Catch

Michelle, ma belle, la suite

Toute biographie digne d’être écrite est le récit d’une ascension.

Henry Bordeaux

 

La première partie de la biographie de Michelle McCool publiée hier traitait des origines de la passion de la Diva la plus flawless du roster féminin, de son apprentissage et de ses premiers pas à la WWE. Mais surtout, la fin de l’article évoquait le terrible accident médical dont elle a souffert en début de carrière et se concluait par un énorme et angoissant point d’interrogation. Dans cette deuxième partie, découvrez si Michelle est morte en novembre 2006, ou pas.

 

 

Et apprenez comment, après le Faithbreaker, elle a mis au point le Air Lesbian Sixty Nine.

 

 

Biographie de Michelle McCool (2/3)

 

 

Coup de tonnerre à la WWE : nous sommes le 28 novembre 2006 et Michelle McCool est hospitalisée d’urgence. La cause ? Un sternum fracturé, une hypertrophie rénale et un déséquilibre hydro-électrolytique, bref, que des trucs trop, trop graves (big up à Doctissimo.fr) ! N’en jetez plus, la Diva est à l’article de la mort, ce que confirmera plus tard Ferdinand Rios, médecin attitré des stars de la compagnie de Stamford : à quelques jours près, la divine serait passée de vie à trépas, brutalement, si son mal n’avait pas été diagnostiqué, ne nous laissant que nos yeux rougis par les vapeurs de teushi pour pleurer.

 

On a beaucoup glosé sur cet incident dramatique qui serait dû à une ingestion massive et répétée de pilules « coupe-faim » et à de graves problèmes alimentaires. Car oui, la gracieuse jeune femme aurait souffert d’anorexie, cause possible de son terrible accident. Mais qu’est ce qui a bien pu pousser la tendre Michelle à sombrer ainsi dans un état dépressif, dont l’anorexie est le principal symptôme ? Jolie, intelligente, célèbre et riche, mariée à son petit ami d’enfance, son premier amour, celui-là même qui a eu l’honneur de déflorer la jeune fille, de lui déchirer l’hymen d’un vigoureux coup de verge, de quel mal peut-elle bien souffrir ? La vie paraît lui sourire et rien ne semble être en mesure d’expliquer les troubles psychologiques qui l’affecteraient.

 

 

Oui, qu’est-ce qui pourrait bien expliquer ces étranges perturbations psychologiques ?

 

 

C’est pourtant du côté de sa vie de couple qu’il faut chercher les causes de cet événement dramatique. En effet, à l’époque des faits, leur mariage se délite et c’est bien en 2006, l’année du drame, que le divorce est prononcé et que Jeremy Louis Alexander sort de la vie amoureuse de notre sirène. Sachant cela, et sachant également que « l'anorexie est un trouble du comportement alimentaire dans lequel l'anorexique se sert de la maîtrise de son corps car elle ne parvient pas à maîtriser les relations avec son entourage, notamment sa famille. » et que « l'anorexie est souvent le compromis que trouve la personne face à un conflit qu'elle ne parvient à résoudre: chagrin d'amour, deuil. », ou encore que « les anorexiques sont souvent des personnes sur qui on a mis de lourdes responsabilités et qui éprouvent de la culpabilité », nul besoin d’être grand clerc pour associer ce bouleversement familial et la pression ressentie par Michelle à cet accident tragique…

 

 

Michelle lui a bien fait passer quelques messages subliminaux, mais trop subtils pour être compris par son mec.

 

 

A son retour, en mars 2007, Michelle McCool semble plus forte que jamais et fermement décidée à poursuivre une ascension qui la mènera plus tard au firmament de la WWE. Comme l’a dit Jenifer, ce qui ne la tue pas la rend plus forte (on attribue souvent, mais à tort, cet adage à Nietzsche, il était temps de rétablir la vérité), et c’est avec la volonté d’une morte de faim (hi hi hi) qu’elle fait son retour sur les rings de la fédération de Stamford. Mais la gracile colombe a bien changé et nous revient fort assagie après cet épisode dramatique et douloureux.

