Catch

Slappy Awards

Han, Cannes, c'est chiant!

Non c'est vrai c'est chiant.

Sophie Marceau

 

C’est le jour J ! Comme tous les ans, la WWE va s’autocongratuler en décernant des prix totalement kayfabe à des fins scénaristiques, et pour une louche d’acidité dans ce monde de Bisounours, lecharentais a mis son plus beau smoking pour être le MC Amer de la soirée !

 

 

La vie sexuelle d'Axl

– Allégorie, sur tungstène de carton, 2011 –

 

 

Nalyse de Raw du 12 décembre – Slammy Awards 2011

 

 

Ne soyons pas injustes : il y a tout de même un prix, ce soir, qui sera décerné par le WWE Universe. Et ce vote, mine de rien (ou gisement épuisé, comme vous voulez), peut être lourd de sens, en particulier pour Cena. Si le Marine, après tout ce qu’il a fait ou dit, est encore Superstar de l’année, son heel turn prendra du plomb dans l’aile : difficile de perdre une telle poule aux œufs d’or, qui malgré toutes les avanies garde le soutien du public. Je pars du principe que ce vote-là est vraiment celui du public : il n’y a pas vraiment de moyen d’en être sûr, peut-être est-il lui aussi totalement chiqué, mais nous en resterons à un vote honnête.

 

En revanche, si Cena perd ce titre, la porte sera ouverte : la star est atteinte, elle met un genou à terre, se sent moins soutenue, enfin encore moins, et c’est le début du chemin vers le côté obscur.

 

Tout cela nous le saurons en fin d’émission, et à la fin de cette review, puisque pour bien suivre une cérémonie de ce genre, le mieux est encore une nalyse chronologique réalisée en temps réel.

 

Le fait est que nos compères amerloques savent y faire avec ce genre de choses : les cérémonies américaines sont toujours terriblement spectaculaires, et il est évident qu’un récompensé ce soir a, au moins pour l’instant, une place à part dans l’esprit des bookers. Il va sans dire néanmoins qu’à la WWE le principe a ses limites : le kayfabe étant roi, dire que les Slammys ont par le passé consacré de futures stars comme le Rock n’a pas beaucoup de sens, puisque cela signifie surtout que les bookers l’avaient à la bonne et que ça s’est confirmé ensuite. Reste qu'il s'agit d'un bon indicateur, en tout cas d'un instantané intéressant de la WWE en cette fin d’année 2011.

 

Ce soir, l’opener du show est donc, bien évidemment, la première remise de prix : le « tell me I did not just see that moment », nouvelle dénomination bien alambiquée du « OMG moment » je suppose. Peut-être est-ce le G de OMG qui a dérangé, mais dans une fédération républicaine ça peut surprendre… Les remettants désignés sont Booker T et Hornswoggle, pourquoi pas ? Booker, d’ailleurs, a une remarque assez bien vue : « si un leprechaun qui gagne une Battle Royale et réapprend à parler par un miracle de Noël n’est pas le OMG moment de l’année, ça en dit long sur 2011 ». Plutôt astucieux, isn’t it ?

 

 

Un ortophoniste qui met son numéro sous cette image est le roi du pétrole.

 

 

Les nominés, donc :

 

–          Jim Ross en train de danser face à Cole. En fait, ce prix, c’est « pitié faites que ça cesse ».

 

–          Alberto del Rio gagne le Rumble aux dépens d’un Santino inattendu

 

–          R-Truth agace un môme qui lui jette son soda au visage

 

–          The Miz grimé en The Rock

 

Le môme pris pour cible, c’était déjà ça l’an dernier avec Satanica. The Miz l’avait emporté. Del Rio a besoin d’un peu de heat… Et c’est Jim Ross qui l’emporte… J’ai beau chercher l’intérêt, à part relancer l’insupportable feud avec Cole, je ne vois pas… Aussi, je vous propose de passer tout de suite à la suite du programme. (oui parce qu’en plus pour asseoir la réussite de JR ils ont remis ça, c’est au-dessus de mes forces… tu parles d’un opener).

 

 

Je te laisse, je dois aller tourner le biopic de Rudolf Noureev.

 

 

En revanche, le duo de remettants suivant a de quoi séduire : Mick Foley et le Million Dollar Man, excusez du peu… Bon, le fait d’associer un syndicaliste reconnu et un type dont le gimmick était celui d’un magnat a un je-ne-sais-quoi d’ubuesque, mais les deux hommes ont du charisme et du talent. Le Slammy, en revanche, a de quoi surprendre : « Holy shit moment ». Le OMG moment passé est donc à présent divisé en deux catégories, pourquoi pas ?

 

Et Foley de rappeler tout ce qu’il a vécu en ce sens, l’image la plus marquante étant évidemment le Hardcore Champion jeté du haut de la cellule.

