Catch

Un RAW ma foi fort étrange

How bizarre, how bizarre.

OMC, How Bizarre


Après la petite blagounette de mardi, qui n'était qu'une publicité déguisée pour nos rookies de CDC-NXT (qui viennent juste de fournir le rendu de leur dernière épreuve, que je vous invite à lire ici), voici la "vraie" nalyse du show rouge de la semaine. Un show rempli d'étrangetés et d'enchaînements improbables, mais globalement plutôt distrayant, avec pour ligne rouge une série de combats entre le Nexus et les top stars de Raw. Passage en revue de la soirée et tentative de décryptage de ce qui est décryptable…

 

 


The Answer is the Code, the Code is the Answer…

 


(Vraie) Nalyse de Raw du lundi 7 février

 


Le show rouge se passa cette semaine à Milwaukee, au lendemain d'un Superbowl remporté par les voisins de Green Bay. Inutile de dire que la finale la plus suivie de l'histoire du foot américain (111 millions de personnes devant leur télé aux États-Unis quand même) était dans toutes les têtes, et que la nuit avait été courte pour beaucoup, comme on en aura la confirmation moins d'une demi-heure après le début de Raw. Le show vit de nombreux hommages à la soirée précédente, mais plus surprenant, la soirée en question avait vu une référence voyante à la WWE. En effet Aaron Rodgers, le quarterback des Packers (accessoirement MVP de la finale) est un fan de catch, et arborait une jolie ceinture WHC lors de la remise du trophée. Inutile de dire qu'un certain VKM a dû se frotter les mains avec cette publicité gratuite dans la plus grande des célébrations.

 

 


OK, les Packers ont gagné le Superbowl, mais la WWE détient toujours les Superboules avec Alberto Del Rio.

 


En parlant du Chairman, ce dernier ouvrit la soirée après quasiment un an d'absence, avec un premier enchaînement de bizarreries. En effet, Vince n'était absolument pas annoncé, alors que son retour aurait dû être un évènement majeur. Il eut une pop très minimaliste (qui paraitrait-il l'a beaucoup énervé) alors qu'on pouvait s'attendre à une grosse réaction. Et je l'ai trouvé vraiment très moyen, alors qu'il y avait matière à faire quelque chose de grand. Peut-être la déception? Toujours est-il qu'on le vit revenir pour la première fois après son massacre par le Nexus et une dernière apparition encore dans toutes les mémoires avec la séquence surréaliste du "rêve de Steph", et qu'il ne dit… rien là dessus. Pire, après sa très grosse annonce, il croisa Randy qu'il salua d'un mouvement de tête… Sympa pour le précédent type avant Nexus qui avait envoyé le Chairman à l'hosto. Bref, le vieux perd la boule…

 

 


Regardez j'ai un gros zizi… hihi. Eh non c'est mon micro… hoho.

 

 

Le major announcement qui rappela un peu celui de la création de NXT l'an dernier (en moins enthousiaste) concerna le Guest Host de Wrestlemania dont le nom sera annoncé lundi prochain, le seul type au monde capable de l'être devant 70 000 personnes. Je mise une grosse pièce sur le Rock pour tenir ce rôle, tant ce genre de chose peut coller aux dernières déclarations de l'ancien symbole de l'Attitude Era avec Austin (Rocky a annoncé faire une chose unique, ne jamais revenir dans le ring, et avoir un retour de prévu). Ce sera probablement distrayant, et cela devrait avoir un impact sur un ou deux matchs, mais j'ai du mal à voir comme un évènement majeur l'existence d'un Guest Host pour Wrestlemania. Toujours est-il que cette annonce fut un gros bide, la faute à mon avis à une absence de hype, alors qu'un hype depuis la semaine dernière aurait soulevé de nombreuses hypothèses et créé une forte attente. Comme quoi, la WWE peut rater des trucs qui paraissent évidents des fois.

 

 


Randy se demande s'il n'aurait pas dû punt-kick le vieux McMahon pour la peine, avant de le traiter de stupid.

