Le malheureux aura vu ses disciples Serena, Joey Mercury et Luke Gallows l'abandonner comme une vieille canette (avec un seul n) de Pepsi light. Heureusement, il y a encore des jeunes gens au cœur pur pour apprécier ses formidables qualités humaines.

 

 

Punk 3:16 dit: Laissez venir à moi les petits enfants.

 

 

Nalyse de Raw du 27 décembre

 

 

Parlons-en, des qualités humaines de CM Punk. N'est-il pas, fondamentalement, un homme de bien? Un homme se juge sur ses actes, et les siens parlent pour lui. Il a passé un an et demi à essayer de convaincre les milliers de spectateurs réunis dans les salles et les millions captivés devant leurs écrans à opter pour un mode de vie sain. Il a sorti du ruisseau un débile mental, une toxicomane et un défiguré. Il a prêché la bonne parole à une famille de catholiques intégristes mexicains, à un colosse obèse et à un rookie pétillant de stupidité. Tout ça pour quoi? Tout ça pour être hué, abhorré et tondu comme le premier Marine venu. Décidément, l'humanité ne mérite pas son sauveur, mais ce n'est pas la première fois.

 

 

Ah les bâtards. Quand je reviendrai, je changerai plus l'eau en vin mais le vin en eau, ça leur fera les pieds, tiens.

 

 

Et malgré toutes ces avanies du destin, croyez-vous que Punk désespéra de l'espèce humaine? Que, dégoûté par tant d'ingratitude, il laissa choir ses oripeaux de prophète aux pieds d'une foule iconoclaste et s'éloigna dans le désert pour y vivre en ermite, se nourrissant de piquants de cactus et de rosée? C'est mal connaître celui qui s'est dévoué pour nous protéger de nous-mêmes. Plus que jamais, le bienveillant Cihaime aspire à faire notre bien, quand bien même ce serait contre notre volonté. Il rêve d'extirper l'épine plantée dans le cœur du WWE Universe et cette épine, amis, il l'a identifiée. Le poison a pour nom hypocrisie, il a pour nom brutalité, il a pour nom impunité, il a pour nom John Cena.

 

 

OK, la cible se trouve dans le périmètre. Lâchez la bombe.

 

 

Car voilà des années que, sous ses airs de gentil protecteur du bon peuple, l'ignoble hercule n'en fait qu'à sa tête. La vérité, crue et cruelle, c'est que John Cena a imposé sa dictature au WWE Universe. Sa dictature du mauvais goût vestimentaire, naturellement; mais aussi la dictature de ses caprices.

 

Quelque brave ose se mettre en travers du chemin du seigneur de céans? Le voilà promptement supplicié, lourdement moqué en place publique, physiquement détruit, moralement anéanti! Demandez à Batista et Wade Barrett si vous en doutez.

 

Cena perd son contrat à la WWE et promet, la larme perlant à son œil de veau, d'aller enfin retrouver sa famille et ses amis et de reprendre goût à une vie simple ordinaire? Qu'importe, il reviendra le soir même, puis la semaine suivante, et la semaine d'après, jusqu'à ce que de guerre lasse son contrat lui soit restitué.

 

La vérité, c'est que Cena porte un masque bien plus terrifiant que celui de Rey Mysterio: celui de son constant sourire mécanique, qui dissimule l'effroyable rictus d'une toute-puissance dénuée de principes et de limites. Le pouvoir corrompt, disait Montesquieu, et le pouvoir absolu corrompt absolument. Alors imaginez pour le super-pouvoir! Il super-corrompt super-absolument!

 

 

 

Misérables humains! Toute résistance est inutile!

 

 

Mais la tyrannie a assez duré. Au nom des Batista et des Barrett, au nom de la sublime Vickie Guerrero dont les formes plantureuses furent encore, il y a de cela une semaine, jetées en pâture à une plèbe elle-même grasse comme une vache texane nourrie aux OGM, au nom de la liberté, au nom de chacun d'entre nous, esclaves inconscients de notre état, CM Punk a pris la parole. Et CM Punk a, de sa langue râpeuse et habile, arraché le masque d'honnêteté indûment arboré par la brute sanguinaire vêtue de pourpre!

 

 

 

Mais bien sûr.

 

 

Le vrai visage de Cena apparut alors: celui d'un barbare qui à toute remise en cause répond par une agression physique. "T'es pas content?", rugit Musclor, outré qu'on ose lui reprocher son comportement oppresseur. "Alors viens dans le ring que je te pète les dents!" Ah ça, il faisait pas bon être camarade de classe du petit John Cena… A cette invite martiale, Punk opposa sa suprématie intellectuelle. L'heure du jugement viendra pour toi, créature, répondit-il, superbe. Aie patience.

 

 

En attendant, va faire un truc que t'aimes. Je sais pas moi, trouve un pauvre hère et bats-le à mort.

