Catch

Strange Days

Le Père Noël ne fait jamais de réveillon dans sa maison

car il rentre au mois de mai: ce n'est plus la saison.

Francis Blanche

 

Pendant les fêtes, on picole. Enfin, nous, plus que le reste de l’année. Avec un Smackdown stratégiquement placé juste avant un week-end d’agapes indicibles, lui-même précédant un Raw annoncé comme anthologique, il ne nous restait donc plus que ce lundi pour faire la nalyse de ce fameux SD. C’est donc un lecharentais moyennement frais qui se colle à cette turbo-flash-extrêmerules nalyse !

 

 

GIZMO, CACA!

 

 

Nalyse expresse de Smackdown du 30 décembre

 

 

Segment 1 : Segment prégénérique

 

Pourquoi parler de ce segment ? Parce qu’on y a montré un résumé de la feud entre Orton et Barrett qui, nous y reviendrons, sera le grand moment de la soirée.

 

 

Ce soir, Mako devient sobre, Silver conchie Cena,

Axl arrête les blagues salaces, Koko trouve le show à chier et Julius

commence à commenter l'ICWA! Ne zappez pas!

 

 

 

Segment 2 : Promo inaugurale de Booker T

 

Bon, déjà, pour une raison qui m’échappe, j’adore le thème de Booker T. Je dois être nostalgique du rap des années 1980. Cole, pour une fois, a un commentaire intéressant : Booker T ne sait pas ce qu’il veut, entre être un compétiteur et être un commentateur. Et il est vrai que cette confusion des genres rappelle que si Booker ne catche plus à plein temps, ce n’est sans doute pas par hasard… Néanmoins, ne nous acharnons pas sur lui, car si tous les anciens se comportaient encore aussi bien entre les cordes, la TNA ne serait pas aussi navrante…

 

Booker T revient sur son année 2011, il est vrai assez riche : le Rumble, son nouveau boulot de commentateur, ses affrontements avec Rhodes. Tout cela est intéressant, mais à quoi bon ? Il était évident que Rhodes allait intervenir, ce qui ne tarda pas. Petite entrée en matière en allumant la cité d’Indianapolis, et il en vient au cœur de son propos : sa propre année 2011. Et avec sa blessure, son match face à Rey à WM, sa conquête du titre IC et la façon dont il a sorti Booker T d’un relatif anonymat, son année a en effet été bien remplie. Mais les faits sont tenaces: quatre jours plus tôt, Booker T lui a rivé les épaules sur le ring.

 

Mais au lieu de se comporter comme un heel de mauvaise foi ou pleurnichard, à la Miz, Rhodes félicite son adversaire pour sa victoire… victoire qui, rappelle-t-il, vient clore cette parenthèse enchantée qui l’a vu revenir sur le ring. Très pertinente intervention de Rhodes, qui appuie là où ça fait mal, sans mentir, simplement en rappelant un fait : Booker n’est plus un lutteur. Même s’il continuait à lutter, ses compétences déclinantes le conduiraient vite à sa perte, alors sa place est aux commentaires, aussi médiocre qu’il y soit. Puis, revenant à fond dans son rôle de heel, Rhodes renvoie Booker à la seule place qu’il mérite dorénavant : chez lui.

 

La tension est palpable entre les deux hommes, et la musique qui retentit d’autant plus inattendue : Goldust fait son entrée, mais sans ses artifices habituels. Simplement Dustin Rhodes, tiré à 4 épingles en costume de ville, qui vient confesser que lorsqu’il était au fond du trou, le seul à lui avoir tendu la main était précisément Booker T., du temps de leur équipe, Booker qui de ce fait méritait davantage de respect.