 


Randy Orton entra donc ensuite sur le ring, provoquant dix fois plus de réaction que son patron, qui a dû apprécier. Il servit un speech assez correct, avant d'être sans surprise interrompu par "This Fire Burns". CM Punk expliqua avec une petite vidéo sa rancœur après la vipère: en 2008, ce dernier (en Heel) avait attaqué un Cihaime (Face) champion du monde, l'avait terrassé d'un punt kick, ce qui avait entraîné la perte de la ceinture. Je trouve ça très bien d'avoir de la mémoire et de s'appuyer sur le passé, mais un peu casse-gueule dans la mesure où ce genre de choses n'a pas été entretenu (au contraire d'une rivalité HBK-Taker qui a duré sur deux décennies) et qu'un double turn est intervenu. Ainsi, heureusement que Punk a bien joué son rôle (comme d'hab), autrement ça aurait pu plus mal passer. Et donc, les actes fourbes du straight edge sont justifiés, super… Le Nexus arrivait ensuite, et le beatdown commença.

 

 


Ma Dalton en larmes devant sa télé: Jo Punk, William Otunga, Jack McGuilliguilli et Averell Ryan s'apprêtent enfin à défoncer Randy Luke.

 


Malgré une belle résistance, Orton se fit massacrer. Il réussit quand même à placer un bon coup de boule legit dans la tronche du leader du Nexus au point de le faire saigner du nez, mais cela ne changea rien, et un GTS ramena le score à l'avantage du Nexus. Le segment s'acheva sur la stable jaune et noire posant victorieusement devant le corps inerte d'un Orton défait. La suite devait voir chaque membre du Nexus opposé à un catcheur qualifié pour l'Elimination Chamber, Punk ayant le privilège d'affronter Cena en main event.

 

 


Les premiers rails de coke, ça fait saigner du nez (extrait du livre autobiographique de madame 112%)

 


Le retour de pause publicitaire vit Ryan rester dans le ring, et l'arrivée de R-Botch, qui nous a livré une prestation qui mérite une nomination avec félicitations du jury pour le best of de Botchamania de la décennie. Remettons les choses dans leur contexte: Mason Ryan est un catcheur qui provoque beaucoup d'attente, surtout de la part de la direction qui cherche sa nouvelle star (le nouveau Cena, le nouveau Hogan, le nouveau Rock, le nouveau Austin). VKM croit principalement aux big men, donc des types comme Sheffield, Ezekiel ou Ryan sont totalement bichonnés et l'attente autour d'eux est gigantesque. Il suffit de voir les pushs que connaissent ces catcheurs pour s'en convaincre. Ainsi, Mason apparaissait pour la première fois dans le ring, opposé à un bon jobber. Le rôle de ce dernier va être primordial, car il va créer une première impression de son adversaire dans la conscience collective. Il doit absolument tirer le meilleur de la jeune star.

 

 


Ça je sais pas, mais je sais ce qui est Down, et très très Down…

 


Et R-Truth réalisa un perfect dans le ratage qui restera longtemps dans les mémoires. Pour commencer, tel le plus abject des Heels, il hurla à la fin de sa formidable entrée (et je le pense) Green Bay, Wisconsin. S'ensuivit un moment de perplexité générale, puis une bonne partie de la foule se réveilla, hurlant "Milwaukee! Milwaukee!", accompagné des cris exaspérés de Michael Cole qui tout à la fois devait essayer de rattraper le coup en tant que Heel (mais c'était un peu désespéré), et enfonça le rappeur avec son rôle de commentateur Heel. Personne ne suivit vraiment le début de match, et une partie de la foule encourageait Ryan à défoncer R-Vérité-qui-blesse. Autant dire une catastrophe quand on cherche à lancer un jeune Heel. Sans doute troublé, le Face tenta de placer son Lie Detector (qui est son finisher, rappelons-le) n'importe comment, et le botcha à moitié. Dans ce contexte, Ryan ne fut vraiment pas aidé et eut son lot de botchs aussi, à commencer par la séquence de la chaise: un arbitre empêcha Mason de ramener une chaise dans le ring pour défoncer Truth qui avait abandonné un peu plus tôt sur une soumission étrange. Et le jeune big man se dit que l'arbitre avait raison, là où un Heel aurait dû défoncer l'homme au t-shirt de zèbre, prendre la chaise et massacrer son adversaire. À la place, le membre du Nexus retourna dans le carré de vérité et appliqua une seconde fois sa soumission étrange (un auto-étranglement autour de sa propre tête avec la jambe de son adversaire), ce qui provoqua… une inversion de la décision. N'en jetez plus, cette séquence passe malheureusement à la postérité de bout en bout, ainsi que tous ses acteurs.

