Catch

9th Honnorversary

Et encore une bougie de soufflée
Et encore une année de passée-eh-eh-eh
Nous te souhaitons un joyeux anniversaire
Nos voeux de bonheur profonds et sincères

Patrick Sébastien, Joyeux Anniversaire

 

Le Panda vole de show en PPV et revient aujourd'hui nous narrer les surprenantes aventures de la fédération indy number one, la ROH, à l'occasion de 9th Anniversary. Ça bastonne, ça saigne et ça dépote, mais ça n'empêche pas notre chroniqueur d'avoir ressenti comme une lègère pointe de déception. Si vous voulez vous forgez votre avis avant de lire son analyse, la résumé du show en vidéo vous attend en fin d'article.

 

 

9 ans et toutes ses dents !

 

 

Nalyse de 9th Anniversary 2011

 

 

 

Disons-le tout de suite, ce PPV fut agréable à regarder mais comporte quelques déceptions notables dont le Four Corner Survival Match mettant aux prises Grizzly Redwood, Mike Bennett, Kyle O'Reily et Steve Corino.

 

Juste une petite précision sur la stipulation du match avant d'entamer les hostilités. Il ne s'agit pas d'un Fatal Fourway puisqu'il ne peut y avoir que deux catcheurs ensemble sur le ring, les deux autres ne pouvant participer qu'en cas de tag. En revanche il n'y a pas d'élimination, le premier qui fait le tombé gagne le match.

 

Le premier truc qu'on peut dire sur cet affrontement est qu'il aurait mieux valu faire un combat simple entre Bennett et Steve Corino voire inclure Kyle O'Reily. Grizzly Redwood est sympathique mais à un moment, il faut être sérieux.  Un gars qui a la même taille que ma sœur ne peut être une superstar de catch.

 

 

Après il y a toujours des exceptions.

 

 

Enfin, mon aversion pour les personnes de petites tailles a sans doute pour origine la vision d'un lubrique nain vert ricanant avec une ceinture de champion poids-léger à la main. Bref, passons.

 

Redwood débute donc le match contre Corino, après que Bennett en bon heel lâche, ait préféré lui laisser sa place. Mais très vite, Steve Corino s'aperçoit qu'il est inutile de catcher contre un adversaire aussi faible et habitué à jobber contre n'importe qui. Le début du match est donc assez insipide, malgré le fait que Redwood soit très agile. Mais quand on n’a pas de puissance, l'agilité ne sert pas à grand-chose et il fallut attendre l'entrée de Kyle O'Reily pour donner un peu de tonus à l'affrontement.

 

 

La technique de se cacher derrière

le pouce de l'adversaire est rudement efficace.

 

 

Malgré tout, comme je le disais plus haut, il aurait mieux valu faire un match simple. O'Reily et le Prodigy ont besoin de se mettre en valeur et pour cela, il faut de l'exposition et une vraie opposition. C'est surtout vrai pour Bennett qui n'a pas encore eu de véritables matchs de référence tandis qu' O'Reilly a tout de même pu montrer une partie de son talent en tag team avec Adam Cole contre les All Night Express à Final Battle.

 

L'ajout d'un lutteur expérimenté comme Steve Corino est une bonne chose, il encadre les deux jeunes et sait comment les valoriser. D'autant qu'il a émis le souhait de suivre attentivement le ROH Top Prospect Tournament et que ses trois adversaires du jour y participent. Mais dix minutes d'exposition pour quatre catcheurs, c'est peu, sachant qu'il y en a deux qui doivent patienter le temps qu'un lutteur sur le ring veuille bien passer le relai.

 

Enfin, ne crachons tout de même pas trop dans la soupe, le match fut agréable à regarder et Steve Corino nous gratifia d'un moment assez comique lorsqu'il hésita à enfoncer son pouce dans l'œil de bronze d'O'Reily, ce qui confirme au passage son face turn vu qu’il était autrefois adepte de cette bien vilaine manœuvre.

 

The Prodigy Mike Bennett finit par l'emporter après avoir fait le tombé sur Steve Corino. Ce qui le place en position idéale pour le tournoi des jeunes talents où il affrontera Adam Cole.

 

 

D'ici là il a le temps de parfaire

sa technique dite du "cul de poule".

 

 

Une première petite déception donc avec ce match à quatre quelque peu sorti de nulle part (même si des connexions existent au niveau des participants au tournoi des jeunes). Les quatre catcheurs ont livré une partition correcte mais la stipulation ne leur permettait pas d'avoir une meilleure exposition.