 

Et les nominés sont :

 

–          Sheamus passant Sin Cara à travers une échelle lors de MITB, juste avant la longue absence de Sin Cara rattrapé par la patrouille, et au demeurant blessure kayfabe très bien vendue par le Mexicain qui pour une fois n’a pas botché,

 

–          Randy Orton interceptant un plongeon de Christian pour l’envoyer s’écraser sur un escalier en métal d’un RKO funeste (remember Orton Vs Bourne l’an dernier),

 

–          Big Show et Mark Henry transformant le ring en tapis de sol,

 

–          Le Airbourne du haut d’une échelle hors du ring lors de MITB, qui n’est pas sans rappeler Shelton Benjamin, ni sans confirmer que MITB est vraiment un show spectaculaire. En revanche, on pourra regretter que sur ce genre de moves, on voit clairement que ses partenaires se précipitent pour l’attraper en vol, sous peine de sanction à base de mort…

 

 

Et le gagnant est… Y el ganador es… And the winner is… Und der Gewinner ist… そして勝者は… औरविजेता है…

 

 

Spontanément, le clodo se tourne vers le syndicaliste. C'est logique.

 

 

Big Show et Mark Henry! Certes, l’action implique une puissance et une masse extraordinaires, mais il lui manque une dose de technique ou une prise de risque pour être réellement impressionnante, et à ce titre n’importe lequel des trois autres aurait certainement bien mieux répondu aux critères de ce genre de prix. Le mouvement est spectaculaire, oui, mais il y a de quoi rester sur sa faim, d’autant que ce genre de prix peut récompenser un voltigeur doué qui prend des risques maximums. On pourra aussi, d’ailleurs, s’interroger sur l’absence de JoMo dans les nominés: on a vu des retraités obtenir des prix, pourquoi pas lui? On ne me fera pas croire qu’aucune clause n’interdit d’exhiber son trophée dans une autre fédération… Dans tous les cas, Orton l’ayant gagné l’an dernier, peut-être que Sheamus ou Bourne en auraient fait meilleur usage. Peut-être faut-il aussi y voir une sanction pour ce sale fumeur de shit de Bourne!

 

Du coup, Show, tout content, s’en va sur le ring pour tabasser dans la bonne humeur… Wade Barrett. Ah tiens, ça risque d’être moins facile du coup. D’autant que Barrett livre une nouvelle fois une promo remarquable: “après ce que je vais faire à Orton, vous aurez votre lauréat de l’an prochain… Ah non, ce doit être imprévu, or ce que je vais lui mettre dans les dents est tout sauf imprévu!”. Efficace, solide, impeccable. L’opposition peut séduire, d’autant qu’elle préfigure peut-être ce que sera la title picture de Smackdown si Big Show devient champion. En effet, les top heels ne courent pas les rues à SD, et Barrett a un très joli coup à jouer. Mais ce match ne sera donc qu’un apéritif, puisque Barrett, au bout de deux misérables minutes, s’empare d’une chaise et se disqualifie, avant de s’enfuir piteusement… Le booking inversé a ses limites, et prendre une telle fessée à une semaine d’affronter Orton, ce n’est pas très porteur pour se positionner en tant que rival crédible…

 

Nouvel award, et nouveau remettant, pour le moins inattendu : The Road Dogg ! Ancien de la WWE, Hardcore Champion, Champion IC, champion Tag avec Billy Gunn, c’est un autre revenant qui fait une apparition, d’autant plus surprenante que l’ancien de DX et de NAO a passé quelques années à la TNA… Néanmoins, récemment, il avait resigné en tant qu’agent et producteur.

 

 

J'ai fait une pousée d'acné à 45 piges! Ouais!

 

 

En tous cas, on ne peut pas dire que cette espèce de vieux rappeur sur le retour, copieusement hué par le public, ait apporté une plus-value quelconque… Le type est pourtant sensé être assez efficace au micro, puisqu’il annonce le « Pipebomb of the year », mais il ne passe pas du tout : trop vieux, trop usé, on dirait un adulte dans un costume d’enfant, un peu comme Cena finalement… S’ensuit un résumé en vidéo,  un gigantesque fourre-tout, sans réel sens, mais avec quelques bons souvenirs : « C-O-N… spiracy ! », le SMS de la soeur de CM Punk, Sheamus et le Muppet Show, et quelques autres répliques inhabituelles ou carrément bizarres (Booker T étant le roi de la discipline). Problème toutefois : au-delà du fait que ce genre de prix est terriblement subjectif (certains persistent à penser que Cena ou Miz sont les meilleurs au micro, c’est dire !) cela risque d’aboutir à retirer au Miz l’un de ses points forts si Punk l’emporte puisque ce dernier pourra lui dire « tu as une grande gueule mais c’est moi qui ai le Slammy… ». De même, résumer l’œuvre de Punk cet été à un simple défilé de vannes ou de bons mots est un peu fumeux, et surtout ne rend pas hommage à ce travail auquel nous consacrerons bientôt un article. A l’inverse, donner le titre à qui que ce soit d’autre après une telle année serait tout de même étrange.