 

Il n’est plus question pour elle de s’imposer en ayant recours à d’inavouables stratagèmes, la petite peste a laissé sa place à une douce jeune fille toujours prête à venir en aide à une bonne copine en difficulté. Elle achève sa mue le 13 avril alors que la perfide Jillian Hall s’en prend violemment à la charmante Ashley Massaro (jalouse de sa participation à une vidéo de Timbaland), si violemment qu’elle en perdra la vis installée sur une de ses anches, après une fracture du tibia et du péroné consécutive à une bataille royale. Michelle étrenne son nouveau costume de Dom Quichotte et porte secours à la pauvre Ashley. S’ensuivra une feud entre Jillian et notre svelte championne, dont elle sortira vainqueur, renvoyant Hall à ses cours de chant.

 

 

Depuis l'épisode de la vis perdue, Ashley Massaro prend parfois des poses assez étonnantes.

 

 

No zob in job

 

Ce n’est pas Moïse qui nous contredira, la vie est semée d’embûches, et longue est la route qui mène à la terre promise. Sainte Michelle elle-même pourrait en témoigner car après toutes les avanies et les aléas que nous venons de narrer, il lui restait à parcourir un autre chemin de croix. Celui de la désillusion amoureuse à la WWE.

 

Le 7 septembre, la route de Michelle croise celle de Chuck Palumbo, viril mâle dominant, aux allures de biker, un genre que notre Aimée aime plutôt bien comme son second mariage nous le confirmera plus tard. Entre eux, le courant passe immédiatement, ces deux là se plaisent, c’est évident. Il est jeune, il est beau, il sent bon le sable chaud, son légionnaire de la WWE ; Michelle est conquise. Ce soir-là, ils sont opposés à Kenny Dykstra et Victoria et s’imposent sans trembler. Un flirt est né. Tout va pour le mieux pour le couple respectueux de l’adversaire et des règles du catch, jusqu’à cette funeste rencontre avec le terrifiant Jamie Noble (1m50 de pure méchanceté), lequel se retrouve non seulement sur la route de Palumbo, mais aussi sur celle de Michelle.

 

 

Michelle amoureuse d’un biker super costaud et viril, ça me rappelle quelque chose mais quoi ?

 

 

L’histoire est classique, on la connaît tous depuis le collège ou l’école primaire pour les plus précoces, et on ne désespère pas que Mathbouq la connaisse un jour : c’est l’histoire d’un triangle amoureux banal, sombrant dans la fureur, la violence et le sang.

 

Jamie combat Chuck, le marave à plusieurs reprises et met fin à la longue série victorieuse de l’italien orgueilleux. Dans le même temps, il s’entiche de Mich’ et finit par gagner un dîner en tête à tête avec celle qu’il admire tant mais qui semble alors lui être si inaccessible. Et bien sûr, il fallut que ce soit Michelle elle-même qui soit la cause de la distraction de cette troisième d’affilée défaite de Palumbo, celle-ci donnant en plus le droit à Jamie d’amener sa princesse au restaurant. Les relations se tendent entre la championne et son étalon italien, qui l’accuse d’être la cause de ses défaites à répétition et, mécaniquement, la douce jeune fille se rapproche de Noble. Jamie la sauve même du courroux du colosse aux cheveux longs, après une énième défaite de Chuck. Et ce qui devait arriver arriva : la fureur de Palumbo lui fait perdre la tête et il assomme accidentellement Michelle. Toutes les excuses du monde n’y feront rien, elle lui refuse son pardon et le gifle violemment au milieu du ring. Chuck aura beau se venger la semaine suivante en détruisant Jamie Noble, l’idylle est morte, la feud s’interrompt brutalement et McCool sort psychologiquement brisée de l’aventure. On le serait à moins. Je vous recommande chaudement ce petit résumé vidéo, outil idéal pour se faire une idée de l’intensité de cette storyline du ménage à trois, très réussie et dans laquelle Michelle se montre totalement à son aise, bonne actrice, bref, capable de faire vivre une histoire.

 

 

Comme bien des Italiens, le seul problème de Chuck, c’était son côté un peu émotif.

