Catch

Folie folie à Smackdown Smackdown!

I'm a blond bimbo girl, in the fantasy world

Dress me up, make it tight, I'm your dolly

You're my doll, rock'n'roll, feel the glamour in pink,

Kiss me here, touch me there, hanky panky…

Aqua, Barbie Girl

 

Ce show avait tout pour déplaire. Et pourtant, il a été touché par une forme de grâce incarnée, pour reprendre les paroles immortelles de Galadriel, par « la plus improbable des créatures », avide de revanche depuis qu’on l’a virée de notre homepage.

 

 

Salut salut! Ca va ça va? C’est super super d’être ici ici!

 

 

Nalyse de Smackdown du 4 février

 

 

Voilà maintenant quatre ans et demi que Kelly Kelly ‑ pourtant toujours la plus jeune catcheuse du roster avec ses 23 ans – promène à la WWE son physique de playmate, suscitant les remarques grivoises du public et les lazzis de l’IWC, prompte à voir en elle l’incarnation de tous les maux du catch féminin made in McMahon: une blonde aux yeux bleus parée de deux obus en guise d’armes de distraction massive, terriblement limitée dans le ring et pitoyable de nullité dans ses rares segments parlés.

 

Ce chœur de railleries, nous lui avons ici prêté d’une fois nos voix éraillées, en dépit de la résistance acharnée d’Arthemiz Gordon, son dernier défenseur connu. Kelly, levions-nous les yeux au ciel, n’est qu’une potiche inutile, dont les vrais talents s’exerceraient sans doute bien mieux sous d’autres projecteurs : ceux de quelque jeu télévisé débile du genre la Roue de la Fortune, voire ceux d’un tournage de film porno. La WWE elle-même semblait entendre ces moqueries, et n’osa jamais mettre une ceinture de championne sur celle qui est pourtant, peut-être, sa Diva la plus over auprès du grand public et spécialement auprès des troupes héroïques qui installent avec succès la démocratie en Irak et en Afghanistan.

 

 

Si t’es vraiment fan de Kelly, tu changes ton nom en son honneur à l’état-civil.

 

 

Même quand, en prévision de la réunification des titres survenue à Night of Champions le 19 septembre 2010, on se dépêcha de donner un run de championne à pratiquement tout le roster féminin (en un an, on a vu Mickie James, Maryse, Jillian, Melina, Eve, Alicia, Beth Phoenix, Michelle McCool et Layla porter les ceintures de Womens ou Divas Champion), Kelly fut l’une des rares catcheuses en activité à ne pas s’en emparer une seule fois (les autres malheureuses dans ce cas étant les sœurs Bella, Maria, Rosa Mendes et la pauvre Gail Kim). C’est dire son statut de « Eye Candy » : même au sein d’une division dont les bookers se foutaient éperdument, même à une époque où il y avait deux titres de championne à se disputer, même dans une période où les deux tiers des divas du roster obtenaient un run, Kelly était oubliée au moment des récompenses. Elle n’avait droit qu’à quelques apparitions de courte durée, généralement en tag team, et jobbait plus souvent qu’à son tour. On l’avait bien aperçue ces dernières semaines, opposant une rectitude morale admirable aux avances visqueuses de Drew McIntyre, mais il était clair aux yeux de tous qu’il ne s’agissait-là que d’une petite storyline de midcard sans avenir.

 

 

 

Du coup, elle déprime, bouffe n’importe quoi et grossit au-delà de toute mesure.

 

 

Et voilà donc que cette pouliche joue un rôle déterminant dans un match de championnat du monde poids lourds masculin lors du Royal Rumble! Et voilà que, lors du Smackdown suivant, elle devient le point central du show et défend ce même titre dans un match à handicap où elle fait équipe avec le champion Edge face au redoutable trio Ziggler-Laycool! Voilà donc Kelly Kelly chargée de sauver la nation Face de la stratégie odieuse de Vickie Guerrero, la voilà qui doit aider Edge à conserver son titre, en infériorité numérique qui plus est… et la voilà qui, à l’issue d’une résistance acharnée et héroïque, transperce Layla d’un Spear et obtient une formidable victoire pour elle-même et pour son partenaire du soir, qui pourtant avait ouvertement douté de ses capacités plus tôt dans la soirée! Kelly Kelly, principale star d’un Smackdown d’après-Rumble, sans déconner!

