Catch

CDC Awards 2011, meilleur catcheur

I am the best WRESTLER in the world.

CM Punk

 

Voici enfin le dernier et le plus prestigieux de nos awards, celui dont toute la WWE attend la remise en retenant son souffle : celui du meilleur catcheur de l’année 2011. L’instant est solennel, les gorges sont nouées, les cœurs battent la chamade, les muscles sont tendus, les doigts sont crispés, le roulement de tambour retentit, quel suspense!!!

 

 

Va faire pipi, John, t’es tout rouge.

 

 

CDC Awards : meilleur catcheur

 

 

La remise des précédents Awards nous a permis de souligner à quelle point 2011 avait été une bonne année : de belles feuds, de nombreux moments marquants, d’excellents matchs… Il n’est dès lors que logique que le choix soit vaste au moment de désigner le catcheur de l’année. John Cena et CM Punk se sont livré une feud tonitruante, Alberto Del Rio a gagné tout ce qui se trouvait sur son passage, Randy Orton a brillé comme peut-être jamais auparavant, Christian s’est enfin révélé au top de la WWE, de même que Mark Henry, Sheamus a affiché une énergie et une bonne humeur communicatives, le Miz a été champion du monde cinq mois durant et amusé la galerie le reste du temps, Bryan, Rhodes, Ziggler, Ryder et autres Barrett, R-Truth, John Morrison ou encore Rey Mysterio et Edge, pour sa dernière année, ont tous eu d’excellents passages. Heureusement que Sin Cara et Mason Ryan se sont ratés pour leur première année de rookie, sinon on aurait encore plus galéré à forger nos top 5.

 

 

– Pom popopom popom, je viens récupérer mon Award…

Heu attends quand même les votes, Hunter…

Haha, elle est bien bonne celle-là.

 

 

 

Classement 2010

 

1) John Cena, 20 points sur 25 possibles

2) Randy Orton, 13

3) The Miz, 9

4) Sheamus, 8

5) Jack Swagger, 7

6) Wade Barrett, 6

7) Rey Mysterio, 4

8) Batista, Daniel Bryan 3

10) Edge, 2

 

 

 

Classement 2009

 

1) Chris Jericho, 30 points sur 35 possibles
2) CM Punk, 23
3) RandyOrton, 13
4) Christian, 11
5) Jeff Hardy, 10
6) John Cena, 9
7) Dolph Ziggler, Triple H, 3
8) Rey Mysterio, Big Show, John Morrison 1

 

 

– Troisième en 2009, deuxième en 2010, normalement cette année je finis premier, surtout vu comment j'ai assuré à fond de janvier à décembre.

– Tu sais quoi, Voix 1? Je crois qu'il est encore plus mytho que con.

– Hein, il a dit quoi? J'écoutais pas, j'étais en train de chantonner Cult of Personality.

 

 

 

Les votes

 

 

Axl

 

1. CM Punk

Franchement, je ne pense pas que, question niveau in ring, CM Punk ait été cette année plus impressionnant que Randy Orton. Il n’empêche qu’il a réalisé, comme à l’accoutumée, pléthore de grandes performances. On se souvient bien sûr de ses deux grands matchs contre Cena à l’été, mais il avait déjà brillé face au Marine en janvier, avant d’enchaîner par plusieurs combats consistants contre Orton et son vieux complice Rey Mysterio. A l’automne et en fin d’année, il a parfaitement négocié divers main-events à trois, dont le très bon Triple Threat à Hell in a Cell contre Cena et Del Rio, et le tout aussi solide TLC contre le Miz et encore Del Rio. Bref, une très bonne année du catcheur Punk, d’autant qu’il a incorporé à son répertoire une jolie descente du coude en hommage à Macho Man. Mais c’est évidemment au micro qu’il a le plus marqué les esprits, avec ses fantastiques promos shoot au cœur de l’été (mais dont les prémices s’étaient fait sentir dès l’époque du New Nexus) qui ont rappelé cette évidence : il est non seulement le meilleur orateur actuel de la Fédération (et la concurrence est rude), mais probablement l’un des tout meilleurs de l’Histoire, tout simplement. Une Histoire que CM Punk a dirigée dans le sens qu’il voulait en 2011, par sa capacité à devenir le point focal de la WWE et à exprimer brillamment les doléances de millions de fans. Plus que le catcheur de l’année, CM Punk est incontestablement l’homme de l’année à la WWE ET DANS LE MONDE ENTIER !

