Catch

You can dance if you want to

C'est bizarre, t'as trop la tête du gars qui croit qu'on en a quelque chose à foutre de ce qu'il dit!

Wolverine, X-Men Origins : Wolverine

 

À la fin de mon article précédent, je taclais un peu Raw et mettais over Smackdown, le show rouge souffrant d'un nouveau format censé le rendre plus attractif, mais qui en fait le dessert plus qu'autre chose. Est-ce que cet épisode m'a fait changer d'avis? Non, mais ça ne m'a pas empêché de passer un bon moment!

 

 

Tournée générale de thé glacé, c'est la fête!

 

 

Nalyse de Raw du 19 septembre

 

J'ai moyennement aimé Night of Champions. En fait, j'ai passé un bon moment, à l'exception de deux matchs, et pas de bol, ce sont les deux main-events de Raw. À la limite, passe encore la victoire de Cena qui ridiculise quand même énormément Del Rio, quoi que puisse en dire Silver (et pourtant, contrairement à lecharentais, je suis loin d'être un anti-Cena primaire, bien au contraire): avec la concurrence du foot américain en ce moment, je peux comprendre que la WWE tente de se rassurer en donnant une nouvelle fois à sa figure de proue la ceinture de champion. Non, ce qui me reste en travers de la gorge, c'est la fin du match entre CM Punk et Triple H.

 

J'admets volontiers qu'il y a une bonne dose de markisme et donc de mauvaise foi dans mon jugement sur ce match, d'autant que j'aime autant Punk que je déteste Trips (c'est vous dire!), mais je trouve cette victoire du COO fort décevante. Non seulement ça prouve encore une fois l'incapacité chronique de HHH de s'allonger (sauf quand il s'agit du Taker, vous savez, le vieux qu'on voit dans le générique de Smackdown) pour mettre en valeur autrui, mais en termes de storyline, je trouve ça beaucoup moins excitant qu'un Trips devant reconquérir le pouvoir, la tête du complot maléfique se dévoilant à la fin du match pour annoncer qu'elle prend la place de HHH, et forçant l'alliance entre le gendre de VKM et le Second City Saint, qui en tant que leader de la révolution aurait enfin une vraie cible à abattre, histoire d'apporter ce changement qu'il nous promet depuis un bail et de se venger de celui qui aurait osé le manipuler comme une marionnette et se servir de sa victoire pour prendre le pouvoir.

 

 

Moi, jobber pour Punk? Tu veux pas cent balles et un Mars tant qu'on y est?

 

 

Mais non, à la place, on a eu droit à un Punk qui s'est présenté à Raw en boitant, vendant la violence des événements de la veille, s'excusant auprès d'un HHH venu en costard et limite pimpant, et déclarant à ce dernier qu'après le boxon d'hier, il était persuadé que Trips était clean et que le complot venait de plus haut. Ça exclut de fait Laurinaitis de la liste des suspects pour le poste de cerveau de la conspiration, vu que hiérarchiquement, il est sous HHH. Reste pas grand-monde, essentiellement des gens qui portent le nom de McMahon: soit Vince, qui préparerait un énième retour; soit Stephanie, ce qui serait intéressant vis-à-vis des répercussions que cette histoire pourrait avoir (kayfabe of course) sur le mariage du couple princier.

 

Toujours est-il que si elle n'e s'est pas produite dans les conditions que j'espérais, l'alliance entre HHH et CM Punk a donc bien eu lieu, chacun ayant enfin gagné le respect de l'autre. D'ailleurs, en guise de bonne foi, Tripeul fit un beau geste en donnant à Cihaime un title-shot pour le titre WWE à Hell In A Cell. Ils seront donc trois dans la cage de l'enfer pour le titre suprême: John Cena le champion en titre, Alberto Del Rio pour sa revanche (qui reprochera en vain en coulisses au COO d'avoir fait de son rematch un Triple Threat), et Punk en tant qu'élu du peuple. Et hop! Un match de booké! Emballez, c'est pesé! Il faut dire que le prochain pey-per-view est prévu dans deux semaines, pas facile du coup de développer convenablement la construction des matchs de la carte de Hell In A Cell…

 

 

Génial, comme ça, une fois champion, je pourrai beaucoup mieux me concentrer sur la conspiration…

 

 

