Catch

2012, nous voilà !

Moi j'ai pas la culture d'AKH
Ni la plume de Oxmo
Ni la culture du double H
Moi j'ai pas la créatine de fifty
Ni la femme de Jay-Z
Moi j'ai pas les dents en or de Joey
Ni le round de Kool Shen
Ni le mpc de Dr Dre

Soprano, Moi j'ai pas (qui a inspiré Daniel Bryan pour sa promo de vendredi)

 

La WWE est d’humeur badine avec l’IWC en ce moment et nous offre, show après show, une pelletée de cadeaux pour bien finir l’année. Sous notre sapin ce matin, nous avons pu découvrir avec joie un bien beau présent avec cet épisode de Smackdown. Ce n'est certes peut être pas le dernier de l’année, mais il fera sans problème office de transition réussie pour 2012, qui s'annonce bien excitant.

 

 

2011 n’était rien ! En 2012, j’unifierai les titres WWE et WHC, je mettrai en place un angle d’invasion avec la ROH, je détruirai le PG en arrachant la tête de Cole avec mon LeBell Lock, je ferai turner Cena à Mania et je changerai mon thème d’entrée en reprenant l’Ode à la joie de Beethoven à l’accordéon !

 

 

Nalyse du Smackdown du 23 décembre

 

 

Je suis connu parfois pour mon optimisme débordant. J’imagine souvent les bureaux de Stamford comme un champ de barbe à papa dans lequel gambaderaient des poneys couleur arc-en-ciel. Silver me maintient que cela n’a rien à voir avec les petites pilules estampillées HappyNation © qu’il me fournit depuis que je me suis inscrit sur le forum, je suppose qu’il dit vrai.

 

Mais dans tous les cas, nul besoin d’être un ravi de la crèche pour apprécier vendredi soir un show de qualité, formidable écrin pour un main-event qui saura trouver avec aise sa place parmi les tout meilleurs matchs de l’année. Ce Bryan-Ziggler, sur lequel je reviendrai plus en détail en fin de nalyse (je savais que j’aurais dû faire marketing, bordel), a dépassé nos attentes les plus folles et au-delà de la qualité du match, j’y vois un signe fort pour l’année à venir.

 

Quand on passe en revue la liste des matchs mythiques de cette année, on retiendra évidemment les deux Punk-Cena, les non moins fantastiques deux (voire trois) Orton-Christian, ou bien le symbolique Taker-HHH. Smackdown a été à la fête cette année avec un MITB parmi les meilleurs depuis la création de la stipulation et une Elimination Chamber à couper le souffle finissant de graver la statue de 200m à l’effigie de la Rated-R Superstar Edge.

 

Sont également à noter les surprenantes et spectaculaires rixes du regretté John Morrison et notamment celle contre le Miz dans le tout premier match de l’année dans un Falls Count Anywhere que je vous conseille fortement d’aller vous repasser avec un bon chocolat chaud et des sablés de Noël.

 

 

D’une désinvolture extrême, c’est un John Morrison en peignoir de bain qui s’avance pour aller signer son contrat avec la WWE pour 2012. Vive 2012 !

 

 

Le point commun de tous ces matchs, c’est qu’ils ont été élevés au rang de potentiel Match of the Year par des stars confirmées, des workers habitués des plus grandes scènes des Etats-Unis. Malgré la montée fulgurante d’une nouvelle génération aux dents longues, le main-event, le haut du panier, le top du top, la crème de la crème reste encore l’apanage des tout meilleurs.

 

Mais cet épisode de Smackdown, et plus largement TLC et les deux derniers mois, marquent très probablement un virage radical pour l’année à venir.  Même si nul ne doute que le retrait de Cena a pour dessein un retour encore plus fracassant, nul ne peut ignorer sa légère mise en retrait autour du titre WWE au profit de CM Punk. Orton a passé son année à mettre en valeur de valeureux lutteurs oubliés ou des stars en devenir. Les dinosaures Triplache et le Taker sont aux abonnés absents.

 

Parallèlement, Rhodes fait des merveilles avec le titre  Intercontinental oldschool, Ziggler ne cesse de nous émerveiller, Bryan et Punk les Courtepaille Brothers dominent le monde, Ryder démontre que l’Internet est une puissance qu’il ne faut plus négliger, et j’en passe… Alors même si le 2 janvier et la Road arrivent à grand pas et que tout devrait rentrer dans l’ordre d’une certaine façon jusqu’à WrestleMania et le RockShow, de grands espoirs sont à nourrir pour la nouvelle année !