 

 

– Alors Edge Edge, ça veut dire que toi et moi on va être co-championnes, comme les Laycool?

– Heu… ouais ouais. Bien sûr.

 

 

On imagine déjà les hurlements d’orfraie d’une IWC outrée. Quoi, le World Heavyweight Championship entre les mains malhabiles de Kelly Kelly? Vince Russo est revenu, et il est défoncé à l’acide ou quoi? Quel scandale! Quelle usurpation! C’est pire que David Arquette champion de la WCW et que le Fingerpoke of Doom réunis! Et pourtant, amis, et pourtant, par un miracle que l’on ne s’explique pas clairement, toute cette mayonnaise à première vue indigeste a parfaitement pris.

 

 

Ou alors on a simplement été hypnotisés.

 

 

Tentons tout de même d’analyser les raisons du pourquoi. Pourquoi étions-nous étrangement happés par ce main event à l’aspect grotesque (répétons-le: Edge et Kelly Kelly contre Ziggler, Michelle McCool et Layla, le titre de WHC d’Edge étant en jeu)? Premièrement, parce que cette stipulation ne tombait pas du ciel. Smackdown est présentement – et peut-être encore pour un sacré bail, car Teddy Long ne semble pas près de revenir – géré par Vickie Guerrero. Vickie hait Edge, son ex-mari, qui l’a humiliée à moult reprises. Vickie a fait des pieds et des mains pour que son petit ami du moment, Dolph Ziggler, devienne le First Contender au titre détenu par le Canadien. Vickie est allée jusqu’à interdire à Edge d’employer son arme fatale, le Spear, dans le premier Title Match entre les deux hommes, au Royal Rumble. Mais Kelly est intervenue pour tabasser Vickie pendant ce match, et dans la confusion qui s’est ensuivie, Edge a gagné la bataille. La bataille, mais pas la guerre, puisque la rage de Vickie est démultipliée par ce contretemps. Dès le début de ce Smackdown, elle convoque Kelly en ring pour qu’elle s’explique de sa conduite. Il est vrai que rien n’avait opposé la cheftaine et la blondasse ces derniers temps, et la séance de mise au point était donc fort bienvenue.

 

Et il s’avère que Kelly avait de vraies raisons d’en vouloir à la Guerrero, qui l’a apparemment pourrie en backstag, lui faisant une réputation de merde! On n’en saura pas beaucoup plus, Vickie contestant d’ailleurs énergiquement ces accusations, mais l’idée est séduisante car crédible: elle implique que nous ne voyons pas tout, que les caméras indiscrètes qui surprennent des scènes de vestiaire ou de couloir ne sont pas toujours présentes aux moments importants, et que ce roster est un vrai monde qui vit et qui vibre, semaine après semaine, loin de nos regards. Il est d’ailleurs permis de voir dans cette séquence une sorte de clin d’oeil à la tendance voyeuriste de l’IWC, qui fait ses gorges chaudes de toutes les rumeurs backstage possibles et imaginables, notamment à propos de la vie privée de miss Barbie Blank (le formidable nom de Kelly au civil).

 

 

– Kelly, je ne vois pas de quoi tu parles quand tu dis que je te crée une sale réputation backstage.

Ben par exemple vous dites que je couche avec plein de catcheurs!

Mais tu sais qui je suis, idiote? T’as suivi ma vie privée dernièrement ? Quand je dis ça, c’est un compliment!

 

 

Quoi qu’il en soit, Vickie se contrefout des plaintes de Kelly, et Dolph encore plus, lui à qui ces conneries de gonzesses ont coûté le titre au Rumble! Suit une promo furieuse du Zig, d’autant plus méritoire qu’il parvient plus ou moins à s’empêcher de laisser son regard se perdre dans la généreuse poitrine kellyenne.

 

 

Sale conne, à cause de toi j’ai perdu mon…

 

 

heu…mon titre de… heu…

 

 

heu… je… meuh…

 

 

heu… le… le titre…

 

 

Regarde-moi dans les yeux quand tu me parles, Dolph, sinon je te fais sauter toutes tes dents!