En ce qui concerne la conspiration, il n'y a pas que les gentils qui ont bougé, les méchants aussi ont déplacé leurs pions et ont essayé de manœuvrer pour contrer l'alliance Triple Punk. John Laurinaitis est intervenu en personne pendant la promo qui a ouvert le show, tentant de semer la discorde entre les deux hommes, accusant même carrément Punk d'être à la tête du complot! Pourquoi pas (on n'est pas à l'abri d'un coup de théâtre de ce genre, remember Kane et son enquête pour savoir qui avait mis son frère dans le coma), mais sur le coup ça a ressemblé à un acte désespéré du DRH afin de diviser… pour mieux régner peut-être? Toujours est-il que ces histoires de complot commencent à mettre à mal la patience de Triple H, qui jura qu'il trouverait le ou les responsable(s) dans la soirée, et qu'il était certain de virer quelqu'un ce soir, avant de quitter le ring avec fracas. Voilà qui donne le ton, et qui a refroidi un peu tout le monde tant sur le ring que dans les vestiaires et dans les bureaux de la fédération j'imagine…

 

Maintenant que je vous ai bien accrochés, je vais passer à tout à fait autre chose. Rassurez-vous, je reviendrai sur cette histoire, d'autant qu'elle a connu un rebondissement très intéressant. Mais avant, j'aimerais évoquer l'un des deux problèmes principaux de Raw: le format des Supershows, qui n'ont de super que le nom. J'en ai déjà parlé dans ma dernière nalyse de Smackdown, mais je trouve que ce format dessert plus le show rouge qu'il ne l'aide. Et malheureusement, le concept semble être là pour durer, étant donné que le nom plus ou moins officiel de Raw est maintenant "Raw SuperShow", et que le générique mélange aussi bien les stars du show rouge que celles du show bleu.

 

Du coup, on en arrive à une situation imbécile, où Raw devient à la fois la bande-annonce et le prolongement des événements de Smackdown. Un exemple parfait avec le match prévu entre le champion Intercontinental Cody Rhodes et Sin Cara, deux pensionnaires de la maison bleue (accrochée à la colline, etc). Match qui n'a pas eu lieu d'ailleurs, car après l'arrivée de Sin Cara, le double maléfique de ce dernier apparut, fit exactement la même entrée, et provoqua le Sin Cara Face, tandis que Cody Rhodes et ses hommes de main disparurent dans l'indifférence générale. Comme vendredi dernier à Smackdown, les deux hommes masqués se lancèrent dans un duel de pop/heat, avant cette fois d'en venir aux mains pour de bon, nous livrant un petit combat "improvisé" virevoltant se soldant par la déroute du Sin Cara Heel, qui quitta la scène non sans défier une dernière fois son clone. Ce segment en tant que tel était bien construit, mais non seulement on a déjà eu le même à Smackdown (à part le combat, que j'aurais aimé voir vendredi d'ailleurs), mais en plus il n'a rien apporté de nouveau à l'histoire, ce qui fait du temps d'antenne gaspillé pour la midcard de Raw! Sans compter qu'en plus, Cody Rhodes est venu pour rien, puisqu'il n'y a pas eu de match finalement…

 

 

– Je vais me battre, Sin Cara!

– Non, c'est MOI qui vais me battre, Sin Cara!

 

 

Autre problème des supershows: avec plus de stars à gérer, on assiste à une multiplication des matchs par équipes. En soi, ce n'est pas dérangeant, j'aime bien ce genre de matchs, mais ce qui me gêne, c'est la composition des équipes, faite le plus souvent à la va-vite et sans réelle justification. Ainsi, cette semaine, les champions en titre Air Boom (Kingston et Bourne) se sont retrouvés avec Sheamus et Justin Gabriel du show d'en-face, et opposés au duo Heel Otunga/McGullicutty (rien à dire, c'est une tag team légitime et qui a perdu les ceintures au profit d'Air Boom) flanqué de Christian (en feud avec Sheamus) et de Wade Barrett, parce qu'il fallait un quatrième j'imagine. Ce grand match à huit aura finalement seulement servi à mettre en valeur la rivalité canado-irlandaise, puisqu'après le classique début de match qui consiste à voir Evan Bourne se faire exploser par le quatuor Heel, c'est au bout du compte Sheamus qui a remporté la victoire avec un combo Brogue Kick/Celtic Cross sur Otunga en forme de message destiné à Christian, qu'il n'a pas quitté des yeux après avoir manqué le mettre sur la croix… Merci aux autres d'être venus, pour la suite de l'histoire… Rendez-vous à Smackdown!

