Catch

NXT: Faut il encore penser que jaune c’est naze?

 

La découverte d'un mets nouveau fait plus pour le genre humain que la découverte d'une étoile.

Jean Anthelme Brillat-Savarin

 

Le concept de NXT est propice à l’exploitation sans vergogne par les pros de leurs rookies. Le concept de CDC-NXT également, bien entendu. C’est pourquoi lecharentais (par ailleurs appelé à de plus nobles tâches comme vous le découvrirez aujourd’hui même) a confié la rédaction de la nalyse du dernier NXT en date à son rookie, Dauntless. Eh oui, les CDC, c’est l’exploitation de l’homme par l’homme et, pire encore, l’exploitation de l’homme par lecharentais.

 

 

 

Alors c'est ça, le mode d'emploi d'une nalyse de NXT? C'a l'air compliqué, dites donc!

 

 

Nalyse de NXT du 28 décembre

 

 

Avant-ptopos du charentais: en bon Pro de CDC-NXT, j'ai à coeur, tel Del Rio apprenant les bonnes manières à son rat, d'enseigner à mon Rookie l'art de ne pas uriner hors de sa caisse, de faire la vaisselle nu sous son tablier, et bien sûr de tenter de rivaliser avec les Pros en général (mais pas avec moi, n'exagérons rien). Me sentant d'humeur badine, je lui ai donc confié les clés de la review de NXT cette semaine, qui pouvait être celle de la consécration de Brodus Clay comme star annoncée du programme, marque de confiance s'il en est, dont j'espère bien que le jeune éphèbe tira profit.

Je précise au passage qu'il est évalué par Mon Excellence sur ce boulot, et que j'attends donc de vous des retours pour que je puisse le tancer d'envergure!


hors-kayfabe: J'ai le plaisir d'avoir Daunt pour Rookie, alors on vous demande, si vous le voulez bien, de faire quelques commentaires sur ce qu'il pourrait améliorer ou autre dans son travail, tout cela dans le cadre de CDC-NXT. Merci pour votre participation!

 

 

– Waa charentais c'est trop sympa de me laisser faire ta review!

– N'en profite pas pour me peloter non plus.

 

 

Place donc à Dauntless, go!

 

Étant donné que je n'avais, jusqu'à cette semaine, jamais regardé un épisode de NXT (si le programme passait sur NT1 ou RTL9 plutôt que sur l'obscure chaîne câblée "Action", je dis pas, après tout je regarde bien Superstars…), et donc que je ne connais les caractéristiques du programme et l'identité des rookies qu'aux travers des nalyses CDC scrupuleusement présentées depuis février 2010, je vais me calquer sur le rythme du show de cette semaine, en entrant directement dans le vif du sujet.

 

Contrairement à Smackdown, ou surtout à Raw, où l'on peut parfois attendre un bon quart d'heure avant de voir débuter l'Opener de la soirée, cette semaine dans le show jaune, on était pressé de se la donner. Ainsi, Johnny Curtis, rookie de R-Truth ayant retrouvé son pro, est opposé à Dolph Ziggler, pro de Jacob Novak et, surtout, champion Intercontinental en titre. Autant dire qu'avant même que la cloche ne résonne, ce match apparaît comme un test très difficile pour le rookie, que personne ne peut décemment imaginer arracher la victoire à un porteur de ceinture en place mine de rien depuis déjà cinq mois.

 

 

Seule chance de l'emporter pour Johnny Curtis : se faire passer pour Randy Orton.

 

 

Ziggler maîtrise facilement la majorité du combat sans se forcer, mettant à mal le rookie uniquement avec des coups de pied. Le seul move un peu avancé réalisé par le champion sera un brise-nuque, pour une prestation tout en retenue. Dolph semble même parfois plus préoccupé à garder un oeil sur son propre rookie queutard qui, en ringside protège Vickie avec pas mal de zèle. Sur la lancée de leur segment face à John Cena à Raw la veille, le couple Vickie/Dolphy récolte un flot de huées et de "you suck" rythmé et harmonieux, comme si la sauce, mijotant depuis près de six mois, ne commençait à prendre que maintenant. Ainsi, la heel heat tardive mais naissante de Dolph a rejailli en pop pour Johnny Curtis, et les rares fois où le rookie a sorti la tête de l'eau, le public s'est éveillé, comme lors de sa courte série à base de manchettes portées à l'européenne, corde à linge et surpassement. Mais tout cela est survenu avant le drame, quand Curtis s'est écrasé sur le ring suite à une esquive de sa descente de cuisse porté depuis le turnbuckle. Riposte immédiate et décisive sous forme du Zig Zag, emballé, c'est pesé.