 

 

En tout cas, Ziggler mérite d’être champion du monde, et puisque ça a raté au Rumble, ça va se produire pas plus tard que ce soir, car Vickie a booké ce piège parfait : si l’une des redoutables Laycool (ses bonnes copines) fait le tombé sur Kelly, son Ziggler d’amour devient champion du monde! La scène dégénère naturellement en baston, avec intervention de toutes les parties concernées, et le show peut suivre son cours normal, avec ce main event extrêmement curieux qui miroite au bout de la soirée… mais déjà, on est pris d’intérêt, tout simplement parce que l’histoire est crédible: une GM prête à tout pour obtenir ce qu’elle souhaite, et qui multiplie les chausse-trappes sous les pieds de son enfoiré d’ex. On y croit, donc on veut voir ce que ça va donner. Un premier bon point aux bookers donc, pour cette storyline.

 

Le deuxième bon point va à Kelly, qui semblait parfaitement éteinte au tout début et qui soudain se réveilla et fournit une prestation étonnamment tonique et agressive au micro. A croire que la storyline reflète vraiment la réalité… En tout cas, Kelly, autant moquée pour ses talents d’actrice que pour ses capacités in ring, est apparue ici extrêmement déterminée. Elle confirma ses bonnes dispositions un peu plus tard lors d’une courte scène backstage, en envoyant bouler Edge, qui paraissait abattu à l’idée de faire équipe avec une telle grue. Restait à remplir la seconde partie de l’équation, à savoir fournir une prestation convaincante dans un match d’une telle importance.

 

 

– Bon, Edge, je viens parler tactique pour notre match de ce soir.

– Laisse-moi seul, s’il te plaît. Je veux dire adieu à ma ceinture dans l’intimité.

 

 

Et quand le match vint, Barbie fut… impeccable, bien aidée par le déroulement décidé par les bookers. Pour commencer et pour renforcer encore la possibilité d’une défaite des Faces, Vickie interdit une nouvelle fois le recours au Spear par le Rated-R, qui pour le coup n’en menait pas large. Les hommes lancèrent les hostilités, Edge prenant le dessus sur Dolph, lequel fit rapidement le tag à ses copines Laycool, forçant le Canadien à céder la place à Kelly. Les ex-championnes pensaient avoir la partie facile avec cette proie si souvent terrassée, mais pas ce soir, bitches! Elle avait le feu sacré, la KK. Elle en fit voir de toutes les couleurs à McCool, qui finit par l’envoyer se bouffer une barricade dans son style stiff si coutumier.

 

 

– Michelle, ça va? Vous avez l’air pâle…

– Monsieur l’arbitre, c’est… l’odeur… insoutenable…

 

 

Dans un match habituel, un tel choc aurait probablement suffi à estourbir Kelly pour le compte, mais pas en ce soir de tous les miracles. La petite fiancée de l’US Army joua superbement les Faces en péril, tentant désespérément de faire le tag avec un Edge qui s’arrachait les cheveux sur son tablier. Le changement fut finalement réalisé, mais dans le dos de l’arbitre, qui l’annula! Là, on se dit que c’en était trop pour la résistance de la valeureuse héroïne du soir… mais alors qu’Edge avait fracassé Ziggler à l’extérieur, elle sut profiter d’un Big Boot de Michelle qui atteignit malencontreusement Layla, se placer dans un coin et, sous les encouragements de son partenaire… putain ouais! Mark time grâce à Kelly Kelly, qui claque un Spear sur la plus petite des Flawless et la couvre pour la victoire!

 

 

L’instant où Edge décida que quand il aurait 90 ans, il paierait encore des jeunes femmes pour se coller des Spears sous ses yeux.

 

 

A ce moment-là, seuls les monstres au cœur de pierre surent retenir un joyeux éclat de rire! Après quatre ans et demi à passer pour une demeurée, une lutteuse amatrice et un garage à bites, Kelly Kelly avait son big moment sous nos yeux ravis… mais pas pour longtemps, car Cruella n’en avait pas fini avec elle, oh que non. Vickie, qui avait encore été parfaite pendant le match, invitant notamment Edge à tenter le Spear dès que l’occasion s’en présentait, monta dans le ring, félicita ironiquement la gagnante et… la vira sur le champ dans un rugissement McMahonien. Kelly fondit en larmes et, dans la foulée de sa soirée parfaite, elle le fit avec un naturel bouleversant, s’effondrant littéralement au fur et à mesure qu’elle reculait sur la rampe d’accès, pour la dernière fois de sa vie!

