Catch

L’été meurtrier

Les vieux ne parlent plus ou alors seulement parfois du bout des yeux,
Même riches ils sont pauvres, ils n'ont plus d'illusions et n'ont qu'un cœur pour deux.

Jacques Brel, Les Vieux

 

TNA is back on CDC ! Les aléas de l’été ont provoqué une pause dans les nalyses, et il faut reconnaître qu’au moment même où la WWE nous faisait rêver comme jamais la TNA connaissait elle une baisse de régime qui n’incitait pas à se ruer sur les shows de l’Impact Zone. Mais nous revoilà à Orlando, pour la suite des aventures du Hulkster et de tous ses brothers.

 

 


En gros, on en est là.

 


Nalyse de Impact Wrestling du 18 août
(et résumé des épisodes précédents)

 


Pas de review de Hardcore Justice, du coup. C’était un PPV très moyen pour tout dire. Retenons-en que la TNA a deux nouveaux champions : Winter chez les filles, qui a battu Mickie James ; et Kurt Angle chez les garçons, qui a comme on pouvait s’y attendre battu Sting. Mais pour ce dernier match l’important était le comment : Hogan est arrivé avec une chaise, voulant visiblement s’en prendre à Sting, mais Angle l’en a empêché – avant de frapper lui-même le Stinger avec la chaise et de remporter le match ! Lors de l’Impact suivant (11 août) Angle a expliqué ce qui constitue bien un heel turn par son ressenti vis à vis de Dixie Carter, qui ne lui avait pas dit qu’elle savait pour les infidélités de Karen au début. Ça date hein ? Et en plus pour se venger de cela Angle s’allie donc avec Hogan, patron et partenaire de Jeff Jarrett au sein des Immortals. Un ange passe…

 

Eh oui : le temps des incohérences semble hélas revenu à la TNA, qui semble avoir du mal à donner une direction claire à ses histoires et à ses personnages. On verra que les exemples sont nombreux mais parlons de Mr Anderson, absent ce soir. Après de longues hésitations il avait finalement rejoint Immortal au début de l’été ; mais s’était retrouvé dans un match contre Bully Ray à Hardcore Justice, qu’il a perdu ; et a finalement été sévèrement agressé par ses partenaires (enfin, anciens partenaires), ce qui justifie d’ailleurs son absence ce soir. À quoi ressemblera son personnage à son retour ? Aucune idée, et le pire c’est que les bookers n’en savent peut-être rien non plus.

 


Mince, j’ai perdu ma gimmick de type super cool, quelqu’un en a une de rechange ?

 


Mais venons-en donc au show qui nous intéresse, sur la route du prochain PPV, No Surrender, le 11 septembre. Ah d’ailleurs, tant qu’on y est : que les allergiques aux segments patriotiques dans le catch commencent à se préparer, ce PPV du 11 septembre et le Raw du lendemain ne seront pas pour eux ! Bref, c’est Sting qui a ouvert la soirée, toujours en mode cinglé sympa : il a rejoué, seul, le beatdown qu’il avait reçu la semaine précédente, avant d’appeler Hogan à le rejoindre. Et sur ce c’est Ric Flair qui apparut – hélas.

 

Attention : la suite de cette scène contient des éléments déconseillés à certains publics, les amateurs de catch, principalement. Flair, de plus en plus incompréhensible, a commencé à débattre avec Sting des légendes (eux deux, Hogan). Et le pire est arrivé : Ric Flair a défié Sting ! Ah non pardon, le pire c’est que Sting a accepté. Flair lui avait proposé le deal suivant : si Sting perd il disparaît définitivement du monde du catch, s’il gagne Flair lui arrangera un match contre Hogan. La double peine quoi, pour nous évidemment.

 

 


Le diable doit avoir ce sourire-là.

 


On ne sait pas quand aura lieu ce match, si ça se trouve ce sera en PPV histoire d’enfoncer le clou. Je n’ai évidemment rien contre Flair et encore moins contre Sting et je reconnais sans peine leurs places de choix dans l’histoire du catch, mais à eux deux ils ont 114 ans quand même ! Et si Sting a montré qu’il pouvait encore faire des matchs corrects contre des catcheurs talentueux et plus jeunes (quitte à user d’artifices comme le combat dans la foule), je vois mal quel intérêt pourrait avoir un match contre Flair, pas plus qu’un match contre Hogan du reste. Quelqu’un a prévenu la TNA de ce qui se passait en ce moment dans la crèmerie d’en face… ?