 

Bizarrement, je sens que cet argument ne va pas avoir l’effet escompté sur l’effronté Cody. Ça ne loupe d’ailleurs pas, Cody rangeant son frère et le commentateur dans un même sac d’amertume, et se gargarisant d’avoir redoré le blason de la famille Rhodes. Et comment règle-t-on un conflit entre deux personnes qui ne parviendront jamais à s’entendre à la WWE ? En les faisant s’affronter, évidemment, ce qui aura lieu la semaine prochaine, ceinture de Cody en jeu. Espérons simplement que le titre IC n’aille pas se perdre entre les mains de Booker, même si l’intervention de Goldust peut faire craindre qu’il n’agisse en sa faveur et que cela ne fasse perdre le titre  à l’exceptionnel Cody. Ce dernier, d’ailleurs, un peu sur les nerfs, les passait sur son infortuné frère, ce qui terminait en beauté un segment assez quelconque dans sa construction, mais correct dans son exécution.

 

 

– Mais alors… Tout cela ne serait qu'une mascarade?

Un spectacle écrit et factice, dont chaque élément serait pesé et mesuré? Une fantaisie dont je ne serais que le pantin?

– Booker, ça c'est le gimmick de Punk…

– Bande de sycophantes décérebrés, ne percevez-vous pas toute l'angoisse qui m'étreint à l'instant solennel où Cody, par sa maïeutique, m'a convaincu de la viduité de ma présence en ces murs?

– Déjà pris aussi Booker…

– Merde!

 

 

 

Segment 3 ; Ted DiBiase contre Jinder Mahal

 

Faut pas rester là, Monsieur, vous n’avez pas un autre endroit où catcher ? C’est la question que j’ai envie de poser chaque fois que je vois le pauvre Mahal. DiBiase peut sortir de bons matchs, c’est acquis, mais seulement contre un grand adversaire. Contre Mahal… Que dire ? Disons que si Eric Escobar avait été indien, on sait maintenant qu’il aurait pu rester longtemps, trop longtemps à la WWE. Dans un souci d’information, précisons que l’Indien a soumis DiBiase au terme d’un match heureusement court…

 

 

C'est beau, ces combats de jeunes Mahal.

 

 

 

Segment 4 : Aksana fait la tepu

 

J’ai honte. J’ai vraiment honte. Mais tel un adolescent moyen (pléonasme) soumis aux affres d’une puberté ravageuse, je suis assez client de l’érotisme torride qu’exhale cette Aksana brune, avec ce petit sourire narquois qu’on aurait envie de lui faire passer sous une porte cochère. Bon, on ne sait toujours pas où mène cette histoire avec Long, mais tant qu’il y a moyen de se rincer l’œil avec cette espèce de poule de luxe du pauvre, pourquoi se plaindre ? Bon, cela dit, Long ne conclura jamais puisqu’il faut toujours qu’on l’interrompe. Et cette fois, c’est McIntyre qui s’y colle. Et il ne fait jamais bon déranger Long, puisque l’Ecossais repart avec un match contre Ezekiel Jackson, et la menace de se faire virer s’il perd. Précisons que ce n’est pas une stipulation, simplement une perspective possible.

 

 

Je n'arrive plus à bander depuis 1996, mais mon ami ici présent pourra s'occuper de toi. Moi, je filmerai.

 

 

 

Segment 5 : Alicia Fox et Kaitlyn contre Natalya et Tamina

 

Une pensée pour Kovax qui doit, à son tour, avoir la bave aux lèvres. Les quatre lutteuses présentes dans le ring sont correctes, on peut donc espérer que le match le soit. Moins de deux minutes, Kaitlyn dans le rôle de la Face en péril, et une victoire d’Alicia Fox, rien de particulier à dire sur le match. Natalya est bookée de plus en plus faible, ce qui est tout de même regrettable pour l’une des deux meilleures catcheuses du roster féminin et, humiliation suprême, même Tamina, en lui assénant une sorte de Sweet Chin Music et un Superfly Splash paternel, lui a manifesté son total mépris… Je veux bien qu’on l’envoie au fond du trou avant qu’elle ne rebondisse pour mieux s’emparer du titre lors de WM, mais il faudra veiller à ne pas trop l’amoindrir, sous peine de rendre les choses un peu trop fantaisistes. La prochaine étape, c’est quoi ? Kelly Kelly qui lui apprend les prises de soumission ?

