Catch

Certaines choses changent, d’autres pas

Quand il est nécessaire de changer, il est nécessaire de ne pas changer.

Lucius Cary

 

Cette semaine, la rédac a réussi à trouver un esclave consentant (telle la première maid de Sofitel venue) pour nous faire la nalyse de Raw! On applaudit bien fort le petit Major Tom, futur médecin de renommée, pour cette nalyse d'un go-home show pas si mauvais, tout en remerciant Kovax de son soutien au plus petit des grands hommes (à moins que ce ne soit le contraire).

 

 

Depuis que nous avons informé Major de l'existence de la boum qu'on fera à la Fistinière avec l'ensemble des rédacteurs, il est prêt à tout.

 

 

Nalyse de RAW du 16 mai

 

 

Autant le dire tout de suite : les shows précédant directement les pay-per-views (ou go-home shows pour les plus anglophiles de l’heptacéphale comité de rédaction) sont rarement sexy. Pauvres en rebondissements (au contraire de ceux suivant un évènement dominical) et en temps de catch (histoire de ne blesser personne avant un grand rendez-vous), ils sont là essentiellement pour poser les toutes dernières pierres des diverses constructions de storylines, et n’offrent le plus souvent dans le pire des cas qu’une répétition de ce qui s’est passé les semaines précédentes, façon « si vous avez loupé la rivalité depuis un mois » ; dans le meilleur des cas par contre, ils peuvent contenir quelques éléments nouveaux donnés au compte-goutte et destinés à appâter le futur acheteur histoire de lui faire payer les 30 $ fatidiques. Le Raw de ce lundi n’a pas dérogé à la règle, entre moments inutiles et intéressants, entre solidité et hype. Nalyse en deux parties.

 

 

Ouais, deux, man !

 

 

Ce qui ne change pas :

 

 

Kharma continue son œuvre de démolition : Honneur aux femmes donc pour commencer cette review, et à cette intervention de la grande guerrière à la peau d’ébène après un match féminin dont il n’y a pas grand-chose à dire : Kelly Kelly et les Bellas avaient la banane au moment d’entrer sur le ring, pas plus traumatisées que ça alors qu’un des commentateurs rappelait opportunément que la liste des victimes de Kharma s’allongeait à cinq après l’attaque de Layla lors du dernier Smackdown. Le match entre K² et une des deux sœurs fut mauvais, même selon les standards féminins, et fut gagné pour l’anecdote par la blonde sur un roll-up complètement raté. Beatdown post-match de la part des mauvaises perdantes, et arrivée de Kharma, qui se dirige tranquilou vers les Bellas pendant que Kelly reste prostrée dans son coin (visiblement la leçon d’il y a deux semaines n’a pas vraiment pris…), Implant Buster sur une des deux (celle qui avait disputé le match ?), puis pichenette sur la Barbie, ce qui n’est pas sans rappeler les vignettes pré-arrivée de la brutale combattante. On notera que les assauts répétés ne semblent pas plus dérangé que ça le fabuleux General Manager anonyme, sans doute que lui aussi part pisser au moment des filles… Bref, le fait d’épargner Kelly fera sans doute tilter certaines personnes (les plus audacieuses lançant peut être l’idée d’une storyline lesbienne entre les deux), quant à moi j’avoue que la répétitivité des attaques et l’absence de match féminin dimanche prochain font que ces attaques, certes impressionnantes (mais désormais attendues), ne provoquent chez moi qu’un sursaut assez faible d’attention par rapport à la division diva, et que j’attends qu’il se passe autre chose dans les semaines à suivre.

 

 

À moins que Kharma n'essaie simplement de reprendre la gimmick de chiropracteur de Mike Knox…

 

 

La rivalité Lawler/Cole est toujours nasebroque : J’ai franchement hésité à mettre cette partie dans l’autre catégorie, tant les relations entre les deux commentateurs se sont calmées depuis Extreme Rules : plus de phagocytage de show, plus de disputes enflammées pendant les matchs, plus d’arrivées séparées, les deux mecs arrivent même à commenter les autres matchs, chacun d’un côté de la Cole Mine, et l’équilibre est presque atteint entre les deux commentateurs faces et le heel. Malgré tout, ce show aura eu droit à son segment, une signature de contrat, qui comme d’habitude finit mal, avec un nouvel étranglement Cole/cravate par le King. Le match de dimanche prochain fut annoncé comme un Kiss My Foot match, au grand ravissement de Lawler, qui après les fouets semble égrener sa liste de fantasmes en se montrant particulièrement heureux à l’idée d’enfoncer son pied dans la bouche humide de Michael Cole (le parallèle avec la feud entre le King et Bret Hart, que certains avaient déjà noté lors du segment avec la reine d'Angleterre fut d’ailleurs dument rappelé lors de ce show.) Ah, j’oubliais, Cole avait les pieds une nouvelle fois infesté de champignons : il devrait plus souvent regarder les pubs de l’après-midi sur France 3, il apprendrait que c’est tout à fait soignable. L’évènement le plus intéressant de ce segment aura droit à son paragraphe entier en fin de nalyse, en attendant le match de dimanche devrait sans doute être le dernier de la série (je sais que ça fait trois pay-per-views qu’on vous dit ça, mais là je vous promets, c’est pour de vrai !), espérons qu’il soit court…

 

 

Le dernier match ? Ah non non, dès le mois prochain, Ultimate Surrender match, le perdant devient l’esclave sexuel de l’autre pour l’éternité !