 

 

La consécration

 

Débarrassée de Chuck Palumbo et de Jamie Noble (qui avouera à sa belle que, finalement, il n’est pas l’homme d’une seule femme, prolongeant-là la tradition d’élégance masculine propre à la WWE), Michelle se concentre alors sur sa carrière solo qui tarde à décoller. Mais les temps ont changé, l’innocente colombe n’est plus et c’est en véritable guerrière que McCool aborde cette année 2008 qui la verra s’emparer du tout nouveau titre de Divas Champion.

 

Et cela commence plutôt pas mal pour Michelle puisqu’à l’issue d’une série de concours plus prestigieux les uns que les autres (bikini contest, courses d’obstacles, bataille d’eau, bras de fer…), elle est sacrée en avril 2008 Top Diva de Smackdown. Ce n’est certes qu’un titre honorifique mais il confère alors à Michelle ce petit supplément de confiance qui distingue le champion du reste du troupeau et c’est forte de ce nouveau statut qu’elle entame une série victorieuse en solo, série qui la verra triompher de Layla et de Maryse à de nombreuses reprises. Et le 1er juillet, les portes de la gloire s’entrouvrent enfin lorsqu’elle remporte un match à cinq (contre Cherry, Kelly Kelly, Maryse et Victoria) lui donnant le droit de livrer un combat pour la ceinture de Divas Champion, contre Natalya, au Great American Bash, un titre créé ex-nihilo par Vickie Guerrero dans le but d’offrir aux filles de Smackdown une compétition exclusive.

 

Le 20 juillet, à New-York, Michelle décroche enfin son premier titre et devient la toute première Diva sacrée Diva’s Champion, après avoir infligé sa terrible prise de soumission (make a diva tap, un heel hook, une prise qui fait mal à la jambe quoi) à la jeune catcheuse formée à la Hart Family Dungeon.

 

Elle défend victorieusement son titre par deux fois, d’abord contre Maria puis contre Maryse avant de l’abandonner à la pulpeuse et vulgaire Québecoise le 26 décembre 2008. Furieuse de la performance de Maria, arbitre d’un soir, elle inflige à la Gréco-Américaine un violent passage à tabac, repassant par la même occasion du côté obscur de la force… La semaine suivante, c’est Eve qui sera l’objet de sa fureur destructrice. Désormais sûre de sa capacité à s’imposer au plus haut niveau, et animée d’une faim de victoires et de trophées irrassasiable, elle ne sera plus jamais la même.

 

 

Pour se détendre entre deux shows, Michelle aime bien jouer à la corde à sauter avec sa copine Beth.

 

 

Sans défaut, en toute simplicité

 

De plus en plus agressive sur le ring, bien plus technique et déterminée qu’auparavant, elle enchaîne les victoires en ne poursuivant qu’un but : reconquérir un titre suprême. Après plusieurs victoires de prestige contre Victoria et Eve, elle échoue dans son objectif de récupérer la ceinture de Divas Champion lors de son rematch contre Maryse, qui se termine par un match nul après l’intervention d’une nouvelle venue, l’ectoplasmique Gail Kim, le 27 mars 2009. Nullement découragée, la brillante amazone continue son petit bout de chemin, consciente de faire désormais partie de la crème des divas à la WWE. Victoria a quitté la fédération, comme Torrie Wilson avant elle, Natalya est encore un peu verte, Maryse est nulle, Gail Kim pathétique, Melina inconstante et capricieuse et seules Beth Phoenix et Mickie James semblent en mesure de pouvoir tenir tête à Michelle. Après tant d’années d’efforts et de blessures (soulignons qu’avant son départ, Victoria cassera le nez de Michelle, lui brisera une nouvelle fois le sternum, fêlera deux de ses divines côtes et lui fracturera la xiphoïde, le tout lors d’un même match en tournée européenne), elle a désormais conscience d’appartenir au haut de la carte de la division féminine de la WWE, ce qu’elle mérite plus que toute autre.

 

C’est donc tout naturellement qu’elle devient prétendante au titre de Women’s Championen se débarrassant de Gail Kim par deux fois et c’est tout aussi logiquement qu’elle terrasse la tenante du titre, Melina, le 28 juin 2009 à The Bash. Celle qui écarte les cuisses en montant sur un ring ne put que constater les dégâts après s’être mangé un violent Faithbreaker dans la face. Le titre est désormais la propriété de Michelle qui devient par la même occasion la première catcheuse sacrée Diva’s Champion et Women’s Champion. La rivalité entre la délicieuse et torride blonde et la vilaine brune va se poursuivre pendant encore quelques semaines, le temps pour Melina de tenter de récupérer sa ceinture (à Night Of Champions en juillet, puis à l’occasion du dixième anniversaire de Smackdown début octobre), mais sans succès. Michelle survole les débats et confirme enfin qu’une longue période de domination a bel et bien commencé depuis sa victoire à The Bash au mois de juin.

