Catch

Wrestlemania, cinq mois et moi

Construire c'est créer des événements.

Walter Gropius

 

La critique est facile, l’art est difficile. La profonde sagesse de cette devise nous a frappés. Ah ça, pour critiquer le booking de la WWE, y a du monde, mais est-ce que nous ferions, mieux, nous? Ne reculant devant aucun challenge, l’intrépide rédac s’est essayée à l’exercice du fantasy booking d’ici à Wrestlemania.

 

 

Aujourd'hui, les Cahiers du Catch vous prouvent que n'importe qui ne peut pas faire le boulot de ce type.

 

 

Fantasy booking jusqu’à Wrestlemania : version annonceurs espagnols

 

 

McOcee actuellement en retrait du site du fait de sa nouvelle passion pour le macramé, ce sont ses trois camarades sévèrement burnés qui vont vous présenter le fruit de leurs longues réflexions. Nous avons rédigé nos vœux chacun de son côté, veillant scrupuleusement à ne rien laisser filtrer ou presque de nos projets, afin de ne pas nous influencer mutuellement. L’idée, ici, est de mettre sur le papier le booking dont nous déciderions si nous étions chargés de cette question de la WWE – fantasme absolu s’il en est, et discret appel du pied aux recruteurs de Stamford qui nous lisent, c’est sûr. L’unique contrainte est donc de s’en tenir à un récit relativement crédible : ce que nous avons écrit, c’est ce que nous aimerions voir, mais aussi quelque chose qui pourrait se produire. Pas de Barack Obama en special host, d’Ultimate Surrender Match ou de délocalisation de Wrestlemania à Charleroi, donc.

 

Nous partons de la situation de la WWE telle qu’elle est actuellement, au lendemain du premier Raw post-Vengeance. Nous conservons évidemment les principales étapes sur la route de Mania (à savoir Survivor Series, TLC, le Royal Rumble et Elimination Chamber) ; nous gardons à l’esprit que le Rock doit participer à Survivor Series et affronter Cena à Wrestlemania ; nous n’oublions pas que Daniel Bryan a promis de casher sa mallette sur le World Heavyweight Champion ce soir-là ; et plus globalement, nous faisons comme si, aujourd’hui, on nous balançait dans un bureau à Stamford avec pour mission d’écrire l’histoire des mois à venir jusqu’au Big One.

 

 

Compte-tenu de la qualité du produit actuel, les responsables des storylines de la WWE n'osent plus apparaître en public depuis deux mois.

 

 

L'exercice est difficile. Pas seulement par l'ampleur de la tâche, mais surtout parce que la démarche employée pour réaliser le booking va à l'inverse même de la manière de le présenter. On commence par la fin : on fait le Main-Event de Wrestlemania, puis le reste de la carte, de haut en bas, en fonction de ceux qu'on veut mettre en avant dans les cinq mois et après, on construit les histoires qui vont bien pour y arriver. On est donc dans un situation où expliquer la démarche et l'idée générale avant de commencer, histoire de mettre en place les hypothèses de départ, c'est dévoiler le fil de l'intrigue mais ne pas l'expliquer, c'est aussi perdre l'occasion d'expliquer le pourquoi des choses.

 

Sans préliminaires, point de salut !

 

On va donc commencer par les hypothèses et autres suppositions que j'ai réalisées pour justifier le choix final de ce Wrestlemania, que j'ai fait en fonction des blessures actuelles, des égos de chacun et aussi des pistes déjà lancées par la WWE. En premier lieu, j'ai choisi de ne pas incorporer de retours de catcheurs dans le haut du Roster pour cette suite de PPV vers the biggest stage of them all.

 

Je sais qu'un tel choix peut déplaire aux marks de Chris Jericho qui attendent son retour comme celui du messie mais il faut être réaliste. The Ayatollah of Rock'n'Rolla a quitté la compagnie, il y a à peu près un an. Il est depuis en tournée un peu partout avec son groupe et quand elle va se terminer, il n'aura qu'une envie : se rappeller les longues heures passées avec ses copains à l'arrière de son tour-bus à se tripoter frénétiquement le manche et profiter de cette expérience virile et chevelue pour écrire un nouvel album. Ensuite, il prendra des vacances et passera du temps avec sa famille. Une fois toutes ces activités terminées, il envisagera éventuellement un retour vers les rings et si ça se produit, perfectionniste comme il est, il ne le fera pas sans au moins deux bons mois de remise à niveau physique et pratique dans l'école de son pote Lance Storm. Son dossier est donc classé à mon sens : les délais sont trop courts pour le faire revenir légitimement dans le ring avant avril à moins qu'il ne s'insère dans la carte comme un cheveu tombe sur la soupe.

 

 

– On April First 2012, I ll be in Winnipeg, you idiots !

