Catch

London calling

Les Anglais sont le meilleur public du monde: ils applaudissent toujours, même quand vous jouez bien.

Arthur Rubinstein

 

Comme tous les ans à la même époque, ce Raw a marqué le début de la "British Week" de la WWE. Le show rouge a posé ses valises à Londres pour un épisode relativement classique, mais qui a réservé son lot de surprises et nous a offert, ma foi, un très agréable moment!

 

 

What's up, motherfuckers?

 

 

Nalyse de Raw du 18 avril

 

 

Le show a commencé avec un petit discours de R-Truth, venu partager avec le public londonien sa joie d'avoir enfin gagné une chance de conquérir le titre le plus prestigieux de la compagnie après des années de midcard. Il était assez drôle d'ailleurs de voir Truth débiter son discours face à une foule qui clairement ne le prenait pas au sérieux, ponctuant son monologue de "what?" assassins. C'est alors que R-Vérité fut interrompu par son pote John Morrison, venu autant pour le féliciter de son title-shot que pour le vanner, lui rappelant qu'il doit sa place à la chance, le rappeur ayant bénéficié indirectement de l'attaque du New Nexus sur Orton et de l'intervention du Miz et de Riley à la fin du Gauntlet match de la semaine dernière.

 

Truth a vite compris où son pote voulait en venir, et il voyait très bien que Morrison chatouillait son ego pour le pousser à le défier dans un match en mettant en jeu son title-shot (faut dire que John Morrison est loin d'être un bon acteur, et ce segment nous en a donné une nouvelle preuve, si besoin en était), si bien que Truth répéta à John qu'il n'était là que pour célébrer sa victoire de la semaine dernière… Mais Morrison, tel Biff Tannen, usa de l'arme ultime pour pousser un rival dans ses retranchements: il a traité R-Truth de mauviette! Du coup, le rappeur, sous la pression du public, finit par accepter de disputer ce fameux match avec Morrison et de mettre en jeu sa place pour le match de championnat à Extreme Rules, faisant fi de tout raisonnement logique. Franchement Truth, ça fait mille ans que tu galères pour grimper les échelons, tu arrives enfin à gagner ta place pour un match pour le titre WWE, et tu t'empresses de le mettre en jeu une semaine après juste par orgueil, à cause des taquineries de ton pote? Comme on dit chez moi, tu es complètement fada!

 

 

– Je suis trop content de faire le main event d'un PPV, et pour le titre en plus!

– Et si tu me donnais ton spot en perdant en opener d'un weekly?

– OK!

 

 

Et ce qui devait arriver arriva: malgré de nombreuses tentatives de la part de Truth de mettre fin au match rapidement en multipliant les roll-ups, c'est finalement John Morrison qui remporte la victoire grâce à son Starship Pain, et qui prend ainsi la place de challenger aux côtés de Cena contre le Miz au prochain pay-per-view! Le plus surprenant s'est déroulé après le match: alors qu'on pourrait penser que la ruse dont a fait preuve le Shaman of Sexy est un signe pour un possible basculement vers le côté obscur de la Force, c'est bien Truth qui enclenche après le combat un Heel-turn en attaquant violemment son ex-ami avec plusieurs Running Knees lors d'un beatdown assez long, au cours duquel Truth se plaignit de Morrison et de son vol de title-shot. Cela dit, si tu avais été malin, tu l'aurais envoyé bouler ton pote, et tu l'aurais toujours ton match à Extreme Rules… Le segment s'est terminé sur un Morrison impuissant, au sol, et un R-Truth conspué par la foule, quittant l'arène après avoir allumé une cigarette comme le premier Jeff Hardy venu, chose assez inhabituelle pour un show PG. OK, ce n'est qu'une cigarette, mais quand on présente un spectacle de divertissement familial comme le fait la WWE, ce simple geste est un signe fort de transgression vis-à-vis justement de ce public familial. J'imagine déjà les associations anti-tabac se mobiliser contre le mauvais exemple donné par Truth, même s'il est passé Heel…

 

 

Si tu veux être cool, il faut que tu fumes gamin. And that's the truth, the whole truth and nothing but the truth!