 

Le rookie logiquement dominé n'aura pas eu beaucoup d'occasions de passer à l'action et de montrer son panel de prises, qui pour le coup apparaît rustique. Dolph, lui, n'a pas l'air emballé d'avoir Jacob Novak comme rookie dans les pattes, l'ayant plusieurs fois maintenu à distance de lui et de Vickie durant leur célébration de victoire. Mais après une histoire d'infidélité de Dolph vis-à-vis de Vickie, tournant autour de l'intrigante Kaitlyn en saison 3, les bookers devront manœuvrer délicatement pour nous faire avaler que Vickie intéresse Novak au point de rendre jaloux Ziggler… Enfin, si l'homme en blanc ne se fait pas éliminer dès le prochain show.

 

 

The Brian Kendrick, l'homme qui arrive à se faire éliminer d'NXT sans même y avoir participé.

 

 

Le second combat arrive immédiatement: il s'agit d'un rookie vs rookie, confrontation plus conforme à l'idée que je me fais d'un NXT, à savoir Bateman vs O'Brian, avec Kofi Kingston (remplaçant pour l’occasion Daniel Bryan en tournée européenne) et Alberto Del Rio dans leurs coins respectifs. Le match s'avère naturellement plus équilibré et ouvert que le précédent. Bateman lance les hostilités mais très vite O'Brian récupère l'initiative grâce à des attaques piégeuses dans les cordes, avant d'entamer un travail au sol finissant malheureusement par s'embourber. Bateman, rivé au sol et travaillé au bras, se sort en effet de la tenaille par un coup de pied manquant cruellement d'impact, au point qu'on se demande deux secondes s'il a touché la tête de O'Brian, le temps que ce dernier réagisse et se mette à tituber pour lâcher prise… pas glop.

 

Si les deux se sont un peu englués dans leur séquence, ils parviennent à relancer le match quand débute le temps fort de Bateman, qui accélère le rythme sur une succession de projections dans la diagonale du ring, avec pour point d'orgue un saut chassé avec élan beaucoup plus convaincant, puis une corde à linge plongeante. Un brise-nuque parti lui aussi des cordes semble confirmer que Bateman aime jouer avec les prises de vitesse et les rebonds dans la surface du ring. O'Brian, lui reste statique mais vicieux et piégeur, reprenant finalement la main sur une élongation du bras de son adversaire, une nouvelle fois dans les cordes, pour saisir rapidement sa chance avec son finisher: il attrape son adversaire comme s'il voulait lui porter une double Nelson, mais au lieu de verrouiller son cadenas pour une soumission, il le soulève et le projette au sol, pour obtenir une victoire un peu contre le cours du combat alors que Bateman a eu plus de temps de "possession de balle". Pourquoi pas, si la fin n'était pas affaiblie par la pauvreté du seul move ouvrant la voie au finisher d’O'Brian. En l'occurrence, le final parait expédié ou alors présente Bateman comme très peu résistant (après tout, ce n'est qu'un homme).

 

Del Rio, fier de la victoire de son poulain et paraissant plus impliqué que Kofi Kingston, a même enjoint son fidèle Ricardo Rodriguez à lui dédier une annonce de sortie de ring. L'entente semble bonne entre les deux lutteurs, mais l'annonceur personnel est moins enjoué qu'à l'accoutumée, n'ayant d'yeux que pour Alberrrrrrrrrrrto Del Rrrrrrrrrrrrio ! Le satisfecit sportif de la soirée ira pourtant à Bateman, qui sera le rookie le plus méritant sur un ring de ce show. O'Brien, lui, a moins montré de choses, mais sa tête d'enfoiré souriant aux petits airs de Jeff Goldblum lui donne des espoirs d'asseoir un personnage de heel assez expressif et vicelard.