 

 

De la même manière, j'exclus de cette Road To Wrestlemania, Rey Mysterio. Rey Rey est certes un énorme atout au niveau du merchandising pour la fédération mais je pense que la WWE sait compter. Elle sait très bien qu'il en est à sa septième opération du genou, qu'il n'est pas tout jeune, qu'il catche depuis 22 ans (soit 5 de plus que Triple H). En gros, je pense qu'elle a plus envie d'investir sur lui avec un contrat de légende, « super-VRP » de la fédération que dans un emploi de catcheur à plein temps. C'est dans cette optique que je considère que son dernier match avant l'opération, pour le titre et dans sa hometown, pourrait bien être le dernier de sa carrière à la WWE.

 

En revanche, j'avoue que je cède à la tentation du retour de l'Undertaker pour un vingtième match à Mania. Ce n'est pas que la perspective me réjouisse particulièrement, au contraire, j'estime que ça fait au moins deux ans que le Deadman devrait être à la retraite et qu'il est en train de saboter par une conclusion très moyenne, voire même souvent médiocre, une carrière qui était exemplaire. Mais bon, la compagnie manque de top-stars, les gens ont la fascination des chiffres ronds et le match pour la streak à Mania est une attraction que les fans attendent tous. Faisons donc plaisir à tout ce beau monde. Sauf si le Deadman, comme bon nombre de pré-retraités, se casse le col du fémur dans ses escaliers juste avant le mois d'avril.

 

 

La maison Spanish Announce Table rassure les lecteurs de cet article : aucun retour du Great Khali n'est prévu.

 

 

De la même manière que j'exclus Chris Jericho, je n'envisage pas Kharma de mes plans de booking. Partir en congé maternité en juin et revenir dans le ring en avril, ça me paraît quelque chose de compliqué. Surtout qu'une interruption pour grossesse est totalement différente d'une blessure et que le travail physique à réaliser pour revenir en forme dans le ring est quelque chose de différent et d'assez peu courant dans le monde du catch. La title picture féminine jusqu'à Mania va donc devoir se passer d'elle.

 

Dévoilons un pan du plan de booking …

 

Histoire de vous montrer comment j'ai procédé pour réaliser ce fantasy-booking, je vais à moitié vous dévoiler une storyline. Actuellement, nous avons une championne, Beth Phoenix, plutôt bookée dominante. Et elle l'est d'autant plus que la seule compétition qu'elle pourrait avoir, c'est, a priori, son acolyte, Natalya. A partir de là, il y a deux perspectives possibles. Soit on planifie un match Natalya/Beth pour le titre à Mania – et une fois cet objectif réalisé, on n'a juste plus rien en stock pour après –. Soit on se dit qu'un duo de divas heels qui sème la terreur sur le roster féminin est plus vendeur, on fait tourner les challengers jusqu'à Mania pour attendre le retour de Kharma et si jamais celui-ci se fait trop attendre, on déclenche le split de la paire des Sisters of Salvation et on gagne trois bons mois en s'occupant de la feud des ex-alliées.

 

Et si jamais, le roster féminin est à cours d'opposants pour Beth, on peut toujours demander à Michelle de revenir pour Mania, son mari a prévu de sortir de sa retraite à ce moment là.

 

Je vais plutôt partir sur la seconde option qui me paraît plus intéressante et plus responsable vu le calendrier. La construction des matchs féminins va donc se baser sur l'enchainement des aspirantes au titre avec un choix de l'adversaire de Beth à Mania qui préparera le terrain pour un retour de Kong. Evidemment, il y a un désavantage à tout ça : c'est le risque de redite avec entre cette histoire là et les péripéties de Lay-Cool l'an dernier. Mais c'est un risque que je suis prêt à prendre vu que la division féminine n'est pas vraiment au mieux.

 

On en est où ?

 

Voilà, la situation commence donc au surlendemain de ce PPV appelé Vengeance et on va se mettre droit sur la route des Survivor Series. Elles se déroulent au Madison Square Garden et bénéficient de l'argument marketing imparable du retour du Rock qui devrait suffire à assurer les ventes. C'est de plus le 25eme anniversaire du show et il semble inconcevable de ne pas offrir des matchs appliquant la formule classique du Pay Per view : des 5 contre 5 par élimination.

 

Faisons le point sur les storylines en cours une fois le RAW du lundi 24 terminé :


– Triple H et Kevin Nash sont d'anciens potes mais ils ne passeront pas leurs vacances ensemble comme diraient Thierry Roland et Jean Michel Larqué.
– CM Punk a réclamé un title match à Alberto Del Rio, l'éventualité d'un tel combat réside dans les mains de John Laurinaitis, lequel s'est fait habiller pour l'hiver (et même un peu toute l'année) par le Voice Of The Voiceless.
– John Cena a annoncé qu'il affronterait Le Miz Et R-Truth aux Series en tag-team avec le Rock.
– Michael Cole a lancé une sorte de défi à JR et s'est engagé à cessé d'être commentateur s'il le perdait.

On peut ajouter à ça quelques pistes scénaristiques présentes depuis plus longtemps :
– Vickie Guerrero a proposé ses services de Manager à Christian.
– Mason Ryan mène la vie dure au champion US : Dolph Ziggler.
– Mark Henry et le Big Show ne se sont pas départagés au PPV précédent.
– Sin Cara a démasqué son double maléfique.

 

 

En guise de complément d'information : Vince McMahon a oublié que Yoshi Tatsu travaille pour sa fédération.

