Catch

John vs Punk II

"OH-MON-DIEU"

Janice Littman, Friends

 

Money in the Bank a placé la barre très haut pour le titre de PPV de l’année, et c’est peu dire que ce SummerSlam, prétendument le plus grand événement de l’été, était attendu avec une impatience non dissimulée par l’ensemble du WWE Universe, avec cette question dans toutes les têtes : jusqu’où la WWE va-t-elle aller ?

 

 

Rock'n roll Baby!

 

 

Nalyse de SummerSlam du 14 août

 

 

Petit propos liminaire, pour rendre à SAT ce qui appartient à SAT, à travers ce titre inspiré qui rend hommage à Joe Vs Punk, grand moment de la ROH en 2004…

 

« Putain ». C’est le mot qui m’échappait, m’affalant dans mon fauteuil à l’issue du show de ce dimanche, comme après un incroyable tour de montagne russe. Car inutile de tourner autour du pot : ce SummerSlam a été aussi enthousiasmant que le Money in the Bank qui l’a précédé… Rythme, tempo, qualité des matchs, surprises, tous les ingrédients étaient là pour faire de ce PPV une grande réussite que je vais m’empresser de vous détailler par le menu.

 

Au passage, j’en profite pour préciser que je pensais utiliser un acronyme pour nommer le PPV, mais quand j’ai vu la gueule, je me suis tourné vers Sslam, moins pertinent mais aussi plus politiquement correct…

 

Début du show avec l’hymne national interprété par le guitariste de Tool : non pas que ce soit d’un grand intérêt, je dirais même qu’on n'en a rien à branler, mais ça m’a plutôt amusé de voir la guitare de ce sympathique garçon chevelu commencer à jouer sans son aide…

 

Suit une vidéo fort bien troussée, une nouvelle fois : elle met en scène, au sens propre, la théorie des dominos. Avec une vidéo pareille, le message est, ou tout du moins semble, clair : une nouvelle ère est sur le point de commencer, et les actions de Punk, alias le premier domino, vont avoir une incidence énorme sur la WWE. Néanmoins, comme pour mieux brouiller les pistes, la vidéo insiste également sur les excellents rapports qu’entretient Cena avec son public, mais aussi sur une possible proximité avec HHH : autant de pistes et de fausses pistes, donc, pour une vidéo parfaitement réussie. En effet, elle entretient les théories de chacun, et ne donne finalement raison à personne, excepté concernant l’imminence d’une nouvelle ère.

 

 

C'est le mot que je cherchais!

 

 

1er match – 6 Men tag-team match : The Miz/R-Truth/Alberto del Rio contre Kofi/JoMo/Rey

 

Comment booker six types au talent à peu près indiscutable sans envahir la carte du PPV avec des matchs sans enjeux ? Avec un tag-team, bien sûr. La précaution peut, a posteriori, paraître quelque peu inutile : avec l’absence de défense des titres mineurs ce soir, il aurait été bienvenu d’avoir quelques mano a mano entre un ou deux duos de ces deux équipes, mais ne boudons pas notre plaisir. En revanche, boudons clairement que le titre Intercontinental ait changé de main de manière totalement anonyme lors du Smackdown précédent : Rhodes est un beau champion, mais cela ressemble à un fort désaveu pour un Big Zeke très limité et donc incapable de bien figurer en PPV. Du coup, on se demandera un peu pourquoi la WWE n’a pas gardé Kozlov, un vrai lutteur de talent dans le même gabarit, et viré Zeke, quitte à devoir absolument réduire son effectif…

 

Quant à Del Rio, il doit vraiment ronger son frein, lui qui annonçait lors de l’E3 devoir affronter Cena à Summerslam. En attendant, il continue à combattre ce qui lui tombe sous la main.