 

L’histoire a eu droit à d’autres segments dans la soirée. D’abord Flair dans le bureau d’un Hogan furieux, qu’il tenta de convaincre qu’il allait gagner ; cabotinage contre cabotinage, si ça se voulait parodique c’est réussi mais je n’en suis pas sûr. Plus tard on vit Flair errer en coulisses à la recherche de Sting, et là on a eu droit à un petit exercice rigolo, avec bruits bizarres et objets qui volent, façon fantôme… Pas super bien réalisé mais sympa. Flair a finalement trouvé Sting, qui a immédiatement été attaqué par Steiner qui passait par là ; mais Sting s’est vite sorti des griffes du jeune Immortal, qu’il a finalement envoyé dans le décor. Oui je sais, Steiner était au début de l’été vendu comme un combattant très dangereux prêt à dominer le roster, mais c’était il y a, pfiou, au moins un mois, autant dire une éternité.

 


Ça y est, je suis champion du monde ?

 


Passons aux Bound For Glory Series, qui continuent bien sûr d’animer l’été. Rappelons que le but est de désigner le prochain challenger au titre mondial, qui aura un match de championnat lors du plus gros show de l’année, Boud For Glory le 16 octobre à Philadelphie. La TNA a réalisé une vidéo pour promouvoir l’événement, pas mal foutue du tout visuellement avec l’utilisation réussie d’images de la ville de Benjamin Franklin, de Rocky Balboa, de Lilly Rush et de l’ECW. La bande son est moins brillante hélas, les catcheurs répétant le même texte tour à tour, un procédé pas très excitant je trouve, surtout avec des phrases aussi creuses que « this is my time ».

 

Ces Series se termineront avec un Final Four, les quatre premiers du classement final s’affrontant en un seul match pour la victoire finale. Crimson, toujours invaincu, est bien sûr en tête ; derrière c’est encore serré entre la plupart des participants, sauf les tout derniers et en particulier la lanterne rouge Samoa Joe, qui affiche un score négatif. Oups. Le premier match du soir opposait Scott Steiner à Devon. Il fut très rapide et vit la victoire de Steiner, les pieds sur les cordes. Le but était de faire avancer deux storylines. D’abord celle entre Devon et le Pope D’Angelo Dinero, puisque après que les enfants de Devon soient montés sur le ring pour repousser Joe qui venait d’agresser Devon, c’est Pope qui est venu à son tour. L’histoire entre les deux hommes n’est pas très claire (elle se déroule en partie à Xplosion), et pas très intéressante pour tout dire.

 

Qu’en est-il de Joe ? Il a donc attaqué Devon après le match, et s’en est expliqué ensuite dans une promo énervée face caméra. S’il ne peut pas gagner les Series (et ce n’est pas parti pour), alors il va péter la gueule de tous les autres participants, ça le calmera. Mouais… Encore un dont on se demande où il va. Quand on a commencé à voir la série de défaites de Joe dans les Series, on s’est dit qu’il allait revenir comme un boulet de canon sur la fin, surtout avec la règle de la victoire par soumission qui rapporte 10 points au lieu de 7, qui semble faite pour lui. Mais visiblement ça n’est pas son objectif, il veut juste nuire aux autres. Attendons la suite, mais pour l’instant rien de bien passionnant.

 


Phil, j’en peux plus, viens me chercher par pitié !

 


Le deuxième match du soir comptant pour les Series opposa un peu plus tard Rob Van Dam à AJ Styles. On eut droit à un vrai match cette fois, un bon match entre deux bons combattants. Surtout AJ bien sûr. Sérieusement, comment la TNA fait-elle pour ne pas utiliser un tel catcheur comme un main eventer naturel et permanent ? Il y a 2 ou 3 mois il livrait un match de rêve contre Bully Ray, et depuis pas grand chose, il participe aux Series mais rien de plus. Quel gâchis… Il a gagné le match, ceci dit, mais pas comme il l’aurait voulu : Jerry Lynn a encore fait des siennes.