 

2. Randall Keith Orton

MONSIEUR Randall Keith Orton a mis tout le monde d’accord en 2011 : il est l’un des meilleurs workers de la WWE. Peu l’auraient qualifié ainsi il y a encore un an, mais en 2011, il a fourni sa meilleure année en termes de performances dans le carré. Pratiquement tous ses combats ont été passionnants à suivre. Certes, il n’a pas été opposé à des cadavres, mais quand même, il faut lui rendre hommage. Même booké dominant, il a su mettre en lumière au mieux les qualités de ses adversaires, à commencer par Christian (mais aussi Punk, Henry, Rhodes, Barrett…). Au top dans son jeu de corps, son selling et ses attitudes générales (cf. son match désespéré contre Mark Henry à Hell in a Cell, l’un des joyaux cachés de cette année en termes de storytelling), il aura parfaitement achevé sa mue en top face, sans rien perdre de son personnage inquiétant (à preuve la distribution de Punt Kicks à la totalité du New Nexus et à un Sheamus qu’un bon coup de pied dans le cerveau a rendu face, c’est dire). Le seul bémol à son année exceptionnelle, c’est la quasi-absence de promos notables de sa part. A vrai dire, je ne me souviens pratiquement pas l’avoir entendu parler cette année. Du coup, il ne peut pas prétendre à la première marche du podium, mais il fait un magnifique deuxième.

 

3. Christian

Quelle putain d’année pour Captain Charisma (par contre son surnom est toujours aussi moisi) ! Une année passée à déjouer les pronostics pessimistes, en réalité. Quand il revient de blessure, à Elimination Chamber, c’est pour secourir Edge, malmené par Del Rio. On se dit alors qu’il jouera au mieux un rôle de sidekick de son camarade, qu’il n’est là que pour rééquilibrer les débats face à un Del Rio assisté de Ricardo Rodriguez et de Brodus Clay. C’est effectivement ce qu’il fait jusqu’à Mania, et fort bien, mais on apprend alors qu’Edge doit prématurément mettre fin à sa carrière. On croit alors que sans son poto Rated-R dans les parages, Christian va de nouveau se couler dans la peau du midcarder gentillet qu’il jouait en 2010 ; erreur, il devient à son tour champion du monde poids lourds, une première dans une carrière d’une décennie et demie ! Mais son règne prend fin dès le premier weekly, et on se dit que ça y est, la WWE a offert un moment sympa aux fans, à Christian et à Edge, mais que son rêve s’arrête là. Erreur encore : si c’était le projet initial des bookers, ils changent vite leur fusil d’épaule en constatant l’alchimie magique qui s’instaure entre le Canadien et la Vipère. Leur programme sera long, Christian effectuera un heel turn parfaitement justifié, son moveset s’étoffera du Spear d’Edge et d’un joli Spinebuster, les matchs seront géniaux, et le blondinet grattera au passage un second titre, qu’il gardera cette fois plus longtemps (enfin, d’un ppv jusqu’à un autre, quoi). On s’inquiète pour lui quand le programme avec Orton prend fin ? On a tort, car il livre une belle feud (quoique perdue) à Sheamus, s’acoquine avec les heels de tout poil et semble parti pour être capitaine de la team des salauds aux Series, quand une blessure le met sur la touche. On s’inquiète encore pour lui en prévision de 2012 ? Allez, on devrait avoir compris, à force : Christian est enfin devenu un main eventer établi, et bon sang, s’il y en a bien un qui le méritait…

 

