Catch

Ou à la Trinité

Une fois rien… c'est rien. Deux fois rien… c'est pas beaucoup ! Mais trois fois rien ! Pour trois fois rien on peut déjà acheter quelque chose ! Et pour pas cher !
Raymond Devos

 

Trois d’un coup ! Ce sont bien trois épisodes d’Impact qui ne sont plus séparés de vous que par un click salvateur qui vous permettra de découvrir enfin la suite des aventures du petit monde de l’Impact Zone. Click !

 

 


 Si vous ne lisez pas cette nalyse, cet homme viendra vous tuer.

 


Triple nalyse de Impact Wrestling du 20 octobre au 3 novembre

 


Pourquoi trois épisodes me direz-vous ? Je n’ai pas besoin de vous expliquer l’importance du nombre trois dans la dramaturgie catchesque, dont les moments les plus forts se font toujours au son des « 1, 2, 3 » égrainés par un prêtre en costume de cérémonie (à rayures). Rien d’étonnant ailleurs – Georges Dumézil a mis au jour il y a longtemps cette permanence d’une triple fonction dans toutes les sociétés indo-européennes.

 

En plus j’étais à la bourre pour mon habituelle nalyse quinzomadaire, et puis il y avait un match de championnat lors de ce troisième Impact (que Silver nous a joliment spoilé sur le forum du reste, bouh !), alors va pour trois.

 



– Deux shows d’un coup ? Cool !
– Euh, non, trois…

 


Il faut bien dire néanmoins que trois shows, ce n’est pas de trop pour tenter de mettre un peu de cohérence à la TNA. La fédération d’Orlando nous propose régulièrement du bon spectacle, mais pour ce qui est de la continuité c’est vraiment pas ça. Et vas-y que je change les plans d’un PPV bien construit au dernier moment, et vas-y que je change de champion quand on ne s’y attendait plus, et vas-y que je change encore, et vas-y que je balance une histoire de famille au milieu de tout ça !

 

Passons donc tout ça en revue. Pour une fois je recourrai  à une classification un peu rigide, alors sortez vos cahiers et écoutez bien. C’est parti !

 



– Quatre shows en un article, super !
– Faut vraiment arrêter les drogues les gars.

 


La lutte pour le titre : Les Duellistes

 

Nous en étions restés, au sortir de Bound For Glory, à la victoire de Kurt Angle qui conservait son titre autant qu’il enterrait le patient building dont Bobby Roode avait bénéficié – la faute semble-t-il à Hulk Hogan, qui au dernier moment aurait décrété que Roode n’était pas prêt pour le titre. Trois semaines plus tard, qui est champion, je vous le donne en mille ? Bobby Roode ! Bah, il a eu un autre match qu’il a gagné, pensez-vous ? Ah ah ! Naïfs que vous êtes. À la TNA, la route la plus courte entre A et C passe généralement par toutes les lettres de l’alphabet, mais pas B.

 

Tout a commencé lors de l’opener du 20 octobre, juste après BFG. Un long, long, très long opener – 27 minutes de blabla. On a eu Sting, Hogan, Dixie, on y reviendra – sachez d’ores et déjà que Sting est désormais le general manager d’Impact. Mais on a aussi parlé du titre. C’est d’abord Kurt Angle qui est arrivé, expliquant que la TNA avait mis 30 jours à faire de Bobby Roode un héros et que lui avait mis 30 minutes à en faire un loser (même si le match n’a duré que 15 minutes). Sur ce Roode est arrivé, furieux d’avoir été screwed pour le titre (Angle avait gagné grâce aux cordes) ; et Sting lui a accordé une nouvelle chance, pour le soir même.

 

Mais les Immortals sont des malins : Angle a révélé que le contrat du match contenait une clause écrite en petits caractères, empêchant Roode d’avoir plus d’un match pour le titre ! Qu’à cela ne tienne, James Storm est arrivé à son tour, a réclamé le title shot, et Sting le lui a accordé. Voilà Storm challenger, mais tout comme Storm avait accompagné Roode vers BFG, Roode a encouragé Storm, l’engueulant même parce qu’il semblait douter.

 


Donne-toi à fond, tu peux devenir champion mec, à la TNA c’est une occasion qui ne se présente qu’une fois par semaine !