 

 

En Route pour les Survivor Series :

 

En ce qui concerne l'enchaînement d'événements jusqu'aux Series je vais être assez riche en détails :

 

En premier lieu, le «match» (ou tout autre forme de challenge, y compris le concours du plus gros mangeur de pizza) entre annonceurs sera gagné par Jim Ross. Michael Cole devra quitter la table des annonceurs à RAW et Smackdown. Le remplacer à RAW sera évident (JR) et je pense que Matt Striker mérite une chance pour compléter le duo d'annonceurs de Smackdown. La configuration PPV (Ross, Lawler & Booker T) sera adaptée. Mais l'idée derrière tout ça, c'est surtout de donner un rôle à Cole qui soit plus adapté à la heat qu'il reçoit au quotidien. Il devrait donc quitter son poste non sans s'être auparavant lamenté sur Good Old JR qui serait, selon lui, au centre de manigances pour l'empêcher d'incarner la Voix de la WWE. Ce genre de speech, devra, vous l'avez déjà compris, lui permettre de devenir le manager de la paire R-Truth/The Miz sans que quiconque n'y voit une incohérence.


Le second fil rouge important du build-up des Series sera la title Picture à RAW puisque j'imagine bien que John Laurinaitis, vexé par son humiliation de la semaine d'avant, annonce à Punk que tant qu'il sera aux commandes du show rouge, Punk n'aura plus jamais de match pour le championnat. A près moults controverses et autres menaces, malgré l'intervention du toujours COO de la compagnie qu'est HHH, le différent personnel des deux se verra associé aux rancoeurs de HHH envers Kevin Nash. Et la WWE bookera un match CM Punk vs Kevin Nash pour les Survivor Series.

 

 

Comment Kevin Nash va-t-il réussir à se diriger vers le ring si Ricardo Rodriguez lui a volé son fautueil roulant électrique ?

 


Le challenger de Del Rio sera donc déterminé en dehors «des gros noms» du show et ce sont les les membres moins confirmés du roster de RAW qui se disputeront la place de number one contender dans une épreuve un peu collective (genre un scramble match, une battle royale, un tournoi ou un beat the clock challenge, peu importe). Inutile de dire que, pendant la compétition, et malgré une très belle performance, Dolph Ziggler sera écarté de la victoire par Mason Ryan. Quant au vainqueur de ce processus de sélection, il n'y en aura pas vraiment. Il y aura par contre deux ex-aequos : Jack Swagger et John Morrison qui lutteront pour le titre de Del Rio dans un triple threat aux Series.


Du côté du show bleu, le Build Up sera nettement plus classique avec un Big Show vs Mark Henry II qui semble s'imposer en haut de l'affiche. Le build-up d'un tel match semble assez aisé à réaliser et ne devrait poser de problèmes à personne. Je profiterais par contre de la composition des équipes qui à Smackdown participeront au traditionnal Survivor Series match pour officialiser l'alliance entre Vickie Guerrero et Christian. Le scénario idéal serait de placer Christian capitaine d'une équipe de sales types qui ne seraient que quatre et devant demander à la couguar de lui trouver un dernier élément parmi ses protégés.

 

 

Désolé les gars, pas de match pour vous, c'est un seul tag-team match par PPV et on a déjà The Rock & Cena en tag-team.

 

A côté de ces quatres points essentiels, je développerais encore un peu la feud entre les deux Sin Cara pour faire nombre sur la carte finale du PPV ou mettrais dans la perspective du PPV les frangins Usos sur la route d'Air Boom (même si cette option me plaît moins, vu que la carte regorge déjà de tag-team matches).

 

Survivor Series, la carte :

Sept matchs prévus sur la carte :


Sin Cara Unmasked vs Masked Sin Cara :
Triple H & CM Punk vs. John Laurinaitis & Kevin Nash
Traditionnal Survivor Series Match : Randy Orton, Sheamus, Zack Ryder, Daniel Bryan & Justin Gabriel vs. Christian, Cody Rhodes, Dolph Ziggler, Wade Barrett & Jinder Mahal (with Vickie Guerrero at ringside)
WHC Championship : Mark Henry (c) vs Big Show (sur un ring renforcé)
Traditionnal Survivor Series Match : Kelly Kelly, Eve, Alicia, AJ & Kaitlyn vs. Beth (c), Natalya, Tamina, Nikki & Brie Bella
WWE Championship : Alberto del Rio (c) vs John Morrison vs Jack Swagger
John Cena & The Rock vs. The Miz & R-Truth (with Michael Cole)

 

Survivor Series, ce qui s'y passe :

 

J'avoue que je n'ai pas grand chose à faire du résultat de la bataille des Sin Caras ou du match d'Air Boom (s'ils le remplacent) tant qu'ils conservent leur titre. Triple H & CM Punk battent à peu près clean (avec le genre de mouvements de tag-team réalisé dans le dos de l'arbitre qu'ils ont montré à Vengeance) Laurinaitis & Nash.