 

 


Cet homme est prêt pour la TNA, et il n'y ira pas seul, un certain rappeur black y fera aussi son retour prochainement…

 


Impossible de juger Ryan dans cet état de fait, alors que j'ai un a priori très positif du garçon, mais ce début est une sacrée catastrophe. Sans être mauvais, il n'a pas été terrible, et sans doute perturbé par les circonstances du match, il a commis quelques erreurs. Espérons qu'il aura un booking intéressant assez vite pour effacer cette horreur. Truth quant à lui a sans doute largement dû commencer à payer cette faute professionnelle manifeste, et avec un Vince McMahon déjà énervé par la première séquence de la soirée, gageons qu'il a dû recevoir le savon de sa vie.


La séquence suivante remettait heureusement le tout dans un semblant de bons rails. Punk nous servit comme toujours un très convaincant segment de leader (toujours aussi puant et malsain dans son rôle de meneur imprévisible, ici couvert de sang en plus de ses tatouages), servi par un jeu d'acteur minimaliste mais parfait d'Otunga, MMGC et Ryan, remarquables dans leurs attitudes, postures et regards. CM demandait à ses troupes de faire comme Ryan, à savoir blesser les autres participants à l'EC, sans se préoccuper du résultat. Et il avait un plan pour chaque situation.

 



– Orton… gna gna gna… Cena… grrrr… Morrison… pas content… Sheamus… ayaya…
– Du calme, Joe.
– Joe, du calme.

 


Suivirent les divas qui ne resteront pas dans les mémoires dans un trois contre trois qui acta surtout le passage des Bellas du côté Heel. Eve appliqua un très joli swinging neckbreaker qui rappelle quand même furieusement le Cross Rhodes, pour l'emporter sur une Melina de retour à la case jobbeuse. Natalya, à la table des commentateurs, proposa un échange épineux avec Cole (un peu agaçant d'être si agressif avec les catcheurs Faces qui viennent à sa table), histoire d'acter que la semaine suivante verrait le rematch de la Canadienne contre la nouvelle championne. Et moi de parier qu'une intervention extérieure quelconque va bouleverser tout ça (mettons Laycool, dans ce qui débouchera sur un nouveau match à EC, avec peut-être l'arrivée de Kong ce coup-ci). Malheureusement rien de bien mémorable donc.

 

 


– …Et là Jerry, je lui sous-pèse les nibards, et je lui demande si c'est là que les Hart mettent leur cœur et…
– Marrant, j'avais tenté la même chose et elle m'a envoyé trois mois à l'hôpital.

 


MMGC fut opposé à John Morrison et remercia Dieu qu'Otunga soit tombé sur Sheamus au lieu de lui. Yamakazi squasha néanmoins le membre le moins marquant du Nexus, malgré une tentative crédible de ce dernier pour détruire le bras gauche du Monday Night Delight. JoMo quitta le ring et fut agressé par un CM Punk au top de sa fourberie, se servant d'un spray destructeur devant lequel il aurait au moins pu mettre la flamme d'un briquet, juste pour rigoler (et JoMo en Freddy Krueger, ça serait fun). Mission accomplie donc, malgré l'inutilité flagrante de MMGC, dont on était un peu encombré et qu'il fallait bien mettre quelque part.