 

Pour ce qui est du match en lui-même, il semblait logique que l’équipe de Morrison l’emporte, puisqu’il est le régional de l’étape et qu’en général cela assure, lors des shows, des victoires de gala pour satisfaire le public. C’est donc, en effet, ce qu’il s’est passé, même si c’est Mysterio qui a fait le tombé, au terme d’un match un peu étrange. Comme évoqué, il y avait du talent dans le ring, mais ce match avait un côté de réchauffé, de déjà-vu, et il manquait clairement un leader dans le ring, quelqu’un susceptible d’apporter la folie nécessaire ou le move inoubliable. Loin de moi l’idée de critiquer ce match, très agréable, mais il ressemblait surtout à un écrin destiné à hyper Mysterio qui doit affronter l’Undisputed WWE Champion le lendemain à Raw. Ainsi, donc, Rey s’est économisé pendant tout le match, avant de dérouler en toute fin de match jusqu’à ce fameux tombé. Objectif atteint, contrat rempli, mais une impression persistance que ce match n’a pas été aussi bon qu’il aurait pu l’être.

 

 

The Miz voit rouge! AHAHAHAHAHAHAH!

Non? Bon.

 

 

En coulisses, Johnny Ace exige des excuses de Punk, qui lui sert des excuses de faux-cul de la pire espèce. Plus intéressant, arrive à cet instant Stéphanie MacMahon, qui souhaite bonne chance à Punk et veut lui serrer la main. Punk refuse : il ne sait que trop où cette main a été traîner. Au-delà de la vanne, éculée mais toujours efficace, reste que voir la fille de son papa traîner dans les vestiaires a quelque chose d’angoissant : quand la harpie est dans les parages, il n’y a rien de bon à en attendre. Par ailleurs, Punk a glissé que Vince restait Chairman, détail qui aurait pu échapper à certains suiveurs du Texas et autres coins reculés…

 

2ème match : Sheamus / Mark Henry

 

En toute honnêteté, je ne peux pas dire que j’attendais ce match avec impatience. Avec deux monstres de puissance, on ne peut pas vraiment espérer un match d’anthologie, mais on peut féliciter les deux hommes qui n’ont pas boudé leurs efforts pour livrer les impacts et les bumps les plus violents possibles, avec notamment une nouvelle soumission d’Henry. Le match s’est terminé, contre toute attente (en tous cas contre la mienne) par une victoire d’Henry (je vous avais bien dit que j’étais nul en pronostics !) après avoir détruit la barrière séparant le public du ring avec Sheamus en guise de bélier, l’Irlandais ne parvenant pas à rejoindre le ring avant le count-out… Pourtant, Sheamus a continué à construire son personnage : le monster heel est mort, la fin semble en attester, mais il a su recueillir le soutien du public avec brio. En revanche, le statut actuel d’Henry en fait un monstre invincible, qui ne peut avoir pour adversaire qu’un champion Face : un signal pour Orton ? C’est ce que nous verrons plus tard (même si vous aurez sans doute tous déjà vu le PPV quand vous les lirez ces lignes). En effet, après de telles victoires (Kane, Show, Sheamus, etc), Henry n’a tout simplement plus d’adversaire à sa mesure, sachant pourtant qu’il parait difficile de lui remettre le titre WHC : qui irait le lui disputer ?

 

 

Et pourtant j'ai fait une cure de rayon gamma fella!

 

 

En coulisses, Christian livre une promo « hollywoodienne », qualifiant son match à venir de « blockbuster épique », et comparant Orton à « Cowboys et Envahisseurs », surévalué et raté. Les amateurs apprécieront…

 

Comme il est de coutume, les pubs incluent des bande-annonces, et je dois dire que voir Statham et De Niro dans le meme film ressemble à un passage en midcard pour l’italo-américain…

 

Je passerai avec charité sur la prestation de Cee-lo Green, grimé en Carole Frederiks et auteur d’une prestation moyenne (alors que je suis très client d’ordinaire). Je retiendrai en revanche les Divas danseuses (classe) et le geste élégant de Cee-lo, à base de « pussy licking » (pas classe).

 

 

Cet homme a vu la prestation de CeeLo Green. Vous voilà prevénus.

 

 

3ème match – Divas Championship : Kelly Kelly / Beth Phoenix

 

Camarades, l’impossible est advenu, il va pleuvoir de la choucroute: Kelly a réussi à conserver son titre. Alors que la WWE mixe Kharma et le duo McCool/Layla pour faire les Sisters of Destructions, on pouvait penser à une victoire de Beth pour lancer les duettistes heels. C’est pourtant la native de Jacksonville qui l’a emporté, compensant sa faiblesse par une hystérie totale. Le seul souci, c’est que malgré cela il est très difficile à admettre qu’elle ait pu battre une adversaire bien plus puissante et technique, car même sa motivation ne cachait pas ses limites flagrantes… Au titre des détails amusants, on pourra noter que Beth a la même prise de soumission que… Mark Henry. La petite championne de Floride a en tous cas le vent en poupe, et continuer à la voir chaque semaine n’est pas pour déplaire à votre serviteur.