 

 

Si ce segment est globalement assez bancal dans sa forme, il nous offre néanmoins de bonnes choses: Morrison est quand même plus crédible que le rappeur pour un match pour le titre, et la génèse de ce R-Truth Heel donne un nouvel élan à un personnage qui tournait en rond depuis un bail. Par contre, si je suis ravi de voir Truth passer chez les méchants, je dois avouer que l'interminable beatdown qu'il a fait subir à Morrison m'a rappelé le Heel-turn de Batista, mais en moins bien, hélas. Il faut dire que Batista avait de vraies raisons de s'en prendre à Rey Mysterio: ce dernier lui avait coûté le titre poids-lourds, ce n'est pas rien! Là, R-Truth s'est lui-même tiré une balle dans le pied; du coup, si je comprends sa colère et son passage du côté obscur de la Force, il lui manque ce "je ne sais quoi" (comme dirait Stone Cold) pour que j'accroche complètement au personnage. Pour moi, là où Batista était une bête sauvage rongée par la jalousie, R-Truth n'est qu'un loser qui a bêtement perdu l'occasion de briller qu'il attendait depuis des années par orgueil… Mais comme je l'ai écrit un peu plus haut, si je ne suis pas totalement emballé, je suis quand même curieux de voir la suite et de suivre l'évolution du personnage de Truth en mode Heel, et rien que pour ça, la mission des bookers est accomplie!

 

En effet, c'est quand même une preuve supplémentaire que la WWE peut facilement nous surprendre et nous rappelle avec ce segment que tout peut arriver dans ses shows: jusqu'à cet épisode, nous étions nombreux à croire que R-Truth n'était impliqué dans le main-event d'Extreme Rules seulement grâce à sa qualité d'ami de John Cena, et qu'il serait la clé d'un Heel-turn du Marine évoqué pour la énième fois après les événements de la semaine dernière. Et finalement, c'est R-Truth qui devient Heel et Morrison qui sera dans le match pour le titre! Les storylines bougent, le public est surpris, et la carte d'Extreme Rules gagne en crédibilité: on peut dire que les bookers, quand on y pense, ont bien joué leur coup.

 

Et tout cela n'était que la première surprise de la soirée: après une page de pub, le deuxième match était annoncé, le sautillant Evan Bourne attendant déjà son adversaire sur le ring. Celui-ci nous a été présenté par l'inénarrable Vickie Guerrero, puisqu'il s'agissait du "nouveau et amélioré" Dolph Ziggler! Nouveau et amélioré car ce soir, Dolph est monté sur le ring avec un nouveau look, cheveux courts et bruns. Pour ce qui est du match en lui-même, rien de bien nouveau, les deux hommes ayant servi un combat bien mené, efficace. On notera le joli Dropkick de Ziggler, porté dans les airs pour contrer un Crossbody de Bourne. Le match s'est conclu par une belle victoire de Dolph, qui a placé son Zig-Zag après avoir évité le Air Bourne de son adversaire. Personnellement, c'est toujours une joie de voir Dolph combattre, surtout pour gagner, et même si je regrette déjà son ancien look, j'espère que cette nouvelle évolution de son personnage lui offrira de belles choses à l'avenir, car il le mérite bien après avoir régulièrement délivré des prestations plus qu'honorables, notamment dernièrement contre Morrison.

 

 

Un homme nouveau, amélioré. Mais toujours avec Vickie Guerrero.

 

 

Après une annonce choc concernant Michael Cole (sur laquelle je reviendrai plus tard), une vidéo rendant hommage à Edge et l'annonce d'un pot de départ en l'honneur de la Rated-R Superstar organisé lors du prochain Smackdown par Alberto Del Rio, ce fut au tour du Miz et de son sous-fifre Alex Riley de débarquer dans l'émission, en tenue de combat et avec de nouveaux t-shirts à la gloire de l'Awesome One.