 

Le Survivor Series Match de Smackdown sera l'occasion de mettre en lumière des rivalités : Zack Ryder éliminera Dolph Ziggler, Wade Barrett fera de même avec Daniel Bryan, Cody Rhodes sera éliminé par Randy Orton, etc … Mais le vrai vainqueur du match sera Christian qui battra Sheamus et Randy (respectivement grâce à la complicité de Vickie et celle de Cody, pourtant éliminé). L'équipe heel de Smackdown remportera donc le match.

Mark Henry bat le Big Show de manière convaincante.

Le Survivor Series Match des divas racontera l'histoire de la domination des deux top-heels (Natalya & Beth) sur le roster. Beaucoup de mouvements d'équipes, tags rapides, mouvements dans le dos de l'arbitre et un final où les deux divas of Doom triomphent seules sur Alicia Fox, coincée dans cette prise de soumission qui lui arrache des larmes.

 

 

Pour une fois que Kelly Kelly est dans un ring et que ce n'est pas le public amateur de catch féminin qui pleure, profitons de ce cliché.

 

 

Le championnat pour le titre de la WWE verra la victoire d'Alberto Del Rio mais c'est surtout l'histoire qu'il raconte en parallèle qui est intéressante. L'équipe Awesome Truth, menée et encouragée par un Michael Cole vociférant, y fait des siennes et pèse sur la fin du match en s'en prenant à John Morrison d'une manière particulièrement violente. JoMo quitte donc l'arena sur une civière tandis que retentissent les cuivres des mariachis qui célèbrent le triomphe de Del Rio.

 

Malgré cette démonstration de force d'avant match, l'équipe de Miz & Truth ne sera pas assez convaincante face au Rock et John Cena qui vont l'emporter dans un match où il ne va finalement rien se passer de particulier. Chacun des vainqueurs sera extrêmement méfiant sur les intentions de son partenaire et prêt à se défendre en cas de trahison mais rien ne surviendra malgré une tension évidente.

 

Survivor Series, pourquoi tout ça ?

 

Le choix du beat-down de John Morrison a plusieurs buts – il faudra bien sûr lui trouver une motivation mais entre une promo du Miz qui fait référence à leur passé et/ou une moquerie de JoMo le jour où Cole perd son rôle à la table des annonceurs, ce ne devrait pas être trop difficile, surtout que JoMo, avec un tile match sera un peu plus en lumière. D'abord, renforcer l'aura de Miz & Truth juste avant le match contre le Rock & John Cena et les imposer définitivement comme une tag-team malgré la défaite qui viendra ensuite. Ensuite, continuer dans la série de leurs interventions/perturbations pour accentuer le fait que la WWE est sous l'ère Laurinaitis un «unsafe working environment». Pour terminer, c'est aussi un moyen de scénariser la sortie du roster (temporaire ou définitive) de John Morrison qui ne fait rien d'intéressant en ce moment, hormis jobber pour tout le monde et sa grand-mère. Autant donc le retirer de l'antenne pour éviter de détruire définitivement son personnage et le faire revenir plus tard, éventuellement repackagé. Dès le lundi à RAW, John Morrison sera annoncé manquant pour les six mois à venir.

 

 

Ici reposent les espoirs de carrière qui, jusque 2010, semblaient bien vivants.

Nous ne les oublierons jamais.

 

Ce Main-Event où tout le monde (y compris les participants) attend la trahison qui ne vient pas, est aussi un choix délibéré. Il faut réinjecter de la tension dans la feud Cena/Rock sans que pour autant ça ne coûte le match à l'équipe, ce serait trop tôt. Wrestlemania est encore loin, on peut éventuellement envisager un final où une fois la cloche sonnée Le Rock assomme Cena, pour le feel good moment du MSG. Mais ça ne doit pas être trop, juste histoire que Cena puisse reconnaitre après coup qu'il s'est fait avoir cette fois-ci mais que la prochaine fois, ce sera différent. La feud ne doit pas prendre plus que celà, il est trop tôt.

 

En Route pour TLC :

 

Assez rapidement, je vais tracer les quelques évolutions du scénario, de Survivor Series à TLC. La bataille pour le pouvoir au sein de la fédération va se poursuivre avec la perspective d'un nouveau general Manager à RAW. Chacune des figures d'autorité vues ces derniers mois (Vince, HHH, Johnny Ace) aura son candidat et Mick Foley fera partie de la short list. On planifiera une séance où divers postulants viendront pour un entretien (ne pas hésiter à mobiliser quelques vétérans/Hall Of Famer sous contrat de légende). L'idée est de mettre en scène une lutte de pouvoir entre Laurinaitis, intérimaire qui soutient sa propre candidature en tant que titulaire, et Triple H qui est partisan de la solution Mick Foley. Après moultes péripéties, le Board of Director de la WWE décide que le vainqueur d'un chair match entre HHH et Johnny Ace fera le meilleur choix.