 

L'autre point noir de ce show est plus important puisqu'il concerne le combat féminin entre Sara Del Rey et MsChef.

 

 

Et pourtant elles étaient motivées.

 

 

A la fin de ce match j’ai dû procéder à quelques vérifications pour voir si c’était bien un PPV de la ROH que je regardais et pas une vidéo de la WWE. Non pas que la qualité fut mauvaise, bien au contraire, mais la durée était semblable à celle d'un match de Divas. Les deux premières championnes de l’histoire de la SHIMMER n’eurent en effet droit qu’à quatre petites minutes pour s’exprimer. Ce qui est un scandale quand on connait les qualités de ces deux catcheuses.

 

Autre fait regrettable, le squash subit par MsChef, qui était pourtant bookée comme un adversaire redoutable pour Sara Del Rey. N’est-elle pas revenue à la ROH afin de subvenir au besoin de compétition de la Queen of Wrestling ? N’a-t-elle pas vaincu Dayzee Haze à la régulière avant de l’aveugler avec son brouillard verdâtre ?

 

Qu’elle perde, okay. Mais dans ces conditions, c’est limite scandaleux. Heureusement, à la fin du combat elle refit le coup du brouillard vert, aveuglant ainsi la présomptueuse Reine de la Lutte. Un tel comportement pourrait vous paraître inacceptable mais Sara Del Rey avait commencé en crachant au visage de MsChef. Donc poupougne.

 

 

Hey, ça va toi ? C'est qui la Queen of Wrestling hein ?

Paillassou !

 

 

Ces deux points abordés, attaquons-nous maintenant à quelque chose de plus festif. Et qui dit festif à la ROH dit forcément ce diable de Colt Cabana. Le natif de Chicago évoluait ici à domicile contre un adversaire redoutable en quête de rédemption. Je veux bien entendu parler de Davey Richards qui, en bon loup, est en chasse pour le ROH WHC.

 

Alors évidemment, le résultat était connu d'avance, en bon midcarder, Cabana a fait le job devant son public. Une victoire devant les siens aurait été sympathique, mais l'ancien prétendant au titre mondial est parti pour une série de victoires devant le mener au titre suprême (avec peut-être sa carrière en jeu, lorsque le moment d'aborder le sprint final sera venu, comme l'avait suggéré Tsurugimi).

 

 

A moins que le loup solitaire ne croise la route

de Toghril Majdar.

 

 

Dans l'ensemble, le combat valait le coup d'oeil avec une grosse phase d'observation au début. Cabana sait qu'il a en face de lui un adversaire de qualité mais il garde tout de même le sourire. Richards parvient à prendre le dessus après ses deux plongeons réglementaires. Notons que cette fois-ci, il n'a pas atterri dans le public. Il enchaine ensuite plusieurs torsions du bras et autres tentatives de soumission.

 

Cabana parvient à freiner la domination de l’American Wolf en lui faisant déguster ses bottes alors que son adversaire tentait le saut depuis la troisième corde. Boom Boom reprend plus ou moins le dessus et nous gratifie même d'un fort joli Lionsault.

 

Mais comme chacun le sait, la résistance de Davey Richards est de type "hoganienne" et malgré la rencontre fortuite de sa tête avec le turnbuckle, il parvient à contrer le Colt 45, puis enchaîne avec un missile dropckick.

 

 

Damn !

Juste au moment où mon nez me gratte.

 

 

Au final, l'American Wolf s'impose suite à un triple combo Swinging DDT+Falcon Arrow+Cross Arm Breaker (pour simplifier il a fait un DDT en s'élançant depuis la deuxième corde, avant de faire une souplesse pour finir sur une clé de bras. Je ne suis pas trop fan de balancer plein de noms de prise à la volée pour en mettre plein la vue mais faut avouer que ça en jette.)

 

 

Mais carrément !

 

 

Autre bon petit match : l'opposition de style entre Michael Elgin et El Generico.

 

Le luchador Canadien de Tijuana fait son retour après son try out à la TNA (et un dark match perdu contre Amazing Red). Et il a pour mission de mettre en valeur le nouveau protégé de la House of Truth: Michael Elgin.

 

Et le powerhouse attaque fort, puisqu'après avoir serré la main de son adversaire, il le surprend d'une clothesline. Il était évident qu'au cours de ce match Truth Martini allait chercher à intervenir en faveur de son nouveau disciple. Ce qu'il fit en retenant El Generico par le bras alors que celui-ci allait se jeter sur Elgin à l'extérieur du ring.