 

 

Et ce n'est que justice si, à l'issue d'une soirée au cours de laquelle le Chicagoan Miraculeux arpenta les couloirs du stade, prévenant tout un chacun que le drapeau jaune et violet serait bientôt jeté bas, ce sont les dernières victimes en date du totalitarisme cénien, à savoir les malheureux jeunes gens du Nexus, qui rejoignirent le noble combat et abattirent la bête. Huit jours plus tôt, eux-mêmes meurtris dans leur chair, ils avaient vu leur chef tomber au champ d'honneur face au féroce demi-Dieu en pantacourt. Désorientés, apeurés, endoloris, ils avaient erré dans la nuit du désespoir… jusqu'à ce que le destin les guide vers Punk. Gourou sans adeptes d'un côté; disciples sans leader de l'autre: leur rencontre était écrite.

 

Cena, lui, avachi dans la certitude de sa toute-puissance, ne prenait pas au sérieux la menace punkienne. La soirée touchait à sa fin quand il vint dans le ring, somma l'insolent de venir à lui… et vit alors entrer, tels des fantômes lourds de reproches, les cinq sombres silhouettes.

 

 

Quoi, je dois encore tous vous casser la gueule? Ah mais oui, suis-je bête, on est lundi.

 

 

Un instant, le Nexus joua même avec son tourmenteur, Otunga lui faisant miroiter une trêve que l'Immonde rejeta avec sa grossièreté coutumière. De ses longs cils de femme, David battit. Nous avons un nouveau chef maintenant, dit-il. Parlait-il de lui-même? Dans son arrogance, Cena pensa sans doute que c'est à lui que les impétrants venaient faire allégeance! Erreur. Leur offre rejetée, les cinq anciens séides de Wade Barrett s'éloignèrent à regret, le monstre baissa sa garde et se mit à scruter la salle, sans doute à la recherche de quelque femelle bien dodue à emmener cette nuit dans son repaire et… et la révolte sonna! Le Nexus revint dans le ring, une détermination totale brûlant dans ses dix yeux injectés de sang, et annihila proprement le despote, chacun y allant de son finisher, sauf Otunga, sans doute décidé à ne pas toucher le calife déchu, question d'hygiène.

 

 

Ah, ça ira, ça ira, ça ira!

 

 

Puis, laissant le corps de leur ennemi inanimé dans le ring, le Nexus se dirigea vers la sortie quand résonna, enfin, le chant de victoire précédant l'arrivée de CM Punk. Respectueusement, ses nouveaux alliés s'écartèrent tandis que le messie s'avançait. L'idole straight edge s'empara du Golem, le hissa sur ses épaules qui portent déjà tout le poids de nos péchés, et botcha son Go To Sleep, ne jugeant même pas sa cible digne d'encaisser le létal finisher. Puis une chaise surgit dans les mains sacrées, puis Punk leva la chaise et… sublime geste de clémence, ne porta pas le coup. Lui qui avait reproché à Cena de brutaliser l'ennemi défait n'allait pas succomber à son tour à la violence gratuite! Il s'assit sur ladite chaise, en toute simplicité, et contempla l'autocrate vaincu, avec dans le regard le calme de l'homme qui sait que ce qu'il a fait est juste. Puis, lentement, il enfila un brassard frappé du N qu'Otunga avait laissé sur le cadavre encore tiède de Cena. Puis il leva le poing, et les cinq hommes marqués du N en firent de même.

 

 

– BALLIN!

T'es vraiment trop con, Heath!

 

 

Il va sans dire que tout spectateur honnête ne pourra qu'être ravi d'un tel développement. L'union de Punk et du Nexus est prometteuse à bien des égards, et suscite nombre d'interrogations, au premier rang desquelles le comportement de Wade Barrett s'il revient un jour à la vie. Et Cena va devoir, aussi douloureux que cela puisse l'être pour un être aussi difforme, se regarder dans une glace. Et se demander si battre comme plâtre un adversaire vaincu, si insulter grossièrement une femme sous prétexte qu'elle est légèrement enrobée, si imposer la bestialité comme unique forme de dialogue, si manquer éhontément à sa propre parole est vraiment le comportement d'un "role model".

 

 

Cool, ils ont oublié mes vannes sur les pédés.

 

 

Ah oui, et ses vannes à Justin Gabriel qui "mène un mode de vie particulier", aussi.

 

 

Merde, j'ai pensé à voix haute.