 

Les nominés sont donc légion, et à l’issue d’un résumé assez burlesque, voire parfois vraiment drôle, on arrive au vainqueur : CM Punk. C’est mérité, évidemment, rien à dire, à moins d’être d’une mauvaise foi imparable. Néanmoins, là encore, on peut finasser, car si je marke comme un fou à cet instant précis, je ne peux m’empêcher de craindre que l’on propulse Cena Superstar de l’année et que cela serve de hochet ou de compensation à Punk…

 

 

Exclusif! Pour Noël, offrez le t-shirt de la Rédac des CDC!

 

 

Pour l’instant, Punk arrive donc sur scène, avec un mannequin portant un t-shirt aux couleurs des Dynamic Dudes, l’ancienne équipe de… Laurinaitis, aujourd’hui Lord Voldemort de Raw, et Shane Douglas, aujourd’hui à la TNA… Il rend un rapide hommage à son amie Natalie Slater (a priori une cuisinière mais on en trouve plusieurs sur le net) et à quelques autres avant d’attaquer : comme le premier intermittent du spectacle venu, il veut dédier une vidéo à quelqu’un dont le travail n’est pas reconnu, aussi transparent et insipide que le mannequin, sans intérêt et moralement vide. Il va jusqu’à évoquer une ressemblance anatomique entre sa cible et son mannequin, ressemblance qui se situerait à un endroit stratégique dans lequel les mannequins sont assez démunis. Qui d’autre que… le légendaire Johnny Ace ? Et là, je vous invite, vraiment, même si vous ne faites que survoler le show, à regarder cette vidéo absolument géniale, mêlant des images de Laurinaitis aujourd’hui et du temps où il catchait encore. Non, je ne vous invite pas, je vous somme de le faire, pour vous offrir une belle et franche rigolade, le tout sur la musique la plus cheap de toutes les années 1980.

 

Du génie, je vous assure. Hélas, Laurinaitis ne pouvait pas venir chercher le prix puisqu’il regardait Prison Break en coulisses… Le tout se conclut par une imitation d’Ace par Punk, et par votre serviteur en train de se bidonner…

 

L’ordre des Slammys est intéressant, l’ensemble bien mené, et la cérémonie est très agréable à suivre, et malgré un palmarès discutable la WWE arrive à entretenir l’atmosphère indispensable à ce genre de gala.

 

Nouveau Slammy, et cette fois il s’agit du « Divalicious moment of the year », remis par nulle autre que l’exquise Lita ! Tiens, en voilà une qui pourrait être enfermée dans la télé-réalité de WWE Network, étant donné sa performance avec Edge… Les nominées sont donc :

 

–          Natalya, et son double sharpshooter…

 

–          Kelly Kelly et sa conquête du titre,

 

–          L’arrivée de Kharma (qui devrait faire son retour assez rapidement en effet, pas inutile de rafraichir la mémoire des spectateurs),

 

–          Beth Phoenix, et son Glam Slam depuis le turnbuckle.

 

 

Sans surprise, c’est Kelly Kelly, la petite fiancée du WWE Universe (j’aime bien ces formules toutes faites qui évident de dire « la potiche » ou « la grosse chaudasse qui pose dans tous les magazines » ou encore « le meilleur placement de la WWE en termes de viande ») qui remporte le prix, et remercie le public mais sans avoir le temps de pondre un discours que n’aurait pourtant pas, j’en suis sûr, renié une Miss France, surtout la dernière qui se ferait rendre des points à un test de QI par un chimpanzé. Elle n’en a, hélas (ohohoh) pas le temps puisque les Divas of Doom viennent essayer de s’emparer du prix… et s’enfuient à la première gifle de la longiligne blondinette. Quel segment intéressant, on dirait les… ah mais ce sont les Divas. Tout s’explique.

 

 

Lita regarde avec envie le nouveau sextoy en or de sa copine.

 

 

J’avoue, en revanche, que le Slammy suivant me plonge dans l’expectative : le « OMG moment of the year ». Mais… on ne l’a pas déjà eu celui-là ? Deux fois même ? Est-ce que la WWE voudrait faire savoir qu’elle est une fédération où il y a de l’action non-stop et totale ? A priori, on nous le vend comme un moment susceptible d’avoir changé l’Histoire. Du coup, impatience. On attend donc des remettants de poids, des lutteurs qui ont un impact sur la fédération, et c’est Santino. Entendons-nous bien : il est très sympathique, parfois drôle (ah, la tasse de thé avec Sheamus), mais dans ce contexte, on dirait un peu Axl lâché dans un couvent. Et que dire alors des Bella Twins, qui l’accompagnent ? Si, on peut en dire qu’elles réveillent le fantasme des jumelles, mais pour le reste…  Au moins la promo au micro a été réjouissante. Elle ne partait pourtant pas bien, Santino ne sachant ni la prononciation ni le sens de OMG, et les Bellas se moquant de lui en le traitant d’idiot. Et Santino craqua : « peut-être que je suis un idiot, mais moi au moins je ne suis pas une pouffe avide de gloire et de pognon qui s’accroche à Del Rio comme une escort-girl »… Tiens, le voilà mon OMG moment, personnellement…

 

 

Et pour 200 dollarz, elles font oune numéro lesbienne pendant que cet impouissant de VKM prend les phoutos!