 

 

Toujours généreux, Axl nous a ramené une photo de sa copine

pendant ses vacances au Brésil, Roberto.

 

 

 

Segment 6: Big Show et Daniel Bryan

 

Les deux hommes discutent en coulisse, car il est prévu qu’ils soient partenaires ce soir, ressort classique de booker pervers qui associe deux hommes alors qu’ils sont clairement en froid.

 

Ce soir, le Champion et son prédécesseur doivent affronter Otunga et Henry. Pourtant, le match est annulé, et Otunga affrontera Show seul, avec Henry dans son coin. Bryan annonce donc qu’il soutiendra Show, lui adressant une tape amicale sur le bras. Tape qui a le don de crisper le géant, dont on sent bien qu’il lutte contre l’envie tenace qui le démange de tabasser la star de l’IWC. Et il faut croire qu’il prend des cours de yoga, le géant, parce qu’après trois semaines, s’il en est encore à ne même pas supporter la présence de Bryan, il va finir par se payer un ulcère.

 

En revanche, je suis assez séduit par cette nouveauté : d’ordinaire, un heel cashe la mallette, ou un face qui le fait devient immédiatement heel. Mais du fait du statut particulier de Bryan, adulé par la foule, il a pu le faire sans être immédiatement conspué. Résultat, on se retrouve avec un face qui a conquis le titre en étant dans son bon droit, c’est vrai, mais ça ne rend pas la pilule facile à avaler pour sa victime, également face. D’ordinaire, l'ex-champion peut défouler sa rancœur sur son adversaire, qui est donc heel ou devenu heel, mais ici Show ne peut même pas trouver une bonne excuse pour démembrer son frétillant copain, sous peine de devenir heel lui-même. Le monde à l’envers, en quelque sorte, et entre le turn de Cena qui n’en finit plus de ne pas arriver et celui-ci, je trouve que la WWE propose de nouvelles pistes pour créer du suspense, ou faire « monter la sauce », et qu’elles sont très intéressantes.

 

 

– Oh toi espèce de…

– Trop bien ton imitation d'Homer Simpson!

 

 

 

Segment 7 : Justin Gabriel contre Hunico

 

Tiens donc ? Mais c’est qu’elle est très enthousiasmante cette affiche ! Deux catcheurs très aériens, deux raisons de plus de regretter la ceinture Cruiserweight, et le fait est que le match a tenu ses promesses, les deux hommes passant plus de temps dans les airs qu’au sol, multipliant les contre pleins de classe, et dans ces conditions on ne peut que regretter que le match n’ait duré que deux grosses minutes. Soucis en perspective pour Justin, pourtant meilleur que Jinder Mahal mais lui aussi considéré comme argument de vente pour un marché émergent. En revanche, l’équipe formée par Hunico et son nouveau comparse, un certain Camacho, qui ont montré l’un de leurs moves aux dépens du Sud-Africain, est intéressante et pourrait offrir de très beaux matchs contre Air Boom.

 

 

A priori, ils ont un passé de taulards aussi.

 

 

Segment 8 : Big Show contre David Otunga

 

Je ne vous ferai pas l’affront de vous parler du match, remporté sans coup férir par le Big Show. Je n’aurai qu’un petit mot pour Bryan, venu déconcentrer Henry que l’on sentait bien parti pour intervenir dans le match, en l’appâtant avec la ceinture. J’emploie le terme à dessein, puisque Daniel est venu aux abords du ring, montrant la ceinture à Henry comme il montrerait un os saignant à un pitbull. Evidemment, Henry le suit benoitement, ce qui le place, sur l’échelle de l’intelligence, entre le pitbull et le canari. La séquence est comique, mais je ne suis pas convaincu que c’ait été le but recherché…

 

 

5 secondes! Pas une de plus!