 

 

Les Mexicains seront toujours des Mexicains : Rey Mysterio était un peu fâché au moment de son apparition, rapport à R-Truth qui l’a marravé en fin de show la semaine dernière alors qu’il avait rien fait du tout, alors il avait bien envie de venir lui mettre la tête dans la neige dans un match immédiat, mais finalement c’est Del Rio, toujours avec Ricardo Rodriguez mais sans Brodus Clay qui débarquait, semblant lui aussi vouloir en découdre. S’ensuivit une petite joute verbale moitié anglais/moitié espagnole/moitié on comprend rien, visant à déterminer qui était le plus Mexicain des deux, avant qu’une nouvelle rencontre fut décidée entre les deux tout de suite maintenant. Pas grand-chose à en dire, si ce n’est qu’il fut encore une fois correct à défaut d’être incroyable, et qu’à un moment donné, R-Truth, sans doute à la bourre, se mit à faire le pitre du haut des gradins causant… ben ne causant rien en fait, puisque Mysterio réussit quand même à prendre l’avantage sur Alberto (sans doute que malgré tous ses efforts, les postillons de la Vérité n’ont pas réussi à atteindre le ring, dans le cas inverse, qui sait ce qu’il aurait pu se produire ?), et que le match termina en disqualification après que Ricardo décida de prendre le 619 à la place de son bien-aimé maître. Drôle de disqualification d’ailleurs, puisque Rodriguez n’a pas attaqué directement Rey, sans doute encore un enjeu de la vidéo dans le catch qui permettra d’éviter les erreurs d’arbitrage comme celle-ci… Pour faire bonne mesure, beatdown post-match de Del Rio puis de R-Truth qui entre temps a retrouvé le chemin du ring, match annoncé entre Truth et Mysterio dimanche prochain pendant que Alberto pourra tranquillement regarder le Pay Per View chez lui, un burrito à la main. À moins que… ?

 

 

Contrairement à R-Truth, Dolph Ziggler n'a lui toujours pas retrouvé la voie d'accès au ring, et est réduit à demander son chemin…

 

 

La feud Cena/Miz continue son petit bonhomme de chemin : Fil rouge du show, la rivalité entre les deux hommes n’avait absolument pas besoin d’une révolution, et d’ailleurs ce ne fut pas le cas. Le ton était donné dès le début du show, lorsque l’inamovible Alex Riley interrompit John Cena qui venait sans doute dire qu’il n’abandonnerait jamais pour lui montrer à quel point le Miz était impitoyable via un petit clip relatant les exploits du kid de Cleveland ces derniers mois. Le Miz enfonça d’ailleurs le clou en fin de match, en disant que vu qu’il était le plus malin de toutes les superstars, il allait pouvoir faire hyper mal à Johnny, genre en le fracassant avec tout ce qu’il trouverait. Y a pas à dire, être un génie du mal, c'est vraiment terrible, le Joker peut aller se rhabiller. Soit dit en passant, à sa place moi je kidnaperais la mère de Cena et je demanderais qu’il dise I Quit sinon je la passe au mixer, mais visiblement le Miz ne doit pas y avoir pensé, ou n'a pas de mixer chez lui. Vu que Cena avait choisi la stipu pour dimanche, il appartenait au Miz de choisir l’opposant de Cena en main-event, ainsi que la stipulation, et on le vit donc tranquillement commencer à démarcher les potentiels adversaires, et donc par voie de booking inversé, on put donc déduire qui ne serait pas dans le main-event du soir tout au long des segments qui ont jalonné ce show. L’adversaire du soir fut donc… mais j’en reparlerai un peu plus tard. Suivit encore une fois une attaque post-match des heels, mais Cena eut le dessus (à un contre Miz + Riley + un tuyau de fer, ils n’avaient aucune chance), et répéta, que dis-je, hurla dans toute la salle qu’il n’abandonnerait JAMAIS. On va d’ailleurs sans doute vers la fin de la rivalité entre les deux qui court depuis le Royal Rumble, reste à savoir qui sera n°1 contender après dimanche : le choix logique serait celui de Del Rio, mais nous ne sommes bien sûr pas à l’abri d’une surprise, ou d’un match à plusieurs.

 

 

John Cena, le seul mec qui te spoile le résultat de son match avec son tee-shirt.