 

 

– Mais alors, Nat, est-ce que les boudins n'ont aucun avenir?

– Tu en sais déjà trop…

 

 

Retour en coulisses, et Stéphanie MacMahon sort de la loge de Cena. Mais que trame-t-elle ?

 

Un peu plus loin, R-Truth est en pleine conversation avec Jimmy Hart, et le manager suggère au psychopathe de voir les choses en grand et qu’il peut l’aider en ce sens. L’accord semble scellé jusqu’à ce que Truth réalise que Hart s’appelle Jimmy… Little Jimmy ! La conspiration est partout ! Un segment court, amusant, rien à redire, le tout sous le regard perplexe d’un basketteur que je n’ai pas identifié (Bryant ?).

 

4ème match : Wade Barrett / Daniel Bryan

 

Quelle transition (Bryant/Bryan), et difficile de ne pas être enthousiaste: je persiste à appeler Barrett “l’encyclopédie du catch”, et le CV de Bryan parle pour lui… Evacuons le seul défaut du match: on a vu un peu trop ostensiblement Barrett parler à l’oreille de Bryan. Et c’est tout. Encore un match long, plein, avec un énorme niveau de part et d’autre, Barrett alliant puissance et technique là où Bryan associe un certain sens de la voltige à son bagage énorme. Je reste, en revanche, perplexe quant à l’issue du match : l’Anglais l’a emporté, ce qui constitue indubitablement un exploit pour lui et le fait grimper de quelques échelons dans la hierarchie. En revanche, pour Bryan, une victoire ce soir lui aurait fait gagner de la crédibilité en vue d’un futur cash-in, crédibilité dont il a tout de même besoin avant de se frotter aux plus grands. De deux choses l’une : soit, comme souvent, il cashe sa malette et en profite pour faire un heel-turn, sa heel heat devenant alors proportionnelle à son aura actuelle, et il compense ce souci de crédibilité en devenant un heel pervers et retors, soit il reste face, et je crains fort une humiliation à la Kaval, avec un cash-in raté (hypothèse qui au vu de ce résultat pourrait bien gagner en épaisseur…).

 

 

Non, non, Daniel, tel que c'est parti,

ce n'est pas à la tête que tu vas avoir mal…

 

 

Soyons clairs : il n’y a eu que 6 matchs ce soir (d’où mon relatif regret pour le tag-team match), et les trois derniers se sont succédés. Certes, cela a permis des matchs très longs (presqu’une heure et demie au cumul !), mais il est regrettable que ni Ziggler ni Rhodes n’ait bénéficié d’une exposition bien méritée et dont ils sont tout à fait dignes : ils l’ont déjà prouvé.

 

Sans transition, cette fois, donc…

 

5ème match : Christian / Randy Orton

 

Quelle surprise au début du match : Christian a invité quelqu’un aux abords du ring pour le soutenir, et il s’agit d’Edge. Edge ? Mais pourquoi ? Car la question est posée : à quoi cela sert-il d’avoir invité Edge ? La légende canadienne est intervenu au micro, pour féliciter son ami… Et déplorer sa façon de procéder, allant jusqu’à le traiter de petite salope pleureuse (ce sont ses mots) avant de s’en aller. Besoin de heat pour Christian ? Il semble en avoir beaucoup, et son recours systématique aux avocats a de quoi agacer le plus impassible. D’ailleurs, à cet égard, notons que quand il a dit à HHH qu’il ne concourrait pas lors du dernier Smackdown, il était parfaitement dans son droit, mais je pense qu’un débat juridique soutenu n’aurait pas passionné le public… Ah les béotiens !