4. Mark Henry

En 2011, le grand Mark a enfin prêté attention aux paroles de sa chanson d’entrée : « Somebody’s gonna their ass kicked ». Et ça a fait tilt dans son puissant cerveau. Donc : attaque sur Cena lors du Raw spécial draft, destruction de Mysterio lors de son arrivée à Smackdown, puis feud avec le Big Show et Kane, qu’il annihile à tour de rôle. Kozlov et Khali seront les suivants à être intronisés dans le Hall of Pain : eux n’en reviendront pas… Les mastards écartés, il pouvait se consacrer à la quête de ce titre de champion du monde dont il avait rêvé pendant FIFTEEN YEARS ! Fin août, il gagne une bataille royale qui en fait le First Contender au WHC détenu par Orton. Et dès sa première occasion, bingo : le 18 septembre, à Night of Champions, il bat Randy Orton et s’empare de l’or ! Orton revient à la charge à Hell in a Cell, sans plus de succès. Henry campe superbement un champion surpuissant, enfin conscient de ses incroyables capacités, vraiment intimidant… Bon sang, où était ce feu sacré depuis quinze ans ? Cela dit, il est plus facile de se donner à fond quand on a un titre de champion du monde entre les mains que quand on végète des années durant en midcard. La suite est connue : retour du Big Show, et programme très sympathique entre deux géants vétérans qui n’ont pas réalisé la carrière que leur gabarit leur promettait, avec en point d’orgue ce fameux effondrement du ring à Vengeance. Henry, blessé à la cheville, finit par perdre sa ceinture à TLC, mais attention, il a encore un rematch en réserve… A tous ceux qui adorent voir des mecs énormes péter la gueule à tout ce qui bouge et menacer de mort tout ce qui ne bouge pas, Mark Henry a offert cette année des tas de moments savoureux, et on espère que 2012 ne le renverra pas trop bas, d’autant que l’homme semble éminemment sympathique et intelligent.

 

5. Alberto Del Rio

J’ai eu beaucoup de mal à me décider pour cette cinquième place, à laquelle j’aurais pu sans problème classer une demi-douzaine de catcheurs : Cena, omniprésent d’un bout à l’autre et personnage central de la fédération (mais son alternance de super-héroïsme criard et de mines de chien battu m’a trop irrité cette année) ; Ziggler, qui n’a jamais rien raté dans le ring (mais il y a moins de pression en midcard qu’au main event) ; Sheamus, qui a parfaitement négocié son face turn tout en s’améliorant in-ring ; Morrison, qui a flambé à chaque occasion (mais ils l’ont assassiné) ; R-Truth, qui m’a fait me gondoler toute l’année (mais son statut de comedy heel ne sied guère à une consultation aussi sérieuse) ; ou encore Miz, champion pendant cinq mois au début de l’année et globalement très divertissant de janvier à décembre (mais qui n’a pas su vraiment évoluer dans le ring pour conférer plus de poids à son personnage de brute).

 

Mais en vérité, la WWE ne me laisse guère le choix. En 2011, Alberto Del Rio a gagné le Royal Rumble, le Money in the Bank de Raw et le titre WWE deux fois. Il a pris part à tous les ppv, il a affronté aussi bien Rey Mysterio que le Big Show, il a combattu pour des titres de champion du monde dans un Ladder Match, dans un TLC, dans un Last Man Standing, dans un Hell in a Cell, et chaque fois, il a excellé dans le ring. Il n’en va pas de même au micro, hélas, où les bookers peinent à lui pondre une promo correcte, et il a été quelque peu dépassé dans la storyline CM Punk, et méchamment enterré en paroles par Punk et par cet immense technicien de Cena, qui lui hurla « I’m tired to make average look awesome ». Il n’empêche : sa constance au main event est admirable pour un type qui est dans son année de sophomore à la WWE (et montre, en creux, tout l’intérêt de faire passer un ex de la lucha par la FCW, n’est-ce pas Sin Cara ?). Même si je ne suis toujours pas fan du bonhomme, je ne peux que m’incliner (et puis cette place est aussi, un peu, celle du magnifique Ricardo Rodriguez !).