 

 

Ce qui change :

 

 

Le Nexus a gagné : J'aurais sans doute dû avertir ceux qui n'ont pas vu le show de s'asseoir avant celle là : le Nexus n'a pas remporté une victoire, mais bien deux lundi soir, et quelles victoires ! Tout commença en début de soirée, alors que Punk avait à cœur de se racheter une crédibilité auprès de son clan, et particulièrement de Mason Ryan, le plus instable de la bande. Son match contre son ancien partenaire et actuel champion des États-Unis Kofi Kingston fut somme toute moyen, et vit les membres du gang se rapprocher à chaque fois que leur leader était en difficulté, pendant que Punk leur intimait de rester sous le titantron, donnant lieu à un 1-2-3 soleil assez marrant. Victoire clean de Punk, sa première depuis des mois, mais ce n'était rien par rapport à ce qui allait suivre plus tard dans la soirée : ShowKane était annoncé contre la paire Otunga/McGuiliguili, dans ce qu'on pressentait comme un futur squash match, d'autant plus qu'il était annoncé pendant l'entrée des géants qu'ils défendraient leur titre par équipe dimanche contre la paire Punk/Ryan (le parallèle avec le Corre, dont les deux membres les moins over avaient affronté les champions par équipe le mois dernier avant que Barrett et Jackson ne s'essaient à l'affrontement à Extreme Rules est d'ailleurs troublant). Dès lors, les deux membres les plus faibles du nouveau Nexus ne semblaient là que pour servir d'apéritif, mais contre toute attente, et avec l'aide des deux autres membres du clan, ce sont bien les rookies qui se sont imposés, remportant ainsi une victoire de prestige, la première depuis janvier pour McGillicutty, et depuis novembre pour Otunga. Le Nexus s'est donc racheté une crédibilité et par là même un intérêt, en vivant sa meilleure soirée sous l'ère Punk. De là à penser que de nouveaux champions par équipe seront couronnés dimanche, je crois qu'il faudrait pas trop déconner, et je vois plus venir un face-turn de Ryan et une feud avec le gourou straight edge. En tous cas, bon travail de la part des bookers qui soignent ce qui semble être la seule véritable stable restante à la fédération, alors que le Corre est en plein délitement.

 

 

Cool une victoire, je vais pouvoir inviter Swagger pour fêter ça ce soir !

 


Le All American Eagle prend son envol : La transition via la vignette précédente est toute indiquée pour glisser vers celui qui fut sans doute l'homme le plus intéressant de la soirée. Tout se passa là aussi en deux temps, et commença lorsque Cole se vanta auprès de Lawler d'avoir fait de Swagger ce qu'il est aujourd'hui, allant même jusqu'à dire que personne ne se rappelle de lui comme champion du monde. En soit, ce n'est pas tout à fait faux, mais le natif de l'Oklahoma prit mal ces paroles et quitta derechef ce qui semble désormais être son ex-mentor. Mais la Swaggie night n'était pas finie, puisqu'il s'avéra que c'était lui l'adversaire mystère choisi par le Miz pour affronter John Cena lors du main-event de la soirée. Et là encore, l'homme en combinaison fit une bonne impression, livrant une belle résistance durant une petite dizaine de minutes, allant même jusqu'à contrer les cinq mouvements de la mort de Cena, avant de s'incliner sur cette même combinaison déjà fatale à A-Ri la semaine dernière. Certains seront déçus d'avoir vu le Marine revenir aussi facilement, et soumettre Swagger, mais un match contre le Top Face de la compagnie est rarement un acte anodin qui plus est lors d'un main-event, et le lutteur amateur me semble désormais sur une pente ascendante, qui ne devrait certes pas le mener jusqu'au sommet (du moins pas tout de suite), mais qui représente une nette progression depuis ses affrontements pour le titre Intercontinental contre Dolph Ziggler en fin d'année dernière. Swagger aura donc parfaitement su tirer parti de la feud Cole/Lawler, mais devrait sans doute se rappeler qu'il a un autre finisher que l'Ankle Lock, sinon je crois qu'on est pas prêts de le voir battre un Top Face de la compagnie.

 

 

-Bon John, ça fait 15 minutes là, tu veux vraiment pas abandonner ?!

-Nan nan, attends, je vais trouver un moyen de m'en sortir *roulade* ah bah j'aurais du y penser plus tôt !

 


Pour conclure cette nalyse succinte, le Raw présenté lundi soir fut solide, loin d'être inoubliable,  mais qui a eu le mérite d'apporter quelques éléments de réflexion quant à la suite des événements : les statuts de Mysterio, Del Rio, Swagger, Punk ou du Miz changeront sans doute après dimanche, et un pay-per-view dont la carte est moins alléchante que celle d'Extreme Rules, mais qui devrait quand même être intéressant, surtout si le "I Quit" Match tient les promesses amorcées par le match avec la même stipulation de l'an dernier entre John Cena et Batista. La WWE a lors de ce show alterné entre mise en avant de certains midcarders et chouchoutage des main-eventers déjà établis. La suite semble en tous cas assez prometteuse, quant à moi, je vous laisse avec l'arnaque de la semaine :

 

 

Zack Ryder a réussi à refiler à John Cena un exemplaire de son tee-shirt qui est pourtant très moche. Plus que 9998 avant rupture de stock !

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