 

 

Dieu m'a donné la foi
qui brûle au fond de moi
J'ai dans le cœur

Cette force qui guide mes pas

 

 

La rencontre de la deuxième fille

 

En 2009, l’événement qui va marquer en profondeur la division féminine de la WWE est la création de la Team Laycool, équipe de chipies talentueuses et capricieuses qui imposeront leur marque à Smackdown comme à Raw, suscitant au passage des jalousies de vestiaire et des critiques aussi peu flatteuses qu’infondées. On appelle cela la rançon du succès. Avant que le gimmick commun se mette en place, Layla est d’abord la partenaire régulière de Michelle en tag-team, à partir de l’été 2009, mais on ne parle pas encore de Laycool ou de Flawless. D’ailleurs, on pense même à l’époque que c’est à Alicia Fox que Michelle sera associée puisque la Foxy Lady traine avec insistance dans le sillage de la blonde. Mais, et fort heureusement, c’est Layla qui sera finalement l’élue. Les deux filles font d’abord souvent équipe ensemble (six associations entre l’été et l’automne) mais cela ne va guère plus loin dans un premier temps. Il leur faudra une cause commune, une ennemie abhorrée conjointement, une menace telle que le vieil adage « l’union fait la force » s’imposera comme une évidence.

 

 

C'est son imitation du merle qui aurait fait la différence.

 

 

Cette menace s’appelle Mickie James et débarque à Smackdown le 23 octobre à la faveur d’un draft spécial Divas décidé par le guest host d’un soir, Nancy O’Dell. Pour son premier match, l’enrobée triomphe de la pulpeuse Anglo-Marocaine et Michelle sent la menace poindre le bout de son gros nez. Maîtresse Domina du show de la brand bleue, elle voit d’un mauvais œil l’arrivée d’une concurrente de poids susceptible de lui subtiliser son titre de WWE Champion et comprend qu’une alliée telle que Layla ne sera pas de trop pour l’aider à défendre son bien.

 

 

A leur décharge, il fallait bien être deux pour faire le tombé. (rires gras)

 

 

Le 6 novembre, l’alliance se noue en coulisses. L’objectif des deux amies est simple : pousser à bout Mickie James et lui faire débarrasser le plancher de Smackdown. Ensemble, la brune et la blonde (qui ne sont pas sans rappeler Annie Brighton et Candy dans le célèbre dessin animé éponyme), la petite et la grande (1m57 vs. 1m78), la ravissante All-American et l’adorable et piquante métisse vont mener la vie dure à la nouvelle venue, jusqu’à précipiter son départ. Entretemps, Mickie aura été une redoutable adversaire, malgré les humiliations dont elle est alors la victime (vêtements découpés, allusions à sur son surpoids sur lesquelles je reviendrai, tarte à la crème dans la gueule, insultes en tout genre, surnom de Piggie James, …), et elle s’accrochera jusqu’au bout. Mais Michelle, habilement secondée par Layla, sera en tout point impitoyable. Le 13 décembre 2009, elle conserve son titre à TLC en kickant violemment son challenger et si elle cède sa ceinture au Royal Rumble 2010, c’est pour mieux la récupérer dès le 26 février à Smackdown, en profitant il est vrai du précieux apport de Vickie Guerrero, alliée déclarée des Flawless et accessoirement arbitre spécial de ce match pour le titre. C’est le coup de grâce pour Mickie. D’abord blessée, elle s’absente des rings pendant quelques semaines. A son retour, le cœur n’y est plus et la dondon quitte la WWE le 23 avril, sur une ultime défaite et un dernier tombé effectué par Layla.

 

 

Pourtant, la storyline était plutôt sympa, on se marrait bien. Quelle mouche a bien pu piquer Mickie ?