 

L'actuel champion de la WWE vint se plaindre des événements survenus lors de l'ouverture du show: il s'était préparé à affronter John Cena et R-Truth, et voilà que sans qu'on daigne le prévenir, il doit faire face à un adversaire imprévu en la personne de son ancien binôme Morrison! Jusque là, rien de bien original à part le discours classique du Heel capricieux, si ce n'est que ce fut également pour nous l'occasion de savoir que le match pour le titre prévu à Extreme Rules sera un Steel Cage match. Mécontent, le Miz, comme Chris Jericho en son temps, décida de squatter le ring jusqu'à ce que le GM anonyme de Raw ne change la stipulation du match pour une autre plus favorable pour le champion qu'il est et qu'il compte rester. J'ai lu sur le forum une hypothèse très intéressante qui dit que si le Miz a tendance à prendre quelques "trucs" de Jericho (comme ce caprice), c'est pour mieux préparer une feud entre les deux hommes lorsque Y2J reviendra, vraisemblablement en mode Face après son run à "Dancing with the stars" (où il se débrouille très bien, par ailleurs). C'est une hypothèse à laquelle j'adhère volontiers, tant j'ai hâte de voir Jericho revenir sur un ring, et aussi car je suis persuadé que le Miz aurait tout à y gagner, surtout en termes de crédibilité sur le ring.

 

 

Objection! … Non, rien, laissez tomber…

 

 

En attendant, c'est Sin Cara qui débarqua pour défier le Miz, et l'homme masqué réussit enfin parfaitement son entrée sur le ring. Il fut rapidement rejoint par un John Cena pressé d'en découdre avec le champion, si bien que c'est fort logiquement que l'AGM finit par organiser un tag match opposant le duo bien rôdé que constituent Miz et Riley aux deux Faces Sin Cara et John Cena. Le match fut plaisant, avec un Cena qui commença le combat dans la peau du Face en péril harcelé par l'équipe Heel qui avait logiquement l'avantage. Sin Cara parvint néanmoins à reprendre la main, enchaînant les ranas et autres figures acrobatiques. Certes, on pourrait reprocher un léger manque de fluidité, mais c'est à mon sens plus dû au manque d'habitude du roster de Raw face à ce genre de catch qu'autre chose. Le combat s'est terminé de façon assez prévisible: 5-Knuckle Shuffle, Attitude Adjustment sur Riley, et plongeon de Sin Cara pour la victoire. Un finisher d'ailleurs un peu botché, la faute revenant à un mauvais positionnement de Riley. Mais l'essentiel est atteint: la foule a adoré! On notera quand même que le Miz a carrément abandonné son employé pendant l'Attitude Adjustement de Cena!

 

 

– Eh! Eh! T'es qui toi?

– Silence, vermine gélatineuse à la musculature inversement proportionnelle à l'intelligence! Laisse le meilleur au monde dans ce qu'il fait se concentrer avant une nouvelle démonstration de supériorité technique!

– Ah, ça me dit quelque chose… Je sais, t'es le Great Khali!

 

 

Un mot sur la division féminine à présent, puisque son tour est arrivé. Une nouvelle vignette de Kong a été diffusée, la probable Monster-Heel démembrant cette fois une poupée brune à laquelle elle a arraché les jambes… J'ai hâte de voir Kong bousculer une division Divas moribonde et peut-être apporter le renouveau que nous attendons depuis si longtemps, mais je préfère attendre et voir venir avant de réellement m'enthousiasmer. Comme on dit, chat échaudé craint l'eau froide…

 

De retour sur le ring, le match féminin de la soirée opposait Eve (qui semblait avoir oublié sa mauvaise humeur de la semaine dernière et était en mode Face à fond les manettes) à Nikki Bella, la sœur de la championne actuelle. Bonne nouvelle: les Divas ont eu droit au micro cette semaine! Mauvaise nouvelle: c'était pour dire des âneries. En effet, la championne des Divas, Brie, a pris le micro pour narguer Eve, et lui rappeler qu'elle pourrait ne jamais avoir droit à son rematch pour le titre si jamais elle était draftée à Smackdown la semaine prochaine (car oui, le grand Draft de la WWE aura lieu lors du Raw de la semaine prochaine). Or, le titre des Divas étant unique et pouvant être défendu dans les deux shows, qu'est-ce qui empêche Eve de demander son rematch même si elle part dans le show bleu? Enfin bref, faisons comme si de rien n'était, et passons au match, qui a été un match de Divas classique, c'est-à-dire oubliable. Eve remporte la victoire après un pauvre ersatz du Beautiful Disaster de Cody Rhodes… porté depuis la première corde, le tout en moins de deux minutes. Oui, je sais, même pour un match de Divas, c'est très faible comme fin. En plus, Eve n'aura pas eu le temps de célébrer sa victoire, car elle a été interrompue par Michael Cole qui annonça que nous allions assister à un événement historique: sa "chevaliérisation", comme dirait Perceval le Gallois.