 

 

Oh non! Que vais-je devenir? Il me reste qu’à rejoindre Hollywood et aller obtenir des Oscars… chienne de vie…

 

 

Le temps pour Vickie d’apprendre à son ex (qui doit bien regretter la monumentale connerie qu’il a faite en la plaquant, d’ailleurs) que la semaine prochaine il affronterait de nouveau Dolph et qu’elle en serait l’arbitre, et Ziggler se matérialisait derrière Edge pour un Zigzag en forme de point d’exclamation à un sacré main event, et dont on espère bien qu’il n’a abouti qu’à un renvoi en kayfabe car maintenant, oui, on, enfin je, le confesse : je veux revoir Kelly Kelly! On comprend enfin les raisons de sa mini-histoire avec Drew: en observant son soupirant, particulièrement féroce dans le ring, Kelly a compris qu’elle devait elle aussi tout donner à chaque fois et pas simplement enchaîner les roues arrière et les sourires. Ce fut réussi au-delà de toute attente.

 

 

J’ai viré Kelly Kelly! Tu ne pourras plus compter sur elle pour gagner les matchs à ta place!

 

 

Entre ces deux morceaux de bravoure, il y avait un show par ailleurs tout à fait correct, mais semblable à des centaines d’autres, à l’exception de son tout début : avant même l’opener proprement dit (la promo Vickie et cie), résonna une question rhétorique : Can you dig it, sucka ? Eh ouais, Booker n’en a pas fini avec la WWE après son apparition au Rumble! Si son camarade Kevin Nash / Diesel a signé un contrat de Légende qui lui garantit quelques apparitions épisodiques, le plus marquant des Kings of the Ring, lui, est désormais color commentator. Je confesse très mal connaître le bonhomme, mais il a l’air foncièrement sympathique et amène ce petit côté « insider » propre aux grands catcheurs passés de l’autre côté de la table des annonceurs qui est toujours agréable. Je regrette cependant qu’on ait apparemment perdu Matt Striker dans l’affaire, car il aurait été bien fun de l’entendre déconner avec Mr T., mais le trio avec Matthews et Cole a plutôt correctement fonctionné à mon sens.

 

 

Can… you… dig… it… virgule… sucka… point d’interrogation.

 

 

A l’inverse de Raw, où l’AGM a établi de façon dictatoriale une hiérarchie dans son roster et décidé de ne pas tenir de matchs de qualification pour Elimination Chamber, Vickie, en responsable soucieuse d’équité, a décidé de sélectionner de cette façon traditionnelle les participants au prochain ppv côté Smackdown. Curieusement, elle ne souhaite pas que le champion défende son titre dans un match en un contre un, comme ce sera le cas à Raw. Pourtant, elle aurait eu tout intérêt à aller dans le même sens que son anonyme collègue : si Ziggler devient champion d’ici EC, il serait favorisé par la possibilité de défendre son titre en un contre un et non pas dans un match à six ; et s’il n’est pas champion à ce moment-là, elle trouverait bien une façon d’en faire le first contender une fois de plus… Peu importe : à SD, le titre WHC sera défendu dans la cage, Edge et Ziggler sont qualifiés d’office car l’un sera à ce moment-là champion et l’autre n’en aura pas fini avec lui, restent donc quatre matchs à tenir ce soir.

 

Je vais passer assez vite sur ces quatre combats, car ils ont été tout à fait conformes à ce à quoi on pouvait s’attendre. Kane-Chavo semble augurer d’un face turn du Neveu, déjà très face au Rumble. Mais il ne faut jurer de rien. Le match confirme également que Kane est revenu à son niveau d’avant-push. Lui qui tapait des promos insensées d’un quart d’heure il y a quelques semaines, qui était le champion du monde le plus dominant depuis un sacré bail, qui a fini par buter accidentellement son père par la faute d’Edge… arrive, fait son match de deux minutes et repart peinard. On l’avait déjà trouvé très neutre vis-à-vis d’Edge à TLC, et on craint qu’il en soit de même dans la Chamber, malgré une stipulation autorisant a priori le grand tocard rouge à faire subir les pires sévices à celui qui a fit de sa vie un vrai enfer…

 

 

– Tu m’avais manqué du temps de ton run de champion du monde. Je suis vraiment content de te retrouver, Kane.

