Catch

Miiiisteeeeerrrr… LOOOOOSER!

On aura beau me dire
Que rien ne valait rien
Tout ce rien est à moi

Lara Fabian, Immortelle

 

Cette semaine, pour un Impact haut en couleurs, changement aux manettes de la nalyse TNA. Julius se concentrant pour faire profiter la review de MITB de son beau talent, c’est lecharentais, qui selon ses termes élégants « n’a pas un poil de sec », s’attelle à la TNA.

 

 

Et il a retrouvé un autre déséquilibré sur place! Quelle bonne surprise!

 

 

Nalyse d’Impact du 14 juillet

 

 

A la manière d’un CM Punk (mais ‘achement moins de talent), il est temps de briser le quatrième mur. La rédaction travaille de manière organisée. Si, si. Koko, Silver et votre humble serviteur se déchirent hebdomadairement pour l’un des appétissants weeklies de la WWE (sauf celui qui se taille la part du fion, à savoir NXT), SAT met tout le monde d’accord en montrant que oui, il est bien le best of the best en matière catchesque (et vous n’imaginez même pas à quel point c’est vrai), McO fait de temps en temps des petites démonstrations de démocratie chinoise, et Axl… Eh bien Axl cuve. Pendant ce temps, Juju (comme on l’appelle par chez nous), l’une des deux dernières recrues, en plus, le facétieux, de faire d’excellentes reviews sur tout un tas de sujets (et je pense que celle qu’il vous prépare pour MITB va déchirer, passez-moi l’expression), a réussi à convertir certains d’entre vous à la TNA. Aussi, lorsque cette semaine il s’est avéré qu’il allait s’en prendre à la fédération reine, et sachant aussi que le Panda était occupé à se faire des suppositoires en bambou (et les plus fins botanistes d’entre vous apprécieront l’exploit), il a fallu que quelqu’un se colle à Impact. Quelqu’un qui connait mal, voire très mal, la fédération d’Orlando, mais qui va s’atteler à cette lourde tâche avec plaisir, et avec un regard sans a priori négatif. Et, tel Jonathan Lambert du temps où il œuvrait avec Jean-Pierre Coffe, je vous propose aujourd’hui : la review d’un candide!

 

 

Les similitudes sont nombreuses!

 

 

En ce jour de fête nationale, à laquelle je suis fermement convaincu que ces cochons d’amerloques ne feront aucune référence, se déroulait du côté d’Orlando l’un des weeklies les plus importants, en termes de contenu, depuis très longtemps : le Midsummer Nightmare.

 

Ce weekly poétiquement nommé fait suite à Destination X, que Panda a qualifié de PPV de l’année du côté d’Orlando, ce qui n’est pas rien. Et au moment où « wrestling matters », c’est avec une certaine excitation que l’on attend chaque match, mais aussi une pointe de cynisme, tant cela pourrait passer pour une fanfaronnade. Et avec un peu moins de 30 minutes de catch, on était dans les temps d’un Raw, ce qui n’est pas nécessairement le point fort de la brand rouge.

 

Toujours est-il que cette fois-ci, plutôt qu’une construction méthodique explosant la narration pour mieux en extraire toute la quintessence (oui, je me la pète, et alors ?), je vais plutôt opter, en bon néophyte, pour un bon gros résumé chronologique. On va éviter la logomachie, ça arrangera tout le monde…

 

Début du show, et les Immortals pénètrent sur la scène, tous en smoking, y compris Abyss (et je vous prie de croire que ça fait un drôle d’effet). En revanche, pas de Mr Anderson dans les parages, or il me semblait qu’il avait rejoint les rangs des vieux cr des légendaires Immortals depuis la semaine dernière. Plus de ring hexagonal non plus, et c’est bien dommage, Destination X avait réveillé quelques bons souvenirs.

 

 

La TNA fait un peu de marketing viral pour le prochain Jim Carrey.