 

 

C'est pas faux.

 

 

C'était la fameuse annonce-choc que j'ai évoqué un peu plus haut: Michael Cole allait être anobli par la reine Elisabeth II en personne, en direct, à Raw! Bien sûr, il ne s'agissait là que d'une mise en scène totalement kayfabe pour permettre à Cole de prendre encore un peu plus de heat. Jack Swagger, qui s'est réconcilié avec le commentateur qui lui a permis d'échapper à un 619 lors du Smackdown de la semaine dernière, débarqua sur le ring pour prononcer un discours à la gloire de son ami. Puis l'hymne britannique retentit, alors qu'une fausse reine d'Angleterre descendait la rampe. "God save the Queen" fut honoré et chanté en chœur par le public londonien, mais sitôt la dernière note de l'hymne jouée, la fausse reine et Cole furent copieusement hués tout au long de ce simulacre de cérémonie d'anoblissement. On peut comprendre que les Anglais aient peu goûté au détournement des symboles de leur chère royauté, mais je dois avouer que c'était aussi drôle à voir tant ce moment était ô combien surréaliste.

 

Les choses ne s'arrêtèrent pas là, car une fois Elisafake II partie, "sir" Michael Cole partit en vrille, se déclarant le "lord of the ring" en quelque sorte, et exigeant que les commentateurs de cette semaine (et futurs adversaires de Cole à Extreme Rules), Jim Ross et Jerry Lawler, viennent lui prêter allégeance en lui baisant un pied ma foi fort peu ragoûtant. Les deux commentateurs Faces se dirigèrent sur le ring, non pas pour obtempérer mais pour rabattre le caquet de Cole, mais Swagger ne leur laissa pas la moindre chance de frapper, le All American-American mettant Lawler hors d'état de nuire avant de forcer JR à embrasser le pied sale de Cole à l'aide de son Ankle Lock. Ainsi s'est donc poursuivie la feud des commentateurs, ce segment prouvant définitivement pour ceux qui auraient manqué Smackdown que Cole et Swagger sont plus unis et détestables que jamais. Alors oui, le début du segment était drôle avec cette fausse cérémonie, mais il est grand temps que cette feud, qui aurait déjà dû être terminée à Wrestlemania, s'achève à Extreme Rules, tant les attaques hebdomadaires du duo Heel sur la paire Lawler/Ross deviennent lassantes…

 

 

– Qu'on lui coupe la tête!

– Euh, Majesté, ce n'est pas le texte…

– Je sais.

 

 

La suite du show réserva une nouvelle surprise, bien plus agréable cette fois: un match entre Santino Marella et le champion des États-Unis, Sheamus. Ce dernier parvint à obtenir une jolie heat en reniant publiquement ses origines britanniques, grâce aux nouvelles couleurs de sa tenue bien sûr, mais aussi en mettant en avant son titre justement, et sa fierté de porter celui-ci. Le rouquin fit aussi plaisir à tous les fans exigeants en matière de continuité, en expliquant que ce combat était important pour lui: en effet, la dernière fois que Raw s'est produit sur les terres de la perfide Albion, Sheamus avait dû subir les blagues de Marella et de Kozlov dans une mémorable "tea party", et il était décidé de profiter de ce retour en terre anglaise pour réparer l'affront que l'Italien lui avait fait alors. Très belle façon d'introduire le match et ces enjeux de la part du champion US, et belle domination de celui-ci pendant ce combat: Sheamus n'a en effet laissé aucune chance à Santino, tellement affaibli qu'à la fin du match, il pouvait à peine tenir debout. Plus grave, il n'a pas réussi à armer son arme fatale, le Cobra! C'est donc sur un bon gros Brogue Kick que Sheamus remporta la victoire et lava ainsi son honneur au terme d'un match court mais efficace.

 

 

Sheamus en a profité pour placer son nouveau finisher que les frères Silver lui ont appris: le Venkipu.