 

 

L'arbitre en a la confirmation, ce ne sont pas ses aisselles qui sentent le fromage sur ce ring…

 

 

Mais voila venir un moment que jamais dans mes rêves les plus fous de CdCiste je n'avais espéré vivre: je vais nalyser une épreuve Intervi… NXT, et en plus je tombe sur la crème des crèmes, car cette semaine, les rookies ont affaire à la fameuse punch machine à 2 francs, outil de mesure de la force utilisé dans toutes les fêtes foraines pour établir les rapports de hiérarchie entre jeunes mâles d'une meute, voire même dans le cadre de parades nuptiales dans les campagnes les plus reculées. Il y a deux points à gagner dans l'affaire, comme il s'agit d'une épreuve de force, et un bonus éventuel pour l'homme qui parviendrait à battre le record de 841 points détenu par Alex Riley depuis la saison 2, heureux détail assurant la continuité du show de promotion en promotion. A priori, Brodus Clay semble bien placé pour exploser la machine à coup de boule.

 

Le premier à passer est Bateman, alors qu'il sort tout juste de son match ("chaud, mais pas fatigué!"), et qui établit un 750 de référence. Johnny Curtis, avec un mètre d'élan, grimpe à 814 points. Byron Saxton commence à frimer, persuadé de pouvoir faire mieux, avant de se prendre un vent par un Matt Striker lui coupant la parole, et surtout de se payer l'affiche en échouant à 625 points alors qu'il a frappé en prenant deux bons mètres d'élan, sous le regard étonné et déçu du Masterpiece, pro pour lequel musculation et puissance comptent beaucoup. O'Brian n'a pas pris la peine de prendre d'élan, et se casse les dents sur un modeste 531 points qui le ronge de désespoir et a instantanément constipé mentalement son pro mexicain. Jacob Novak est lui parvenu à se hisser à 721 points, après avoir appliqué un conseil efficace de son pro, mais qui ne semblait pas aller de soi pour cette lumière: retirer sa veste étriquée avant de cogner la machine… Enfin, le meilleur pour la fin, Brodus Clay, favori évident de l'épreuve, s'approche de la pauvre machine. Mais Big Brodus se tape lui aussi la honte sous les rires de l'auditoire et des commentateurs, avec un petit 636 points. Si vous avez bien suivi, vous avez compris que les deux points d'immunité sont donc allés dans la poche de Johnny Curtis.

 

 

– Hey gringo, tu te rends compte que tu as frappé moins fort qu'Aksana?

– Raaaaaaaaaaah!!!

 

 

Main Event: Byron Saxton vs Ted DiBiase. Chris Masters se présente sur le ring plus comme un coach ou un entraîneur que comme un catcheur, accompagnant son rookie en tenue civile et équipé d'une serviette et d'une bouteille de flotte, tout en pensant à s'effacer pour laisser la gloire, peut-être éphémère, à son protégé. Et Saxton a de la chance, car aujourd'hui il n'affrontera pas l'intimidant Brodus, mais seulement Ted DiBiase.

 

Mais je suis mauvaise langue à l'encontre de mon favori personnel à la ceinture de plomb 2010, car Ted domine la majorité du combat, et en profite pour faire la leçon à son rookie, qui lui avait coûté la victoire la semaine passée. Saxton tente bien de se sortir du guêpier avec un rebond dans les cordes, mais au mauvais moment contre le mauvais adversaire, et Ted le suit pour porter sa corde à linge différée, spécialité maison. Contrairement à Dolph lors du premier combat, DiBiase junior étale peu à peu une bonne partie de son moveset, pour réaliser un bon match, entre un saut chassé en détente sèche tout à fait recommandable, et surtout une guillotine assez stiff éjectant Saxton du ring. D'un autre côté, on peut interpréter ces deux déroulements de match différents par le fait que Ziggler roulait sur son adversaire et n'avait rien à prouver, tandis que DiBiase comptait bien sur ce jeune opposant pour se refaire une santé en déployant tout son arsenal.

 

C'est alors que les instincts bestiaux de Brodus vont une nouvelle fois coûter le match à son pro. En effet, malgré les injonctions de Chris Masters venu couvrir son rookie, sonné par la guillotine, Clay envoie voler Saxton d'un coup de bélier massif sous le regard de l'arbitre, entraînant une disqualification immédiate de Ted.