 


Le match a eu lieu en main event, avec cette fois la présentation formelle des deux adversaires, qui avait manqué à Bound For Glory. Et au terme de… 80 secondes de combat, c’est James Storm qui l’a emporté, d’un superkick que HBK lui-même n’aurait pas renié. James Storm, nouveau champion du monde ! Les membres de Fortune sont venus fêter la victoire avec lui, Storm a semblé vouloir offrir la ceinture à Roode mais ce dernier la lui a personnellement attachée autour du ventre.

 

Sentiments mitigés après ce match bien sûr. D’abord, un match de championnat de 80 secondes, really? En fait Angle était blessé, ce qui a justifié ce court match. Mais on savait déjà qu’il l’était avant BFG… En outre ce match clôturait un show décevant : sept petites minutes de combat en tout, et beaucoup d’absences malvenues pour la première émission après BFG (Joe, Morgan, Crimson, Anderson, AJ Styles, la X Division…). Pour le feel good moment en revanche pas de problème, il était bien là et c’était un plaisir de voir Storm couronné, même dans ces circonstances.

 

La semaine suivante, Storm et ses potes ont ouvert le show en fêtant la victoire. Storm a offert sa première défense de titre à son ami, Bobby Roode. Mais Samoa Joe les a interrompus, réclamant lui aussi ce title shot ! Au nom de quoi, on ne sait pas trop vu l’accumulation de défaites du Samoan ces derniers mois ; mais son argumentation tenait la route : il a accusé Fortune de vouloir remplacer Immortal et garder le titre pour eux seuls. Sting, le nouveau boss, est arrivé et a rejoint le club des Captain Obvious en bookant un match Joe vs Roode pour désigner le challenger. Pour sa première intervention on aurait aimé une décision un peu plus affirmée et volontaire…

 



Super ton t-shirt mec ! On échange ?

 


Le match a eu lieu en fin de show – mais pas en main event, qui est revenu au soap opera des Bischoff dont je parlerai plus tard. Pas un grand match, un peu trop court pour ça (sept minutes), mais il fut assez intense, avec par exemple un slam terrifiant de rapidité et de puissance de Joe qui conduisit à un nearfall. Mais c’est bien Bobby Roode qui l’a finalement emporté, devenant le challenger au titre d’un Storm qui est venu saluer son ami sur la rampe après le match.

 

Rebelote donc la semaine suivante. Storm et Roode ont ouvert le show, Storm en particulier livrant une promo sur les USA, le Sud (il vient du Tennessee et le show avait lieu en Georgie), les bonnes manières – on parle souvent de la politique à la WWE mais il ne faut pas oublier que sous ses apparences plus « rebelles » la TNA n’est vraiment pas en reste. En tout cas les deux hommes se sont encouragés à avoir le meilleur match possible. Alors que chacun était entré sur sa propre musique, c’est celle de Beer Money qui a fermé la séquence.

 

 


La satisfaction du travail bien fait.

 


Petites interviews, vidéos, et nous voilà en main event pour un nouveau match de championnat. Il fut plus long, un petit quart d’heure ; difficile à dire exactement puisqu’il fut interrompu par la pub. Une grosse erreur à mon avis : couper un match c’est le signe qu’il ne s’y passe pas grand chose et que c’est un match de transition, c’est vraiment une chose à éviter pour un match de championnat du monde ! Le rythme du match a été progressif, d’abord assez lent et tactique, puis plus vif, plus intense, avec par exemple un double compte avec les deux hommes allongés dans le ring, épuisés.

 

Au hasard d’un échange de coups, l’arbitre a été blessé et ne suivait plus trop l’action. Le regard de Roode, au bord du ring, s’est arrêté sur la bouteille de bière que Storm avait laissée sur les marches (très bonne réalisation sur cette séquence, ce n’est pas toujours le cas à la TNA alors autant le signaler) ; il a hésité, hésité… et s’est emparé de la bouteille pour la fracasser sur le crâne de son adversaire et ami ! Storm HS, Roode a ramené l’arbitre, 1, 2, 3, victoire. Bobby Roode, nouveau champion du monde ! Il s’est réjoui de cette victoire, et a terminé l’émission en levant triomphalement sa ceinture, le pied posé sur le pauvre Storm.