 

 

Maîtresse Domina au carré

 

Au printemps 2010, La Team Laycool ne se porte pas trop mal. Le gimmick des deux gamines insupportables et arrogantes prend plutôt bien auprès du public et, enfin, il se passe quelque chose de cohérent sur la durée au sein de la division féminine de la WWE, ce qui est assez rare pour être souligné. Feuds construites, promos, séquences backstage et matchs épiques rythment désormais le quotidien des deux garces. Et le public suit, ce qui incite les décideurs à insister en ce sens prolongeant de ce fait une bonne vieille habitude à Stamford : quand ça marche, on creuse jusqu’à épuiser le filon, parfois jusqu’à l’écœurement et rarement sans quelques dérapages et excès.

 

Mais à ce moment de l’histoire, tout baigne pour les deux Flawless dont la complémentarité et le bonheur qu’elles semblent ressentir à être associées font plaisir à voir. Après avoir tant décrié la catégorie des Divas, tant glosé sur sa déliquescence et son manque de substance (à moins de considérer que les défilés à moitié à poil de playmates aux seins survitaminés sont l’essence de la discipline), après toutes ces années de vaches maigres, nous ne cachons pas notre bonheur et acceptons même les quelques dérapages qui feront l’objet d’un paragraphe un peu plus loin.

 

 

Le dérapage qu’on aurait quand même aimé éviter : la période de la frange.

 

 

Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes et nos deux Cunégondes cultivent désormais leur jardin avec malice et, parfois, fourberie, lorsqu’une sombre menace se dresse sur leur route en la personne de la terrifiante Beth Phoenix, cauchemar du roster féminin, hantise de n’importe quelle fille ayant ne serait-ce qu’un gramme d’intelligence et qui serait obligée de l’affronter sur un ring. Layla et Michelle, n’écoutant que leur courage, s’en prennent alors au look de Beth mais n’en mènent pas large lorsqu’il s’agit de se la coltiner sur un ring. Et le 25 avril 2010, patatras : à Extreme Rules, la blonde des deux Flawless s’incline lors d’un Extreme Make Over Math et cède son titre à la Glamazon.

 

 

Même l’arbitre n’a pas voulu voir ça.

 

 

On se dit alors qu’il est temps pour les deux demoiselles de passer la main mais, coup de pouce du destin, l’objet de leur épouvante se blesse et la Team Laycool affronte une Beth diminuée dès le 15 mai à Smackdown, dans un handicap match. Phoenix ne renaît pas de ses cendres et s’incline. Mais c’est Layla qui fait le tombé, s’adjuge pour la toute première fois un titre suprême et devient la première Britannique sacrée championne. Un grain de sable ? Une cause de querelle entre les deux best friends ever ? C’est mal connaître la générosité qui anime nos deux déesses qui décident qu’elles seront désormais co-championnes, concept alors inédit dans le milieu du catch professionnel !

 

Elles iront même jusqu’à porter toutes deux une ceinture identique avant d’être rappelées à l’ordre par le sinistre Ted Long, General Manager de Smackdown. Qu’à cela ne tienne, il en faut plus pour décontenancer les deux amies. Pour contourner la règle de Long, elles brisent la ceinture en son milieu et se partagent le trophée. D’ailleurs, le pauvre GM ne saura plus où donner de la tête et voit son autorité vaciller quand Michelle défend la « co-ceinture » contre Tiffany puis unifie les deux titres féminins en corrigeant Melina un soir de septembre 2010 à Night Of Champions. Encore une de ces petites incohérences scénaristiques (aberrations, plutôt) dont la WWE a le secret : commencer par nier le statut de co-championne à Michelle avant de la laisser combattre à la place de Layla pour la défense de la ceinture, contre toute logique.

 

 

– Dis Michelle, c’est normal si les meilleurs matchs sont toujours pour toi ?

– Tu me rappelles avec qui tu couches Lay ?

– Ben avec Cody Rhodes pourquoi ?

 

 

This is the end, my BFE

 

Si tout sourit alors aux deux filles, la fin de l’année 2010 sera plus difficile à vivre pour la Team Laycool. Des dissensions voient le jour et l’union qui fait leur force semble devoir s’étioler, si bien que l’on commence à se perdre en conjectures et que l’on anticipe déjà un clash entre les deux BFE et la fin d’une stable féminine dominante. Le public lui aussi commence à tiquer et à se lasser d’un gimmick répétitif qui peine à se renouveler.