 

 

– Tu es sûr de ce que tu fais, pop ?

– Ne t’inquiète pas fiston, ils ne se doutent de rien, tu seras 20 fois World Champion avant que tous ces gamins de l’Internet n’aient le temps de dire ouf.

 

 

Et cet épisode en a fait la démonstration éclatante avec notamment un match Champion versus Champion, Cody Rhodes contre Zack Ryder. Ces matchs mettant aux prises deux têtes couronnées sont toujours un régal car les bookers savent ne pas les reproduire trop souvent. Ils sont d’ailleurs toujours délicats à scénariser car il ne faut pas mettre une ceinture au dessus de l’autre en faisant paraître un champion plus faible par exemple.

 

Et pourtant quand on a un Cody au sommet de son art face à un gars dont je ne suis toujours pas convaincu des qualités dans un ring, ce n’est pas chose aisée. Mais les deux bonshommes ont réussi à nous livrer un échange convaincant. Même si Zack a encore été par moments grotesque je trouve, désolé mais sa gimmick ne prend pas des masses avec moi, il a su offrir une prestation dans la lignée de son match à TLC, à savoir épurée de pas mal d’imprécisions et un peu plus fluide.

 

 

Raahhh meci Cody, c’est exactement ce que je voulais pour Noël ! Un deuxième bon match consécutif ! T’es vraiment trop un bro, bro.

 

 

Rhodes quant à lui nous a offert du Rhodes. C’était très bon, vif, intense et je ne sais pas si c’est sa nouvelle musculature ou bien les fameuses pilules bleues mais j’ai l’impression qu’il assène ses powermoves avec encore plus de force qu’avant. Son catch est un vrai régal.

 

Son niveau de lutte n'est d'ailleurs pas son seul point fort. Il a cette attitude une fois entre les cordes, cette façon de se déplacer si particulière et ses mimiques faciales qui lui permettent de raconter une histoire sans même ouvrir la bouche. Il est amené à réaliser de grandes choses s'il continue ainsi, à n'en pas douter.

 

Au final, le Woo Woo Kid arrache la victoire après une distraction amusante de Booker T et son chant de Noël de circonstance. Je regrette juste le timing un peu rapide du commentateur qui a bien trop écourté la célébration de Ryder avec le public. Cette intervention a en tout cas réglé la problématique du comment booker un match champion contre champion. La feud entre les deux semble donc continuer pour le moment et ce n’est pas un mal puisque cela assure encore une belle exposition pour Cody et un second match agréable entre les deux hommes.

 

 

Spoiler: Booker T et sa nouvelle tenue de combat pour sa revanche contre Cody Rhodes la semaine prochaine.

 

 

Cody Rhodes est d’ailleurs la meilleure chose qui soit arrivée à la ceinture Intercontinentale depuis bien longtemps. J’espère qu’on rectifiera le seul petit défaut que constitue son peu de défenses de titre sur ces derniers mois, mais il est hors de question de mon point de vue de lui retirer la ceinture. Dolph devait laisser filer l’or car l’heure de Zack était arrivée et il est fort possible que ce dernier, malgré mon désamour, fasse un très bon champion US. Mais dans le cas du beau dément de Smackdown, même si nous aimerions le voir lui aussi prétendre à plus haut, lui laisser la ceinture encore longtemps est une opportunité à ne pas laisser filer pour deux raisons.

 

Primo, il a encore un peu besoin du titre autour des hanches. Dolph a déjà touché au titre suprême en début d’année après une feud de gala contre Edge. Il a multiplié les matchs de très très grande classe en PPV et a prouvé qu’il était prêt à passer à l’étape supérieure. Cody sort d’une feud « perdue » face à Orton. Et quand bien même ses qualités techniques, son charisme et son talent au micro sont très certainement au moins au niveau du nouveau Show-Off de la WWE,  je pense qu’il lui manque encore le soupçon de crédibilité et de heat auprès du public pour venir titiller les sommets de suite.

 

Epico, il n’y a pas de challenger à Smackdown à qui lacher la ceinture ! Alors que Dolph avait une feud toute cuite avec Long Island Zack D (merci Santino pour cette petite larme de rire), la midcard face de Smackdown est terriblement vide. Teddy DiBiase et Big Zeke ont déjà donné, alors peut être Justin ‘Four Fifty ‘ Gabriel ?