 

En plus, voir Edge, pas exactement le heel le plus clean de l’histoire, faire la leçon, a quelque chose de curieux : oui, Edge avait la classe, du panache, etc, mais on ne peut pas dire que Christian manque d’astuce ou d’imagination… tout cela était un peu vain et sans le soutien de son ami, qui se détournait ostensiblement de lui, le sort de Captain Charisma semblait écrit en grandes lettres : « tu vas te faire botter le cul ». Bon, effectivement, il s’est fait botter le cul, mais de belle manière : 25 minutes de dérouillée mutuelle, qui ont mis du temps à démarrer mais ont par moments rappelé les bons moments hardcorde de l’ECW : des kendo sticks, des tables, des escaliers, des chaises, des poubelles, tout y est passé, et on a même eu droit à du sang sans suture . Il est loin le temps où on interrompait les types pour recoudre une pauvre éraflure. Blood and sex baby !

 

 

Message reçu patron!

 

 

Finalement, ce qui me dérange dans ce match, c’est son final : à l’issue d’un match excellent en tous points, Christian monte sur le tunrbucke, s’élance, et se fait intercepter par un RKO qui le conduit droit sur un escalier préalablement placé sur le ring (le ring ressemblant à la fin du match à l’atelier d’un ferrailleur). Or, cela pose tout de même divers problèmes.

 

D’abord, cela fait deux fois que Christian est incapable de défendre son titre. Rappelons qu’en principe, un nouveau champion réussit à conserver son bien lors de chaque première défense. Christian a fait mentir la règle non pas une, mais deux fois…

 

Ensuite, même si Edge désapprouve le comportement actuel de son ami, il est impensable qu’un soi-disant meilleur ami n’intervienne pas pour aider son pote, d’autant que dans la situation actuelle, Christian va, en kayfabe, nourrir une rancune tenace envers son compatriote, qu’il ne pourra jamais exorciser dans le ring. De plus en plus, je pense sincèrement qu’Orton fait des caprices de Diva pour tolérer la sanction que constitue son transfert à SD… Sa victoire ouvre certes quelques perspectives, les heels étant en nombre à SD (Rhodes, Barrett, Henry), mais ce double désaveu de Christian, dans des circonstances presqu’identiques, est désolant… Voyons comment il rebondira, mais après presque cinq mois de matchs réguliers entre les deux hommes, la WWE cherchera à rebondir, au détriment de Christian. Pour un retour de Jericho ? Qui sait, car SD manque de top-heel, la tournée de Fozzy est terminée, il y a donc une place en or pour une feud qui pourrait être magnifique…

 

 

C'est trop dur, Cricri,

il faudrait qu'on fasse une pause…

 

 

Enfin, sans plus attendre, venons-en au moment que, ne nous voilons pas la face, nous avons attendu avec impatience :

 

Main-event – Undisputed WWE Championship : CM Punk / John Cena (HHH special referee)

 

Que dire? A mes yeux, ce match est à classer à peu près au niveau de celui du dernier PPV. A peu près seulement, car celui du mois passé avait prouvé qu’un cataclysme était possible, et ce point étant acquis, le match de ce soir avait un suspens fondamental de moins. C’est vraiment la seule différence, car dans l’intensité, l’émotion, et surtout la qualité technique, le match de ce soir a été extraordinaire, et très astucieusement mené.

 

Premier point, les deux hommes ont su marquer des pauses judicieuses, pour bien entendre le public scander le nom de Punk. Il est souvent relevé que les pauses sont un des arts les plus complexes en catch, et ces deux lutteurs ont prouvé qu’ils avaient un sens du public largement au-dessus de la norme.

 

Ensuite, les séquences se sont enchainées avec une fluidité remarquable : successions de soumissions, puis de prises, puis de coups classiques, des séquences claires, maitrisées, comme seuls deux immenses catcheurs peuvent en assurer.

 

Tout cela pour dire que ce match est, d’ors et déjà, un instant classic.

 

Que dire alors du rôle de HHH ?

 

On avait tout lu, tout imaginé : pedigree sur Punk, intervention en faveur de l’un et de l’autre… Pourquoi HHH aurait-il voulu être arbitre si ce n’était pour intervenir ?

 

Et bien ce fût tout le contraire et, encore plus fort, c’était parfaitement cohérent.