 


La bière, la bière,
Qu'est-ce qu'elle à fait de moi la bière ?
Qu'est-ce qu'elle à fait de moi?
La bière, la bière,
C'est comme si c'était mon frère.

 


Ouf ! Beaucoup d’événements, et une recherche évidente du moment choc en guise de booking. Nous voilà donc avec Roode champion, et avec Roode devenu heel en ayant trahi son meilleur ami. Rien ne nous avait préparés à ce turn : pendant les trois shows, Roode et Storm ont toujours été soudés et solidaires, se réjouissant des réussites de l’autre. C’est le court terme qui a été privilégié, et c’est bien dommage.

 

Alors évidemment ne boudons pas notre plaisir : voir Storm et Roode toucher au titre est évidemment une bonne nouvelle. Ils fonctionnaient depuis quatre ans à deux, mais depuis cet été ils prouvent qu’ils sont parfaitement à l’aise en solo. Pendant ces trois semaines les promos des deux hommes ont toujours été très bonnes, leurs personnages sont bien établis, ils savent faire réagir la foule et sont excellents dans le ring.

 

 

Enfin ils sont comme tout le monde, ils ont besoin de se reposer aussi.

 


Mais l’histoire qu’on nous raconte avec ce turn est, elle, plutôt décevante. Est-ce que deux anciens partenaires sont condamnés à partir en feud quand ils se séparent, à partir d’un turn venu de nulle part ? J’ai appelé cette lutte pour le titre Les Duellistes, du nom du formidable film de Ridley Scott racontant la rivalité, sur deux décennies, de deux hommes s’affrontant régulièrement en duel. Une histoire de ce genre, sur le long terme, aurait pu être intéressante : Storm et Roode restaient amis, ils se soutenaient dans leurs actions respectives, se croisaient dans le ring à l’occasion, la pression montait peu à peu, jusqu’à un affrontement qui aurait alors reposé sur des bases plus solides que ce turn soudain.

 

Mieux encore : imaginez Storm et Roode se donner rendez-vous dans un an, à Bound For Glory 2012 ; un affrontement au sommet, programmé à l’avance, qui aurait donné à la TNA une continuité dont elle a bien besoin. Ce match aurait aussi été un beau pied de nez à la WWE, puisqu’il n’aurait pas avancé à coups de promos par satellite ; il aurait certainement attiré au fur et mesure l’attention de pas mal de suiveurs, qui ne s’intéressent aujourd’hui plus beaucoup aux éternelles péripéties de l’Impact Zone. Hélas, d’une semaine à l’autre on ne comprend déjà pas toujours ce qui se passe, alors un an à l’avance c’était beaucoup trop espérer.

 

Non, là on a eu une avalanche d’événements : match de championnat la première semaine, match des challengers la deuxième, nouveau match de championnat la troisième, et sans doute un rematch ou un nouveau match des challengers la quatrième (la semaine prochaine, juste avant le PPV Turning Point). Tant pis pour la continuité, tant pis pour le prestige du titre.

 

 


Faut reconnaître, ça a de l’allure.

 


Bischoff vs Bischoff : Je règle mon pas sur le pas de mon père

 

Bon. Alors. Comment dire ? Il y a des trucs comme ça dans le catch, enfin plutôt à la TNA, on ne comprend pas bien. C’est ainsi que Eric Bischoff est actuellement en feud contre… wait for it… son propre fils Garrett ! « Mais qui va bien pouvoir s’intéresser à ce truc », telle est la question que la TNA ne s’est visiblement pas posée avant de mettre en scène, lourdement, la rivalité entre le leader d’Immortal et son fils, arbitre qui a osé lui retirer une chaise des mains à Bound For Glory. Pour tout dire elle tient la route cette histoire (qui n’est pas finie), on a largement vu pire (Cole contre Lawler ou Ross par exemple). Mais que l’ego monumental de Bischoff soit si présent dans le booking de la TNA, ça me dépasse.