 

 


CM Punk, jaloux de l'entrée de JoMo, l'attaque à coup de laque pour que ce dernier soit ridicule après son passage en slow motion devant le ventilateur.

 


Deux belles promos néanmoins participèrent à la partie positive de ce Raw: celle qui vend l'EC est toujours aussi impressionnante (putain, seize tonnes et trois kilomètres de chaines quoi!) et sans surprise, bien réalisée. Quant à la nouvelle mouture du teasing concernant le 2.21.11, il est toujours bien réalisé, nous orientant ce coup-ci de manière flagrante vers un retour du Taker. La musique qui retentit à la fin (et qui dit textuellement "aucune tombe ne peut retenir mon corps") avait déjà été utilisé lors de la promotion de la route vers Wrestlemania précédente, entre le Taker et HBK, et il semble que Sting soit en discussions avancées avec la TNA pour re-signer, alors que tout le monde affirme que Sting ne viendra jamais à la WWE. Mais comment expliquer que la fédération d'Orlando ait retiré le profil de Sting de son site web dans ces conditions? Tout cela est très étrange, et on peut dans tous les cas penser que Sting fait monter les enchères au maximum, ce dont il aurait tort de se priver.

 

 


La TNA est une tombe qui ne retiendra jamais le corps de The Crow!

 


L'angle qui suivit concerna la feud pour le titre WWE, entre Lawler et le Miz. La fédération de VKM a ici joué un jeu très risqué il me semble: Miz nous a en effet servi un speech à la limite du speech Face, énonçant qu'il admirait le King car ce dernier avait été une sorte de modèle de grande gueule, mais qu'il allait le terrasser et qu'il le surpassait. Malgré tout le Chick Magnet nous a proposé réellement une très grosse interprétation dont il sort grandi et avec plus d'épaisseur, promo que j'ai trouvé largement sous-estimée à la lecture des différents forums et descriptifs du show. Dans le même temps Lawler fut vraiment bon dans son rôle aussi (impressionnant, cette pop qu'il déclenche), et sans le dernier quart d'heure de show, cet échange aurait été le point d'orgue de ce Raw. Alors que la discussion vira au règlement de compte, DiBiase débarqua pour se venger de Lawler, puis Bryan pour protéger le vieillard. L'AGM booka un tag team match quelconque, que les Faces emportèrent sur un tombé hyper prévisible du King qui a le plus besoin de légitimité.

 

 


Le finisher du King? Poser son bide sur la gueule de sa victime et attendre le compte de trois… Personne ne peut se relever sous un tel poids.

 


À noter une apparition éclair pour prendre la place de Lawler aux commentateurs d'Alex Riley. Le jeune homme, après une micro-hésitation, fut assez à l'aise et proposa comme toujours une prestation très amusante. Je ne peux m'empêcher de penser que ce garçon a du talent, j'ai toujours vu en lui un des meilleurs performers de la saison deux de NXT (j'ai voté pour lui à chaque fois), et je lui vois un avenir s'il arrive à éviter les énormes botchs qui font un peu tâche dans son très beau CV.


En parlant d'annonceurs et pour revenir au thème du bizarre, Josh Mathews qui aurait pu être à la place de Riley était visiblement occupé ailleurs. En effet avant le match opposant Otunga à Sheamus, Josh sortit de nulle part pour interviewer le Celtic Warrior pendant son entrée (…) et lui dire qu'il avait entendu que Mark Henry pensait mériter plus que Sheamus une place dans l'EC (!!!).

 

 


Sheamus? Tsurugimi aurait dit, et je cite, que les roux ont tous des petits sexes, encore plus réduits quand ils sont Irlandais. Vos impressions?

