Catch

Infamy Road

Le contrôle de cette soirée nous a complètement échappé.

Sam Karmann, Cuisine et dépendances

 

Un main event tristement historique et les débuts de Julius Ostermark comme rédacteur des Cahiers du Catch, voilà bien deux excellentes raisons de se plonger dans cette review de Victory Road.

 

 

Ça fait peur hein ?

 

 

Nalyse de Victory Road du 13 mars

 

 

Sting a battu Jeff Hardy en main event de Victory Road en 88 secondes. Dit comme ça froidement, déjà c’est pathétique et on se dit que Russo a encore fait des siennes, comme du temps du Fingerpoke of Doom. En fait c’est pire que ça : Jeff Hardy, top heel de la TNA, deux fois champion du monde ces derniers mois, était défoncé ce dimanche et totalement incapable de catcher.

 

Oui, je commence par la fin parce que clairement ce que tout le monde retiendra de ce PPV c’est bien sûr son incroyable scène finale. La TNA a du mal à toucher de nouveaux fans, eh bien ça y est, avec ce show elle a réussi et de nombreux fans de catch qui ne suivent pas la fédération d’Orlando se sont sans doute précipités sur les images de ce championnat du monde – oui, le main event était un match de championnat, quitte à se planter autant le faire dans les grandes largeurs.

 

Revivons la scène. Musique, fumée, Jeff fait son entrée ; difficilement : il tarde à apparaître, a du mal à marcher. Détail : il tape des mains dans le public, comme un face qu’il n’est plus depuis des mois… Présentation des participants, et soudain Eric Bischoff arrive pour annoncer un changement dans le match ; il prend surtout le temps de parler, hors micro, de longues secondes à Jeff, avant d’annoncer un match sans disqualification. Le match démarre, Jeff passe près d’une minute à faire semblant d’envoyer son t-shirt dans la foule avant que Sting prenne l’initiative, lui délivre quelques coups et fasse le tombé. Fin du match, la foule vocifère et en repartant vers le vestiaire on entend clairement Sting répondre « I agree, I agree ».

 

 

– Jeff, t’es stone, tu te couches et vite fait ok ?

– Compris. Mais qui êtes-vous monsieur et qu’est-ce que vous faites dans ma chambre ?

 

  

Que s’est-il passé exactement, c’est difficile à dire. Quand Bischoff parle à Jeff je suppose qu’il lui explique qu’il faut écourter le match et qu’il doit se faire compter au plus vite (l’ajout d’une stipulation inutile en l’occurrence n’étant alors qu’un prétexte pour que Bischoff puisse parler à Jeff). Des consignes pas forcément parvenues jusqu’à son cerveau embrumé en tout cas puisqu’il semble vraiment surpris de subir le tombé de Sting, qui lui semble bel et bien utiliser tout son poids pour empêcher Jeff de briser la prise. Son expression après cette drôle de victoire est d’ailleurs terrible et exprime parfaitement son dégoût devant ce qui vient de se passer. Pour The Icon ce moment a dû être très difficile à vivre. On parle quand même d’un grand nom du catch, 14 fois champion du monde, qui à plus de 50 ans n’a plus rien à prouver… Sans doute a-t-il hésité à cet instant à réagir comme Samoa Joe il y a quelques années dans une situation similaire, qui s’était emparé du micro pour exprimer toute sa colère après que Scott Hall ne se soit même pas montré dans un show. La réaction du Stinger était toute en colère froide, mais une colère bien réelle.

 

Le premier responsable de ce fiasco c’est bien sûr Jeff lui-même, qui subit sans doute là un vrai coup d’arrêt dans sa carrière : la TNA l’a renvoyé des enregistrements d’Impact de cette semaine et il n’est pas certain qu’on le revoie dans un ring avant un bon moment, surtout avec la menace de condamnation qui plane toujours au-dessus de lui. Mais évidemment c’est la TNA elle-même qu’on peut légitimement blâmer dans cette affaire ! J’exclus d’ailleurs l’hypothèse du work, ou plutôt je ne l’exclus pas tant tout est possible avec Russo et Bischoff mais je préfère ne même pas imaginer que des bookers aient pu penser qu’une idée pareille pouvait être une bonne idée.