 

 

Non et puis bon… Elle lui va quand même super bien.

 

 

Un autre gars qui pourrait être un des acteurs majeurs de 2012, c’est bien le père castor Wade Barrett. Son barrage ne cesse de prendre de l’ampleur et ce n’est visiblement pas sa défaite à TLC qui va l’arrêter.

 

Après avoir balancé Orton au travers d’une table à RAW avec un Wasteland dévastateur, le mangeur de pudding est venu nous offrir un segment micro magnifique dans lequel il a d’une part superbement résumé sa supériorité actuelle sur Orton avec un clip vidéo, et d’autre part teasé une rivalité pour le titre contre MY BOY D-BRY pour laquelle je vendrais bien quelques orteils. Ce clin d’œil n’était d’ailleurs très certainement pas anodin et voir Barrett s’afficher comme challenger légitime au titre va dans le sens du grand renouveau annoncé pour 2012.

 

Mais pour l’heure, sa rivalité avec la Vipère est bien loin d’être terminée et ce dernier s’est précipité sur le ring pour réclamer vengeance avant de finalement l’obtenir d’un RKO « picture perfect » sur une voiture dans le garage au terme d’un brawl backstage bien mené et convaincant. Il y’a peu de chances de voir un match entre les 2 au Rumble mais avec 5 semaines et l’apparition quasi systématique de ces deux là à RAW malgré leur appartenance au show bleu, cela offre pléthore d’épisodes aux bookers pour mettre un terme à tout ça en weekly dans un beau match à stipulation.

 

 

Wade prend décidément bien trop à cœur son histoire de barrage… Il nous explique ici comment appliquer avec délicatesse un enduit en cas de fissure.

 

 

Smackdown avait mis les petits plats dans les moyens, et les moyens dans les grands hier soir car nous avons eu droit à une apparition en guest du « Most Must See WWE Champion in WWE History ». Il était venu expliquer en backstage à Teddydore (merci Santino pour cette seconde petite larme de rire) que depuis son départ, le spectacle du vendredi soir était bien terne. Il annonçait également qu’il allait prendre place au centre du ring et y rester jusqu'à ce qu’il en ait décidé autrement, comme le premier Jericho venu.

 

Une coupure pub plus tard, on retrouve le Miz entre les cordes continuant sa diatribe sur le produit Smackdown et son vestiaire tout en faisant un parallèle sur ses qualités de cross-over Superstar. En effet, une des grandes forces du Miz, et probablement ce qui fera de lui un acteur majeur hormis son micskill et son énorme charisme, c’est son aptitude à évoluer avec une aisance déconcertante hors d’un ring de la WWE et plus particulièrement sur les plateaux télé. Mike Mizanin est un ambassadeur rêvé pour Vince pour promouvoir son produit dans les plus grands talk shows des Etats-Unis et dans d’autres remises de prix en tout genre.

 

Dès lors, le choix de l’adversaire était tout sauf anodin si vous voulez mon avis. Même si Sheamus s’affichait comme un candidat évident pour venir botter le séant de l’Awesome iroquois, le fait que ce dernier clame haut et fort qu’il est la seule et unique Superstar capable d’être « cross-over » à la WWE faisait forcément écho à la popularité grandissante du Great White sur plateaux de télévision américains. Avec ces deux-là, on tient d’ailleurs probablement deux futurs grands noms du haut de la scène pour les années à venir et cet affrontement avait toute sa place dans un épisode décidément riche en clins d’œil pour la nouvelle année.

 

 

Salut les enfants, je viens décerner le MTV Kids Award pour le dessin animé le plus mignon de l’année, qui veut prendre une photo avec moi ?

 

 

Le match qui a suivi a été tout sauf mauvais. On est loin des meilleurs matchs de Sheamus mais ce dernier ne cesse de m’impressionner par la puissance qu’il dégage en toutes circonstances. J’en profite pour souligner l’excellent booking dont il jouit depuis qu’il a été écarté du haut de la carte. Vous me direz qu’un enchainement de victoires, c’est pas spécialement très recherché, mais même une winning streak c’est du vrai booking et je pense que c’est exactement ce qu’il faut pour l’Irlandais et surtout cela doit continuer encore jusqu’au Rumble.