 


Sheamus, au QI de poule, déclara en gros que Henry était une buse. Naturellement le gros black arriva pendant l'entrée d'Otunga qui avançait à la vitesse d'une limace neurasthénique, et vint squasher (!?!) Sheamus de deux world strongest slams. Sheamus est-il puni? N'est-ce que pour un besoin scénaristique visant à mettre en avant le Nexus? Une feud en noir et blanc en vue de Mania est-elle prévue entre les deux big men? Ça pourrait être intéressant. Toujours est-il qu'Otunga posa victorieux en fin de segment devant le corps d'un Sheamus littéralement massacré… sur la musique de Henry. Par contre il ne toucha pas une seconde le Celte, sans doute de peur de le réveiller et de payer pour Henry… Et bien sur, nous n'eûmes aucune explication sur cette histoire avec Mathews (manipulation d'Otunga? De Punk? Prise d'otage de la peluche fétiche de Josh par le Nexus?).

 

 


Dix ans après, le Nexus regarde encore avec nostalgie cette victoire d'Otunga connue depuis sous le nom de "Miracle de la Buse".

 


Alberto Del Rio arriva ensuite (comme toujours sans réelle raison, mais on s'en fout) en Excalibur (ces dernières étaient construites à Milwaukee, ce fut donc un bel hommage de connaisseur). Santino l'interrompit et vint le défier, pour se faire squasher en trois minutes. Ça me semble une très bonne idée de mettre en face de Del Rio des Faces super populaires (comme cela à été fait avec Hornswoggle) pour que ce dernier récolte un maximum de heat en leur faisant mal. En effet, Dos Caras a un besoin de heat très important, c'est même ce qui lui manque le plus absolument dans sa quête de gloire. Le Mexicain a encore laissé une foule quasi silencieuse jusqu'à l'arrivée de l'Italien, et son annonceur a plus de heat que lui. Et je dois admettre qu'il a beaucoup de mal à réellement m'intéresser.

 

 


Et ce n'est pas en me tirant la langue en prenant l'air malicieux d'un enfant de trois ans que je changerai d'avis.

 


Heureusement la séquence finale, en deux actes, sauva la soirée. Annoncée avant la pub par l'arrivée d'un homme (et un check avec son pote technicien), le sauveur de Raw, de la WWE, de la veuve et de l'orphelin, de mes soirées de catch, et même de ses collègues maladroits, le dénouement pouvait commencer! La foule rugit de heat au retour de la pause sur l'inattendu "Excuse me!" de Vickie Guerrero. En effet, la Cougar, accompagnée de son boyfriend, vint faire la promotion du Smackdown de vendredi, ce que je trouve une très bonne idée d'un point de vue promotionnel (je suis surpris que USA autorise ça alors que ça booste une chaîne concurrente, à moins qu'elles fassent partie du même réseau, ce que j'ignore). Le public était à point pour l'arrivée de l'icône: "My Time Is Now" retentissait, et la foule explosa littéralement d'une manière totalement assourdissante, qui laissa même Cena, pourtant habitué à ce genre de choses, admiratif. L'échange entre Vickie et John fut encore incroyablement bruyant: ces deux là dans un ring sont capables de dépasser tous les records de décibels émis, et une feud de long cours serait sans doute une des choses les plus fantastiques qu'on pourrait avoir (et si elle doit avoir lieu avec Dolph pour assurer l'in-ring, je pense que vous me retrouverez mort chez moi d'overdose de catch, un bonheur indescriptible déformant mon visage comme celui d'un homme décédé après avoir atteint le Nirvana).

 

 


Fin de feud: Cena se transforme en Super Sayen après avoir subi toutes les avanies imaginables, et l'emporte sur l'attaque de Kaioh!

 


Mais revenons à notre show: Cena, en bon camarade, venait excuser R-Truth, et faire de la cheap pop dont il aurait eu tort de se priver. S'ensuivit un échange solide entre John et Vickie qui durent passer un moment dont on se souvient longtemps: la foule hua ou hurla à perdre poumon à chaque intervention, de l'un puis de l'autre, et le tout se finit sur un chant local qui renvoya le couple Heel au vestiaire. Si Dolph a juste compris 1% de ce à quoi il a assisté en terme de manipulation de foule, il va encore progresser. Cette séquence plante peut-être les germes d'une grande feud à venir (pourquoi pas après Mania, John récupèrera indiscutablement le titre à mon avis, et une rivalité avec un Dolph Ziggler drafté aurait beaucoup de sens, construite sur ces bases). Bref, un grand moment, et beaucoup d'espoirs.