 

 

Tout en mesure, Bischoff annonce que ce soir, ils vont jouer avec les carrières de quelques personnes. Mais auparavant, ils vont faire une petite fête en l’honneur de leur nouvelle recrue, Mr Anderson. Me voilà rassuré. Arrive donc le peroxydé, en smoking camouflage (deuxième fracture de l’œil), et putain que j’adore son entrée! Je ne saurais pas dire pourquoi, mais je suis toujours surexcité en voyant ce type arriver sur la rampe. Hogan accueille avec respect la nouvelle recrue, qui à son tour affirme que tant qu’il est parmi les cartes maitresses, il est ravi de jouer à ces jeux avec les Immortels. Je sais que la traduction n’est pas absolument exacte, mais il était question de filer la métaphore des jeux de hasard, et c’est un domaine dont je ne suis guère familier. J’espère donc que vous aurez saisi l’idée générale de cet échange.

 

 

A ce rythme-là, bientôt, ce sera lui aussi Mr MacMahon…

 

 

Qui dit jeu de hasard ne peut pas ne pas s’attendre à ce que le Joker s’invite à la table, et ce Joker est évidemment Sting, quinquagénaire, certes, mais toujours alerte. Sting, très à l’aise au micro, entend bien rendre son entreprise à Dixie Carter, en commençant dès ce soir par battre Anderson. Or, d’après ce que j’en sais grâce aux reviews précédentes, les Immortals ont beaucoup de mal à conserver un titre, il est donc possible qu’Anderson ait effectivement du mouron à se faire.

 

Par ailleurs, lors de l’échange, Bischoff a fait référence à la rivalité qui l’oppose à Sting depuis 20 ans. Si cela permet à la TNA de s’appuyer sur un héritage historique (qui n’est pas vraiment le sien, du reste), je ne sais pas s’il est très opportun de tant insister sur l’âge des belligérants, renvoyant par là même aux critiques récurrentes sur l’âge moyen des leaders de la TNA…

 

 

On n'est pas bien? Paisibles, à la fraîche? Décontractés du gland?

 

 

Toujours est-il que le ton monte, évidemment, avec un Hogan (plus du tout crédible, soyons honnête) qui annonce une branlée en bonne et due forme au clown gothique. Mais Sting ne s’en laisse pas compter, et rappelle à Hogan que « quelqu’un », en l’occurrence The Network, épie tous leurs faits et gestes, et que s’ils échouent, ils auront bientôt l’occasion de s’en mordre les doigts. Autant d’as dans la manche de Sting.  Néanmoins, cette histoire de Network semble courir depuis très longtemps, et il serait bon que ce fameux « adversaire invisible » se manifeste rapidement…

 

 

Cet homme essaie d'être redoutable. Soyez gentils, tremblez.

 

 

Enfin, pour assurer ses arrières, Sting signale qu’il a avec lui une armée de clowns, avant de quitter le ring dans un style que ne renierait pas le Taker.

 

Bon petit segment, donc, un peu bavard, mais pour qui connait peu Sting, cela resitue vite et bien le personnage et une feud en cours. Bien exécuté, donc.

 

 

Et une pensée pour nos lecteurs qui ont la phobie des clowns: bonjour les coulrophobes! Vous allez vous régaler!

 

 

Viennent ensuite les Bound for Glory Series. Je fais partie de ceux qui trouvent dommage qu’AJ Styles soit actuellement dans les choux. En effet, si je trouve que globalement le roster de la TNA manque cruellement de charisme, le meilleur moyen de les départager est à peu près logiquement le niveau inring, et à ce petit jeu cela fait très longtemps que je n’ai vu personne de son niveau à la TNA. De la même manière, comment ne pas regretter le traitement infligé à Samoa Joe, l’un de ceux qui a permis à la TNA de franchir des paliers décisifs ? Bien sûr, à 8 semaines du terme, rien n’est perdu, mais on ne peut pas dire que ces deux hommes soient les mieux engagés…

 