 

L'enjeu du match est d'autant plus important que le trio Miz/Truth/Cole est totalement incontrôlable et semble bénéficier de la protection de Laurinaitis malgré des interventions à répétitions dans des matchs. Loin de les sanctionner, ce salaud de Johnny Ace semble au contraire les pousser vers l'avant, leur accordant même un match de championnat contre Air Boom alors qu'ils interfèrent dans leurs matchs depuis des semaines. Les conspirationnistes semblent plus déterminés à tirer profit qu'à dénoncer, c'est inquiétant. La WWE a besoin d'ordre pour être de nouveau un environnement de travail sûr.

 

 

Pour fêter son règne de champion, Mark henry a décidé de refaire la déco de son jardin. Sympa, non ?

 

 

A côté de ce groupe qui sème la terreur et a envoyé John Morrison à l'infirmerie, Vickie Guerrero et ses boys semblent bien inoffensifs. Certes, Dolph Ziggler a triomphé de Zack Ryder pour le titre US en weekly mais c'est bien peu. Zig et Swag, en équipe ne semblent pas toujours sur la même longueur d'onde, peinent à remporter des histoires malgré Vickie et Christian en ringside. Il faut dire qu'on peut réellement questionner l'apport de Christian à l'équipe, il est incapable d'empêcher Mason Ryan de gâcher la vie de Dolph et pour cause, il a non seulement Sheamus et à ses trousses mais aussi parfois CM Punk dont il s'est moqué de l'insistance à essayer d'obtenir « one more match » alors que John Laurinaitis a été ferme sur sa disparition de la title picture à RAW.

 

L'absence de Punk dans la course au titre à RAW favorise d'ailleurs Cena qui se retrouvera face à Del Rio dans un ladder match et à côté de cette situation assez complexe, le paysage à Smackdown est, lui, simple. La course pour le WHC va, en effet, se baser sur le principe de répétition puisque le Big Show défait, Mark Henry va retrouver sur son chemin Kane, de retour, avec exactement les mêmes motivations que son challenger précédent. Si l'accession du Big Red Monster à un match de championnat doit se faire d'une manière différente, c'est le même genre de storyline qui dirige le build-up d'un Table Match à TLC.

 

 

Mark Heny vs Kane en title match ? Le résultat semble connu d'avance, non ?

 

 

En parallèle de cette feud, Smackdown va mettre en lumière l'affrontement entre Orton et Rhodes. L'animosité est toujours vivante après les Survivor Series mais on ajoute en ligne de mire, un match pour le titre intercontinental à TLC sans stipulation particulière. Les conséquences du même match entraineront aussi un match entre Daniel Bryan et Wade Barrett pour la malette du Money In The Bank.


TLC, la carte :

Neuf matchs prévus sur la carte :
Daniel Bryan vs Wade Barett pour la malette bleue du Money In The Bank (WHC)
Air Boom (c) vs Awesome Truth : Tag-Team Championship
Cody Rhodes (c) vs Randy Orton : Intercontinental Championship
CM Punk & Sheamus vs Christian & Jack Swagger.
Beth Phoenix (c) vs Alicia Fox : Diva Championship
Dolph Ziggler (c) vs Mason Ryan : US Championship.
Mark Henry (c) vs Kane : World Heavyweight Championship Table Match
Triple H vs John Laurinaitis : Chair Match pour le droit de désigner le nouveau RAW General Manager
Alberto del Rio (c) vs John Cena : WWE Championship Ladder Match

 

TLC, ce qui s'y passe : Table, Ladders & Civières

 

La carte peut paraître chargée mais c'est à dessein puisque le PPV est riche en rebondissements et que ces péripéties vont ainsi servir le build-up du HHH vs John Laurinaitis en accentuant l'idée que le chaos est à la porte de la WWE. Le meilleur exemple en est le premier match, qui n'aura jamais lieu puisque Daniel Bryan se fait attaquer dans le dos lors de son chemin vers le ring par Awesome Truth. Le beatdown est intense mais bref grâce au décor du PPV (des tables, des échelles, des chaises) et la malette du MITB qui se fracasse sur le crâne de Bryan. Kofi et Evan arrivent trop tard pour empêcher Daniel Bryan de sortir qui continue sur une civière. Ils attrapent même quelques mauvais coups au passage avant leur match, ce qui les pénalisera et leur fera perdre leur titre, grâce à une tricherie de l'Awesome Truth qui remporte le titre.

 

 

 

L'objectif de ce booking : démontrer que celui qui crie à la conspiration la mène

 

A côté d'un tel chaos, la victoire de Cody Rhodes pourrait apparaître presque clean, même si ses paperbaggers l'ont effectivement aidé. Par contre, la victoire de Punk et Sheamus est nette et sans appel. A la décharge de Christian & Swagger, il semblerait qu'ils aient eu la tête ailleurs, on a pu le constater dans le match suivant où Christian, jugeant que l'entourage de Vickie comptait un membre de trop et où il a clairement initié le mouvement de départ de Vickie et Swagger, laissant Dolph seul, impuissant face à Mason Ryan.