 

 

Les nominés sont (et au passage, les musiques accompagnant les vidéos de nominations sont vraiment sympas) :

 

–          HHH administre le Tombstone Piledriver au Taker (heu… ah bon ? Il voulait tant que ça être nominé le gendre ?),

 

–          Le Rock s’en prend à Cena lors de WM,

 

–          Les Superstars quittent toutes les abords du ring lors de Raw et du vote de confiance de HHH,

 

–          Punk se barre avec le titre à MITB.

 

 

Le gagnant paraît tout indiqué, surtout après un match 5*, mais le gendre voulait sa statuette. Là, désolé, mais c’est grotesque. Ce match ne restera pas dans les mémoires, et ce move encore moins. On a par ailleurs un match five-stars, avec une issue dont on pensait à l’époque qu’elle ferait trembler la WWE jusqu’à ses fondations (au temps pour ceux qui y ont cru et dont je fais partie), on a éventuellement le retour de l’enfant prodigue s’en prenant au chouchou du patron, et on va choisir l’un des deux segments impliquant HHH, oubliables et oubliés ? On pourra toujours, ensuite, essayer de me vendre que HHH ne fait pas de caprice de diva, ou qu’il fallait bien montrer qu’il est de retour avant d’affronter Nash. Dans ce cas-là, il suffisait de l’instituer remettant, et c’était réglé.

 

 

L'image choc de l'année, c'est moi!

Le plus grand moment de l'année, c'est moi!

L'année, c'est moi!

 

 

Mais lui donner l’award, surtout cette année, c’est un caprice d’enfant gâté absolument minable. Je me demande s’il n’est pas pire que Cena. Et ce tartuffe de préciser que pour la première fois le Taker n’avait pas pu quitter le ring par ses propres moyens, et allant jusqu’à dire que la streak est terminée… Eh oui, mon gars, contre ses autres adversaires, il n’était pas à moitié grabataire, c’est d’ailleurs pour ça qu’à WM tu as choisi cette stipu, c’est pour qu’on ne voie pas que vous ne pouvez plus catcher correctement… A noter d’ailleurs qu’il n’a même pas jugé utile de prendre la statuette. Comme on s’en doute, HHH a ensuite parlé de Nash, mais je trouvais ça tellement déplacé et inutile, tout comme cette feud entre vieux débris, que j’y ai prêté une attention limitée. Et tant que le public le soutient, après tout, il a raison d’en profiter. Un peu comme Cena.

 

On pourrait tenter de justifier ce choix en disant que la WWE cherche à minimiser la portée de l'action d'un Punk incontrôlable. On pourrait. Mais je pense qu'il faut admettre que cette fois, on a juste en face de nous un gros caprice.

 

Nouveau Slammy, avec David Otunga, et Tony Atlas, l’homme qui pourrait rire aux vannes de TDS et ne s’est pas privé de le faire aux dépens du A-List, le tout pour «The most trendy superstar », la superstar la plus branchée, à la mode, en vogue. Et les nominés sont :

 

 

– AHAHAHAHAH! Je viens de remarquer!

– Mais quoi?

– AHAHAHAHAHAHAHAHAHAH! T'es noir!

– Mais… putain oui, mais toi aussi!

– Oui, mais moi je ne rêve pas d'un titre ou de reconnaissance dans la WWE d'aujourd'hui! AHAHAHAHAHAHAHAHAH!

 

 

–          Cody Rhodes, et il faut admettre que le jeune homme a accompli une année exceptionnelle, alliant un réel don au micro à son talent bien connu entre les cordes, et en jouant avec justesse un heel psychotique qui aurait pu se révéler rapidement casse-gueule,

 

–          Daniel Bryan, l’idole des smarts, au charisme déficient mais remarquable dans le ring, toujours pourvu de sa mallette (depuis 5 mois quand même),

 

–          Dolph Ziggler, qui crève le plafond sous la houlette de Vickie, en progressant au micro pour compléter son arsenal de mouvements déjà impressionnants : clairement l’une des valeurs sûres pour l’avenir (mais bon, on disait la même chose de JoMo),

 

–          Zack Ryder, l’homme qui s’est fait tout seul, comme un grand, sur le web, mais promis à un destin funeste selon la très pertinente analyse du grand Manitou Axl lors du Raw précédent (que je vous invite à lire si vous ne l’avez pas encore fait, tas de mécréants).