 

 

Ah, amis, si mes votes pour les CDC Awards n'étaient pas déjà clos, nul doute que ces moments féeriques y auraient trouvé leur place (et sachez, grincheux, que j'ai moi aussi noté l'erreur factuelle de Punk, attribuant au Last Man Standing d'Extreme Rules un épisode – l'AA depuis la voiture – survenu lors du I Quit d'Over the Limit). On se doute bien que le roi des patriotes ne perdra pas de sitôt son trône, mais les coups de boutoir de Punk, après ceux de Barrett (le Nexus étant employé en tant que bélier) pourraient bien finir par enfoncer la porte de son temple d'auto-contentement. Et alors, peut-être qu'enfin Cena admettra sa vraie nature de monstre et passera ouvertement du côté obscur… En cette période de vœux, c'est tout le mal qu'on se souhaite pour l'année à venir.

 

 

Désolé de vous décevoir, mais je viens de mouiller mon doigt et je suis formel: ce n'est pas le sens du vent.

 

 

Le reste du show, placé entre ces deux gigantesques Charybde et Scylla que furent le segment d'entrée et celui de conclusion, fut quelque peu écrasé par l'événement. A côté de la sublime croisade de Punk, l'agitation mesquine du reste du roster fait peine à voir. Cependant, rendons grâce à l'aplomb de notre champion de pacotille, qui s'égosilla une fois de plus face à une foule atteinte de whatisme aigü: je suis le meilleur de tous les temps, personne n'est mon égal, ni dans cette époque ni dans le passé! Il aurait pu aussi bien affirmer qu'il était le plus grand catcheur de l'histoire par la taille ou par le poids. Les prétentions du Miz sont parfaitement risibles, et il s'empressa de le prouver en se montrant incapable de vaincre ce vieux bellâtre de Jerry Lawler suffisamment vite pour éviter une nouvelle déconvenue consécutive à une intervention illicite de John Morrison. Le Miz se vengea plus tard dans la soirée, en agressant Lawler quand celui-ci avait regagné son siège de commentateur (l'attaque se passa sous les yeux de Daniel Bryan, victorieux de son match quelques secondes plus tôt, mais qui ne jugea pas utile d'intervenir, pressé qu'il était de retourner aux vestiaires pour jouer à colin-maillard avec les Bellas). Même Michael Cole parut ébranlé par la bestialité du champion, mais finalement, qu'a-t-il fait de pire que l'idole John Cena?

 

 

A y est, le quart d'heure de gloire du Miz est terminé, ils remplacent déjà son visage par celui d'un vieux de la vieille.

 

 

Le premier prétendant John Morrison, avait quant à lui, un peu plus tôt, vaincu facilement le bouffon Riley, qui prit d'ailleurs une belle soufflante du Miz dans la foulée. Ce faisant, Morrison s'arrogea le droit de décider de la stipulation du match de championnat auquel il a droit contre le Miz: ce sera un Falls Count Anywhere, nous apprit… Jerry Lawler. Oui, car personne n'a eu l'idée de demander à Morrison de faire l'annonce lui-même. Peu importe, la vraie nouvelle de la soirée n'est pas là. La vraie nouvelle, c'est que ce match pour le titre, dont on s'attendait qu'il eut lieu au Royal Rumble, se produira dès la semaine prochaine! Etrange précipitation, qui ouvre la voie à de nombreux scénarios: victoire de Morrison et rematch du Miz au Rumble? Match nul et rematch au Rumble? Match nul et Miz-Lawler au Rumble? Victoire du Miz et nouvel affrontement de l'Awesome avec Orton au Rumble?

 

 

Non mais en fait je veux juste me débarrasser de ce title shot à la con qui m'empêchait de participer au Royal Rumble Match, de le gagner et de faire le main event à Mania.

 

 

Car quand on parle du titre de champion WWE, Randy Orton n'est jamais loin. Ce lundi, il cimenta son statut de prochain First Contender en venant à bout de King Sheamus (à ce propos, on notera l'ironie d'un royaume dont le roi sans couronne est Cena tandis qu'à la cour se pressent un Jerry "the King" Lawler, un "King" Sheamus, un "King of Kings" et même un Kofi "King" complètement stone). Le match fut très honnête mais n'eut pas grand chose de notable si ce n'est un finish inventif, Orton accompagnant en RKO semi-botché un coup de la catapulte depuis le tablier du ring porté par un King Sheamus étonnamment bondissant pour un homme de ce gabarit et, surtout, de ce rang.

 

 

Freestyle. Par Sheamus.

 

 

A propos d'hommes bondissants, c'est peu dire que l'évolution de la situation du titre de champion des Etats-Unis fut décevante. Daniel Bryan, éreinté par les exploits nocturnes imposés par les deux succubes Bella, vint très rapidement à bout de Zack Ryder, déjà heureux d'être là, lui qui traîne généralement ses haillons de gueux dans le cul de basse-fosse de Superstars. Mais c'est plus tôt dans la soirée que se produisit le moment le plus absurde. Bryan se faisait discrètement tripoter par les jumelles, sans rien demander à personne, quand arriva soudain un aspirant inattendu à sa ceinture: Tyson Kidd, accompagné de son faramineux garde du corps!