 

 

Segment 9 : Ezekiel Jackson contre Drew McIntyre.

 

Drew McIntyre a rencontré Big Zeke ce soir. Les obsèques auront lieu… Plus sérieusement, les temps sont durs pour le Chosen One. Abonné de Superstars, bientôt à NXT au train où vont les choses, le moins que l’on puisse dire c’est que l’ancien champion IC, excusez du peu, a perdu de sa superbe, et le voir à Smackdown constitue en soi un petit événement. Qui plus est, Long a été clair : s’il perd ce soir, le GM s’interrogera sur son avenir au sein de la fédération, lui qui semble en pleine chute vertigineuse, cette même chute que pronostiquaient tous ceux qui l’avaient vu drafté à Raw en avril dernier. Le Raw Supershow, entre autres tares, a tué beaucoup de catcheurs, et on serait moins hypocrite en mettant toutes les stars le lundi, en faisant du vendredi un show d’expérimentation. C’est déjà le cas dans les faits, mais ça condamnerait moins la lowcard de Raw…

 

On pourrait penser que Drew va faire la bise à un train en affrontant Zeke, mais le match surprend, puisque l’Ecossais fait beaucoup mieux que se défendre, mettant même le molosse en grande difficulté par moments, et ne perdant finalement que sur un petit paquet un peu abusif. Je déteste les petits paquets.

 

En tous cas, Drew perd le match, et l’épée de Damoclès est plus que présente au-dessus de sa tête…

 

 

Non Drew, ça c'est le pet d'Ezekiel.

 

 

 

Segment 10 : Promo de Sheamus

 

Pour moi, Sheamus fait en quelque sorte figure d’exemple : il a fait une année pleine, remplie de bons matchs et d’un face-turn plus que réussi, le public l’adorant véritablement. Pourtant, jamais de rumeur sur d’éventuels pleurnicheries en coulisses, jamais de demande pour des titres ou des Title Matchs (excepté contre Christian, mais il était alors heel) : Sheamus va son chemin, alors qu’il pourrait lui aussi demander à toucher un titre, surtout un titre mineur, et pourquoi pas l’IC de Cody Rhodes ? J’en salive d’avance. Mais rien, Sheamus fait son boulot, et il le fait bien, et il faut espérer que l’année 2012 soit un peu plus riche pour lui, par exemple en commençant par gagner le Royal Rumble.

 

Pour ce soir, il est rejoint par Hornswoggle qui pense lui aussi gagner le Rumble. Je sais que le nain amuse beaucoup de monde, mais hélas pas moi, et je suis toujours un peu peiné de voir Sheamus perdre son temps dans ces segments pseudo-comiques.

 

D’autant que la suite est pire, puisqu’Heath Slater vient revendiquer le statut de rouquin numéro 1 de Smackdown… Ce qu’il ne faut pas voir, parfois… L’intérêt, c’est que pour ceux qui douteraient du niveau de Sheamus au micro, le voir à côté de Slater confirme qu’il y a de grands écarts entre lutteurs, micro en main. Ce segment parfaitement inutile se termine logiquement par Slater éjecté hors du ring, mais je vous avoue que je ne vois toujours pas l’intérêt de la chose…

 

 

On joue à "shoote dans le bébé"?

 

 

 

Segment 11 : Sheamus contre Slater

 

Tiens ? Un match sorti de nulle part pendant la pub. Bon, j’annonce un match à sens unique, remporté par Sheamus en à peine deux minutes. Ah non, tiens, Slater a résisté une fois ou deux, et le match a duré presque quatre minutes. Quelle surprise. Et sinon ? Eh bien c’est tout. Slater a autant de personnalité dans son catch que dans son physique. Et ce n’est pas un compliment.

 

 

DO U FEEL THE POWER OF THE ROUQUEMOUTE?