 

La TNA donc, qui ne peut pas prétendre que ce qui s’est passé dimanche était imprévisible. Jeff n’en est pas à son coup d’essai, ses problèmes d’addiction sont anciens et il y a quelques mois il avait déjà participé à un PPV dans un état second (Final Resolution, dont le main event s’était cette fois-là tenu tant bien que mal). Jeff aurait dû être recadré il y a longtemps, par simple souci de professionnalisme d’abord, et aussi parce qu’on parle quand même de catch là, une activité qui n’est sans danger que quand les participants sont parfaitement conscients de ce qu’ils font… En outre on peut quand même penser que l’état de Jeff se voyait avant qu’il entre dans l’arène et que la TNA aurait pu prendre les devants. Sting, Anderson et RVD auraient-ils pu par exemple improviser un match à trois pour le titre ? Probablement, ce ne sont quand même pas des perdreaux de l’année. La TNA aurait bien sûr été critiquée pour ce booking chaotique mais l’effet aurait sans doute été moins terrible que ce que tout le monde a pu voir dimanche.

 

 

Ouais, parce que là franchement il reste plus grand-chose à sauver.

  

 

Pour la TNA ce PPV était un show de transition ; les commentateurs ont d’ailleurs commencé la soirée en disant que nous étions « en route pour Lockdown », le prochain PPV qui lui fait partie des trois shows majeurs de la TNA. Celle-ci va devoir se retrousser les manches et nous offrir le meilleur d’elle-même pour ce show, car ce Victory Road est clairement une catastrophe pour une fédération déjà largement critiquée. L’impression désastreuse du dernier match aurait pu être, un peu, atténuée si le reste de la soirée avait été de grande qualité, hélas ce ne fut pas le cas. Les matchs ne furent pas mauvais dans l’ensemble mais rien qui fasse grimper aux rideaux non plus.

 

C’est le match entre Bully Ray et Tommy Dreamer qui a ouvert la soirée, avec d’abord Ray au micro qui pour se vanter de son rapprochement avec Hogan et Bischoff eut ces mots mémorables : « Thank God for men like Eric Bischoff and Hulk Hogan, men who know how to take a wrestling company to the top ». Il fallait oser. D’ailleurs, je surinterprète peut-être mais Ray ne m’a pas semblé lui-même très convaincu en le disant et a légèrement baissé les yeux, indice bien connu pour déceler les mensonges.

 

Le match, stipulé au dernier moment comme No DQ et Falls Count Anywhere, fut assez plaisant dans son genre, ultra-classique : bagarre dans la foule toujours bien venue pour chauffer cette dernière, et utilisation de tout un bric-à-brac improbable pour cogner son adversaire, ici des panneaux de signalisation routière et une poupée gonflable, Dreamer assommant Ray pour le faire retomber sur cette dernière dans la position du congrès du corbeau, mieux connue par le vulgum pecus sous le nom de 69. Évidemment le match se finit par une intervention de Devon, ou plutôt d’abord de ses fils qui accaparèrent l’attention de Ray, permettant à leur gentil papa de placer avec l’aide de Dreamer un 3D (une des prises favorites des Team 3D) sur son ancien acolyte. Sympa mais à mon avis insuffisant pour un opener de PPV.

 

Le deuxième match était le premier des quatre matchs de championnat de la soirée, cette curiosité de la TNA qu’est le titre féminin par équipes. Cette ceinture sert en ce moment essentiellement je pense à développer le drôle de ménage à trois entre Angelina Love, Velvet Sky et Winter, et d’ailleurs les trois femmes se retrouvèrent avant le match au micro de Christy Hemme, Velvet arborant une tenue qui a dû ravir mon compère en reviewage de la TNA Kovax. Pour ma part c’est cette chère Christy qui attire toujours mon attention avec ses interviews, davantage que celles de Josh Matthews par exemple, mais je m’égare (de Lyon, qui s’est fait sortir en Ligue des Champions et j’en suis bien content).

 

 

On trouve toujours de bonnes raisons de regarder un PPV.

  

 

Bref, c’est Winter (l’ancienne Katie Lea, pour ceux du fond qui ne suivent pas) qui s’exprima dans ce segment, expliquant qu’elle n’avait pas de problème avec Velvet mais que c’est Velvet qui avait un problème avec elle (paranoïa, jalousie), le tout de son air ingénu que j’apprécie particulièrement. La division féminine est une des bonnes raisons de regarder la TNA, avec des matchs assez intenses et qui ne ressemblent pas à des chorégraphies de gymnastes ; mais il faut bien admettre que les knockouts renvoient pour la plupart plus ou moins l’image de gourgandines prêtes à aller gagner sur le trottoir d’en bas l’argent que la TNA ne gagne pas avec les ventes de ses PPV. Dans ce contexte Winter se dégage avec un personnage un peu évanescent qu’elle incarne très bien.