 

 

Tout cela nous mena tranquillement au main event de la soirée, opposant Randy Orton à CM Punk. Afin de s'assurer que le match se déroule en bonne et due forme, les autres membres du New Nexus étaient bannis du ring et de ses environs. Si ça tenait qu'à moi, ils auraient eu l'autorisation d'intervenir, ne serait-ce que justement pour équilibrer les chances! Cela dit, je dois avouer être mauvaise langue, car Punk a donné du fil à retordre à la Vipère, et est même parvenu à contrer et à échapper à un RKO! Vous le savez, lors d'un combat de Cena, on peut entendre les enfants crier "Let's go Cena!" et les adultes (en tout cas, les mâles qui ont mué) répondre "Cena sucks!", partition que le public londonien a évidemment jouée un peu plus tôt dans la soirée. Eh bien nous avons eu droit à un second round lors de ce main event, les enfants (et Axl, certainement) hurlant "RKO!" et les adultes (et moi-même) répliquant "GTS!" avec force!

 

La foule était donc partagée, et c'est tant mieux, car ça a donné encore plus de vie à ce match! Les deux hommes ont livré une bonne prestation, chacun déroulant son arsenal et aucun des deux ne lâchant prise. J'ai même été surpris de voir Punk tenir autant tête à Orton, ce dernier devant même mordre la main de son adversaire pour se sortir d'une prise de soumission. Étonnamment par contre, cela n'a pas conduit à une disqualification de la Vipère… Eh oui, car malgré la qualité du combat, celui-ci se termina de la même façon que tous les affrontements entre le leader du New Nexus et Orton: tentative de GTS, contre, victoire de Randy, sur roll-up cette fois, pour changer un peu.

 

 

Veni, vedi, vici. Comme d'hab' quoi.

 

 

Mais le son de la cloche, en plus d'annoncer la fin du match et la victoire de la Vipère, était aussi le signal pour le New Nexus de passer à l'action! David Otunga, Michael McGullicutty et Mason Ryan investirent le ring et attaquèrent donc Orton, sous le regard amusé de CM Punk. Ryan porta son finisher sur Randy, et mit un point d'honneur à en finir avec Orton personnellement, insistant pour lui porter un Punt Kick, le même coup qui a éloigné les sbires de Cihaime de leur maître pendant des semaines…

 

Punk parvint, difficilement, à calmer Batistwo et se lança lui-même pour un Punt Kick vengeur… avant d'être accueilli par un Orton qui plaça son RKO avant de quitter le ring, laissant le New Nexus et son chef fous furieux. Voilà pourquoi Orton n'a pas gagné son match sur RKO: il attendait de le placer à la fin du show… Et donc, rien n'a changé: le New Nexus revient, aussi faiblard qu'avant leur séjour à l'hôpital, Randy Orton continue de dominer outrageusement ses ennemis, et parvient à repartir debout d'un passage à tabac à quatre contre un… Pendant ce temps, le suspense de cette feud reste inexistant, et malgré toute l'admiration que je voue à Punk, j'ai beaucoup de mal à m'intéresser à cette feud en sens unique. Espérons que les bookers sauront nous surprendre un peu avant Extreme Rules et un probable nouvel affrontement entre les deux hommes: il serait plus que temps…

 

 

Par exemple, Punk pourrait trancher la gorge de Randy. Juste une idée, comme ça.

 

 

Dans l'ensemble, cet épisode anglais a été un bon show, qui a rempli honnêtement son office, et dont tous les matchs ont été bons, à part celui des Divas (comme d'habitude). Ce Raw nous a montré que la WWE était encore capable de nous surprendre tout en nous proposant un spectacle de qualité. Extreme Rules est dans deux semaines, mais beaucoup de choses intéressantes nous attendent d'ici là dans le show rouge: le néo-Heel R-Truth voudra certainement continuer de se venger de John Morrison; Dolph Ziggler, "new and improved", va sûrement vouloir marquer les esprits; le New Nexus n'en a pas fini avec Randy Orton… Sans compter que la semaine prochaine aura donc lieu le grand draft annuel. Espérons qu'à l'occasion des grands changements que cela implique, les bookers continuent de nous surprendre comme ils ont réussi si bien à le faire cette semaine!

 

 

Je l'aurai un jour, je l'aurai!

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