 

 

 

+

+

 

=

 

 

 

 

Julius Ostermark

 

1. CM Punk

Même quand il était empêtré dans le Nexus il restait mon favori, alors… Il a montré cette année qu'il pouvait être le porte-drapeau de la plus grosse fédé mondiale, rien de moins. Reste à celle-ci à évoluer suffisamment pour offrir le meilleur écrin possible à son nouveau diamant.

 

2. Christian

Sans doute servi par les circonstances, Christian a su s'imposer et trouver sa place dans le roster. Il a très bien réussi son turn, et dans le ring il est toujours au top. Il n'est plus tout jeune mais il est maintenant, enfin, une valeur sûre du roster.

 

3. John Cena

Très difficile de se prononcer sur Cena, c'est un choix significatif pour les smarts & assimilés que nous sommes ! Mais il faut être honnête : ce type est bon. Il nous sert des super matchs, déjà (les deux contre Punk, contre Del Rio à Vengeance…). Et puis il est au cœur des histoires de la WWE, quoi qu'on en dise, et tient son personnage à la perfection. Même quand il n'est pas là on parle de lui ! 2012 peut le voir prendre une nouvelle dimension, mais la WWE ne doit pas se rater…

 

4. The Miz

Il a connu le plus long règne de champion du monde de l'année. Il a été confronté au Rock et a été son adversaire pour son retour dans le ring. Il peut maintenant être temporairement écarté du titre, il a acquis un statut de main eventer naturel (ou quasi, tant la densité du roster en haut de carte rend ce statut difficile).

 

5. Dolph Ziggler

Pas encore champion du monde (enfin si, mais pas vraiment), Ziggler a néanmoins été omniprésent cette année. Son talent dans le ring était connu et a été confirmé et bien utilisé ; son personnage a lui été renforcé, ce qui était nécessaire. En regardant sa carrière on est loin d'un push foudroyant, mais il semble maintenant prêt à monter la dernière marche.

 

 

Un dépucelage, c’est encore plus marquant quand ça arrive à trente-sept ans.

 

 

 

 

Kovax

 

1. CM Punk

2. Sheamus

3. John Cena

4. Dolph Ziggler

5. Cody Rhodes

 

Pour la première place, CM Punk, who else? Il a eu une telle année de folie qu'il me semble acquis qu'il rafle cet award, pas besoin d'expliquer pourquoi, même si je suis certain que mes collègues le feront avec talent! En deuxième position, Sheamus qui a réussi (contrairement à d'autres reptiles) à opérer un Face-turn à la fois cohérent et réussi, obtenant des ovations de malade tout en conservant ce côté barbare qui plaît chez l'Irlandais. De plus, il est très à l'aise dans son rôle de favori de la foule, et c'est toujours avec joie que je le vois monter sur le ring. Cena mérite lui aussi une bonne place dans ce classement, car cette année et les mois qui viennent marquent une évolution graduelle mais réelle du personnage qui me fascine, cerné qu'il est de toutes parts et persistant à s'accrocher à sa devise alors que le public le hue de plus en plus, et alors que même la WWE le "lâche" en lançant des t-shirts anti-Cena! Bref, chaque semaine j'ai hâte de voir à quelle sauce John va être mangé, et c'est ça qui différencie un bon catcheur d'une superstar. Ziggler, lui, n'a cessé de me surprendre cette année, alignant les performances exemplaires comme qui rigole, et prouvant qu'on pourra compter sur lui dans les prochaines années. Un nouveau titre mondial à la clé en 2012? Ce serait amplement mérité! Enfin, Cody Rhodes complète ce tableau pour l'évolution géniale de son personnage et ses performances, il est à Smackdown ce que Ziggler est à Raw, et je suis impatient de voir les deux hommes se battre l'un contre l'autre!