 

Il était déjà intervenu pour « aider » RVD, dont il avait provoqué la disqualification contre Crimson. Eh bien rebelote, alors que AJ effectuait un tombé sur Rob Lynn a tiré l’arbitre hors du ring, entraînant bien sûr la victoire par disqualification d’AJ. Personne n’était content dans l’affaire, ni AJ qui n’a marqué que 3 points, ni RVD qui en a de nouveau perdu 10 – le voilà 10e sur 11 (le 12e inscrit, Matt Morgan, est hélas éliminé pour blessure). RVD a bien sûr fait la leçon à son « pote », qui n’a pas semblé comprendre ce qu’il avait fait de mal. Dans la série des incohérences régulières du catch, les alliés qui interviennent dans un match en sachant qu’ils vont faire perdre leur compère et qui en sont tous contrits ensuite sont une valeur sûre !

 

 


 Si cet homme vient vers vous en souriant, fuyez !

 


Remontons-nous le moral avec la division féminine, et je vous voir venir bande de coquins, je parle bien de catch. On a eu un match très sympa ce soir, entre ODB et Mickie James (redevenue une semaine plus tôt challenger au titre que lui a pris Winter). ODB a plutôt dominé, toute en puissance bien sûr, mais Mickie ne s’est pas laissée faire, on a eu de beaux échanges, une belle intensité tout du long et même pas d’intervention extérieure ! Jackie était pourtant dans le coin d’ODB mais a refusé d’attaquer Mickie même quand l’arbitre a eu le dos tourné ; à la fin du match elle a du reste serré (rapidement) la main de Mickie, qui a finalement gagné ce match bien sûr.

 

Du changement pour Jackie ? Peut-être. Peut-être aussi du changement dans le management, puisque Tracy Brooks a demandé à Bischoff de lui redonner le rôle qu’elle avait tenu en 2008, celui de Knockout Law, une sorte de general manager des catcheuses. Je ne sais pas ce que ça peut donner mais l’idée est bonne, un GM peut a priori apporter plus de cohérence (a priori j’ai dit…). Du coup je passe sur le fait que la scène entre Brooks et Bischoff a fait passer les tentatives de séduction d’Aksana sur Teddy Long à Smackdown pour des sommets d’élégance et de romantisme…

 



Tu vois Jackie, elle est trop vulgaire cette Tracy, elle aurait dû nous demander comment avoir la grande classe !

 


Enfin, nous avons eu un nouveau segment entre Angelina et Winter. Drôle de relation entre ces deux-là, qui reste toujours dans une certaine ambiguïté mais qui le fait assez bien et se renouvelle régulièrement. Il y a par exemple un moment qu’Angelina n’est plus un zombie contrôlé par une Winter qui passait plus ou moins pour on ne sait quelle sorcière ; non, ce soir on a appris que Winter était peut-être un vampire, puisque le verre de vin qu’elle a tenu pendant tout le segment s’est avéré être du sang… D’un autre côté on peut aussi retenir que sans vraiment intervenir, on a senti qu’Angelina a un peu tiqué quand Winter a dit qu’elle garderait toujours son titre, grâce à son aide. La division féminine était bien ce soir une des seules choses qui donnaient envie de voir la suite !

 

 


À la TNA le titre féminin est toujours bien mis en valeur.

 


La X Division s’en est bien sortie aussi. On se souvient qu’en juillet elle avait eu son PPV à elle, et si depuis elle n’est pas (re)devenue un pilier de la TNA il semble qu’elle ait au moins gagné de nouveau une place régulière dans le show. À Hardcore Justice le champion Brian Kendrick a conservé sa ceinture, contre Alex Shelley et Austin Aries ; il fallait donc désigner un nouveau challenger, ce qui fut fait à travers un Gauntlet Match à huit. Rappelons le principe : deux catcheurs commencent, le vainqueur doit affronter un nouvel adversaire et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un.

 

Le match de ce soir mélangeait d’anciens noms de la Division et les nouveaux venus à l’occasion de Destination X, et opposait Robbie E, Alex Shelley, Jesse Sorensen, Tony Nese, Kid Kash, Mark Haskins, Austin Aries et Zema Ion. Shelley et Haskins ont ouvert le bal, et c’est Haskins qui l’a emporté, peut-être pour créer du suspense avec l’élimination d’entrée d’un des favoris. Haskins a ensuite battu Robbie E, d’un simple petit paquet alors que Robbie discutait encore avec Cookie ; Cookie qui avait déjà coûté la victoire à Robbie la semaine précédente. Le couple est-il en péril ? Oui, et comme le seul intérêt de E est son duo comique avec sa copine, on ne le reverra peut-être pas beaucoup. Mais, oui, on s’en fiche un peu.