 

Mais l'homme à la capuche fit preuve d'une certaine puissance, qu'il opposa à l'agilité de l'homme masqué. Surtout lorsqu'il aplatit son adversaire contre les barricades ou lorsqu'il lui écrasa la tête sur le sol à moult reprises.

 

 

Pas de photos je vous prie.

 

 

Mais là où il fit preuve d'une force physique impressionnante fut  le moment où il administra une Power Bomb à El Generico tout en ayant son maître sur le dos (pour savoir comment Truth Martini s'est retrouvé sur le dos d'Elgin je vous invite à regarder la vidéo en fin d'article).

 

Tout cela ne fut cependant pas suffisant pour obtenir la victoire qui revint à El Generico après un roll up bien opportuniste. Elgin et Martini voulurent alors donner leur point de vue au luchador mais celui-ci opposa une certaine résistance jusqu'à l'arrivée de Roderick Strong qui le mit en déroute.

 

 

Forcément ça laisse sur

le popotin un truc pareil.

 

 

Une fois le ménage fait, le champion en profita pour affirmer qu'il conserverait sa ceinture et chambra Homicide. Sachant que celui-ci a quelque peu le sang chaud, il ne fut guère étonnant de le voir faire irruption afin de demander quelques explications, à coups de poings dans la gueule. Les officiels en profitèrent alors pour avancer le No Holds Barred match qui devait les opposer initialement en main event.

 

Evidemment si on suit un tant soit peu la ROH et qu’on comprend les codes du catch, le résultat pouvait être facilement deviné à l’avance. Premièrement, Homicide a provoqué à de nombreuses reprises et même humilié son adversaire lors du dernier show en le laissant sans pantalon mais avec sa chemise. Deuxièmement, les règnes à la ROH sont assez longs, et sachant que Strong ne détient la ceinture que depuis septembre pour seulement quatre défenses, on est en droit de penser qu’il en a encore pour un petit moment. Enfin, étant donné qu’on est dans un No Hold Barred Match, rien n’empêche Truth Martini et Michael Elgin d’intervenir en faveur du champion.

 

 

Vas-y un autographe steuplé !

 

 

Booké comme étant supérieur à son adversaire, il était évident qu’Homicide allait perdre. Non seulement il était invaincu depuis son retour à la ROH mais en plus, il insista pour faire avancer l’heure du match. Tout cela constitue des éléments aussi évidents que des fights aux alentours du stade du Ray quand les Marseillais et les Parisiens viennent faire les beaux.

 

Les deux hommes commencèrent donc à se battre dans les travées du ring, s’échangeant moult coups de poing et autres pralines dans la face. Après quelques échanges bien emmenés et un retour sur le ring, Strong s’amusa à encastrer des chaises sur trois coins du ring entre les protections, histoire de décorer un peu l’ensemble. Et évidemment quand un heel s’amuse de la sorte, les éléments du décor ainsi disposés lui retombent toujours dessus. Et ce fut le cas quelques minutes plus tard. Entre-temps, le champion se paya le luxe de réaliser le Three Amigos, ce qui constitua une véritable insulte pour son adversaire.

 

Comme sous-entendu plus haut, Elgin et truth Martini intervinrent durant le combat. Martini administra même un low blow à Homicide. L’auteur du book of Truth en fut quitte pour un Ace Crusher mais cela permit à Strong de placer un Sick Kick suivit d'un Half Nelson backbreaker achevant son turbulent adversaire.

 

Retourne à la TNA bouffon !

 

 

Les antipasti avalés, passons maintenant au plat de résistance à savoir les deux matchs par équipe.

 

 

Maiheu !

Je veux mon dessert moi.

 

 

Les feuds pour les matchs tag teams avaient été bien hypées. Chaque équipe se détestant cordialement tout en se respectant froidement, on était en droit d’espérer de jolis affrontements. Et pour le coup, on ne fut pas déçu.

 

Si on résume la situation, nous avons les jeunes loups encore un peu tendres voulant détrôner les redoutables champions par équipes d’un côté, et de l’autre, l’auto-proclamée « meilleure équipe du monde » qui vient défier la meilleure tag team de l’histoire de la ROH.

 

– Meilleure équipe du monde ?

Nous on est les rois de la lutte,

ça pète plus. Pas vrai Chris ?

– Mais carrément Claudio !

 

La symbolique de ces deux matchs est donc très forte. Les ANX veulent prouver qu’ils n’ont pas obtenu leur title shot dans un paquet Bonux, les Kings of Wrestling  veulent continuer d’assoir leur domination sur la division par équipe, Benjamin et Haas sont déterminés à confirmer les espoirs placés en eux tandis que les Briscoe veulent rappeler qu’à la ROH, les tauliers c’est eux.