 

 

– OK, Tyson, j'avoue, il est pas mal. Je te l'échange contre une Bella.

– Les deux.

– Une et demie.

– Deal.

 

 

La ressemblance physique entre Jackson Andrews, car tel est le nom du bestiau, et le jeune Diesel, est assez frappante. L'homme ne semble pas posséder le charisme naturel du sieur Nash, mais on ne demande qu'à être convaincus par son association avec un Kidd très intéressant dans le ring ces temps derniers, et qui promit de ne faire qu'une grosse bouchée du World's Strongest Mark, marche-pied attitré pour des heels en quête de crédibilité. Et c'est là que Raw sombra dans l'incompréhensible: Henry squasha pratiquement Kidd, en quelques deux minutes maximum dénuées de tout intérêt. Puis Andrews entra dans le ring et… Henry l'agrippa et lui porta facilement son World's Strongest Slam. Au temps pour la crédibilité du duo heel…

 

Absurde booking, sauf à préparer un hypothétique push de Mark Henry. Mais même dans ce très improbable cas de figure, on aurait pu lui donner à manger quelqu'un d'autre, quelqu'un ne nécessitant pas autant une victoire que Kidd et Andrews. Bref, c'est très étrange, cette histoire, et la seule solution serait de voir Kidd obtenir une vengeance bien violente contre le gentil vétéran. On aime beaucoup le petit Tyson en ces lieux, et on serre fort nos petits poings pour que les bookers le sortent du pétrin où ils viennent de le fourrer. Soit dit en passant, il aurait été tout à fait judicieux d'incorporer le duo Kidd-Andrews à la saison 4 de NXT. L'ex-esclave des Hart y aurait obtenu plus d'exposition et aurait pu avantageusement profiter de son union avec le mastodonte.

 

 

Hein King? Quoi? C'est les nouveaux Michaels et Diesel? Je devais quoi? Me coucher? T'es sûr? Oh la boulette…

 

 

Je ne sais pas s'il est nécessaire de discuter longtemps du match Santino – Ted DiBiase, qui avait sans doute été programmé avant tout pour faire progresser la cause du Million Dollar Loser au vote de notre Ceinture de Plomb. En une minute, Ted avait encaissé un roll-up fatal, Santino avait offert un Cobra à Tamina et ainsi armés, l'Italien et la Fidjienne Splashèrent puis piquèrent à mort le milliardaire et sa prostipute, avant de repartir bras dessus bras dessous est-ce qu'on peut passer maintenant au segment suivant PLEASE?

 

 

Ca te dit qu'on aille au cinéma, Tam? On achètera une boîte de pop-corn, hihihi!

 

 

Mine de rien, il ne reste plus beaucoup de segments à traiter. Un seul, en vérité: le match féminin, qui a confirmé que la WWE avait passé la deuxième vitesse avec ses nanas. C'est encore loin d'un spectacle acceptable, mais enfin, c'est mieux que ce à quoi nous étions habitués. Le match opposant l'équipe Torres-Kim au duo Fox-Melina (cette dernière ayant donc rejoint le camp des heels sans autre forme de procès après des années à jouer la good girl) a été plutôt réussi, notamment le passage en mode avance rapide de Gail Kim, qui nous rappelle de temps à autre qu'elle a une de ses consœurs dans chaque orteil quand elle veut bien s'en donner la peine.

 

Natalya faisait du bon boulot aux commentaires et évidemment monta dans le ring après la victoire de Melina, pour une séquence fausse réconciliation – mini fight tout à fait correcte. Melina, comme Batista, a une tronche de heel née (quel couple ils faisaient, eux deux, brr) et sera bien plus à l'aise de ce côté là du bien et du mal. Son opposition de styles avec Natalya est prometteuse, et étant donné son passé glorieux, elle représente pour la championne bicolore un danger de premier ordre. Quand on y ajoute la petite meute de Smackdown et, espérons-le, les arrivées prochaines de Naomi et AJ dans le roster principal, on se rend compte que la scène féminine de la WWE n'a pas été aussi intéressante depuis quelques années.

 

 

– Ah! Beurk!

– Eh ouais Nattie. J'ai éternué dans ma main. Je suis heel maintenant.

 

 

Cet épisode, le dernier de l'année 2010, restera-t-il dans l'histoire un moment charnière? Ou bien, comme c'est probable, l'union de raison entre le prophète génial et la tribu de puceaux va-t-elle exploser sous les coups de l'ignoble promoteur d'une trilogie Effort-Loyauté-Respect qu'il piétine à chaque apparition? Le suspense est à son comble et Raw, qui a été largement supérieur à Smackdown en 2010 (ce qui fut loin d'être le cas en 2009), clôt l'année sur une bonne note. Vivement 2011 et d'ici là…

 

 

BONGA BONGA!

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