 

 

Je vais vous raconter une histoire, les fellas. Mon oncle Aengus, c’était une sacrée tête de con. Personne ne l’aimait au village, même les chèvres ne voulait pas qu’il les monte. Un jour, mon oncle Aengus s’est battu avec un autre type, qui lui a mis un grand coup de pied dans le crâne. Eh ben figurez-vous que quand il est revenu à lui, mon oncle Aengus était devenu l’homme le plus doux et plus sympathique qui soit. Il était serviable, souriant et d’un commerce agréable. Il s’est même mis à discuter gentiment avec ces enfoirés de leperchauns. Et il a pu enfin baiser des chèvres. Ah, c’était un sacré bonhomme, mon oncle Aengus. Un vrai modèle pour moi.

 

 

 

Lecharentais

 

1. CM Punk

Difficile de nommer qui que ce soit d'autre. Excellent toute l'année, littéralement impérial lors de l'été, brillant aux commentaires en début d'année, porteur d'espoir pour tous ceux qui sont las de la kidz era et du PG (espoirs un peu douchés hélas), Punk aura survolé, de la tête et des épaules, une année 2011 qui sans lui aurait été bien morne.

 

2. Christian

2 titres, un personnage de heel manipulateur et vicieux allant jusqu'à sacrifier ses bijoux de famille pour faire disqualifier son adversaire, et surtout, toujours, un performer exceptionnel dans le ring. Christian n'a sans doute pas eu la carrière qu'il mérite, il fallait donc bien lui rendre un petit hommage!

 

3. John Cena

J'entends d'ici le caleçon de Silver qui craque. Et oui, malgré le rejet profond que m'inspire Cena, je lui reconnais un talent remarquable au micro, hélas coincé par un personnage stupide et sans saveur. Si on pouvait libérer sa parole par un heel turn, il ferait un adversaire exceptionnel pour Punk, ce qui donnerait à coup sûr une feud absolument mythique.

 

4. Cody Rhodes

Cody est sur un titre mineur, certes, mais il a porté un gimmick de freak toute l'année sans sombrer dans le ridicule, il fait mieux qu'assurer au micro, et dans le ring… que dire? Il n'y a guère que Ziggler, parmi les superstars en devenir, qui puisse rivaliser…

 

5. John Morrison

Mes petits camarades sadiques ont jugé bon de le nommer pour la ceinture de plomb. Soit. Pour ma part, son Rumble et son Elimination Chamber m'ont tellement fait dresser le kiki que je ne peux pas, décemment, ne pas le nommer. Pour moi, malgré d'évidentes lacunes au micro, aucun catcheur n'est aussi doué entre les cordes, et je ne désespère pas de le voir faire un retour à la Christian, pourquoi pas après être allé glaner un run triomphal à la TNA? Une feud AJ Styles/ JoMo, j'en salive d'avance…

 

 

– Orton ! Cena ! Je vous défie !!!

– Il est marrant lui, hein Randy ? On fait quoi, on le bute ?

– Nan, on va pas se salir les mains. Confions la tâche à un sous-fifre.

– Ouais, bonne idée. Tiens, R-Truth n’a rien à faire en ce moment.

 

 

 

Silvernights

 

1. John Cena

Le vote avec lequel je vais me faire tout plein d'amis. J'ai longuement hésité entre le bon John en trajectoire descendante et celle montante de CM Punk, mais les fait sont têtus: trois titres WWE cette année avec environ quatre mois de règne, présent dans 11 des 13 main event de PPV, le Marine a servi de sparring partner de luxe pour le Miz, pour CM Punk, pour Del Rio, a participé au match de l'année (noté *****, "but he still sucks and can't wrestle"), candidat à la feud de l'année avec le straight edge, et surtout, il a dû porter quasi seul le poids d'une feud buildée sur plus d'un an dans lequel il se fait maraver. Pour finir, il est en ce moment dans une storyline, qui pourrait au final (et je veux y croire) se révéler au plus haut point ambitieuse par son aspect psychologique, et clé pour les années à venir avec un changement de gimmick pour le Marine qui en a justement une inamovible. Si Cena parait maltraité en ce moment, il me semble totalement au top cette année, dont le seul point noir constitue le match de Mania (pour moi le pire match de l'année, malheureusement…). Et puis de toute façon, Cena reste pour moi (et sans surprise j'imagine) le choix du cœur.