 

Beth gagne clean contre Alicia et Mark Henry s'impose assez facilement contre Kane. Mais c'est là qu'intervient le dernier gros rebondissement du PPV : Le toujours champion Henry entreprend de renvoyer Kane dans son Hall Of Pain avec une chaise qu'il place de nouveau sur son genou. La carrière de Kane semble définitivement terminée mais, non car le Big Show surgit de nulle part pour sauver le Big Red Monster. S'ensuit alors une grosse bataille, où le champion se fait submerger par ses deux opposants musculeux et termine au travers de la Spanish Announce Table avant de se faire sauvagement brutaliser à coup de chaises et d'échelles. Henry sort lui aussi sur une civière, visiblement touché à la tête.

 

Triple H gagne clean contre Laurinaitis et Del Rio décroche le titre, grâce à une intervention de Ricardo Rodriguez qui raconte à John Cena, une nouvelle version de ce grand classique des histoires drôles qu'est le « Accroche-toi à la ceinture j'enlève l'échelle »

 

TLC, pourquoi tout ça ?

 

Le PPV est overbooké, c'est évident. Mais je pense que l'idée de chaos qui transparait sert la storyline d'une guerre de pouvoir backstage. Et elle permettra d'installer la figure de GM babyface de Mick Foley, sévère mais juste, encore plus aisément puisque sa première tâche sera de remettre l'ordre (et le fait qu'une batte de base-ball entourée de barbelés fasse partie de son quotidien devrait permettre d'aider.)

 

 

Le PPV est overbooké ? Certes, mais Dixie a adoré …

 

 

Cependant beaucoup de choses essentielles au build-up de Mania se sont passées mine de rien dans le PPV : Dolph, trahi par Christian et éjecté du groupe de Vickie, va pouvoir entamer une vie de babyface et le choix de Christian comme traître n'est pas anodin, c'est à mon avis, le plus apte à être babyface face à un Dolph heel si son turn ne fonctionne pas auprès du public –. Daniel Bryan, blessé, le problème du cash-in sur le Grandest Stage Of them All est réglé et l'idée qu'il aura son match, même sans gagner le Rumble ne viendra pas polluer la Road To Wrestlemania. Cody décroche une victoire de prestige très importante contre Randy Orton. Del Rio renforce son règne de champion heel avec une nouvelle victoire tirée par les cheveux.


En Route pour Le Royal Rumble :

 

Le principal objectif de la période de TLC au Rumble va être très simple : présenter une autorité qui dans les shows apparaît comme juste et impartiale. Cela passe donc par la figure de Mick Foley, General Manager de RAW, cool mais qu'il ne faut pas faire chier sinon il te défonce la tête à coups de batte de base-ball entourée de barbelés.

 

Sur son agenda, en tête de liste, rétablir l'ordre et la justice.


Pour l'ordre, je pense qu'une menace réelle (la suspension de salaire et l'interdiction de prétendre à un titre pour un an de tous ceux qui interféreront dans un match qui ne les concerne pas ou agresseront un catcheur hors des coups de cloche marquant le début d'un combat) devrait suffire.

 

Pour la justice, c'est un peu plus compliqué. CM Punk a réclamé en octobre un match revanche en un contre un qu'il n'a pu obtenir suite à son altercation face avec John Laurinaitis mais il semblerait tout aussi injuste de priver John Cena d'un rematch contre Del Rio où Ricardo Rodriguez serait banni de la ringside. Le triple Threat n'étant pas possible, il optera pour la seconde solution dans un match No Holds Barred.

 

Pauvre Drew McIntyre même dans un fantasy booking, il n'apparaît jamais.

 

 

Histoire d'asseoir sa popularité, Foley initiera aussi des matchs pour les championnats mineurs en weekly : Dolph Ziggler perdra ainsi son rematch pour le titre US avant le Rumble, Zack Ryder perdra son match pour le même titre contre Mason Ryan et Air Boom le leur contre l'Awesome Truth (pourquoi pas en Main-Event surtout pour ce dernier title match).

 

Du côté de Smackdown, c'est l'embarras qui règne pour Teddy Long puisque son champion n'est pas «medically cleared» suite aux beatdowns de Show et Kane et il devra rendre sa ceinture vacante avant le Rumble. Même si ces deux là, punis, ne seront pas immédiatement dans la course pour le titre, il doit désigner deux nouveaux challengers. Un «beat the clock challenge» devrait permettre de faire émerger deux vainqueurs : Randy Orton et Christian pour le «One more match» que réclame tant Christian.

 

Et on ajoute à tous ces récits, les débuts dans le roster officiel de Naomi et la présence d'un mystérieux homme en noir qui apparaît lors de courts segments vidéos répétitifs juste avant le Rumble, le Taker va revenir bientôt, ça semble acquis.

 

Et s'il n'est pas en état de combattre, on mettra sa statue de cire à la place. Vu comment il bouge le papy, personne ne verra la différence.