 

Peu de choses à dire sur le match lui-même, agréable mais un peu court. Sarita & Rosita sont les nouvelles championnes, elles forment une bonne équipe et je pense en particulier que Rosita, bien qu’elle porte le même nom que le fauteuil d’un ami, est une très bonne recrue pour la TNA. Mais je l’ai dit ce match valait surtout pour la storyline des Beautiful People et de Winter et se termina d’ailleurs dans ce sens : Velvet tente d’aider Winter mais ça se retourne contre elles et les cousines battent les championnes ; Velvet et Winter tentent toutes les deux d’éclaircir le malentendu mais Angelina, visiblement lassée, repart seule vers le vestiaire. Voilà une storyline qui devrait nous occuper un moment et c’est tant mieux, mais on espère quand même que la TNA n’oubliera pas à l’occasion de nous donner des nouvelles de ce titre qui a tendance à jouer les arlésiennes.

 

Après ce match commença le fil rouge du show, trois segments vidéo montrant Jeff Jarrett et Karen en lune de miel. Ou plutôt en vacances avec leurs enfants, ce qui visiblement ravissait Jeff qui jouait les papas gâteaux avec délectation mais agaçait Karen qui aurait préféré un peu plus de romantisme. Le troisième segment voyait Jeff avouer que Kurt leur manquait, ce qui promet de nouveaux rebondissements. Si cette storyline me mettait franchement mal à l’aise au début (on a quand même eu un match avec comme enjeu la garde des enfants de Kurt et Karen) la voir évoluer sur un mode comique me réjouit plutôt et me laisse espérer que lesdits enfants ne dépenseront pas trop d’argent chez je ne sais quel psy d’opérette parce que papa a tout cassé le mariage de maman à coups de hache.

 

 

Bon, en même temps ça pourrait faire un super film c’est sûr.

 

 

Revenons à Christy Hemme, cette fois avec Matt Morgan. J’aime bien Morgan, et l’entendre parler encore de son désir de titre mondial m’a plutôt réjoui. Mais pour l’heure il s’agissait d’affronter son ancien partenaire Hernandez dans un First Blood Match. La stipulation a d’abord été bien utilisée avec un double passage amusant : Hernandez a brisé en deux un bâton de kendo et a tenté d’utiliser le bout pointu pour crever l’œil de Morgan, qui plus tard a lui tenté d’éventrer son adversaire avec le même bâton brisé. Ces deux tentatives irréalistes de faire saigner l’adversaire jouaient intelligemment avec la stipulation – il faut faire saigner son adversaire, mais personne n’a dit qu’on devait se contenter d’une petite coupure n’est-ce pas ?

 

La fin du match en revanche a été ratée et pour tout dire pas très lisible. Un fan surgit sur le ring, l’arbitre s’en occupe et se retrouve lui hors du ring. Hernandez sort une chaîne mais Morgan s’en empare et frappe son adversaire qui se réfugie dans son coin, la tête dans une serviette en train, imagine-t-on, de se faire saigner, mais finalement il arrose Morgan avec ce qui semble être un petit sachet de ketchup ou de faux sang. Quoi qu’il en soit quand il revient enfin l’arbitre pense que Morgan est blessé et déclare vainqueur Hernandez qui s’en va, ravi de son bon tour, vers le vestiaire. Je ne suis pas sûr d’avoir compris ce qui s’était passé ni ce que la TNA voulait nous faire comprendre et je suis preneur de vos hypothèses pour éclaircir ce passage, qui me confirme en tout cas dans ma vision de l’utilisation du sang dans le catch qui est celle que Kovax a exposé dans son dernier papier : un saignement accidentel ok, mais pitié arrêtons avec ces séquences de blading toujours ridicules. Quoi qu’il en soit le heel a gagné en trichant, ce qui devrait conduire à une poursuite de cette feud.

 

Le match suivant était un match pour le championnat X Division, et mieux encore un match dans le fameux format Ultimate X qui a fait les beaux jours de cette division. Je résume pour les nouveaux : des pylônes en métal soutiennent au-dessus du ring des câbles en forme de X, au centre desquels est suspendue la ceinture. C’est un peu un match de l’échelle sans échelle, qui demande aux participants de se livrer à toutes sortes d’acrobaties pour décrocher la queue du Mickey. Les participants étaient le champion Kazarian, l’ancien champion Robbie E. et les deux membres de Generation Me, les frères Buck Max et Jeremy. Ce sont ces derniers qui ont eu droit à l’interview d’avant-match, Max expliquant que puisque c’était son anniversaire ce jour-là Generation Me devenait pour un soir Generation Max, ce que Jeremy approuvait sans paraître franchement ravi.