 

Je pense que Hunter a débusqué son successeur naturel ici et on peut le remercier de lui avoir fait confiance comme cela. Ce mec suscite de très grosses réactions aussi bien en face qu’en heel depuis son arrivée fracassante à RAW. Il est puissant, technique et rapide pour un gars de sa corpulence. Il pourra à l’avenir changer d’alignement à souhait, de par sa gimmick de guerrier sans peur badass. De par son booking ultra intelligent depuis le début de sa courte carrière, il est vraiment rentré pour moi dans la catégorie des gars qui sont installés dans l’upcard et qu’on ne délogera plus jamais. Et ce quelque soit l’utilisation qu’on en fait, comme les Jericho ou Orton.

 

 

Lâche moi et promis je t'offre un push en or ! Juste lâche moi je t'en supplie !

 

 

On continue dans le bonheur, la joie et l’allégresse avec le match opposant Kofi Kingston à Primo Colon. Ce match n’a pas été bien long, n’a pas connu beaucoup de rebondissements et n’a pas proposé d’avancées majeures sur la scène tagteam, mais il a le mérite d’avoir existé et c’est un grand pas en avant qui ne doit surtout pas rester sans lendemain.

 

Même si le match de TLC avait été tout aussi banal, il avait également eu le mérite d’avoir eu lieu et je pense que c’est la direction à prendre pour 2012. La WWE se doit de multiplier les matchs par équipe en faisant défendre la ceinture à chaque PPV et en mettant en place des combats comme celui de vendredi à chaque épisode weekly afin de faire sentir au public que les Tag Teams sont là.

 

Je suis vraiment nostalgique de l’époque où chaque foutue ceinture était un Graal à la WWE, même les mineures. Même si mes yeux d’enfant y étaient pour beaucoup, je me souviens de matchs pour la ceinture IC ou par équipe au terme desquels un changement de champion provoquait des scènes de liesse rarement atteintes aujourd’hui même pour les championnats suprêmes. Je ne veux pas tomber dans le « c’était mieux avant » parfois réconfortant mais souvent peu productif. Toujours est-il que si il y’a bien quelque chose qu’on peut reprocher au produit actuel, c’est le peu d’attrait que constituent certains titres, à commencer par l’or par équipe.

 

 

Et Ricardo, il ne veut pas former Los Gominados de Oro avec son patron ?

 

 

Un autre p'tit gars qui pourrait bien avoir trouvé son créneau pour la nouvelle année, c’est David Otunga. Si j’étais le premier à l’incendier lors de la présentation du Nexus à l’époque pour sa personnalité sans relief, sa voix en décalage total avec son physique surgonflé et le néant catchesque qu’il proposait, force est de constater que tout cela a bien changé depuis qu’il s’est métamorphosé en Carlton Cole bodybuildé.

 

Son nouveau personnage est jouissif. Je trouvais qu’il manquait pas mal « d’authority figures » d’une manière générale à la WWE. L’ajout d’un GM intérimaire en la personne de Johnny Ace (hop là Major, dans les dents) était un pas dans la bonne direction, suite à la mascarade de l’ordinateur… Mais l’ajout d’un Zack Ryder assistant de Teddy Long par exemple, ou bien justement d’un conseiller juridique avec Otunga à RAW sont des petites touches sympas qui mettent plus de vie et permettent de renouveler les types d’intervention en cours d’émission plutôt que les sempiternelles annonces du GM, fatalement très « Captain Obvious – like».

 

David nous faisait donc le plaisir de venir nous informer au début du match opposant Henry à Show, supposé déterminer le challenger numéro 1 au titre WHC, que le Sexual Chocolate n’était pas apte à combattre et qu’il faudrait donc remettre ça à plus tard. C’est donc avec sa voix doucereuse qu’il nous annonce que le match est annulé et nous souhaite de très joyeuses et très saines fêtes de fin d’année. Et là… BAM ! La plus grosse droite qu’il m’ait été offert de voir à la télévision c’est certain ! (à 2 :20, 720p enclenché, une régalade).

 

 

David ! DAVID ! Tu m’entends ? Est-ce que tu m’entends ??!! On va t’emmener à l’hosto tu vas t’en sortir David !

– Oui oui… est ce que mon nœud papillon est taché ?

– Hein ? Euh… non mais…

– Et mon thermos ? Il est abimé mon thermos ?