 

 

Royal Rumble, la carte :

Cinq matchs prévus sur la carte :
Cody Rhodes (c) vs Sheamus : Intercontinental Championship
Randy Orton vs Christian : Vacated WHC Championship.
Beth Phoenix (c) & Natalya vs Alicia Fox & Eve Torres.
Alberto del Rio (c) vs John Cena : WWE Championship No Holds Barred Match with Ricardo Rodriguez banned at ringside
Royal Rumble Match à 40 participants

 

Rumble, ce qui s'y passe : Le choc des titans

 

Sheamus gagne clean en opener contre Cody mais se fait éliminer par ce même Cody lors du rumble (grâce à une fourberie bien heel). Randy Orton gagne clean contre Christian. Beth & Natalya gagnent leur match. John Cena perd son match de championnat sur une intervention extérieure du Rock (qui s'en fout des menaces de Foley vu qu'il est pété de thunes et ne prétend pas à un titre). Le Rumble est gagné par CM Punk, entré très tôt (premier quart), qui élimine Cody Rhodes entré très tard pour l'emporter.

 

Rumble, pourquoi tout ça ?

Le Rumble est beaucoup plus posé et ne crée finalement que peu de surprises, hormis l'intervention du Rock dans le match de John Cena pour réellement lancer la route vers Mania avant même que le Rumble ne commence. L'objectif est évidemment de faire du Rock/Cena l'événement majeur de ce Mania en ne donnant à aucune autre péripétie l'occasion de lui voler la vedette.

 

En route pour Elimination Chamber :

 

Le vrai point de départ de la route de Wrestlemania donné en weekly aura lieu une semaine avant la première apparition prévue du Deadman. Cela commencera par Triple H reprenant le même couplet que celui qu'il a entonné l'an dernier, la foule alléchée par cette perspective l'applaudira mais sera vite interrompue par la musique annoncant le retour de Mark Henry qui fera remarquer à Triple H que lui aussi a combattu le Deadman par le passé, que lui aussi est costaud, la preuve, il n'a jamais perdu son titre et que ce serait pour lui l'aboutissement d'une carrière que de battre la streak à Mania, bien plus que de se venger de deux types qu'il a déjà blessé ou que de reconquérir un titre qu'il n'a jamais perdu d'ailleurs. Confrontation yeux dans les yeux des deux avant que finalement Sheamus, Dolph Ziggler et Wade Barett ne viennent interrompre le moment pour affirmer leurs prétentions eux aussi. Cinq hommes, une même ambition, ils se retrouveront dans l'Elimination Chamber pour prétendre à l'honneur de s'attaquer à la streak.

 

 

– Moi aussi, je veux affronter l'Undertaker à Wrestlemania.

– Ok, David, c'est bon pour le test micro, il marche. Triple H te remercie encore de faire les balances de son à sa place.

 

 

Le match de championnat à Smackdown s'articulera sur une rivalité babyface babyface entre le Big Show et Orton, deux contenders crédibles pour le titre, l'un l'ayant ôté des reins solides d'Henry et l'autre le portant

 

Le reste du PPV sera construit sur les opportunités de match à Wrestlemania, sur le thème : une place dans la carte , ça se mérite. Avec un Swagger & Christian vs Air Boom pour un title shot à Mania. On prendra un quelconque différent mineur issu du Rumble pour opposer CM Punk et Cody Rhodes dans un match de prestige. Et l'autre Elimination Chamber, celle de Raw sera construite autour de Del Rio, Cena, Awesome Truth et Zack Ryder.

 

Reste à poser la question du challenger à Smackdown, éludée par le changement dans la formule «un match de championnat pour le vainqueur de chaque Elimination Chamber». Là, on reviendra au build-up classique d'un match de championnat pour un PPV normal avec un Cody Rhodes qui se positionne très fort dans la title picture grâce à sa très bonne performance au Rumble et sa victoire sur Orton en Décembre.

 

Dans la série détails de ce build-up, je prévois aussi une rivalité entre la team NXT Rookies (Naomi et AJ) et Beth & Natalya et un changement de titre US en weekly, au profit de Jack Swagger (de toutes façons, au bout de quatre à six semaines de règne soit Vince aura enfin vu que Mason Ryan n'est bon à rien, soit il se sera opportunément « blessé » juste avant un contrôle de la Wellness Policy).

 

Elimination Chamber, la carte : The Streak Elimination Chamber

Six matchs prévus sur la carte :
Randy Orton (c) vs Big Show : WHC Championship
Streak Elimination Chamber : HHH, Mark Henry, Sheamus, Wade Barrett, Dolph Ziggler
CM Punk vs Cody Rhodes.
Beth Phoenix & Natalya vs AJ & Naomi.
Jack Swagger & Christian vs Kofi Kingston & Evan Bourne.
RAW Elimination Chamber : Alberto del Rio, The Miz, R-Truth, Zack Ryder, John Cena

 

 

Etre Fantasy Booker permet de réaliser tous ses fantasmes. Donc oui, j'assume : Zack Ryder sera dans l'Elimination Chamber (et il aura remis son pantaslip aussi)

 

Elimination Chamber, ce qui s'y passe :

Orton bat le Big Show, clean. Les divas of doom gagnent leur tag-team match mais Naomi leur donne beaucoup de fil à retordre (d'ailleurs AJ prend le tombé). CM Punk gagne par Disqualifaction quand Cody le frappe avec son masque du haut d'une position de Go To Sleep. Air Boom se remet dans la title picture grâce à une victoire. La victoire de l'Elimination Chamber revient à Del Rio sans que personne ne puisse crier au scandale. La conclusion de la Streak Elimination Chamber est elle plus controversée. Sheamus l'emporte assurément et sans contextation mais il y a eu une vraie animosité entre HHH et Mark Henry (pourquoi pas un Spot hyper graphique ou les deux passent au travers de la porte de l'Elimination Chamber ?).