 

 

L’avantage, c’est que pour une fois, les nominations sont plutôt cohérentes, même si la remettre à Ryder serait peut-être un peu exagéré… Pour contourner le problème, la WWE a donc décidé d’un fatal four way entre les 4 impétrants. Je pense que je n’ai pas besoin de vous préciser que, bien que trop court, le match a été excellent. Placé, stratégiquement, en milieu de show, il fallait du catch de haut vol, et c’est que ce les quatre hommes ont offert, Ziggler l’emportant en livrant une prestation de grand heel manipulateur, à la Jericho toutes proportions gardées. Ziggler est donc, sans que cela prête le flanc à la critique, la Superstar en vogue, ce qui confirme l’impression des suiveurs assidus que nous sommes. 2012 sera-t-elle l’année de la vraie consécration, après le vrai-faux WHC du début d’année ? Et au-delà de ça, cela signifie à peu près certainement que des quatre en lice, il est celui qui aura l’année la plus fertile à court terme.

 

 

Ras le bol, je prends ma valise et je quitte ce taudis!

 

 

J’en suis là de mes réflexions quand tout à coup, je réalise ma méprise. Je suis rassuré, d’ailleurs, quand Ziggler semble clairement avoir commis la même, ce qui confirme que l’on avait laissé délibérément planer le doute. Car il y a bien un vainqueur désigné, et qui ne l’était pas par ce match ! Ce vainqueur, c’est Zack Ryder… Il a bien mené sa barque, soit, son titre peut permettre à Cena de lui cirer les pompes devant tout le monde et d’essayer de gratter un peu de pop, mais je ne peux pas m’empêcher de me dire que les trois autres étaient quand même d’un tout autre niveau.

 

Ziggler, partageant cet avis, s’en prend à Ryder et s’empare de la statuette, mais c’est anecdotique. En fait, ce qu’a fait la WWE, à défaut d’être très subtil, est en revanche relativement fin : dans le ring, Ziggler a été le meilleur, sans contestation. Mais Ryder, en prenant la WWE en otage via Internet, est effectivement le plus « trendy », terme absolument pas innocent qui renvoie au vocable utilisé par Twitter d’après ce que j’en sais, n’étant pas utilisateur du piou-piou bleu moi-même. En essayant de créer un décalage entre la méritocratie du ring et le populisme du web, la WWE laisse quand même à Ziggler une belle longueur d’avance, mais on pourra aussi déceler une certaine mauvaise foi de la part de la Fédé qui ne fait pas toujours la part belle aux plus performants dans le ring (et je sens l’ombre d’un JoMo enfin vengé qui pose sa main sur mon épaule au moment où j’écris ces lignes. Ça m’excite).

 

Tiens ? Cena ne vient pas défendre son protégé ? Il a des comportements chevaleresques quand ça le prend, c’est-à-dire à peu près quand il lui tombe un oeil… En tous cas ce coup-ci je pense que dimanche prochain le titre de Ziggler va changer de mains, permettant ainsi au peroxydé de viser encore un peu plus haut.

 

Poursuivons avec l’award suivant, « le game changer of the year ». Renseignements pris, le « game changer » est un visionnaire, qui arrive avec des idées totalement neuves qui le sortent immédiatement de la masse, capables de changer les choses en profondeur. Selon la WWE, il ne s’agit pas d’une personne, mais d’un moment, qui a redessiné le paysage de la fédération, rien que ça.

 

 Pour remettre ce prix, Christian, qui commence, charité bien ordonnée commençant par soi-même, par se remettre à lui-même le prix du « moment de courage de l’année » pour s’être présenté ce soir alors qu’il souffre encore terriblement des sévices infligés par Sheamus, et rajoute évidemment qu’il devrait être nominé puisqu’il a obtenu deux WHC en moins d’un an. Comme Del Rio avec le titre WWE quoi.

 

Les nominés sont :

 

–          HHH vire McMahon, dont on diffuse, et c’est important, l’extrait où il dit qu’il peut créer un nouveau John Cena. Gratuit ? Pas sûr, dans le contexte actuel. Ce genre de phrases n’est pas restituée par hasard, amha, même si c’est solidement burné de la part de la WWE de laisser traîner ce genre d’idées dans la tête des suiveurs. En tous cas la nomination est légitime, mais dans ce cas-là les promos shoots de Punk le sont tout autant, et on dirait vraiment que la fédé veut étouffer le boulot de Punk comme je le craignais,

 

–          Le départ d’Edge, énorme superstar, avec qui plus est Christian comme remettant, voilà mon favori pour ce prix,

 

–          Le retour de Kevin Nash. Ah bon, il y en a qui ne s’en foutent pas complètement, à part Del Rio à qui ça a rapporté le titre ?