 

Briscoe Brothers.

In ROH since 2002.

 

 

Je ne rentre pas plus en avant dans le détail des matchs car la vidéo s’en chargera bien mieux que moi. Mais on eut droit à deux très bons combats même si les deux résultats étaient assez prévisibles dans l’ensemble (plus qu’à la WWE en tout cas).

 

Après avoir battu le record de longévité, il était certain que les Kings of Wrestling n’allaient pas perdre contre les All Night Express qui n’en sont qu’à leur première tentative. De plus, il est acquis depuis l’arrivée des ex-disciples de Kurt Angle, qu’ils devront se coltiner la World Greatest Tag Team. D’autant que le match entre la WGGT et les Briscoe devait désigner le nouveau first contender (et tant pis pour le rematch des ANX).

 

 

Quoi ?

 

 

Enfin, un dernier détail, le match pour le titre était placé, dans l'ordre de la carte, deux crans avant le match pour désigner l’aspirant numéro un pour les ceintures. Une affiche entre les Briscoe ou la WGGT d’un côté contre les ANX est moins attirante que si ce sont Castagnoli et Hero qui ont les ceintures.

 

Au sortir de cette soirée on peut donc être sûr d’une chose, la division par équipe de la ROH est en bonne santé…

 

… et elle vous salue bien.

 

Enfin, il nous reste à aborder le match entre le champion Christopher Daniels et l'ancien détenteur de la ceinture Eddie Edwards pour le TV Title.

 

Lors de la passation de pouvoir entre les deux hommes, les deux lutteurs nous avaient offert un match à couper le souffle. Christopher Daniels avait dû s’y reprendre à deux fois pour venir à bout de son adversaire. Cette fois-ci les deux rivaux s’étaient donné rendez-vous pour un match au meilleur des trois tombés. Eddie Edwards devait donc vaincre son adversaire par deux fois, le tout en moins d’une demi-heure, s’il voulait récupérer sa ceinture.

 

 

Allez, tu vas clamser oui ?

Il ne reste que cinq secondes !

 

 

Le Fallen Angel et l’American Wolf atteignirent une nouvelle fois la limite de temps. Et pendant ces trente minutes séparant le début de la fin du match on eut droit à un affrontement époustouflant. Les deux hommes réalisèrent une performance dans la lignée de ce qu'ils accomplissent en weekly. Chacun obtint un tombé. Daniels ouvrit la marque après 17 minutes d’une bataille acharnée sur un roll-up, son challenger égalisant quelques minutes plus tard grâce à son Achille Lock.

 

On n'est alors plus très loin de la limite de temps lorsqu’Edwards réalise une superbe hurricanrana bien stiff depuis le turnbuckle. Tellement stiff que Daniels se retrouve avec le crâne en sang.

 

 

J'ai peut-être le crâne en sang

mais j'ai toujours la ceinture.

 

Les deux combattants se retrouvent ensuite à l’extérieur du ring. L’arbitre entame alors le décompte mais après un coup d'oeil au chrono, on déduit assez facilement que le temps restant est inférieur au délai nécessaire au décompte. L'arbitre ne pourra donc pas aller au bout. Edwards parvient tout de même à revenir sur le ring (plus rapidement que quelques minutes auparavant où il nous fit une « Cena » en revenant sur le ring à 19,99 secondes).

 

Ce n'est pas le cas de Daniels qui s'est évanoui suite à l'hurricanrana subie. L’arbitre signale la fin du match pour cause de limite de temps écoulée, puis les médecins viennent s’occuper du Fallen Angel tandis qu’Edwards et Jim Cornette s'inquiétent de son état. Cornette nous annonce alors qu’en raison de la blessure de Daniels, on n’aura pas droit à cinq minutes supplémentaires. Ce qui est fort dommage mais compréhensible tant le match fut bon et intense.

 

 

Mais tu vas me laisser tranquille oui ?

 

Daniels et Edwards se quittèrent donc sur un match nul. Une fois qu’il sera remis de sa blessure, l’Ange Déchu devrait en finir une fois pour toute avec le loup Américain dans cette feud dantesque. Avant de se frotter au Prodigy Mike Bennett après son triomphe dans le ROH Prospect Tournament ?

 

 

Faut voir, ça paye bien ?

 

 

Et maintenant la petite vidéo résumant tout ça:

 

 

 

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