 

Dernière incursion de Smackdown dans le show rouge avec l'interview du nouveau champion du monde poids lourds Mark Henry, sur le ring en compagnie de Jim Ross. Peu avant le début de ce segment, on a pu voir Theodore Long quitter la scène après avoir parlé à JR, et entendre Michael Cole s'étonner de la présence du General Manager de Smackdown. Really Michael, alors que la moitié du temps d'antenne de Raw implique des catcheurs du show bleu, tu t'étonnes de voir leur patron avec eux à Cleveland? Sans déconner? Toujours est-il que Teddy était venu pour conserver sa réputation de Captain Obvious, puisqu'il a demandé à Ross d'annoncer que Randy Orton aurait sa revanche pour le titre dans un match Hell In A Cell contre Henry dans le pay-per-view du même nom, comme tout le monde s'en doutait dès que le béhémoth a mis la main sur la ceinture à la fin de leur match à Night of Champions. Et hop! Deux matchs de bookés en un show, elle est pas belle la vie?

 

 

Qu'est-ce que vous feriez si vous ne m'aviez pas, hein?

 

 

Mark Henry arriva donc enfin sur le ring, pour son interview avec Jim Ross. Le segment en tant que tel était bien foutu et efficace, même s'il m'a semblé un peu long, la faute vraisemblablement à ces péquenots de Cleveland qui ont interrompu la pourtant très bonne promo de Mark Henry de "what?" aussi inutiles que stupides. Le nouveau champion du monde poids lourds a malgré tout servi un bon discours, convaincant, expliquant la rage qui l'habite, et le fait qu'après avoir passé autant de temps sans titre majeur, il était déterminé à ne pas lâcher celui-ci de sitôt. Puis, histoire de montrer qu'il ne plaisante pas, Henry a voulu forcer Jim Ross à s'excuser au nom du WWE Universe de l'avoir si longtemps sous-estimé, tout en l'étranglant avec sa cravate. Le sang de Jerry Lawler ne fit alors qu'un tour, et le commentateur fonça sur le ring défendre son collègue. Au final, il sauva Ross, mais subit à sa place la fureur de Mark Henry, qui lui porta son World's Strongest Slam deux fois: une fois sur le ring, et une autre sur la table d'annonce. Le champion en titre a été très bien présenté, il est encore et toujours ce monstre de puissance, qui semble de plus invincible puisqu'il a même triomphé d'Orton, mais alors que Lawler se faisait conduire en coulisses par l'équipe médicale, je ne pouvais m'empêcher de penser qu'un tel segment, aussi réussi soit-il, n'avait pas sa place à Raw, mais bien à Smackdown, bon sang! N'aurait-il pas été plus logique de voir Henry s'en prendre d'abord à Scott Stanford par exemple sur le ring, avant d'assister à la destruction d'un Booker T venu à la rescousse du journaliste et subissant le courroux du champion en titre? Mais non, Raw est un Supershow maintenant, donc les segments bleus importants doivent se passer dans le show rouge, hélas…

 

L'autre problème majeur que rencontre Raw à mon avis en ce moment est une conséquence indirecte de la cannibalisation du temps d'antenne du show rouge par Smackdown, il s'agit de l’omniprésence de la storyline principale dans le peu de temps laissé à des segments purement rouges. Et même s'il est vrai que cette histoire est passionnante (j'en suis le premier fan), du coup peu de temps est laissé au reste, et surtout aux titres de Raw, qui sont relégués au mieux au rang d'accessoire facile pour faire une petite storyline (sur la formule automatique "moi vouloir titre"), et qui sont au pire ignorés, perdant un peu plus de prestige chaque semaine.

 

Je passe rapidement sur le sort des Divas, qui ont lutté en équipe cette fois (Kelly² et Eve contre Beth et Natalya) dans un match de moins de trois minutes montrant que la nouvelle prise de finition des Divas de la WWE semble être le roll-up (c'est ainsi qu'Eve a triomphé de Natalya): après tout, la division féminine est le cadet des soucis des bookers depuis un bail, pas de raison que ça s'améliore alors que les filles ont encore moins de temps que d'habitude pour s'exprimer le lundi soir. Je vais plutôt évoquer ce qui me semble être une faute grave, celle qui conduit au fait que le titre suprême de la compagnie ait chaque semaine un peu moins d'importance aux yeux des bookers, mais aussi des catcheurs.