 

–          Cena et The Rock : si Cena gagne à WM 28, opérant de facto le passage de flambeau entre l’attitude (ou ce qu’il en reste) et la sinistre Kidz Era, je veux bien, mais pour l’heure la feud est beaucoup trop dispersée pour justifier un titre aussi ronflant.

 

 

Evidemment, c’est le dernier nominé qui l’emporte… Joli cadeau pour Edge, dont le départ n’a pas plus mais pas moins bouleversé le paysage de la WWE, mais qui a apporté d’autres émotions, beaucoup plus concrètes, que cette feud à distance pour l’instant bien transparente.

 

Je conçois que la WWE ait besoin de hyper son choc des titans, ne faisant pas partie de ceux qui pensent que cet événement suffira à lui tout seul à vendre WM 28, et les huées qui accompagnent l’arrivée de Cena semblent traduire en partie ce mécontentement, en plus bien sûr de la lassitude bien légitime qu’inspire le kryptonien. Il est d’ailleurs assez rare de voir Cena se faire huer à ce point, on se serait cru à Chicago…

 

A l’inverse, l’entrée annoncée du  Rock a été accompagnée de vivats. Je dis « annoncée » puisque le Great One n’est pas venu, Cena en profitant pour l'allumer sur sa nouvelle absence, lui qui avait annoncé ne plus quitter la WWE, et il faut bien admettre que ce n’est pas tout à fait volé. Et Cena justifie ces petites piques en espérant que cela nourrira l’énergie et la détermination du Rock pour WM. Pourquoi pas, mais tout cela est trop clairement écrit, préparé, et surtout trop réchauffé pour avoir l’impact nécessaire. En revanche, je reste éberlué par l’accueil reçu par Cena, où l’on sentait quand même la foule chauffée à blanc, y compris juste à côté des preneurs de son, qui pourtant font plutôt attention à ce genre de choses.

 

 

OOOOOOOOK, les sifflets, les huées, je veux bien, mais les calibres ça va un peu loin quand même…

 

 

Enfin, un peu de catch, et un match par équipes, opposant Orton et Punk à Del Rio et Miz. L’affiche peut laisser un peu sceptique, puisque ni Del Rio ni Miz ne m’excitent entre les cordes, mais les deux autres, en revanche, c’est autre chose. Et le boulot a été fait correctement, chacun ayant eu son grand moment en prévision de dimanche, et aucun face ne jouant stricto sensu le face en péril, ce qui est assez original (et je ne voyais pas Orton ou Punk jobber l’un pour l’autre). Ce sont les heels qui l’ont emporté, Orton ayant (encore, comme toutes les semaines depuis Mathusalem) été distrait par Barrett. Fin du match, Miz et Del Rio improvisent quelques moves bien sadiques avec une échelle (non, BBM, rien de sexuel), Del Rio appliquant même son Armbreaker à travers une échelle, tandis que le Miz, aigri, défie Punk en tant que Pipebomb de l’année.

 

Les heels sont vicieux, ils sont efficaces, le match de dimanche est booké comme il se doit, puisqu’il est clair maintenant que Punk aura affaire à forte partie, mais le Miz lâche aussi un peu la clé du match : l’un des deux lui prendra la ceinture. Autant dire aucun, puisque les deux heels vont forcément finir par se déchirer. Quant à Orton, plutôt que ce segment inutile, il aurait été plus opportun d’insérer dans le match un autre face, peu importe qui, plutôt que cette énième intrusion du perfide Anglais.

 

 

Bon camarade, le Miz apprend à son camarade Punk les bases du Limbo pour péter la classe en soirée.

 

 

Reprenons notre souffle et dirigeons-nous sereinement vers la fin du show, puisque Vickie Guerrero s’avance pour remettre un nouveau prix, et elle sera accompagnée par l’incomparable Goldust, qui prépare doucement sa retraite et bénéficiera j’espère d’un dernier run. Rappelons-nous que l’an dernier Lawler s’en était donné à cœur joie pour moquer la harpie mexicaine, et gageons que cette année encore tout cela va voler au ras des paquerettes. Coupées, les paquerettes. Et ça ne rate pas : « Vickie, tu as déjà gagné ce soir » – glapissement de la Castafiore, qui surjoue avec l’énergie d’un Jack Black – « oui, tu portes plus de maquillage que moi, hohoho ». Ce sera toujours mieux que la vanne de Goldust il y a deux ans, que je vous invite à retrouver dans la colonne de droite de cet étincelant site…

 

 

Un Slammy à taille humaine pour moi! Mon rêve!