 

Le jeune héritier va avoir bien du mal à civiliser un sauvage pareil, et le couple tête à claques se met à engueuler le rookie, alors qu'à leur place, je lui ferais plutôt avaler une boite de Temesta ou le flinguerais à la seringue hypodermique. Pire, Ted le grand pédagogue autorise Maryse à gifler le big man, ce qu'elle a fait avec plaisir. Si Brodus s'est contenu et n'a pas réagi, il est évident, à voir son regard pendant que Maryse et Ted se bidonnaient, qu'il n'a pas du tout apprécié, et je prédis beaucoup de malheur à DiBiase quand son rookie aura décidé de s'abandonner définitivement à sa nature barbare.

 

Revenons au rookie impliqué dans le combat, Byron Saxton. Il a pas mal subi, mais eut tout de même l'occasion de livrer un combat complet, à défaut d'être dense ou très actif: quelques projections rapides, un bulldog, une tentative de voler le match avec un sunset flip pour faire preuve de son agilité. Le souci de ce rookie, c'est qu'il a un physique très générique, tant quant à son corps qu'à son visage, et que le personnage qu'il tente d'interpréter est flou… S'agit-il d'un heel arrogant et guignol destiné à rater kayfabe son rendez vous avec le public, ou d'un véritable face qui foire ses mimiques et sur-joue éhontément, récoltant des hués involontaires? Difficile de juger sur sa prestation du jour.

 

 

– Non, en fait, voyez-vous, mon personnage oscille à mi-chemin entre…

– TA GUEULE!

 

 

Sur cette fin de troisième match, donc, je m'attendais à voir le show s'achever, mais à NXT, le WWE Universe évolue dans une dimension parallèle régie par des règles défiant les lois de la physique catchesque connue. En fait, j'ai été chanceux pour cette nalyse offerte par Lecharentais, grand prince de m'abandonner ce show (ou grosse feignasse?), car le programme proposait un second défi "Alakon", cette fois ci un concours de talents.

 

Bateman nous a donc révélé qu'il avait des dons d'artiste, récitant sur un léger Jazz de gaucho New Yorkais, assorti à ses lunettes d'intello et à son béret de poète, un haiku intitulé "j'aime recevoir de la cheap pop". On peut reconnaître l'effort de faire de l'ironie avec cette pratique de dernier recours des faces malhabiles consistant à "tapiner" auprès du public local en lui racontant qu'il est meilleur qu'ailleurs et vit dans la plus belle ville, pour recevoir un minimum d'acclamations facile.

 

Johnny Curtis a dévoilé sa part féminine et sa grâce toute relative en exécutant un numéro de gymnastique rythmique un peu ridicule, mais sympathique et louable. Ce décalage d'un mec de 100kg en jogging tout moche insufflant de la vie à un ruban a été suffisamment profond pour obtenir des réactions amusées du public et un certain soutien.

 

 

Fini cette connerie de saison 3 consacrée à des apprenties divas, maintenant on retourne aux choses sérieuses, aux mecs…

 

 

… aux vrais, aux gros durs!

 

 

Byron Saxton a décidé de lire un conte au WWE Universe, profitant de l’occasion pour se moquer de Brodus Clay, assimilé au vilain monstre qui fait peur aux petits enfants. Mais les commentateurs n'ont pas pu s'empêcher de parler en même temps, ce qui a rendu l'exercice pénible à suivre, et quand Saxton a essayé de s'octroyer le rôle du héros de l'histoire et à se mettre en avant, il a commencé à drainer un fond de huées de consternation dans la salle, le buzz venant le couper avant qu'il n'ait terminé sa lecture.

 

Connor O'Brian a simplement raconté une blague, et il a bien la gueule de l'emploi. Vous savez, le gars un peu chtarbé qui traîne dans votre entourage (il y en a toujours au moins un, ne serait-ce que sur ce site) et qui a toujours une blague bien dégueulasse à vous raconter… lui aussi s'est fait huer, mais au moins c'était sa mission et le brouhaha était complice de ce vilain petit canard.