 

Et puis, la taille et la qualité du roster est également un frein à une renaissance des Flawless ; faute d’adversaires dignes de leur talent, elles tournent en rond et on devine que le vent va tourner sous peu. Et le vent qui tourne s’appelle Natalya, vieille connaissance de Michelle. Elle y mettra du temps (Michelle et Layla défendant successivement leur titre avec succès) mais l’inéluctable, par définition, ne se combat pas. Les deux splendides amies n’ont plus leur destin en main et malgré une stipulation qui leur est favorable (un handicap match, à Survivor Series en novembre 2010), elles s’inclinent à l’issue d’un match engagé qui ressemble plus à une bonne vieille baston de rue qu’à un match de catch. C’est sur un sharpshooter vicieux que le destin des Laycool se brise. Lay et Chelle abandonnent leur titre et ne le reconquerront jamais. Ici le smiley super triste de votre choix.

 

Le grain de sable s’est installé et grippe méchamment les rouages de la stable de deux petites pestes : elles ne remporteront plus le moindre match jusqu’à la fin décembre, à l’exception de la Battle Royal des Slammy Awards (le 13 décembre) consacrant Michelle McCool meilleure diva de l’année 2010. Et si elle participe avec Layla au tout premier Tables Match féminin de l’histoire de la WWE, contre Beth Phoenix et Natalya, le dénouement de ce formidable et spectaculaire affrontement aura toujours pour elle le goût amer de la défaite. Un sacre et une fin de règne, le calendrier est parfois bien cruel. Certes, elle est nommée Diva de l’année par la WWE et est première au classement PWI Female 50 mais ça sent clairement le sapin pour notre égérie.

 

 

Une table qui plie à ce point sous le poids d’une ex anorexique, plus de doute, le catch, c’est bidonné.

 

 

I’m not even sure you are flawless!

 

En 2011, l’acrimonie semble régir les relations entre les deux futures ex-BFE. Les défaites ont un effet dévastateur et minent progressivement l’amitié qui lie les deux jeunes femmes. Peu à peu, l’ambiance se délite et semaine après semaine, on attend l’implosion de la Team Laycool. Michelle semble ne pas voir d’un bon œil la montée en puissance de sa camarade, ses velléités d’affirmation tandis que de son côté, Layla aimerait être considérée comme autre chose que le faire-valoir de sa copine. Classique.

 

Au Royal Rumble, elles sont définitivement écartées de la title picture après la victoire d’Eve lors d’un Fatal Four Way auquel participe également Natalya, la championne en titre. Elles s’inclinent ensuite à Wrestlemania, ajoutant à l’humiliation de la défaite, la teuhon magistrale de voir une sous-people de la télé réalité, vulgaire et mal dégrossie, réaliser le tombé pour son premier et (on l’espère) dernier match de catch. Snooki, I hate you, ugly fat ass bitch.

 

La coupe est pleine pour les two girls qui affichent désormais leur inimitié. Layla tentera bien le tout pour le tout en demandant de l’aide à un psy mais même les deux séances de thérapie de couple (1ère séance, 2nd séance) n’y feront rien. Michelle s’en prend violemment à son ex BFE et prononce même cette terrible phrase, si lourde de sens et de symboles : I’m not even sure you are flawless… l’inévitable ne put être évité : elles règlent leur différend entre quatre cordes, à l’occasion d’Extreme Rules (dans un terrifiant Loser leaves WWE), le 1er mai 2011, funeste date pour l’éternité puisqu’elle scelle le départ de Michelle McCool.

 

On aimerait bien se dire que notre championne s’accorde une petite pause après six longues années passées sur les rings et sur la route mais cela ne semble pas être son intention, si l’on en croit ses interviews post retraite. Son futur immédiat ? Elle-même n’en a aucune idée mais souligne un brin évasive que sa licence de prof’ est toujours active. Et qu’elle se verrait bien coach à Tough Enough… Moi aussi.

 

 

Demain, elle enlève le haut. Procédé racoleur

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