 

 

Et ce prix, donc, quel est-il ? « The A-lister of the year ». C’est pratique, ce show, je découvre force concepts intéressants: en subtance, comme Otunga l’avait expliqué à son propos, ce sont des individus particulièrement admirés ou recherchés pour leurs talents particuliers. On peut donc être à la fois A-List, « most trendy » et « Superstar of the Year » ? C’est une kermesse ? On multiplie les bons points ? Ah, non, me voilà rassuré, cette A-List est composée de guest hosts de Raw, parmi lesquels on trouve donc :

 

–          Hugh Jackman, qui semble quand même s’être amusé à Raw, même si j’avais parfois l’impression qu’il prenait le public pour des crétins patentés,

 

–          Les Muppets, que j’apprécie moins que mon nouveau compère Jyskal mais qui prêtaient évidemment à sourire ne serait-ce que par leur côté régressif,

 

–          Snooki, aussi appelée le cube Butagaz,

 

–          Et enfin, le playback de Cee-Lo Green lors de Summerslam !

 

Et la gagnante est… la seule qui a pu se libérer pour un show secondaire hors de toute promo, j’ai nommé Snooki ! Bon, elle n’a même pas pu se libérer, ce qui est grandement la honte pour la WWE quand même, mais ce qui veut quand même dire qu’aucun des autres n’a pu ou voulu se libérer… Pas terrible, comme autopromo.

 

 

Bonjour, je suis Snooki, mes poses sont hyper-naturelles, et si vous ne savez pas qui je suis, c'est normal!

 

 

Je jetterai un voile pudique sur le match suivant, opposant Sheamus à Jinder Mahal. En fait, il n’a même pas eu lieu, l'Irlandais allongeant l’Indien d’un seul et unique Brogue Kick. En voilà un segment intéressant et utile ! Rassurez-moi… Sheamus ne va quand même pas feuder avec ce minable ?

 

 

Bonjour!

 

 

PLAF!

 

 

Au revoir!

 

 

(non, vous ne rêvez pas, ces trois vignettes m'ont pris plus de temps

que le visionnage du match.)

 

 

Suite et presque fin, puisque nous voici enfin arrivés au « Superstar of the year ». Pour mémoire, voici les nominés :

 

–          Les cas de Cena et de Punk ont été évoqués en début de nalyse, je n’y reviendrai que si l’un des deux est choisi,

 

–          Alberto del Rio a fait des débuts fracassants, mais qui ne se justifient ni par son talent de lutteur ni par sa médiocrité totale au micro. Bien sûr, un mauvais esprit dirait qu’il ne doit ce push intergalactique qu’à son pays d’origine, cible de choix pour une fédération aux volontés hégémoniques comme la WWE,

 

–        Le Miz, qui après un début en fanfare, et à mon avis très mal booké dans le sens où l’on n’a jamais vu un champion WWE aussi faible, puisque la fédération l’a rendu Riley-dépendant, est progressivement rentré dans le rang, ne sortant de la masse que par un certain talent d’entertainer et quelques progrès dans le ring. Bien sûr, il redresse un peu la barre et pourrait être l’un des suppléants d’un Cena qui aurait turné, mais difficile de penser qu’il sera le lauréat ce soir,

 

–          Mark Henry. Ah, Mark Henry. Un bon soldat récompensé par un run glorieux, comme Christian et d’autres. Un monster heel crédible et surpuissant, mais avec toutes les limites de ce genre de gimmick. Le pire, c’est qu’il n’a pas démérité, mais difficile de considérer qu’il a autant brillé que ses rivaux.

 

–        Orton, enfin, qui a bien négocié son départ à Smackdown en ramassant les titres à grands coups d’un RKO sottement surpuissant. Mais ne rêvons pas, il s’agit beaucoup de fan service, et en tant qu’amateur d’Orton, j’avoue avec mauvaise foi que cette nomination ne me déplait pas…

 

 

3 faces, 3 heels. Je ne peux pas m’empêcher de penser que Edge, par exemple, aurait pu supplanter Miz, Henry voire Orton. Mais soit, penchons-nous maintenant vers le vote du public, et je rappelle que je pars du postulat qu’il est sincère et que la WWE ne l’a pas truqué. Oui, je sais, on peut aussi croire que Poutine a gagné démocratiquement.

 

 

Comment? Des magouilles à la WWE?

 

 

Rey Mysterio, après un discours émouvant et remarquable chiant et démago, ouvre l’enveloppe de ses petites serres crochues et révèle le nom du lauréat : CM Punk ! Quand même bordel de merde ! Pardonnez cet excès de vulgarité, mais après s’être employé à ruiner son héritage, en le perdant dans des feuds ordinaires et en le faisant presque devenir une parodie de lui-même (lui qui dénonçait les signatures qui se transforment en pugilat en a provoqué un), le natif de Chicago obtient quand même une jolie gratification pour une année durant laquelle il a non seulement livré des matchs de haut vol, mais en plus sans doute attiré de nombreux curieux lors de son run estival, période durant laquelle la WWE doit faire forte impression tant que le foot américain et le basket sont en vacances ! A charge pour la WWE d’en tirer les conclusions qui s’imposent quant aux attentes du public (oui, je prends parfois un peu mes désirs pour des réalités quand il s’agit de catch).