 

Le match fut de bonne qualité, le meilleur de la soirée peut-être, même s’il est probablement bien en deçà des matchs historiques de ce format. On a eu droit à plusieurs beaux moments, mais l’ensemble aurait pu être un peu plus intense. Ainsi les frangins ont livré quelques prises à deux spectaculaires, Kazarian a rien moins qu’encastré la tête de Max dans un des pylônes, Robbie a porté une belle double souplesse sur Kaz et Jeremy, et Kaz a porté à Jeremy une prise depuis le coin très spectaculaire, un Flux Capacitator je crois (oui je suis nul en noms de prises et j’assume).

 

 

Tiens c’est pas bête, je devrais me faire une liste moi-aussi.

 

 

Si Kazarian et les Bucks étaient à l’aise dans le match, un Ultimate X et même la X Division dans son ensemble sont bien au-delà des capacités de ce pauvre Robbie, qui devrait être cantonné à un rôle comique (son duo avec Cookie est si outrancier qu’il me fait rire). La fin du match s’est d’ailleurs surtout jouée à trois : la tension monte entre Jeremy et Max quand il devient clair que le premier tentera sa chance en son nom, les deux grimpent aux câbles et finissent par se faire tomber mutuellement, Robbie amène une échelle (on avait dit un match de l’échelle sans échelle, quel boulet celui-là), mais Kaz qui a escaladé un pylône et marché sur les câbles s’empare finalement de la ceinture et conserve son titre.

 

Match de championnat encore avec cette fois la ceinture par équipe. Les champions, les Beer Money affrontaient les Ink Inc. Je dois avouer ne pas du tout être rentré dans ce match. Il ne fut pas mauvais et plutôt intense, mais rien qui puisse le différencier du tout venant du catch à quatre. Passons donc directement au final d’autant qu’il fut lui intéressant : Shannon Moore des Ink Inc. s’apprête à frapper Robert Roode avec une chaîne, son partenaire Jesse Neal n’est pas d’accord pour gagner comme ça mais James Storm ne lui laisse pas le temps de gamberger et le frappe d’un superkick qui permet aux champions de gagner le match. Après ce dernier Jesse sert la main de ses adversaires mais Shannon lui leur crache de la bière au visage, ce qui mène à une nouvelle dispute entre les Ink. A la WWE une équipe qui se sépare est une histoire qui peut durer des mois mais à la TNA on peut penser que les choses vont aller beaucoup plus vite et que les keupons vont vite se retrouver adversaires.

 

 

Eh Jesse, j’ai un nouveau jeu, je te latte la gueule et après tu me lattes la gueule, ok ?

 

 

Continuons de remonter la carte avec l’antépénultième match du soir. Eh oui, il y avait huit matchs au programme ; ça n’a rien d’inhabituel à la TNA mais quand on songe qu’il y a trois ou quatre autres storylines en cours qui n’avaient pas de match à ce PPV on ne peut que ressentir une impression certaine de fouillis. Bref, le Phenomenal AJ Styles affrontait le… moins phénoménal Matt Hardy accompagné de la vieille baderne attitrée de la TNA, Ric Flair, l’ancien mentor de Styles. Le match fut le plus long de la soirée (près de 18 minutes), et le meilleur avec le Ultimate X. Interviewé par Christy avant le match, « Cold Blood » Matt reprocha en substance à Styles de vivre chez les Bisounours et d’être trop naïf pour le monde du catch.

 

Ceux qui ont suivi le NXT des Cahiers savent que je ne suis pas précisément un fan de l’aîné des Hardy. S’il est loin d’avoir retrouvé un tour de taille d’athlète, je ne peux pas nier (d’osier) qu’il a livré un match correct, dans un style plutôt bagarreur. Mais évidemment le match a très largement reposé sur AJ Styles. Ce type est vraiment bon ! Par ses prises autant que par le rythme qu’il imposait au match il a fait de ce dernier une réussite. Et puis il y a de petits moments qui assurent, quand par exemple, projeté par Matt, AJ réussit à se glisser sous une barrière de sécurité. Le final a été très bon, avec un Spiral Tap spectaculaire. Détail : l’arbitre a effectué le compte de trois malgré Flair qui tentait de lui prendre le bras ; c’est sympa et réaliste, de temps en temps, de voir un arbitre faire son boulot sans se laisser distraire par un type en bas du ring dont il sait bien qu’il est là précisément pour le gêner. AJ est grand et la TNA serait bien inspirée de le garder au plus près de la title picture et de ne pas le gaspiller en midcard.