 

Cette feud est bel et bien la deuxième de la fédération en ce moment. Plusieurs segments par show, des interviews, des vidéos, et jusqu’à la séquence finale du show du 27 novembre, au détriment du match de challengers Joe/Roode ! C’est à travers une confrontation entre Eric Bischoff et Hulk Hogan, le 20, que la feud a vraiment commencé : Bischoff a reproché à Hogan d’avoir tourné un fils contre son père, Hogan a répliqué que Garrett était devenu l’homme que Eric ne serait jamais, Garrett est arrivé, s’est fait engueuler par son père qu’il a frappé en retour.

 

 


J’ai encore en réserve ma mère, mon beau-frère et ma cousine Berthe. Vous n’avez pas fini de me détester !

 


La semaine suivante, Bischoff était bien décidé à obtenir des excuses, appuyé par Ric Flair apparemment scandalisé par le comportement du gamin. On a d’abord eu un premier segment où Bischoff a réclamé ces excuses, puis ce main event au cours duquel Garrett a bien sûr refusé de courber l’échine ; le ton est monté, on s’est poussé, Garrett a frappé Flair avant de se faire finalement tabasser par les deux hommes. Il y a un petit côté film de mafia dans cette histoire, et Flair est plutôt bon (dans son registre cabotin habituel bien sûr) dans son rôle de « parrain » qui veut mettre les jeunes au pas (il a par exemple livré une longue promo en cours d’émission, face caméra puis face à Garrett).

 

La semaine suivante Garrett s’est finalement excusé, mais de façon très classique il ne l’a fait que pour mieux insulter et frapper son père une fois de plus. Eric s’est alors adressé à Sting pour faire avancer l’histoire. Il a expliqué que le Stinger les aurait déjà virés, lui et Flair, s’il le pouvait, mais qu’ils ont pris soin de blinder leurs contrats ; du coup il a demandé à pouvoir opposer Garrett dans le ring à l’adversaire de son choix, en échange de quoi il laisserait Sting réécrire son contrat. Sting a soumis l’offre à Garrett, qui a accepté – le match aura sans doute lieu la semaine prochaine.

 

Rêvons un peu : et si cette feud envoyait enfin Bischoff à la retraite ? Non, je n’y crois pas non plus (et même un retrait de l’antenne ne signifierait pas un départ réel). Garrett peut-il devenir un bon catcheur ? Je n’en sais rien, je ne sais même pas si c’est le but de la feud (probablement quand même). En tout cas le petit a un certain charisme, on peut penser qu’il connaît bien le métier… À suivre.

 

 


Visiblement, le nom sur l’étiquette du pantalon c’était pas suffisant.

 


Jeff Hardy contre Jeff Jarrett : Heat

 

Ces deux-là ne passeront pas leurs vacances ensemble, voilà comment résumer une feud pas franchement passionnante. La faute à des segments répétitifs : les deux hommes sont dans le ring, ils s’insultent, se battent, la sécurité intervient pour les séparer, mais n’y arrive pas, mais en fait si, ah non un des deux hommes leur échappe et en remet une couche, puis l’autre… On a eu plusieurs fois, trop de fois, ce schéma depuis le début de la rivalité.

 

Heureusement on a un peu varié les plaisirs. Ainsi le 27, Hardy avait un match contre Bully Ray – qui est vraiment bon pour hyper un match : dans une promo il s’est demandé si Jeff avait pissé dans les cornflakes de Sting pour qu’il lui donne un match contre lui. Avant le match on a vu une vidéo sur Hardy, et Jarrett a marqué des points en expliquant qu’il manquait des scènes : le main event de Victory Road ruiné par un Hardy défoncé, Turning Point 2006 que Jeff avait carrément séché, ce qui avait provoqué son premier départ de la fédération. Difficile de ne pas être d’accord avec Jarrett sur ce coup-là !

 

 


Bah quoi ?

 


Les deux Jeff se sont battus une fois de plus, Ray en a profité pour attaquer Hardy en traître et l’arbitre a immédiatement lancé le match (sic). Ray a dominé le début du combat mais Hardy est revenu et l’a finalement emporté, en cinq petites minutes. Mais Jarrett a attaqué Hardy après le match, Ray l’a aidé, et c’est l’intervention de Mr Anderson qui a mis en fuite les heels et sauvé Hardy. Du coup, hop, la semaine suivante : un match par équipes opposant Jarrett et Ray à Hardy et Anderson.