 

Jacob Novak a joué au chippendale, tombant sa veste blanche immaculée, mais gardant heureusement son slip de combat. Ce "talent" exhibé au cours d'une prestation toute naze semble conforter sa gimmick de pseudo-dragueur, qui espérait faire plaisir à la foule en offrant son corps. Mais en plein push, à Smackdown, de Dashing Cody Rhodes, qui a pour lui quelques années de présence, un talent comique, une aisance sur le ring et un vrais physique de beau gosse, on peut vraiment se demander si cette gimmick vue (le Miz par exemple) et revue (Zack Ryder par exemple) a des chances de percer pour ce rookie encore inconnu et dont les traits "Hawkingsiens" laissent songeur…

 

Brodus Clay, plus original tout en restant raccord avec son image de gros balourd taciturne, a mis en avant son talent de faire paraître n'importe qui cool à ces côtés, ne serait-ce qu'une minute, tant lui-même ne parait pas du tout cool. Pour prouver son hypothèse sociologique, il a invité le heel historique du show jaune, Michael Cole, qui pour son bref retour à NXT, a continuer à chier sur le programme. Au moins preuve est faite que Cole n'était pas misogyne, il est tout simplement devenu anti-NXT à cause de l'évolution de son personnage et après y avoir mariné pendant trois saisons, et tandis que Lecharentais l'accule chaque semaine en dénonçant son "jemenfoutisme" qui plomberait ce programme secondaire au détriment de la WWE, il me parait pourtant clair que Cole ne fait qu'interpréter le rôle et les promos que les bookers lui ont confiées, particulièrement irrespectueuses pour ce show sûrement, mais surtout caricaturales, en plein run heel du commentateur le plus détesté de la fédération depuis quelques mois.

 

Ce double concentré de heel heat en a profité pour bien chier dans les bottes de tous ces nouveaux rookies, à l'exception évidement de son "ami" Brodus, qui l'a rendu instantanément cool (enfin, théoriquement) en lui prêtant un bonnet cool et en posant à ses côtés. Dans une promo revancharde, Michael "Cool" a traité le public de geek, et s'est moqué de son vote de crétin pour Kaval, ce choix du public qui n'a tenu que trois mois dans la fédération avant de se barrer retourner se battre dans des gymnases municipaux.

 

 

And I Quote: Maintenant que j'ai un nouveau copain balèze, je vous pisse tous à la raie!

 

 

Le public a voté logiquement pour Johny Curtis, car en plus d'être face, il a été dans l'absolu celui qui s'est le plus décarcassé pour le coup. Les acclamations qu'il a puisées lors de ce segment, ajoutées à celles reçues dans son match contre Ziggler, le font émerger comme actuel favori de la foule, et le plein de points d'immunité obtenu aujourd'hui le met à l'abri de la première élimination, prévue pour la semaine prochaine. Pourtant, même lui, peut-être le plus face des rookies, malmène son pro auquel il a reproché son absence récente lors d'un segment backstage.

 

Cependant, en faisant le malin avec son ruban chéri devant le gros Brodus, qu'il vaut mieux ne pas importuner, il s'est fait confisquer son joujou, qui a fini brisé en deux par le colosse, et la dispute a mené vers une brawl logique entre les deux. Mais moins logique est le fait que tous les autres rookies aient décidé de se mettre sur la tronche eux aussi à ce moment, pour transformer le ring en champ de foire. Le bordel ambiant a vite été nettoyé par Brodus Clay, qui en a profité pour remettre les pendules à l'heure après son échec au concours de coups de poing, en s'imposant dans la pratique comme la force dominante de cette promotion, et nous gratifiant d'une Belly to Belly suplex jouissive sur Saxton, pleine d'autorité et de vitesse d'exécution. Le show s'est ainsi achevé sur une note très encourageante, grâce à ce personnage de gros bébé surpuissant manquant d'éducation, duquel émane autant d'inquiétude (en raison de sa brutale bestialité), que de sens comique (rapport à son bourrinisme et son crétinisme assumés). Je ne me mouillerai pas au point d’annoncer qu'il gagnera cette saison, suite aux échecs répétés de mes illustres prédécesseurs dans la prédiction de l'avenir des saisons successives d'NXT, mais il est en tout cas très bien parti pour atterrir quoi qu'il arrive dans le Main Roster. Ses petits camarades, eux, auront plus besoin de se retrousser les manches s'ils rêvent de poursuivre leur carrière à la WWE.

 

 

Emmène-moi danser ce soir

Flirtons ensemble enlacés dans le noir!

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