 

2. CM Punk

Six mois stratosphériques pour Phillip Brooks, qu'il n'y a aucunement peine de rappeler tant ils sont dans toutes les mémoires. Du feel good moment qui nous a fait nous lever de nos chaises, interrompre toute autre activité quand on écoutait ses discours shoots dans une position d'attention totale, du match d'anthologie là aussi à la pelle, bref le génie du catch qu'est CM est enfin à la place qui lui sied le mieux: le toit du monde! Quand Punk est exposé, c'est simple, la WWE devient intéressante. Seul petit reproche qui lui fait rater la première place d'un soupçon: sur ses six premiers mois de 2011, je ne me souviens que de son excellent match à Mania contre Orton (une feud sympa, mais loin du top niveau quand même).. La storyline l'impliquant dans le Nexus était vraiment ratée, et cette première moitié d'année assez quelconque.

 

3. Randy Orton

Je n'aimais pas Randy Orton, je trouvais ses matchs ennuyeux, avec des stomps à la pelle, des séquences d'une lenteur épuisante pour le spectateur et d'une inventivité zéro, son mic skill très moyen était heureusement masqué par sa gimmick, même si je lui trouvais un charisme indiscutable. Sa transformation en face technique et super rapide fut pour moi une révélation! Ses matchs sont passés de lassants à enthousiasmants avec des moves d'une esthétique et d'une efficacité remarquables, il a fourni plusieurs feuds marquantes allant du sympa (Punk) à l'exceptionnel (Christian), a jobbé avec une classe folle pour Henry et s'est couché plusieurs fois pour mes chouchous (Barrett, Ziggler, voire Rhodes sur DQ). Il a tenu Smackdown! à bout de bras, bref, Randy m'a enfin convaincu qu'il était un très grand!

 

4. Alberto Del Rio

Je n'aime pas Del Rio, sincèrement. Mais franchement: un Rumble, un MITB, deux titres WWE, une présence de bout en bout de l'année dans des segments importants, son alliance avec le fantastique Ricardo Rodriguez, et surtout, cette capacité in ring à donner de l'intensité, ça aurait été criminel de ne pas le récompenser. Quand en plus on regarde ce qu'il est advenu de Mistico, légende du catch mexicain, catcheur de l'année 2006 (si si, le guignol en bleu, en 2006, a été sacré devant toutes les légendes américaines et japonaises!), on réalise à quel point s'intégrer à la WWE est difficile, et à quel point Del Rio l'a réussi. Même si il est dit qu'il déçoit, cette année aura réellement été exceptionnelle!

 

5. Dolph Ziggler

Cette cinquième place est peut-être la plus difficile à décerner, parce qu'elle exclut de facto tous les autres catcheurs, étant le dernier accessit aux nominations. J'ai finalement choisi mon chouchou (oui je suis faible). Ce dernier a été de tous les meilleurs matchs et autres showstealers, d'un bout à l'autre de l'année on l'a vu délivrer des performances haut de gamme, il a touché le titre mondial quelques minutes (ce qui me semble un point excessivement important, quelles que soient les circonstances, toujours biaisées pour le premier titre d'un heel) et a donné à la ceinture US une véritable visibilité. Au micro il est vraiment intéressant, son association avec Vickie est formidablement agréable, bref, il sera mon cinquième homme. Christian, The Miz, Wade Barrett, Mark Henry, Edge, voire Cody Rhodes n'étaient cependant pas loin, ils doivent leur absence du top principalement à une année où ils ont été à la fois au plus haut et au plus bas (souvent absents même).

 

 

Ah ouais, chouchou, mais ça te va trop bien quoi ! Non mais comment t’es beau ! Ah mais moi je craque là, je craque complet !

