Catch

Garanti sans NXT !

Moi, je m'en fous, si on me force à y retourner, je retiens ma respiration jusqu'à ce qu'on arrête de me forcer à y retourner!
Gauvain, Kaamelott


Tout a commencé le 8 janvier 2012, dans le gratte-ciel abritant la rédaction des Cahiers du Catch. Alors que je démarrais une nouvelle journée de labeur, je vis sur mon bureau une clé USB accompagnée d'un petit mot de notre rédacteur-en-chef préféré Axl, disant: "C'est ton tour de faire NXT cette semaine, alors au boulot, feignasse." Cette fois, c'en était trop, et c'est en poussant un hurlement de damné que je froissai la note dans mon poing rageur… Il fallait en finir avec NXT!

 

 


Et le plus tôt sera le mieux, sinon je ne réponds plus de rien!

 


Non-nalyse de NXT du 11 janvier

 

Non, non, et non, il était hors de question que je commence cette nouvelle année avec ce show maudit qui nous colle au train depuis presque un an encore plus obstinément qu'un sparadrap! Marre de ces rookies dont tout le monde se fiche, marre de ces superstars de seconde zone venus là parce que même à Superstars ils sont considérés comme des lowcarders, marre de cette saison sans fin… Puisque la WWE ne veut pas mettre un terme à ce calvaire, j'allais le faire à leur place!

 

 


Chroniqueur de NXT, allégorie.

 

 

Je décrochai alors le téléphone pour demander à mes camarades d'infortune de me rejoindre pour leur exposer mon plan. Julius arriva le premier, arborant avec fierté son masque de luchador qu'il porte en permanence depuis qu'il vit à Los Murcielagos, suivi de lecharentais, habillé de son t-shirt "Cena sucks" fétiche (qu'il portait évidemment bien avant que ce soit mainstream) et qui grommela quelque chose qui ressemblait vaguement à un salut avant de s'asseoir.


– Les gars, commençai-je après avoir salué mes deux collègues, il faut qu'on fasse quelque chose, ça ne peut plus durer. NXT Redemption attaque son quarante-cinquième épisode. QUARANTE FUCKING CINQ!
– C'est pour ça que tu nous appelles? Tu parles d'un scoop, dit lecharentais d'un ton moqueur, c'est digne de Captain Obvious là!
– Non mais cette fois, il ne s'agit plus de s'amuser à faire des articles rigolos, à la Star Wars ou en forme de lettre d'avocat, chacha, répliquai-je d'un ton sec. OK, ça nous fait marrer, mais il faut se rendre à l'évidence: ça n'intéresse personne. Je vous ai appelés pour qu'on fasse le nécessaire en ce qui concerne ce show…
– Et qu'est-ce que tu proposes, demanda Julius, c'est quoi ton idée si géniale pour NXT?
– C'est simple: on les fait sauter."


Mes deux collègues me dévisagèrent, sous le choc.

 

– Quoi?! Tu ne penses pas sérieusement…
– Si Julius, j'y pense très sérieusement même. On va là bas, on place une bombe sous le ring, et pendant l'épisode, boum! On fait tout péter, fin de NXT, et fin du calvaire pour nous!
– Mais tu ne crois pas que c'est un peu excessif juste pour qu'on n'ait plus à se coltiner les nalyses du show?
– Je suis partant, dit lecharentais sans hésiter une seconde. Allons-y.

 

Julius se tourna vers lecharentais, sûrement pour tenter de le raisonner. Mais il vit dans ses yeux et dans les miens une détermination absolue, sans faille, nourrie de la haine accumulée semaine après semaine, à devoir couvrir ce show maudit… Le luchador réfléchit un instant avant de hocher la tête. Il me dit alors:

 

– Bon. On part quand?

 

 


Et nous voilà partis…

 

 

À peine arrivés à Laredo, Texas, devant l'aréna où se tenait ce soir-là NXT, nous nous dirigeâmes vers l'entrée des artistes. Une fois à l'intérieur du bâtiment, je donnai à chacun de mes complices un sac de sport, chacun contenant une machine infernale à la puissance dévastatrice dont j'avais eu les plans grâce une rapide recherche sur Google.