 

 

Segment 12 : Un Bryan, un Show, un Long, beaucoup de possibilités

 

Bryan innove encore, en réinventant le Face dit « tête de con » popularisé par Cena. Son idée fixe du soir : selon lui, il a sauvé Show deux fois en une semaine, et Show ne l’a pas remercié une seule fois. Ce qui permet d’évaluer l’empathie de Daniel Bryan, à peu près, au zéro absolu. Show est évidemment hors de lui, et Long a donc l’idée qui va réjouir tout le monde : la semaine prochaine, Bryan défendra son titre contre Show. Show éructe littéralement, sûr qu’il est de prendre le titre à Bryan, lequel s’en va, non sans rappeler qu’au moins son règne n’a pas duré 45 secondes. Tiens ? Il est psychologue comme pas deux et drôlement opportun dans ses réponses ce garçon.

 

Du coup, les choses risquent de bouger plus vite que prévu dans cette histoire, ce qui n’est pas un mal comme je l’évoquais plus haut : Show va perdre, sa rancœur va le submerger, et tout cela sent le beatdown post-défaite, l’attitude de Bryan légitimant en ce qui me concerne qu’il reçoive une bonne leçon. En tout cas, la coupe est pleine pour Show, et le retour de Jericho lors de Raw (ouais, moi je vote Jericho) pourrait coïncider avec le retour du côté obscur de son ancien partenaire la même semaine.

 

 

– Et au fait, ton treillis kaki est à chier.

– …

– …

– Je vous ai mouchés hein?

 

 

 

Segment 13 : Orton contre Barrett

 

J’adore cette feud, alors quand en plus on leur donne comme stipulation « falls count anywhere », on peut s’attendre à une déferlante de violence. Les deux catcheurs ont un talent exceptionnel, du métier et du rythme, tout ce qu’il faut pour bien bosser ensemble, et force est d’admettre que ce match pourrait dissiper les doutes de ceux qui trouvent Orton surévalué, ou qui pensent que Barrett manque de talent, de créativité ou de charisme. Entre Rhodes, Hunico, Orton, Sheamus et Barrett, SD a vraiment de quoi faire rougir Raw, et ce n’est pas un hasard si beaucoup de ceux-là font la navette entre les deux shows.

 

Mais bien évidemment, la raison pour laquelle j’insiste sur ce Main-Event, c’est pour sa conclusion. Les deux hommes s’en sont mis, on peut le dire, plein les dents, à travers tout le stade, coulisses comprises (ce qui nous a permis d’apercevoir une rousse sculpturale, difficile de voir si c’est une lutteuse en place, une aspirante ou une secrétaire en manque de promotion), jusqu’à ce qu’ils arrivent en haut d’un escalier, qu’Orton finit par dévaler. Barrett, craignant le pire face à un adversaire inerte, s’enfuit hors du stade, et le fait est qu’en voyant Orton immobile aux pieds des escaliers je me suis moi-même demandé s’il ne s’était pas loupé. Evidemment, dans ce cas, la WWE n’aurait sans doute pas diffusé la séquence. En revanche, d’après les derniers rapports, Orton s’est effectivement blessé, ce qui compromet évidemment sa participation aux prochains shows, mais aussi au Royal Rumble, la gravité de la blessure étant sujette à caution selon les sources.

 

 

Ceci n'est pas une illusion d'optique.

 

 

Que dire au final de ce show ? Eh bien, que 2011 finit en fanfare ! Avec du niveau dans le ring, de belles promos, une revue d’effectif copieuse, du talent à revendre, et une WWE qui arrive, beaucoup mieux d’ailleurs en ce qui me concerne à SD qu’à Raw, à nous maintenir devant nos écrans et à nous donner envie d’y revenir semaine après semaine. Ne ratez donc pas ce SD de fin d’année, et espérez avec moi que la saison prochaine soit à l’avenant !

 

Beaux nénés!

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