 

Commençons avec le cas de l'ancien champion, Alberto Del Rio. Depuis des semaines, on ne l'a presque pas vu à Raw. Il a même été absent une semaine à cause d'un problème de visa! Et les rares fois où le champion de la WWE nous faisait l'honneur de sa présence, c'était pour mieux se faire défoncer par Cena qui l'a traité de champion en mousse semaine après semaine. Du coup, je ne sais pas pour vous, mais la perspective de voir un "paper champ'" contre Cena pour le titre à Night of Champions n'était pas très enthousiasmante, sauf si Del Rio avait réussi à bouleverser les probabilités et fermé le clapet du Marine. Or, comme vous le savez, ce n'est pas ce qu'il s'est passé, et ce pauvre Del Rio passe encore une fois pour une buse. Je ne sais vraiment pas où la WWE veut en venir avec Dos Cojones: il a un parcours sur le papier qui est très impressionnant (vainqueur du premier Royal Rumble à quarante participants, qui le conduit au main-event de Mania dès sa première année, Mr Money In The Bank dans la foulée de son draft à Raw, championnat WWE obtenu avant la fin de sa première année dans la fédération), mais il est toujours perçu comme un guignol absolument pas dangereux. Alors oui, les bookers ont semblé vouloir faire un effort en offrant à El Patròn John Morrison en pâture, le Shaman of Jobbers se faisant proprement squasher la face en deux temps trois mouvements. C'est sympa de vouloir crédibiliser Del Rio, mais ça aurait peut-être été mieux de la faire avant qu'il perde son titre, non? Tout n'est pas perdu certes, cette victoire le repositionne comme une menace à peu près crédible pour son match revanche à Hell In A Cell, mais maintenant que Punk a obtenu son passe dans la cage infernale, Alberto ressemble de plus en plus à un intrus au milieu de cette affiche, un comble quand on est le champion sortant!

 

 

Ben là, ça marche! Comment ça se fait que ça marchait pas hier soir?

 

 

Toujours est-il qu'il me semble que les titres de champion sont de plus en plus délaissés, et si l'annonce du match pour le titre suprême pour Hell In A Cell rehausse quelque peu mon intérêt pour le combat qui a la ceinture bling-bling comme enjeu, je trouve dommage que sur les trois hommes impliqués, il n'y ait finalement que Del Rio qui souhaite vraiment l'obtenir, Cena collectionnant les titres comme d'autres enfilent des perles et Punk étant malgré tout plus concentré sur la storyline du complot et ayant déclaré avoir des objectifs plus larges qu'un "simple" titre…

 

Mais tout n'est pas si sombre, et il y a eu quelques séquences qui m'ont apporté ma dose de fun pour la semaine tellement je me suis éclaté en le regardant: ce sont les moments impliquant le Guest Host de la soirée, l'extraordinaire Hugh Jackman. Et pourtant, les choses démarraient de façon à me faire peur: l'acteur australien, connu surtout pour son rôle de Wolverine (un Australien qui joue un Canadien, vive Hollywood!) dans les films estampillés X-Men (mais qui a aussi joué dans Le Prestige de Christopher Nolan, dont on m'a dit beaucoup bien et qu'il faudra bien que je voie un jour, même si Inception m'a bien refroidi, mais passons), était venu sur le ring pour dérouler un discours très générique et soporifique encourageant le public à aller voir son nouveau film, Real Steel. Mais heureusement, tout cela n'était qu'un leurre, destiné à voir débouler le champion des États-Unis Dolph Ziggler, accompagné bien évidemment de Vickie Guerrero, sous le charme du beau Hugh comme on pouvait s'en douter. Dolph interrompit donc Van Helsing, ulcéré de voir le peu de temps d'antenne qu'il lui reste vampirisé (ha ha!) par des acteurs venus faire leur promo.

 

Ce segment a été une pure merveille. Non seulement Hugh Jackman a été parfait (on sentait qu'il s'amusait et passait un bon moment, et ça fait plaisir à voir), mais Dolph a quant à lui été extraordinaire au micro, démolissant l'acteur tout en taclant ses camarades (traitant ni vu ni connu Mason Ryan de robot et le Miz de nabot), un vrai régal! Évidemment, ce genre de confrontation ne pouvait conduire qu'à une chose: Hugh Jackman défia Dolph Ziggler, déclarant qu'il pourrait transformer n'importe quel plouc dans le vestiaire et en faire une machine de guerre qui humilierait le champion des États-Unis. Et c'est ainsi que quelques minutes plus tard, nous nous sommes retrouvés avec un match opposant Dolph Ziggler à Zack Ryder, avec Vickie et Jackman aux abords du ring pour encourager leur protégé respectif.