 

 

Pas de divas en vue, la soirée est jusqu’ici parfaite (un signe également pour 2012 ?). Et nous pouvons donc aborder le Main-Event de la soirée ! Mais revenons tout d’abord sur les événements qui ont permis à ce Ziggler/Bryan d’avoir eu lieu.

 

La soirée a débuté sur un segment micro du Big Show, venu exposer son ressenti, mûrement réfléchi après une semaine de méditation, sur les développements de TLC. Le tout était remarquablement joué et les expressions faciales du Gros Spectacle nous servant un discours mi-figue mi-raisin étaient parfaites. On a ainsi pu noter le conflit interne qui menaçait de faire exploser à tout moment le géant, malgré la fierté qu’il a ressentie après s’être contenu lors de l’interview du facétieux, mais non moins complètement maso, Josh Matthews qui avait failli se faire décapiter lundi dernier.

 

 

Il paraît que j’enchaine les questions stupides presque aussi rapidement que vous enchainez les fautes d’anglais Booker. J’ai du mal à saisir pourquoi tout le monde me trouve si agaçant, qu’en pensez-vous ?

 

 

Henry arrivait alors pour en remettre une couche sur les 45 secondes de règne de Show et pour réclamer son rematch pour le titre dès ce soir. Il insistait également sur le fait que la victoire de son rival à TLC ne méritait aucunement un badge de bravoure du fait de sa blessure qui l’avait handicapé et qui continue de le limiter physiquement.

 

Et à peine les choses étaient-elles sur le point de s’envenimer sérieusement que voilà notre nouveau champion du monde des poids lourds qui s’en vient ! Commence alors un couplet fort intéressant à plusieurs égards. Daniel entreprend de nous expliquer qu’il n’est peut-être pas aussi fort que Henry, peut-être pas aussi grand que Show (mini botch au passage). Mais également qu’il n’a pas un nom sympa, pas de catchphrase, qu’il n’est pas rapide, qu’il ne regarde pas Breaking Bad et qu’il n’aime pas les churros (bordel que c’est bon), mais que c’est tout de même un super bon « wrestler » !

 

 

Regardez, lui par exemple au dernier rang là, il en a des bien plus grosses que moi à n’en pas douter !

 

 

La promo sur l’angle de l’anti-héros, j’aime assez. D’autant qu’il a complètement la carrure pour, on peut en effet difficilement le contredire. Bryan n’est pas spécialement beau, pas très musclé, pas très bon au micro. Il jure quand même énormément au milieu des superstars du roster. Et pourtant malgré tout ça, il est populaire et il est le champion !

 

C’est un message fort envoyé par la WWE qui pourrait, je l’espère, témoigner d’un changement de cap. Les 4 champions individuels actuels sont tous de petits gabarits et ils sont plutôt portés sur la technique et la vivacité entre les cordes plutôt que sur l’enchainement de signature moves et de taunts un peu crétins.

 

 

Ce monsieur est un imposteur ! Saisissez vous de lui, vite !

 

 

J’aime donc bien cet angle de promo qui met en lumière la révolution en marche au sein de la WWE. Mais attention également à ne pas le reproduire. Ca y’est c’est dit, Daniel Bryan est un atypique, une anti-Superstar, ok. Mais c’est quand même un sacré discours de loser qui décrédibilise à mort le champion s'il est répété trop souvent. Daniel a posé les bases de son règne, maintenant il doit venir prouver dans le ring qu’il est le meilleur et qu’il a tout pour devenir un des tout meilleurs, conformément à ses ambitions.

 

En segment backstage de milieu de show avec Vickie, Long et l’hilarant Santino, Ziggler rebondira sur une phrase de Bryan justement, qui disait qu’il était un « very good wrestler who wants to be great », en rétorquant un fantastique « let a great wrestler show him just how good he is ». C’est pour ce genre de répartie que j’aime de plus en plus Dolph. Il est entrain de se construire un personnage incroyable qui a de moins en moins, si ce n’est plus du tout, besoin de Vickie pour s’attirer des réactions du public. Si Ziggler n’est pas un futur très grand de la WWE en puissance, je veux bien m’en couper une et me la servir glacée sur ma bûche ce soir.

 

 

Un pari que je n’aurais sans doute pas pris il y a cinq ans…

 

 

C’est sur ces belles paroles puant l’arrogance que le Show-Off se voit offrir sur un plateau un match contre le tout nouveau champion du monde. En fins connaisseurs que nous sommes, nous nous attendions à du lourd. Mais non, cons de nous ! Nous avons eu du très lourd. 