 

Neuf minutes pour ce match… dont quatre pour les entrées des catcheurs. La TNA a vraiment du mal à booker des bons matchs en weekly, c’est un vrai problème ça, c’est bien gentil les matchs de cinq minutes mais quand on parle d’upcard on aimerait bien en voir un peu plus. Bref, après une domination des heels s’en prenant à deux à Hardy, Anderson a rétabli la situation, les faces ont pris l’avantage, collaboraient bien et se dirigeaient vers la victoire quand Scott Steiner est intervenu. Victoire par disqualification de Hardy et Anderson, mais ils ont eu droit au beatdown réglementaire.

 

Les deux Jeff auront bien sûr un match à Turning Point. Mr Anderson et Bully Ray sans doute aussi, comme à BFG, mais c’est plutôt par défaut qu’autre chose : on ne les a vus qu’en soutien de cette feud Jarrett/Hardy, alors qu’ils avaient développé une rivalité qui ne demandait qu’à être entretenue. Décidément les choix de la TNA sont parfois bien cryptiques : pendant ces trois semaines on a eu deux matchs pour le titre tag féminin, un pour le titre TV, mais rien pour deux catcheurs importants comme Ray et Anderson…

 

 


Ah visiblement Anderson est utilisé pour les réglages lumière maintenant.

 


Knockouts : Faster, Pussycat! Kill! Kill!

 

La division féminine continue d’être assez bien mise en valeur à la TNA, et il se passe des choses. On a commencé avec la célébration de son nouveau titre par Velvet Sky, quatre jours après BFG ; son émotion était communicative, certes elle n’est toujours pas la plus technique dans le ring mais son personnage de bimbo s’étant donné à fond pour obtenir le respect et le titre est réussi. Karen Jarrett, toujours en charge de la division, n’est bien sûr pas de cet avis et continue sa croisade pour transmettre sa classe naturelle (sic) au roster dont elle est responsable. Accompagnée de Madison Rayne elle a interrompu Velvet, le ton est monté, et la championne a été attaquée par… Gail Kim, de retour à la TNA !

 

Quand on (re)suit le catch depuis deux-trois ans, comme moi, on a du mal à trouver beaucoup de qualités à Gail Kim. Mais elle a ses fans qui se souviennent de ses aventures contre Awesome Kong (Kharma) il y a quelques années, à la TNA déjà. Une semaine après avoir attaqué Velvet, Kim est venue s’expliquer (tout en disant qu’elle n’avait pas à s’expliquer…) : depuis des années on lui a toujours dit ce qu’elle voulait faire, alors maintenant qu’elle a trouvé quelqu’un qui se soucie vraiment d’elle (Karen), elle est bien décidée à s’imposer à nouveau. Pour un ancien de la WWE critiquer cette dernière est un classique, mais ici Kim a mis dans le même sac ses années TNA et ses années WWE ; c’est plus logique et intéressant, puisqu’elle était face dans les deux cas.

 


Je remercie la TNA pour m’avoir accordé l’asile politique, mais n’oublions pas toutes ces divas qui souffrent encore sous le régime tyrannique de Stamford, courage les filles !

 


Quoi qu’il en soit Karen l’a accueillie avec les honneurs : Gail Kim a déjà un match de championnat contre Velvet à Turning Point, une place de challenger qu’elle a inaugurée en battant Tara. Tara qui, comme je le disais, a défendu deux fois le titre par équipes qu’elle détient avec Miss Tessmacher depuis cet été. La première défense le 20 octobre, victorieuse, contre Winter et Angelina Love, arrivait comme un cheveu sur la soupe : ce titre sort du placard tous les trois ou quatre mois, alors était-il vraiment nécessaire d’organiser ce match dans l’Impact suivant BFG ? Mais finalement ce match avait peut-être pour but de donner un peu d’importance à ces ceintures en prévision du match du 3 novembre (oui, je fais l’hypothèse que la TNA avait pensé à un truc deux semaines à l’avance, je sais je suis ouf).