Le match de ce soir est un Triple Threat entre Samoa Joe, justement, Bobby Roode et D’Angelo Dinero, une configuration en  triangle qui n’est pas nécessairement la plus adéquate pour un spécialiste de la soumission. Roode semble de son côté le favori du public, privilège qu’il n’a guère le temps, ni le besoin d’exploiter, puisqu’il remporte le match en moins de 6 minutes en faisant le tombé sur Joe, un tombé très curieux, d’ailleurs, se confondant avec une soumission de Joe, pour un rendu très original. La descente aux enfers continue pour le Samoan, d’autant plus dommage que le bougre est vraiment doué : son enchainement nearfall-clé de bras, par exemple, est remarquablement exécuté. En revanche, j’ai trouvé The Pope hésitant, pas nécessairement très au point niveau timing. J’ignore sa place dans la hiérarchie de la TNA, mais ce n’était guère enthousiasmant. C’est d’autant plus curieux qu’il a dominé une grande partie du match, mais il a donné le sentiment de ne pas avoir un métronome dans la tête…

 

 

Et non, c'est la tête de Joe qu'il a dans la tête.

 

 

Petit segment backstage, où Bischoff se prend à rêver à voix haute qu’il arrive un « accident »à Sting. Jarrett et son épouse entrent dans le bureau, revenant tout droit du Mexique, avec des cadeaux pour tout le monde, et un joli tribut pour les Immortals : le AAA World Title. Intéressant pont entre deux compagnies, une bonne idée à reproduire à l’occasion pour d’autres fédérations.

 

 

MacO ne recule devant rien pour remotiver la Rédac.

 

 

Enfin, Dinero est en coulisses avec D-Von, dans une guerre pour l’admiration des enfants du dernier nommé. Etrange, inhabituel, et pour tout dire assez confus.

 

Le match suivant, match de la X-Div, oppose le nouveau venu Austin Aries à Shannon Moore. Je suis, évidemment, un grand fan de la X-Div, mais décidément ce ring qui rebondit beaucoup trop, la faute à des ressorts tendus à l’extrême, me sort très régulièrement du kayfabe… La rencontre est sympathique, et la victoire du dernier arrivé assez logique. En revanche, j’ai trouvé, justement, Aries, beaucoup trop porté sur les chichis inutiles, ce qui a un peu nui à l’alchimie du match. Manque d’expérience sans doute, mais cela reste un défaut qu’il faudra corriger rapidement.

 

 

Le vieillard que je suis apprécie cet hommage à Streets of Rage.

 

 

La suite est une succession de segments curieux, où les clowns de Sting s’en prennent à des Immortals, puis vient le match entre Tara et Madison Rayne (qui a dit « encore ? » ? ). La feud, il est vrai, commence sacrément à tourner en rond, et n’apporte ni ne raconte plus rien… Heureusement, cette opposition a été très courte, et remportée par Tara avec l’aide de son abomination à 8 pattes (oui, je hais ces bestioles).

 

 

Dis bonjour à mon petit ami!

 

 

Angle, sur le ring, annonce qu’il entend bien récupérer le titre suprême à Hardcorde Justice. Que ce soit Anderson ou Sting, il a un passif avec les deux : que ce soit des affrontements récents, pour le premier, auquel il reproche d’avoir rejoint les Immortals, ou la Main Event Mafia, ses deux adversaires potentiels ne sont pas des étrangers pour lui…

 

Un match en équipe, maintenant, qui oppose British Invasion à Mexican America pour le titre de #1 Contender. 6 minutes, là encore, c’est bien trop peu, mais il faut reconnaitre que le match a eu de l’allure. La TNA me semble d’ailleurs à cet égard mieux armée que la WWE : ses équipes sont habituées à lutter en duo, et cela se voit dans les spots, beaucoup plus spectaculaires et intéressants. Et, petite cerise sur le gâteau, les Mexicains l’ont emporté face aux chouchoux du public, grâce à l’intervention d’une exquise chica, devenant par là-même les adversaires de Beer Money lors d’Hardcore Justice.

 

 

T'es gentil, mec, j'ai payé, t'attends ton tour!