 

Elimination Chamber, pourquoi tout ça ?

L'objectif du PPV est de finir de mettre en place la carte de Mania. On a, à la fin du PPV, une bonne partie de la carte dévoilée de manière officielle : Del Rio vs Punk pour le titre, Cena vs The Rock (mais ça ce n'est pas nouveau), Undertaker vs Sheamus et Air Boom vs The Awesome Truth. Ajoutez à celà la perspective d'avoir Randy Orton dans l'autre match de championnat du monde et il y a largement de quoi commencer une promotion intensive qui devrait remplir l'Arena.

 

Enfin on arrive à Wrestlemania :

En plus des quatre matchs déjà cités, les dernières semaines de télévision devraient servir à builder Beth vs Naomi pour le titre féminin à Mania, confirmer la place de number one contender d'Orton pour Cody Rhodes, reconstruire la rivalité Christian/Ziggler qui fut à l'origine du turn de Dolph, et mettre en scène un enjeu très haut entre Mark Henry et Triple H : Career vs Career à Mania.

 

 

– Eh, Kofi, si on faisait croire qu'on est frère, tu crois qu'on serait plus over ?

– Personne te croirait, Evan, personne.

 

 

Wrestlemania, la carte :

Neuf matchs prévus sur la carte :

Dark Match : battle royale des absents avec une place de number one contender pour le titre IC de Jack Swagger le même soir à la clé.
Air Boom vs The Miz & R-Truth
Jack Swagger (c) vs le gagnant précédemment cité : US Title
Triple H vs Mark Henry : career vs career
Christian vs Dolph Ziggler
Beth Phoenix (c) vs Naomi : Diva's Title Lumberjill Match
Randy Orton (c) vs Cody Rhodes : WHC Title
The Undertaker vs Sheamus :
John Cena vs The Rock :
Alberto Del Rio (c) vs CM Punk : WWE Title

 

Wrestlemania, ce qui s'y passe :

Certains matchs sont ouverts (c'est à dire qu'on se fiche du résultat dans cet exercice de Fantasy Booking), le résultat éventuel étant influencé par ce qui viendrait après. Cependant, j'opterais pour :
Zack Ryder vainqueur de la Battle Royale et Vainqueur de Jack Swagger.
Dolph Ziggler vainqueur sur Christian.
Randy Orton, vainqueur de Cody, parce que la feud entre eux deux ne ferait que commencer.
Le twist de Wrestlemania ! Le retour de Daniel Bryan qui cashe sa mallette par surprise et emporte le titre après un vrai match.
Beth Phoenix, gagnante.
John Cena, vainqueur.
The Undertaker, vainqueur.
CM Punk vainqueur et champion dont l'image termine le Pay per View.

 

Qu'est ce que j'ai voulu faire tout au long de ces cinq mois :

 

L'objectif était de booker un ensemble cohérent du lendemain de Vengeance à Wrestlemania et je me suis efforcé de le faire en ne jetant aucune des horribles storylines en cours actuellement à la poubelle. La carte de Wrestlemania aboutit à un résultat qui a, quand même, des allures de passage de témoin entre les générations. On y voit de nombreux lutteurs gagner leur premier match individuel à Mania (Ziggler, Ryder, Bryan), d'autres grimper considérablement dans la carte (Sheamus, Cody Rhodes), de véritables affrontements inter-générationnels (Taker/Sheamus, Cena/Rock, Orton/Rhodes, Beth/Naomi, Christian/Ziggler), un match qui consacre clairement la fin d'une époque (HHH vs Henry) mais il se concentre surtout sur la construction d'un personnage majeur : CM Punk.

 

 

Corneille l'avait bien dit : Le désir s'accroit quand l'effet se recule.

Donc CM Punk n'obtiendra la revanche de l'affront de Del Rio à Summerslam que lors du Main event de Wrestlemania.

 

 

C'est son absence de la title picture pendant des mois qui permet de mieux consacrer son triomphe final. Tout comme c'est l'omniprésence de Cena dans cette même Title Picture qui permet de mieux marquer le changement majeur que cette conquête du titre signifie et le passage d'une ère à l'autre. En plus l'omniprésence de John dans la title picture permet de mettre clairement le public du côté du Rock. D'une manière différente, c'est le running-gag «Zack Ryder perd son tile match pour le championnat US» utilisé régulièrement tout au long des cinq mois qui permet d'aboutir au feel good moment final.

 

Je vais revenir aussi, histoire de boucler la boucle, sur le choix de l'adversaire finale de Beth à Mania : Pourquoi Naomi ? Parce qu'elle a largement le talent pour être dans le roster principal, bien sûr, mais aussi et surtout parce qu'elle a le look idéal pour former une bonne tag-team avec Kharma ce qui devrait permettre de prolonger la feud avec Beth et Natalya pendant quelques temps encore.

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