– OK, dis-je, Chacha, tu armes ta bombe dans le vestiaire des catcheurs, dans le casier de Titus O'Neil. Julius, tu te charges de la salle des bookers…
– Mouais, répondit-il, si jamais il y a encore des bookers dans ce show…
– Aussi bizarre que ça puisse paraître, répliquai-je avec fermeté, si, ils en ont.
– Dans ce cas, ils méritent amplement ce qui les attend.
– Ouaip. Quant à moi, je m'occupe du ring. On se retrouve au point de rendez-vous dans deux heures, et si tout se passe bien, dans trois heures, NXT n'existera plus… Go!

 

Nous nous séparâmes dans les couloirs du bâtiment, filant vers nos objectifs respectifs. Grâce à un faux uniforme de membre de la sécurité, je parvins sans mal à me faufiler sur la scène et à rejoindre le ring, afin de glisser ma bombe là où Horswoggle est censé vivre… Qui sait? On fera peut-être d'une pierre deux coups!

 

 


Et je pourrai rentrer chez moi avec la fierté du devoir accompli et fêter ça dignement!

 

 

Comme prévu, nous nous retrouvâmes tous les trois dans ma chambre d'hôtel deux heures plus tard. Je connectai mon ordinateur portable pour suivre pour la première et dernière fois en direct NXT, croisant les doigts pour que mon plan se déroule sans accroc. Le nouveau générique défila, prouvant de façon officielle que NXT n'était plus un concours mais un Z-show, un remake fauché de Raw et Smackdown. Matt Striker monta sur le ring, annonçant fièrement que la semaine prochaine aurait lieu le centième épisode de NXT (putain!), je croisai les doigts de plus en plus fort…


Les minutes passèrent, et rien ne se passa. Enfin, si le show a eu lieu, normalement, quoi. Donc en fait si, rien ne se passa. Alors que le générique de fin s'afficha sur mon écran, Julius, lecharentais et moi-même nous nous regardions, dubitatifs. Comment avions-nous pu échouer? Tout s'était pourtant passé comme prévu! C'est alors que mon téléphone portable sonna, m'annonçant la réception d'un texto. J'ouvris le message, et le lus avant de pousser un hurlement de rage. Julius prit le téléphone pour m'empêcher de l'exploser contre le mur de la chambre.

 

– Qu'est-ce qu'il y a Kovax? Qu'est-ce qu'il s'est passé?
– Lis, répondis-je sèchement, tu verras!

 

Lecharentais s'approcha lui aussi du téléphone et tous les deux lurent le texto que j'avais reçu.

 

Tu ne croyais quand même pas t'en sortir aussi facilement, non? Rentre au bureau avec Pipo et Mario et écris cette foutue nalyse! -Axl

 

 


Lourd est le parpaing de la réalité sur la tartelette aux fraises de nos illusions…

 

 

Le lendemain, alors que nous rentrions dans l'immeuble de la rédaction, Julius monta au dernier étage, dans le bureau d'Axl. Ce dernier l'attendait, debout face à la fenêtre et profitant de la vue, un grand sourire aux lèvres.

 

– Merci de m'avoir prévenu des plans de Kovax, dit-il au luchador Ostermark dès que celui-ci referma la porte de son bureau, et d'avoir rendu les bombes inoffensives.
Mais de rien chef, répondit Julius d'un air satisfait, c'est toujours un plaisir de rendre service… Mais j'ai une question, si vous le permettez.
– Pose toujours…
– Pourquoi l'avoir empêché de détruire NXT? Après tout, il n'a pas tort, tout le monde s'en fout de ce show, même vous, non?
– Oui, c'est vrai…
– Mais alors, pourquoi?
– C'est très simple Julius: pour faire chier Kovax, tout simplement.
– Je vois… Bien joué, alors.
– Bien sûr, répondit Axl, sûr de lui. Mais ne t'en fais, tu seras justement récompensé pour m'avoir aidé à contrer les plans de Koko. Je crois savoir que tu devais couvrir le centième épisode de NXT la semaine prochaine, n'est-ce pas?
– Oui…
– Eh bien en plus de la prime dont nous étions convenus, tu es dispensé de NXT cette semaine.
– Merci, Axl, répondit Julius, fou de joie, c'est formidable! Mais qui devra faire cette corvée?

 

Axl sourit alors que le fauteuil de son bureau tourna sur lui-même et révéla à Julius, sous le choc, la présence de McOcee.

 

– SpanishAnnounceTable s'en occupera, dit-elle avec satisfaction. Ça l'apprendra à traiter Stephanie McMahon de boniche seulement bonne à changer les couches de ses enfants…

 

 


Cet article vous a été présenté par "Les Cahiers du Catch", une société du groupe S.P.E.C.T.R.E.

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