 

HHH a fait un boulot d’arbitre impeccable, comptant les nearfall, respectant le match, et allant jusqu’à ramener les deux hommes sur le ring pour éviter un count-out qui n’aurait satisfait personne. Ainsi, il a multiplié les preuves d’équité. Mais dans ce cas, que venait faire Stéphanie dans cette galère ?

 

 

Quand Punk t'a dit "parle à ma main",

c'était une image…

 

 

Nous sommes à la 23ème minute. Cena vient d’enchainer les prises, pousse un borborygme de satisfaction… Et se fait punir par Punk, revenu à lui plus vite que prévu. Punk fait le tombé, Cena a le pied sur la corde, mais HHH ne le voit pas et Punk gagne ! Une victoire « clean » et magnifique de Punk ! Précisons tout de suite : HHH n’a pas favorisé Punk, il a clairement commis une erreur d’arbitrage. Cena, évidemment, s’en plaint, mais il parait difficile que son heel-turn soit basé là-dessus : le coup de l’erreur d’arbitrage, Christian l’a invoqué il y a peu. A moins que Christian n’ait servi que d’expérimentation… Car Cena serait fondé à considérer qu’après toutes ces années d’obéissance, être récompensé de la sorte, HHH refusant de redémarrer le match, est un affront, transformant, qui sait, The Marine en Soldier of Fortune… C’est l’évolution la plus logique pour un Face de ce genre, et ce serait assez cohérent.

 

Reste quand même qu’une impression de tension plane dans l’air : la célébration de Punk paraît longue, presque trop, car tout le monde a présent à l’esprit qu’il peut, qu’il doit, qu’il va se passer quelque chose. Où est l’arnaque ? Telle est la question qui me hante à ce stade du spectacle.

 

Minute… C’est qui ce géant qui fend le public et que le caméra a filmé par inadvertance ? On dirait… Kevin Nash ! Qui monte sur le ring, colle une Clotheline à Punk puis sa Jacknife Powerbomb, et repart comme il est venu, devant un HHH médusé qui ne comprend absolument pas ce qu’il se passe. Si HHH est aussi surpris, il ne serait pas dans la confidence, donc est-ce que sa chère épouse aurait décidé de châtier le rebelle en envoyant un sbire punir Punk ?

 

Si HHH est surpris, il est totalement dépassé lorsque Del Rio arrive sur le ring et cashe la malette rouge, l’emportant évidemment aisément sur Punk grâce à un Enzuigiri, et devenant WWE Champion…

 

HHH n’en croit pas ses yeux… Qui a armé le bras de Nash ? Est-ce que Del Rio l’a payé ? Ou bien est-ce MacMahon ? Si oui, lequel ? Dans quel but ? Y’a-t-il une lutte interne à la WWE entre les « réglos », comme HHH, et ceux qui visent le conservatisme à tout prix et ne veulent pas laisser le titre comme une arme de destruction massive entre les mains de Punk? Doit-on s’attendre à une nouvelle guerre entre dirigeants, chacun choisissant son camp ?

 

 

Oh, ne me fais pas ces yeux-là, ça ne prend pas!

 

 

En tous cas, cette hypothèse pourrait mettre Cena et Punk du même coté, et la WWE a trouvé un système formidable pour flouer Punk tout en lui laissant un formidable pouvoir de nuisance et sans flouer le public, numéro d’équilibriste d’une précision d’horloger. Les hypothèses sont nombreuses, à tous les niveaux, jusqu’à HHH, le COO, qui s’est manifestement fait doubler, et dont le pouvoir a été contesté d’une manière éclatante. Magouille de sa femme ? Du beau-père vexé ? Au fur et à mesure, le cercle des participants s’élargit, par petites touches, la feud prend de l’ampleur, la place de Del Rio dans une histoire pour laquelle il n'a pas encore les épaules restant à établir (à moins que tout se passe en parallèle du titre).

 

En tous cas la Reality Era discernée il y a un an par Silver dans ces colonnes à l’arrivée du Nexus est plus vivace que jamais, signe que la WWE a pris le temps de construire, pas à pas, ce qui pourrait devenir l’une des plus grandes storylines de toute son histoire. Tout simplement.

 

 

Je rêve où il vient de m'associer à une storyline exceptionnelle

et de reconnaître que j'avais été excellent?

Il a raison, il va pleuvoir de la choucroute.

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