 

 

Mieux qu'un Oscar, qu'un Emmy ou qu'un Tony Award, Hugh Jackman a enfin pu réaliser son plus grand rêve: devenir Broski of the week.

 

 

Si j'avais un bémol à apporter sur ce match, histoire de garder une cohérence avec le reste de mon raisonnement, c'est qu'il est un peu (mais juste un peu) dommage de voir le champion des États-Unis, un titre certes mineur, mais un titre quand même, se faire rouler dans la farine dans un segment comique, aussi réussi soit-il. Cependant, l'ambiance de ce match a été tellement formidable qu'il serait vraiment dommage de bouder son plaisir, d'autant que si Ryder a gagné, c'est grâce à une triche éhontée de Hugh Jackman, qui a fracassé la mâchoire de Dolph d'un coup de poing dans le dos de l'arbitre (occupé à bannir Vickie pour avoir giflouillé le Long Island Iced Z) avant de disparaître tel un ninja. Zack a gagné, mais Ziggler n'en est pas décrédibilisé pour autant, et surtout: qu'est-ce que c'était fun comme moment! On sent que Hugh Jackman s'est amusé comme un gamin, et a passé un bon moment, et ça fait plaisir à voir! Cerise sur le gâteau, la storyline autour de Vickie a même évolué un peu, la Cougar engageant officiellement Jack Swagger dans sa stable au grand dam du champion des États-Unis, le Biff Tannen de la WWE profitant de ce moment de faiblesse de son rival peroxydé pour se placer, Dolph n'étant plus dans la position de force où il se trouvait en sortant de Night of Champions.

 

Mais bien évidemment, si l'histoire de l'écurie des étalons de Vickie a fait un saut de puce cette semaine, celle concernant le fameux complot pour le pouvoir au sein de la WWE a eu la part du lion de cet épisode, qui s'est conclu de façon explosive! Tout commença avec la promesse de HHH, visiblement excédé de cette histoire de conspiration qui a transformé son match de la veille en chaos sans nom, de mettre un terme à tout cela ce soir et de faire tomber des têtes. Autant dire que quand le Miz et R-Truth sont arrivés dans l'immeuble accueillant le show, le duo awesome n'en menait pas large, et se doutait qu'il était sur la sellette, après leur intervention de la veille dans le main-event mais aussi et surtout à cause de leur comportement inacceptable à la fin de leur propre match lors du pay-per-view, où ils s'en sont pris physiquement à l'arbitre. L'officiel a d'ailleurs été rassuré par HHH, qui jura que ce genre de choses n'arrivera plus jamais, avant de convoquer Awesome Truth dans son bureau pour une explication. Ça sent mauvais pour le duo parano à ce moment-là du show…

 

 

– Ah non Laurinaitis, tu ne vas pas nous "wish good luck for our future endeavours"! On est prêts à tout pour se faire pardonner, TOUT!

– Ouais, c'est la vérité, monsieur Lauren… Laurin… Laran… Monsieur!

 

 

Un peu plus tard, une lueur d'espoir apparaît pour les Heels, en la personne de John Laurinaitis, auprès duquel Miz et Truth se confondirent en excuses pour obtenir la protection du DRH à la voix cassée. Même chose devant le COO: on sentait vraiment que le Miz et R-Truth craignaient pour leur boulot, et s'aplatirent devant HHH comme jamais. Le Cerebral Assassin se montra finalement assez magnanime, puisqu'il n'évoqua pas leur intervention dans le main-event de la veille, et se contenta d'une "légère" amende d'un quart de million de dollars chacun pour avoir attaqué l'arbitre de leur combat pour le titre par équipe. De plus, il les informa qu'ils devraient combattre ce soir dans le main-event, contre le duo Punk Attitude, constitué du Straightedge Saviour et de John Cena comme vous l'aurez deviné, car vous êtes des petits malins.