 

Ce match vient pour moi toquer à la porte du top 10 de l’année et récoltera au moins une mention honorable.  C’est tout ce que je veux voir dans le Main-Event pour l’année prochaine. Deux jeunes catcheurs qui savent envoyer du rêve et me faire me prendre la tête à deux mains sur des moves de malade mental. Sérieusement, cette Rolling German Suplex, ce n’était pas incroyable ?! Et cette somptueuse souplesse arrière depuis la troisième corde ? Et ces dropkicks qui claquent comme Lawler claquerait les fesses de Rosa s'il en avait l’opportunité ? Et ce rythme effréné de prises au sol et d’enchaînements « à toi à moi » ?

 

 

C'est bien les seuls à pouvoir nous faire réagir avec une prise de soumission aussi ridicule.

 

 

Teddydore viendra nous priver d’une fin de match orgasmique en le transformant en tag-team avec Show et Swagger, mais au final ce n’est peut-être pas plus mal. Ce match se doit d’avoir lieu en PPV le plus rapidement possible et bénéficier de l’exposition qui lui est due. De plus, aucun des deux catcheurs ne mérite actuellement d’être battu clean en main event d’un weekly, même au terme d’un match épique.

 

Dès lors l’intervention n’était peut-être pas une mauvaise chose, d’autant que le match par équipe qui a suivi n’était pas si mauvais que ça ! Swagger est un des lutteurs les plus techniques du roster et Show a indéniablement une très grande expérience. Les rajouter au mix ne pouvait pas franchement donner un flop.

 

La rencontre se conclura sur un LeBell Lock du champion sur Swagger et une célébration bien méritée pour un de ceux qui devraient illuminer 2012 de leur talent.

 

 

J'ai décidé qu'en 2012, je déboiterai l'épaule de mes adversaires et remplirai le tout avec du tofu et des steacks de soja ! Désolé Jack ça commence avec toi !

 

 

Il reste maintenant un RAW et un Smackdown avant le d'ores et déjà fameux 2 janvier. On basculera alors très probablement dans une Road To WrestleMania anticipée avec comme première étape le Royal Rumble.

 

Ce PPV est souvent l'occasion pour les bookers de faire des expériences. L'année dernière, cela avait été par exemple le théatre d'un match Edge/Ziggler qui avait de quoi surprendre. Les stars étant rassemblées dans le main event, la lutte pour les ceintures mondiales se voit dégagée de pas mal de poids lourds, ce qui pourrait faire la part belle cette année à un panel de jeunes prodiges assez imposant. Ziggler, Barrett, Rhodes et Sheamus peuvent prétendre intégrer les affiches annexes à la Bataille Royale.

 

Ce sont tout particulièrement les deux premiers nommés qui m’intéressent. Ziggler a lancé les bases d’un affrontement avec Bryan ce soir, mais il reste une superstar de RAW. Un affrontement avec Punk, aussi bien au micro que dans le ring, serait bien plus qu’un simple showstealer.

 

Du côté bleu, Barrett a une longue histoire avec Bryan et les opposer au Rumble permettrait de caser cette affiche peu glamour sur le papier bien plus facilement tout en testant l’eau pour les mois à venir.

 

 

Et moi je peux ?

 

 

La WWE tient de l'or entre les mains avec cette génération et les cinq semaines à venir seront l'occasion de jeter les bases d'une possible très grande année si elles ne sont pas trop phagocytées par l’arrivée de la superstar cachée dans quelques jours.

 

En effet, Mania me semble être encore trop grand pour ces jeunes pousses. D’autant que l’affiche de rêve Cena/Rock occupe déjà le Main-Event et que d’autres plans comme Show/Shaquille O’Neal, HHH/Taker 3 et Punk/Jericho pourraient bien nous offrir une carte absolument incroyable !

 

Mais que ce soit avant le Rumble ou après le 1er avril prochain, la WWE a tout le temps qu’il faut pour nous en mettre plein les mirettes et nous prouver qu’ils savent se renouveler et remplacer les Michaels, HHH, Batista et autres grandes stars de la première décennie des années 2000.

 

En attendant, membres du CDC Universe, je vous souhaite un très Joyeux Noël à tous !

 

 

– Pas mal les nouveaux hein ?

– Ouais. Pas mal.

– A part ça, on remet ça comme en 2011 ?

14 commentaires

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