 

On se prend à imaginer ce que Punk va pouvoir balancer, renouant avec ce glorieux été, au moment de recevoir son prix. Mais non, il est dit que le Summer of Punk restera un Summer, puisque c’est Ace qui se présente. Coup de pied de l’âne, le GM accepte l’award au nom de Punk, qui n’est pas en état de le recevoir. Les choses sont maintenant claires : Punk finira par régler ses comptes avec Ace dans un ring, comme Austin et VKM en leur temps. Reste qu’évidemment la communion avec le public est du coup tombée complètement à plat, ce qui est sans doute regrettable dans la mesure où smarts et marks auraient pu se pignoler au garde-à-vous pendant quelques minutes, alors que finalement on se sent un peu comme lorsqu’une bombe atomique vous dit « pas ce soir, j’ai mal à la tête ». Comme une allumeuse perverse, la WWE fait partir le Slammy entre les mains d’Ace, qui est désormais, c’est sûr, une sale petite enflure. Aucune raison concrète de dire ça, mais ça lui apprendra à dire qu’il a mal à la tête.

 

 

Ahahahahah je vous nique tous!

(oui Ace est AUSSI un brillant orateur)

 

 

Enfin, le segment final : Henry contre Cena. Un instant : Cena, c’est pas celui qui la semaine dernière a exécuté Henry, WHC de son état, en deux secondes chrono, pour offrir la victoire à Ryder? L’homme qui peine un peu à renouveler son moveset, même s’il faut reconnaître que c’est particulièrement délicat face à un adversaire comme Henry, qui de son côté n’a pour lui qu’une puissance impressionnante, mais qui ne séduit que ceux qui sont sensibles à ce genre de catch ? Ça risque d’être longuet ce match.

 

Tiens, au passage, puisqu’on la voit à ce moment-là,  la vidéo virale semble être l’annonce du retour du Taker : la notion de renaissance, qui revient régulièrement, le ton apocalyptique de la vidéo, tout cela conduit à penser à un retour du croquemitaine. Toutefois, il y a 3 mois entre le 2 janvier et le 1er avril, et il est difficile d’imaginer comment la WWE va occuper son brontosaure qui est dans un état de délabrement rare…

 

Ainsi fut dit, ainsi fut fait : le match est longuet. Bizarrement, Cena ne parvient pas, cette fois, à massacrer Henry en moins de temps qu’il n’en faut pour enlever son t-shirt, et ne parvient même pas à le soulever pour son AA, lui qui, pour mémoire, avait en même temps soulevé Edge et le Big Show… Bien sûr, ça n’a pas suffi pour qu’Henry gagne : il inflige le World Strongest Slam, mais n’a plus la force de faire le tombé (sic), des flammes jaillissent de la rampe, la lumière s’éteint… tiens, on dirait que Kane est de retour. Ah oui c’est lui. En tous cas c’est sa musique, mais avec cet énorme masque, difficile de confirmer. Il attaque Cena (voilà qui est mieux), fait son habituel Big Red Fart, puis retire son masque. Le visage est toujours couvert de son antique masque rouge, mais il semble que ce soit bien Glenn Jacobs.

 

Vous me trouvez peut-être reservé, et je le suis : avec ce bouc, cette lumière, je ne peux pas m’empêcher de penser à un imposteur. Ce n’est qu’une impression, certes, mais après tout, avec un masque, une lentille de couleur et un éclairage très tamisé, beaucoup pourraient se faire passer pour lui. A voir donc. Et si je peux me permettre, attaquer Cena, très bien, mais il avait à portée de main l’homme qui l’a mis au repos forcé pendant un bon moment, donc même si Kane fait encore un de ses turns (il retourne sa veste plus vite qu’Attali ou Eric Besson celui-là), on ne m’ôtera pas de l’idée qu’il aurait dû faire goûter à Mark Henry son permis de démolition pointure 49.

 

 

– Comme disait Lord Byron, "Il y a de la musique dans le soupir du roseau,

il y a de la musique dans le bouillonnement du ruisseau, il y a de la musique en toutes choses, si les hommes pouvaient l'entendre".

– Comme dans mon cul, AHAHAHAHAHAHAHAHAH.

– John, je vais maintenant devoir te tuer.

 

 

Que dire pour conclure ? On a eu droit à un show séduisant dans la forme, mais moins dans le fond : le palmarès n’est pas extraordinairement reluisant, mais ces Slammy Awards ont été un vrai show à l’américaine, truculent et énergique, sans réel temps mort quoique pauvre en catch. Et dans tous les cas, ce résumé de l’année écoulée, à grands traits, est largement suffisant pour passer un bon moment !

 

 

A moi les vacances avec Dr Fate!

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