 

 


Vickie chérie, et si on se mariait, ah mais non suis-je bête, storyline déjà exploitée…

 


Il restait malheureusement trop peu de temps pour le main event, mais on se contentera largement de la prestation fournie. L'histoire racontée fut intéressante: Cena était le dernier catcheur de l'EC encore valide, Orton, Truth, Morrison et Sheamus ayant tous été tabassés directement ou indirectement par le Nexus. Il fut légitimement à cran, craignant à tout instant une attaque de la stable Heel. Sa déconcentration permit à Punk d'avoir plusieurs temps forts, et même de dominer le match, ce qui fait encore monter la pression sur Cena. Ce dernier joua parfaitement le type stressé, se prenant même une réprimande de l'arbitre, tout à fait inhabituel pour un Face. Pire encore, cela entraina un monstrueux low-blow du Marine sur le straight edge, donnant une seconde victoire de rang au Heel. Il est intéressant de constater que le build de Punk contre Orton est fuyant et négatif pour lui, alors que face à Cena il apparait fort au point de gagner les matchs et de faire douter le héros, ce qui est carrément positif. Mais plus intéressant encore, Cena autant qu'Orton semblent bénéficier d'une certaine manière de ce build aussi.

 

 


En bon vampire, Punk a bu le sang de Cena et drainé ses pouvoirs. Par contre ce n'était pas un produit straight edge, mais tant pis.

 


Le Nexus intervint alors, mais seulement pour voir son duo de jobbers massacrés à coups de chaise par Cena, pendant que Ryan prenait des nouvelles de son leader (duquel il avait précautionneusement ramassé les bijoux de famille dispersés au sol). Le King ayant donné la chaise à Cena, de là à penser que le Nexus interviendra pour aider Miz contre le vieillard prochainement (par exemple en PPV), il n'y a qu'un pas. L'épisode se conclut donc bizarrement sur une scène voyant un Heel explosé au sol suite à une triche flagrante, et sur les six postulants à l'Elimination Chamber, seul son plus grand favori en sortir indemne, à savoir le Top Face de la compagnie. Un booking vraiment très étrange.

 

 


Allez viens Del Rio, je t'attends!

 


Résumons: un botch dans la nomination des botchs du siècle (toute la prestation de Truth), un build important ayant subi le pire enchaînement d'horreurs possible (Mason Ryan), des étrangetés à la chaîne (la gestion du speech de VKM, la feud Natalya-Eve, l'attaque au spray, le comportement d'Otunga, le rôle de Mathews, le push d'Henry, le booking de Cena, le booking général de l'EC) et heureusement quatre séquences sauvant le tout (Punk parlant au Nexus, Miz-Lawler, le fantastique Vickie-Cena et un peu Punk-Cena). Un avis plutôt contrasté, avec un énorme point négatif pour R-Truth (qui aurait certainement été remplacé dans l'EC par Triple H, mais là si ça n'est pas Triple H ça sera quelqu'un d'autre, Mason Ryan au pire…) et une fantastique séquence Cena-Vickie. Le show de la semaine prochaine étant un go-home, il ne faut pas en attendre des merveilles, malgré l'annonce du Guest Host de Mania, mais la suite avec l'EC et le Raw du 2.21.11 semble prometteuse. La feud du Taker devrait naître lors de ce Raw d'ailleurs. Merci à tous d'avoir lu cette nalyse, merci à Kovax pour son aide, et à la semaine prochaine!

 

 


Et d'ici là, rappelez-vous que tous les moyens sont bons pour progresser dans vos tests de pureté!

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