 

 

Un petit mot, en passant, pour les Generation Me. Les deux frères, que j’avais trouvés exceptionnels à leurs débuts à la TNA, ont fait leur valise récemment, et cela ressemble à un petit échec pour la TNA qui n’a pas su valoriser deux réels talents…

 

Nouveau détour, cette fois par la rivalité opposant Shelley et Kendrick pour le X-Division Title la semaine prochaine. La X-Div est censée valoriser les catcheurs purs, au détriment des beaux parleurs… Et cela se voit. Car si Kendrick est correct dans le ring (mais je suis loin d’en être fan), on ne peut pas dire que Shelley ou lui sachent aligner trois mots dans un micro (mon bon TDS, à la X-Div, je pense que tu te pendrais…). Après, entre mic-skill et talent dans le ring, c’est à chaque spectateur de faire son choix selon ses préférences, mais de ce point de vue-là la TNA a un produit vraiment intéressant.

 

Enfin, avant le main-event, Gunner entreprend de s’en prendre aux clowns, qui tout au long de la soirée ont tabassé les Immortals. Et évidemment, comme un bon gros abruti, il se retrouve à 4 contre 1, et prend à son tour une volée (et quelle volée). Les clowns se démasquent alors, et il s’agit de Fourtune…

 

Enfin, Sting et Anderson vont en découdre. Anderson, d’ailleurs, n’a pour une fois rien à dire dans le micro. On peut d’ailleurs noter que son entrée chez les Immortals a eu l’effet attendu : le public le conspue comme rarement. Le début du match est d’ailleurs à l’avenant : les deux hommes se méfient l’un de l’autre, et le round d’observation sera assez long. Pour un match de 10 minutes, c’est un luxe qu’il est parfaitement toléré de s’offrir, ceci d’autant plus qu’il sert assez les relations entre les deux hommes, car un adversaire que l’on redoute est un adversaire que l’on estime. Le match, hélas, est par la suite relativement décousu, quoique riche en nearfalls et incluant l’inévitable attentat sur l’arbitre. Le premier rebondissement vient avec l’irruption de Bully Ray, qui s’en prend à Sting, avant d’être à son tour attaqué par un clown, qui fixe Anderson… La lumière s’éteint, Anderson est seul dans le ring. Décidément, Sting adore les artifices du Taker… Sting surgit out of nowhere, Scorpion Death Drop, puis le tombé, Sting redevient champion du monde !

 

Au terme d’un match tout à fait convenable, au bout du compte, la jurisprudence Immortals, que j’évoquais plus haut, a encore frappé, et les papys deviennent une machine à perdre de premier ordre. En revanche, pour Anderson, quelle désillusion de perdre le titre en seulement un mois. Reste à voir ce que la suite lui réserve, mais clairement, les Immortals vont se déchainer sur Sting et l’envoyer en vacances quelques temps, avant que le Network ne se manifeste, Angle se chargeant de faire la transition. En effet, Angle doit concourir pour le titre en août, et c’était d’ailleurs lui le clown qui est intervenu durant le dernier match. Ainsi, je vois bien Sting avoir ce fameux « regrettable accident » annoncé par Bischoff, Angle prendre le titre, en tant que #1 Contender, et le défendre contre la maison de retraite.

 

 

Trois lutteurs, un Sting, beaucoup de possibilités…

 

 

Tout cela est de l’ordre de la supposition, et n’étant pas tout à fait un suiveur régulier, je ne saurai entremêler une série de storylines ou d’enjeux personnels, mais j’avoue que l’épisode de ce soir m’a plutôt donné envie de suivre Orlando avec un peu plus d’assiduité, ce que je ferai dorénavant avec un plaisir tout neuf. Parce que Wrestling Matters, parce que cela change un peu d’une WWE qui tourne parfois en rond (j’avoue attendre avec angoisse et impatience la fin de l’angle Punk et ses suites, qui peuvent relancer la machine comme la saborder), mais aussi parce que la TNA semble avoir enfin digéré l’assimilation des vieilles capricieuses, et qu’elle va pouvoir, enfin, peut-être renouer avec ses fondamentaux…

 

 

Ceci est un message subliminal.

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