 

Dernier match de cette review (fichtre, mais c’est que c’est long à écrire ces petites bêtes !), le match pour la place de prétendant au titre entre Mr Anderson et Rob Van Dam. Pour tout dire j’aime beaucoup Mr Anderson, sans doute mon membre préféré du roster de la TNA et, je crois, un vrai atout pour cette dernière. Mais bon sang, que ce match fut mauvais ! Et même très mauvais si on considère sa place dans la carte. RVD en est plus responsable qu’Anderson, avec de gros botchs à son actif. Par exemple en début de match, Van Dam a raté un saute-mouton et est retombé à moitié sur la tête d’Anderson, déclenchant des chants « you fucked up » dans le public – chants immédiatement calmés par Anderson d’un « I meant to do that », ça c’est un pro.

 

Mais de façon générale le match fut lent, mal foutu et pas très passionnant. Et, presque logiquement, il se conclut par ce qu’il faut bien appeler un final à la con, en l’espèce un double count-out. Ok, c’est un outil narratif que les bookers ont bien le droit d’utiliser de temps en temps. Mais la lutte pour le titre est un tel bordel ces derniers temps qu’un finish clean aurait été le bienvenu, surtout en PPV ! Mais non, on renvoie à Impact où, peut-être, on aura des réponses.

 

 

En même temps un bon match nul ça peut être sympa.

 

 

Les PPV comme outil pour vendre les shows télé, je ne suis pas sûr que ce soit un modèle très rentable à terme… Ce show a coûté, à ceux qui ont fait assez confiance à la TNA pour jouer le jeu du paiement à la séance, 35 $. Demander cette somme pour proposer un show dont les deux principaux matchs ont été ratés, c’est clairement se foutre du monde (la TNA a d’ailleurs donné aux acheteurs de ce show un accès gratuit à leurs archives pour six mois). Et comme ce n’est pas le premier raté de la TNA, ça va commencer à faire beaucoup.

 

L’impression désastreuse laissée par ce PPV ne vient en effet que renforcer l’immense impression de gâchis qui se dégage de la TNA. Il y a du talent dans cette fédération, bon elle a son lot de boulets c’est sûr, mais il y a du talent. On a juste le sentiment que parfois, de cette matière brute dont pourrait surgir le meilleur, surgit le pire… Il y a un problème de leadership, qui est largement responsable du crash en plein vol de Jeff Hardy. Et il y a aussi, et c’est lié, un problème de booking, bancal, difficilement lisible et qui manque de continuité.

 

Prenons l’affiche de Victory Road par exemple. C’est une image de… Kurt Angle. Non, vous n’avez pas raté un épisode : il n’était pas dans ce PPV. Quand l’affiche a été conçue, je suppose que les bookers se disaient que Angle serait bien sûr dans le show. Et puis finalement, non, on va faire autrement… C’est pas sérieux. Quant à la title picture, comme je l’ai dit c’est un vrai bordel. Donner un premier titre à un catcheur aussi populaire que Mr Anderson pour le lui reprendre au bout d’un mois, c’est incompréhensible.

 

J’imagine que depuis dimanche ça cogite sévère du côté d’Orlando. Le problème évidemment quand il y a un manque de leadership c’est que ça ne se résout pas d’un coup de poing sur la table. Franchement pour moi la question du bilan de l’expérience Hogan/Bischoff/Russo (je les mets ensemble quoi que je ne sache pas exactement quelles sont leurs responsabilités créatives respectives) doit se poser. Incontestablement ça a conduit de nouveaux fans à jeter un œil à la TNA ; mais aujourd’hui je ne suis pas sur qu’ils apportent encore grand-chose. Est-ce que vraiment il y a des fans qui regardent la TNA pour Hulk Hogan ? J’en doute. Virer tout le monde n’est peut-être pas la solution mais j’espère que de ce PPV terrible surgira une nouvelle ère pour la TNA, avec une vraie ligne directrice, des décisions claires et suivies. Évoluer ou mourir, la TNA n’est pas loin d’être réduite à cette alternative.

 

 

Tiens, en voilà deux qui ont regardé la TNA dimanche soir.

 

 

 

 

 


 
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