 

C’est super technique la X Div. Ici, la fameuse prise du derviche tourneur.

 


Zema Ion a ensuite pris la main, éliminant Haskins ; avant de perdre lui-même contre Sorensen, qui a aussi battu Nese et Kash. Je vais vite mais ça suit le rythme du match ; il fut très bon, mais bien trop court pour bien développer sept matchs, puisque c’est bien ça dont il s’agit. Finalement Aries l’emporta, ce qui ne surprit personne ; Kash ayant à moitié assommé Sorensen le dernier match fut même une formalité, ce qui n’empêcha pas Aries de se la péter au micro de Christy Hemme après le match. Cette victoire est tout sauf une surprise, et comme on a assisté dans un ou deux petits segments à un rapprochement de Aries et Bischoff, le prétendant au titre X Division pourrait bien l’être bientôt au nom d’Immortal (qui a viré Anderson comme on l’a vu, et qui traite bien mal Abyss coupable de ne pas avoir su éliminer la X Div).

 

Après le match le champion, Brian Kendrick, a fait son apparition, dans son look minimaliste (pantalon de toile) de quasi-illuminé. Il a voulu serrer la main d’Aries, mais ce dernier l’a snobé ; ce qui a conduit Kendrick à lui sauter dessus, la sécurité devant intervenir pour l’empêcher d’étrangler Aries. On comprend que cette agression a pour but de donner de la crédibilité à Kendrick, mais enfin depuis quand les champions face attaquent leurs challengers juste après qu’ils aient disputé un match ? Mieux aurait valu qu’Aries soit l’agresseur, ou trouver un autre moyen de crédibiliser Kendrick. À moins que Kendrick soit sur le point de turner, allez savoir…

 

 


Casse-toi le mendiant, j’ai pas de monnaie là !

 


Et Eric Young dans tout ça, me direz-vous (non ?). Eh bien il est à Hollywood, dans l’espoir de trouver des vedettes acceptant de le défier pour son TV Championship. Son choix s’est porté sur Scott Baio. Mais si enfin, Scott Baio ? Le petit cousin de Fonzie dans Happy Days ? Non ? Bon, je ne peux pas vous en vouloir. Mais le pire c’est que Young avait déjà « hypé » la chose la semaine dernière, qu’il l’a refait cette semaine, et que ce n’est que la semaine prochaine qu’on verra l’intégrale de l’affrontement dont on n’a pour l’heure eu que des bribes et qui se déroulera semble-t-il sur un terrain de golf. En résumé : la TNA prend trois semaines pour mettre en scène une bagarre à coups de clubs entre un de ses catcheurs et une vedette de troisième zone. Young est rigolo, on verra à quoi ressemble finalement la « chose », mais quand même, trois semaines…

 

Plus sérieux, passons à Crimson. Il n’a pas combattu ce soir, et d’ailleurs il n’aurait pas pu puisqu’il se ressent encore de l’agression que lui a infligée la semaine dernière Kurt Angle. Crimson est venu dans le ring, vite rejoint par Angle. Les deux hommes ont parlé, c’est original, de respect : Angle, il en avait déjà parlé au précédent Impact, trouve qu’il a trop aidé pendant sa carrière des petits jeunes qui ne sont au final que des petits cons et qui ne lui ont manifesté aucun respect en retour ; Crimson lui pense qu’au contraire les catcheurs comme lui ont toujours beaucoup respecté Angle mais qu’aujourd’hui il ne le mérite plus. Et comme de juste, les deux s’affronteront la semaine prochaine (c’est Crimson qui a lancé le défi). Rien de très original ici, mais le match devrait valoir le déplacement et c’est un beau défi qui s’annonce pour Crimson et son invincibilité.

 

 


Tony Danza n’était pas libre ou quoi ?