 

Miz et Truth ont donc senti le vent du boulet qui est passé très près, mais ils poussèrent un soupir de soulagement: ça pouvait être pire comme sanction, même si affronter les deux stars les plus over du moment les assurait de passer un mauvais quart d'heure. Un petit segment backstage plus tard, histoire de justifier le duo Cena/Punk (le Marine déclarant "tu as gagné mon respect, donc soyons alliés", la formule magique qui permet à un Face de s'allier à un ancien rival d'un coup d'un seul), et le match pouvait commencer. Un peu plus haut, je louais le selling des blessures de CM Punk et conspuais le no-selling de HHH après leur match extrêmement éreintant (d'après ce qu'ils disaient en tout cas), et je dois avouer que ce match a un peu écorné cet argument. En effet, si Cena, sans surprise, n'a pas semblé en grande difficulté contre Miz et Truth, Punk a lui aussi paru assez frais pendant le combat, d'autant que c'est lui qui a eu les honneurs de mettre fin aux hostilités, neutralisant R-Truth et disposant le Miz d'un bon vieux Go To Sleep. Voilà, les méchants sont punis, les gentils ont gagné, tout le monde est content, fin du show…

 

Fin du show? Eh bien non, car Triple H arriva alors sur scène, pour féliciter CM Punk d'avoir assuré ce soir après le combat de la veille… Et pour virer The Miz et R-Truth! La sanction, comme dirait Denis Brogniart, est irrévocable, et surtout incroyable: quand HHH a promis que des têtes tomberaient à la fin du show, il ne plaisantait pas, mais je pensais plus à Laurinaitis… Évidemment, Miz et Truth ne prirent pas la nouvelle avec philosophie, mais foncèrent plutôt sur le COO pour lui faire savoir leur mécontentement, à grands coups de poing et de pied dans la gueule. Il aura fallu l'ensemble du roster présent dans les couloirs (l'occasion d'apercevoir brièvement Brodus Clay entre autres) séparer tout ce beau monde et envoyer le duo hors du building, condamnant R-Truth à passer le reste de la nuit dans les rues froides de Cleveland torse nu et le Miz en slip. On va dire que comme on est justement dans la ville natale de Mike Mizanin, ce dernier aura rapidement trouver où se loger et se vêtir convenablement!

 

 

Manquerait plus qu'on se fasse choper pour attentat à la pudeur, et on aura vraiment passé une soirée de merde! Allez viens Truth, on va chez ma mère…

 

 

Triple H l'a dit, il en a assez de cette lutte de pouvoir et de ses complots incessants, et il l'a prouvé en se débarrassant sans hésiter de deux pions que celui, celle ou ceux qui veulent lui nuire a (ou "ont") utilisé pour tenter de le mettre hors-jeu. La prochaine étape sera sûrement de débusquer le cerveau (obviously, je mise sur Steph, avec Laurinaitis en bras droit et Nash en garde prétorienne), vraisemblablement avec l'aide de CM Punk, et j'ai hâte de connaître la suite de cette histoire.

 

Le problème est que cette storyline passionnante a le défaut de sa qualité: elle est formidable certes, mais du coup elle fait trop d'ombre au reste de la carte de Raw, déjà mise à mal par l'arrivée de Smackdown dans le format "SuperShow". On en oublierait presque qu'il y a un titre WWE à défendre, vu qu'on ne pense qu'à la lutte de pouvoir: en ce sens, que Del Rio ou Cena porte la ceinture n'a finalement pas plus d'importance que ça. Le titre des États-Unis n'a eu que deux minutes pour développer sa propre storyline, après avoir fait un segment comique certes formidable, mais qui n'a aucun impact sur le devenir de la ceinture à la bannière étoilée. Les Divas ne font que des roll-ups. OK, comme d'habitude, mais elles ont encore moins de temps qu'avant pour faire autre chose, et pendant ce temps, les Divas of Doom deviennent une blague… Et c'est la midcard de Smackdown qui développe ses histoires à Raw, celle du show rouge devant aller voir du côté de Superstars, ce qui au moins a le mérite de rendre heureux les spectateurs du show violet comme le formidable mrcoffeeinthebank.

 

Alors oui, cet épisode a été bon, et la storyline principale a été très bien menée. Oui, j'ai envie de connaître la suite, et je serai là la semaine prochaine, devant mon écran, pour la voir. Mais non, définitivement non, le format des "SuperShows" n'est pas une bonne idée. Et aussi géniale que soit la storyline principale, il ne faudrait pas que les bookers oublient pour de bon qu'il se passe des choses tout aussi géniales avant le main-event.

 

 

– Ouais, nous aussi on veut des storylines!

– Mais lâchez-moi, sales lowcarders, et retournez à Superstars!

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