 

Le 3 novembre donc, ce sont Gail Kim et Madison Rayne qui ont affronté les championnes. Ces dernières inauguraient un nouveau nom d’équipe et le t-shirt qui allait avec : TNT, pour Tara & Tessmacher. Bonne initiative, mais un nom un peu moins générique aurait été préférable. En tout cas ça les a peut-être motivées, puisqu’elles ont dominé tout le début du match, Madison Rayne manifestant même sa peur de rentrer dans le ring. Les heels ont dû tricher pour l’emporter : Gail a distrait l’arbitre, l’empêchant de compter un tombé de Tara, elle en a aussi profité pour assommer Tara et mettre Madison en position de tombé. 1, 2, 3, victoire. Gail Kim et Madison Rayne, nouvelles championnes par équipe !

 

Gail Kim bénéficie donc d’un gros push dès son retour, c’est le moins qu’on puisse dire. Le nouveau trio infernal, Karen-Gail-Madison, est délicieusement détestable comme il se doit. J’espère quand même que Velvet ne perdra pas le titre dès sa première défense : ce n’est jamais très agréable, et puis il faut bien quelqu’un pour s’opposer à la domination de Karen et de ses copines.

 

 


Wonder Woman, enfin de retour ?

 


Titre TV : Dumb and Dumber

 

Grosse présence pour ce titre, ou plutôt présence régulière puisqu’il a été présent lors des trois shows. On est ici complètement dans la comédie (même si ce n’est hélas pas aussi drôle que ce sommet de l’art de la poilade qu’est le film des frères Farrelly). L’histoire est assez simple : le 20 Robbie E, accompagné de Rob Terry, vient réclamer un match pour le titre à Eric Young, qui accepte mais prévient que si Terry intervient il fera jouer ses relations à Hollywood pour se venger. Diantre !

 

Le 27 Young remporte le match (en une minute), mais Terry et Robbie l’attaquent après le match. Young met sa menace à exécution ; va-t-on voir Schwarzenegger ou Vin Diesel à Impact ? Presque : Young va demander de l’aide à Ronnie, un gars du Jersey Shore (qui a inspiré le personnage de Robbie E du reste). Le 3 novembre les quatre hommes se confrontent lors d’un segment blabla-baston (c’est à dire quelques paroles sans intérêt suivies d’un échange de bourre-pif), et Young annonce un match tag pour la semaine prochaine. Alors que les heels ont gagné la baston ils semblaient mécontents de la tenue de ce match mais passons sur cette incohérence car la seule chose qui vaille vraiment d’être retenue est le nouveau surnom que se donne Young : High Chancellor of Television, Master and Defender of All Things Entertainment. Ça claque !

 

 


Sur cette image, le Haut Chancelier de la Télévision, Maître et Défenseur de Toutes les Choses Divertissantes, en compagnie de machin.

 


AJ Styles vs Christopher Daniels vs RVD : Le Bon, la Brute et le Truand

 

Drôle de feud que celle-ci, que je ne sais en fait pas trop comment appeler : d’une feud AJ/Daniels, on semble en effet être passé à une feud Daniels/RVD. Au départ il y a la suite du match de Bound For Glory : avec l’hypocrisie propre aux grands heels, Daniels nie avoir dit « I Quit », affirmant que Styles a utilisé un enregistrement. Le 27 (puisque comme je l’ai dit le 20 on n’avait pas eu droit à des nouvelles de cette histoire) a lieu un match entre Daniels et Rob Van Dam. Rapidement Daniels agresse RVD d’un coup de boîte à outils, de laquelle il sort un tournevis (qui avait déjà joué un grand rôle à BFG). Styles, qui était aux commentaires, intervient et Daniels s’enfuit, laissant AJ et RVD interdits quant au comportement de Daniels.

 

Ce dernier en rajoute une couche la semaine suivante, il persiste et signe quant à sa victoire contre AJ, et il se vante aussi d’avoir battu RVD, réclame un match de championnat… Mais RVD, qui se tenait derrière lui pendant une grande partie de  la promo, ne l’entend pas de cette oreille, l’attaque, baston, Daniels s’éloigne mais RVD lui donne rendez-vous à Turning Point, ce qui vaut sans doute officialisation d’un match.