 


Il nous reste le main event. Et on peut parler d’événement : il s’agit d’un match par équipes, mais pas un de ces matchs qui mélangent plusieurs storylines solo, non, carrément un match pour le titre mondial ! Un remake du match de Hardcore Justice en fait, où les champions Beer Money avaient conservé leur titre contre Mexican America. Les Jarret sont re-revenus du Mexique, avec souvenirs et sombrero de rigueur, et se sont installés à la table des commentateurs pour ce match.

 

Jeff Jarrett est, rappelons-le, devenu champion du monde de la fédération mexicaine AAA en juin dernier. Mais la mise en scène de cet événement à Impact est plus qu’étrange : le nom de AAA est bipé, quant à la ceinture qu’arbore Jarrett elle n’a rien à voir avec celle qu’il a gagnée. Problème de droits à l’image, conflit entre les deux fédérations ? Je n’en sais rien mais le résultat est étrange. Quoi qu’il en soit nous avons eu droit à une petite promo des Mexican America, disant qu’ils allaient gagner (dingue ça !) ; je ne suis pas forcément très fan de cette stable, surtout d’Anarquia qui devrait d’urgence endosser une gimmick de catcheur muet, mais le simple fait que ce soit une stable mixte est une originalité bienvenue. C’est vrai quoi, pourquoi y a pas de fille chez Immortal ?

 


– Fifilles !
– Ah d’accord, je comprends.

 


Ce main event a été un bon match de weekly, avec deux équipes qui se comportent comme telles, ça fait plaisir ! Le momentum a changé de bord plusieurs fois, avec pas mal de prises et de combinaisons sympathiques. Mais le match ne pouvait pas se finir sans un peu d’embrouille… Rosita est montée sur le ring alors que les Beer Money semblaient proches de la victoire, Karen Jarrett s’en est mêlée aussi, Anarquia a une première fois tenté de profiter de la confusion mais en vain et c’est finalement Hernandez qui a sournoisement frappé Storm avec une ceinture de champion et gagné le match. Premier titre pour les hommes des Mexican America, nouveaux champions par équipes !

 

Le show s’est fini avec les Jarrett célébrant la victoire dans le ring avec les vainqueurs. Alors chipotons un peu : les Jarrett se la jouent touristes un peu beaufs quand ils parlent du Mexique et ne sont pas avares de clichés, et ils ont réussi à s’allier avec une stable qui prône la fierté de ses origines mexicaines ? Admettons. Du côté des Beer Money pas de signe laissant penser à une rupture, dont on avait parlé il y a quelques temps, on verra quelle direction est prise. Mais ce serait peut-être une bonne idée pour la TNA de garder ses rares équipes encore en place, le catch par équipes a ses adeptes et donne plus de profondeur à un roster.

 

 


Les jeux de l’été des Cahiers : combien de Mexicains sont présents dans ce ring ? Vous pouvez répondre dans les commentaires.

 


Au final donc, plus de mauvais que de bon dans cette soirée, je suis bien peiné de l’écrire. Le printemps de la TNA a été brillant mais cette embellie n’avait pas eu le temps de poser de bases assez solides pour pérenniser la qualité du show, et depuis juillet les mauvaises habitudes de la TNA semblent avoir repris le dessus. Il y a d’abord beaucoup trop de petites ou de grosses incohérences, qui gâchent le plaisir même du suiveur débonnaire qui sait suspendre son incrédulité bien haut.

 

Et puis il y a surtout cette idée idiote d’organiser des matchs entre Sting et Flair puis Hogan ; au printemps on s’était d’ailleurs convaincu qu’elle était trop idiote pour se concrétiser, mais non, l’ego des deux papys semblent avoir pris le dessus. Comme toujours au catch attendons la suite, ça peut rebouger très vite dans l’autre sens, mais pour l’instant on a le sentiment d’un essai non-transformé de la TNA. Quand en plus on lit que Jimmy Wang Wang a été payé avec un chèque en bois pour sa participation aux matchs pré-Destination X, que Matt Hardy a finalement été viré après une nouvelle connerie (rentré dans un arbre en conduisant bourré), que l’ambiance dans le vestiaire est très mauvaise… La TNA semble vraiment avoir besoin de changement, et je vois mal comment elle pourrait y arriver sans changer la petite bande qui tire les ficelles.

 

 


Avec le temps Flair a appris à jouer les puppet masters sans qu'on voit les fils.

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