Moi aussi Chavo, moi aussi.

 

 

Mysterio et Swagger ont livré comme toujours un très bon match, rapide et agréable, achevé par une victoire out of nowhere du Mexicain volant en dépit d’une sacrée raclée administrée par le gorille blanc du Minnesota, Ankle Lock en apesanteur compris, sous les applaudissements de Cole, qui rappelait le triste sort de Cody Rhodes.

 

 

– Tain Jack mais c’est quoi que tu me fais là? C’est quoi cette prise?

– Je fais ce que je peux pour détruire ta genouillère, ordure!

 

 

Wade Barrett s’est qualifié au détriment du Big Show, évidemment grâce à l’aide de the Core – enfin, de Jackson, car Gabriel et Slater, qui tentèrent de profiter d’un ref bump pour aider leur égal, se firent ratatiner par le colosse. Mais décidément, Jackson sait comment s’y prendre avec le Show, qu’il allongea d’une corde à linge maousse. Barrett tentait le tombé une fois l’arbitre revenu à lui, le Big Show levait une épaule mais s’inclinait dans la foulée suite à un DDT administré par l’Anglais. Le Show tentait de se venger après le match, mais Jackson lui réglait encore son compte, avant de s’agenouiller au-dessus et de bredouiller une menace vaguement biblique.

 

 

– Je l’ai déjà fait, le speech Ezekiel 10.18 de Pulp Fiction?

– Ouais, trouves-en un autre!

– Ah merde, je sèche.

 

 

Gabriel et Slater ont encore une fois été laminés par le Show, mais ils avaient déjà eu leur moment de gloire plus tôt dans la soirée, en venant à bout des champions par équipes Kozlov et Marella, ce qui leur offre un match pour le titre tag team dans un avenir proche. Il est marrant qu’ils doivent en passer par là pour obtenir un title shot (Vladino ayant pris l’habitude de remettre leurs titres en jeu contre quiconque en voudrait), mais l’essentiel est dans leur possible victoire, ce qui permettrait au Core de faire de temps en temps coucou au Nexus à Raw…

 

 

Non on ira tous les deux! Just us boys!

 

 

McIntyre-Kingston est une affiche déjà vue assez souvent mais qui se laisse revoir sans déplaisir. L’autre KK du roster ayant un titre Intercontinental à défendre, il était prévisible qu’il ne se qualifie pas pour la Chamber. A noter que Drew doit sa victoire à la projection sur le Titantron de Rodriguez et Del Rio. Kingston resta stupidement à regarder le Titantron pendant des plombes, ce qui lui valut un Future Shock. Bien joué, champion!

 

 

Punaise! Y a Del Rio sur le Titantron! Et si je le regardais pendant deux minutes en tournant le dos à mon adversaire? Ouais, c’est une super idée!

 

 

Une fois remis, quelques minutes plus tard, Kofi allait évidemment chercher à se venger. Ca tombe bien, Del Rio fêtait justement sa victoire au Rumble, comme il l’avait fait à Raw (mais il a jugé NXT indigne de célébrer sa grandeur, apparemment). Point de mariachi pour l’occasion, mais une pinata (une espèce de caisse pleine de cadeaux) suspendue au-dessus du ring. Comme Horny, placé sous le contrôle de la très utile Rosa Mendes, s’était pointé pour une raison connue de lui seul (apparemment, pour balancer des chaussettes roulées en boule au public et à Booker T), Del Rio avança la teuf, gara approximativement sa deux-chevaux et vint se foutre de la gueule du nain débile. Le segment tourna naturellement au gag, Kofi vint sauver le microbe et se prit une branlée. Façon comme une autre de renforcer la heat de Del Rio, mais pourquoi pas imaginer qu’il a décidé d’aller à Mania en tant que Champion Intercontinental ? Voilà qui pourrait offrir un intéressant Kofi-Del Rio, ou Kofi – Del Rio – Swagger, à Elimination Chamber…

 

 

Le samouraï aveugle a encore frappé!

 

 

On a donc vu un show solide situé entre un opener et un finish qu’on aurait dû pourrir et qu’on a bizarrement appréciés. Kelly, pardonne-nous et reviens! Plus jamais nous ne dirons de mal de toi! Kelly!

 

 

Trop tard trop tard!

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