 

Et AJ dans tout ça ? Il était bizarrement un peu à la marge de l’histoire contre Daniels qui se concentre sur la folie de ce dernier. Le voilà sans match pour Turning Point. Mais à bien y regarder, ne pourrait-il pas avoir un match pour le titre ? Je n’ai pas lu les spoilers, j’ai juste vu que Storm était malheureusement blessé pour quelques semaines ; Anderson, Morgan ou Hardy étant occupés par ailleurs, Styles semble le seul face à même de concourir pour le titre. AJ est membre de Fortune, comme Roode et Storm : il y a là de quoi raconter une bonne histoire, même s’il ne faudrait pas non plus griller toutes les cartouches qui pourraient resservir dans une feud Storm/Roode. Enfin de toute façon revoir AJ dans un match de championnat serait en soi une bonne nouvelle !

 

 


Il était temps, il commençait à mal tourner.

 


X Division : Les Spécialistes

 

Dans mes nalyses TNA je me réjouis régulièrement que la X Div soit toujours présente à Impact depuis le PPV Destination X ; eh bien c’est fini, puisque les voltigeurs n’ont été présents, un petit peu, que le 3 novembre. Jesse Sorensen a affronté Austin Aries (le titre n’était pas en jeu), avec Kid Kash aux commentaires ; après un bon petit match de 5 minutes c’est Sorensen qui l’a emporté par surprise, sur un roll up. Furieux, Aries a entraîné Kash dans les vestiaires pour donner une leçon à Sorensen.

 

Oui je sais, c’est pas beaucoup. C’est dommage parce que les membres de la X Division forment un groupe intéressant. Leurs matchs ne sont pas forcément un festival d’actions spectaculaires comme dans le passé, mais ils sont quand même intenses et de qualité, avec en prime de vrais personnages, bien développés et attachants. Dommage qu’on ne leur donne pas plus d’antenne, j’espère vraiment que cette tendance ne se confirmera pas dans les semaines à venir.

 


– X Div, la division qui vous met la tête à l’envers !

– Coupez ! Tu peux nous la refaire avec un slogan moins pourri s'il te plaît ?

 


Et aussi…

 

Quoi d’autre pendant ces trois semaines ? Jeudi dernier on a eu droit à une confrontation entre Matt Morgan et Crimson. L’échange fut intéressant. Morgan a expliqué qu’il était le meilleur géant du business, Crimson s’est vanté de sa streak en disant qu’elle ne prenait de la valeur que quand il affrontait de grands adversaires… Ils auront un match à Turning Point, et ils ont su bien utiliser le peu de temps qu’on leur a donné pour préparer ce match.

 

On a aussi eu un petit échange intéressant entre Sting et Joe. Le second est venu remercier le premier de lui avoir donné un match de challengers, tout en précisant que ça ne changeait rien et qu’il continuerait à traiter à sa façon tous ceux qui lui manqueraient de respect. Sting a résumé la chose, pince-sans-rire, par un amusant « si Joe pas content, Joe tuer les gens ».

 

 


D’ailleurs si tu pouvais commencer par Bischoff ça me rendrait bien service vieux.

 


Il faut aussi parler de Hogan et des Immortal. Oui, en dernier et en « divers » ! Car il ne s’est finalement pas passé grand chose. Ça avait commencé très fort pourtant, avec ce long opener du 20 octobre : Sting, Hogan et Dixie se sont félicités de la tournure des événements, Sting faisant son maximum pour mettre en avant Hogan. On l’a entendu crier au public « 30 more years », il a qualifié Hogan de « the only true american icon », rien que ça. A travers quelques segments on a vu Bischoff et des Immortals bien décidés à se venger…

 

Et puis, plus rien. C’est parti sur la rivalité d’Eric et Garrett, et on n’a plus vu Hogan. Est-ce que la TNA a encore changé d’idée en cours de route ? Après BFG on parlait du retour de la Hulkamania, d’un Hogan triomphant redevenant l’idole du public. Peut-être se sont-ils finalement rendus compte que l’histoire ne se répète pas, ce qui n’est sans doute pas plus mal. Ils ont aussi de bonnes idées à la TNA, il faut juste qu’ils se forcent un peu !

 

 


Pour finir et avec quelques jours de retard, bon anniversaire Christy !

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