 

 

 

Spanishannouncetable

 

1. CM Punk

Peut-on, en toute bonne foi, ne pas mettre Punk à cette place ? Son année débute dans une impasse scénaristique nommée New Nexus et elle se termine dans le rôle d'un champion babyface avec un personnage original qui donne une vraie bouffée d'air frais à la WWE. Son gimmick et le Summer Of Punk semblent de plus porter de nombreuses traces de sa réelle personnalité et il en est sans doute plus que responsable au niveau créatif.

 

2. Alberto Del Rio

S'il n'y avait que le kayfabe dans la vie, Alberto Del Rio serait aisément catcheur de l'année. Cette année, il a tout eu : Rumble, Money In The Bank, titres de champion. Le push que la WWE lui a accordé est, de plus, totalement justifié au niveau de ses performances dans le ring et les reproches qu'on peut légitimement lui faire tendent à s'effacer quand on considère la paire qu'il forme avec Ricardo Rodriguez.

 

3. Zack Ryder

Sortez les mitraillettes et clouez-moi au poteau d'exécution si vous n'êtes pas d'accord mais avant réfléchissez un instant. Le grand leitmotiv de cette année à la WWE a été de faire un maximum d'argent avec un type qu'on a très peu vu dans le ring mais qui dispose d'un truc incroyable, limite incompréhensible, avec le public. La connexion du Rock avec les fans est une chose mais celle de Zack Ryder avec le même WWE Universe n'a plus forcément grand chose à lui envier, surtout depuis les Survivor Series où sa pop fut digne du haut de la carte. Ne pas rendre grâce au travail effectué par Ryder cette année serait criminel surtout qu'il a été effectué très longtemps sans le moindre intérêt du management ni même temps d'antenne et qu'il a aussi très tôt brisé le quatrième mur que Punk fera exploser en juin.

 

4. Mark Henry

Ah, les Big men, on ne les aime jamais assez. On trouve toujours leurs matchs trop peu ceci ou pas assez cela pour être de bons matchs de championnat. Il n'empêche : quand on a dans un roster un type carrossé mammouth, s'il ne touche jamais à une ceinture, il ne sert à rien. Et la performance de Mark Henry dans ce rôle du costaud qui s'énerve et confisque le titre pour l'accrocher au mur du Hall Of Pain est l’une des meilleures de l'année toute catégorie confondue.

 

5. Daniel Bryan

C'est l'un des pushs les mieux réalisés de l'année et il mérite sa place dans le classement essentiellement parce qu'il s'inscrit dans une tendance lourde, et assez nouvelle, de la WWE à écouter une partie de son public qu'elle ignorait auparavant. Bien sûr, peut-être que sans Punk ou Zack Ryder, Bryan n'aurait pas le titre de champion en cette fin d'année mais il le mérite largement vu ses performances dans le ring.

 

 

Ce qui est bien avec les storylines de la WWE, c’est qu’elles mettent en valeur le meilleur de la conscience collective américaine.

 

 

 

Le classement

 

1. CM Punk, 29 points sur 30 possibles

2. John Cena, 14

3. Christian, 11

4. Randy Orton, Alberto Del Rio, 7

6. Mark Henry, Dolph Ziggler, Sheamus, 4

9. Zack Ryder, Cody Rhodes, 3

11. Le Miz, 2

12. Daniel Bryan, John Morrison, 1

 

Feud de l’année et match de l’année : il était couru que CM Punk et John Cena se partageraient la tête du classement du meilleur catcheur de 2011. Il était tout aussi couru que Punk, qui truste également les deux premières places au « meilleur Moment de l’année » devancerait largement son acolyte et le reste de la troupe. Avec un score final de 29 sur 30, il réussit une razzia que personne n'avait approchée avant lui, pas même le merveilleux Chris Jericho de 2009. Christian est récompensé de sa merveilleuse année par une troisième place d’autant plus belle qu’elle en fait à nos yeux le numéro un de Smackdown. Enfin, une autre remarque : à l’exception de Mark Henry et de Christian, tous les catcheurs cités ont moins de 35 ans. Le renouvellement des générations semble pratiquement achevé, et la relève a de la gueule.

 

 

Et pour la présidentielle américaine de novembre prochain, le meilleur candidat est tout trouvé.

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