Catch

En direct du Rumble

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !

Joachim du Bellay, Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage

 

La vie de coy est plus belle que la vôtre. Pendant que vous téléchargiez désespérément le Royal Rumble, lui dormait du sommeil du juste dans son hôtel de Saint Louis, Missouri, après avoir assisté à l’événement en live. Eh oui. Mais coy est un homme de bien, et il a mis un point d’honneur à vous faire vivre par procuration le Rumble de l’intérieur.

 

 

Un CDCiste s’est caché sur cette photo, sauras-tu le retrouver ?

 


Récit d’un Royal Rumble vécu en live au Scottrade Center, Saint Louis, Missouri

 

 

 

Vous savez à quel point les gosses peuvent se montrer impatients quand arrive enfin le jour de Noël après d'interminables semaines d'attente? Dans mon cas, j'éprouve un peu le même type d'impatience à l'égard du Royal Rumble. Non, en fait, à bien y regarder, je suis pire qu'un gosse tant je me rends compte à quel point je trépigne à l'idée d'assister au Rumble cette année. Quasiment impossible de trouver le sommeil tant il me tarde d'y être (en même temps le décalage horaire ajouté aux bruits incessants dans l'hôtel n'ont pas aidé il est vrai!)

 

 

Putain mais c’est bien sûr ! C’est Batista qui va revenir et gagner le R… rrrrrooon zzzzzz…

 

 

Toujours est-il qu'au moment où j'écris ces quelques lignes, je me trouve dans le train qui me conduit à Saint Louis, ville où prendra place le joyeux bordel royal 2012. Aussi vais-je me risquer à quelques pronostics en attendant d'y être…

 

Déjà ‑ et c'est une bonne chose ‑ j'ai réussi à me connecter hier afin de pouvoir participer au concours de pronos des CdC et pour tout dire, j'ai misé sur une victoire de Jericho. Bien sûr, son énigmatique annonce de lundi dernier laisse entrevoir de folles possibilités mais au-delà de ça, je pars du principe que ce match est souvent remporté par une pointure et dans le cas de Y2J, je me dis que s'il y a bien une ligne manquante sur son CV, c'est bien « Royal Rumble winner » non?

 

Ensuite, il est évident que ce qui fait le charme de ce PPV, ce sont les innombrables surprises et retours inattendus. Enfin inattendus… peut-être pas tant que ça car comme beaucoup je n'ai pas pu m'empêcher d'essayer de les anticiper au maximum. Alors il me semble couru d'avance que Del Rio, Orton, Triple H, Nash, Christian seront de la partie. J'aurais également mis une pièce sur Mysterio mais il semble que ce dernier est en dédicace ce dimanche dans une autre ville assez éloignée. Peu probable donc. Par contre, une apparition surprise du Rock serait propice à enflammer une foule qui, je l'espère, le sera déjà. Et je présume sans trop me mouiller que le croque-mort sera de passage afin d'effectuer son grand retour (le 153ème c'est ça?), en tout cas j'espère qu'ils auront fini de le réparer et qu'il sera bien présent car là aussi, le public pourrait entrer en ébullition. Quant à s'enflammer au sujet de JoMo, pourquoi pas même si je reste plus prudent le concernant.

 

Enfin, et là j'aborde vraiment un gros fantasme, je vous assure que j'entrerais en état de démence totale si Brock Lesnar déboulait. Je reste conscient que ça semble insensé mais j'ai envie d'y croire ne serait-ce qu'un peu car j'ai noté un détail pas si anodin que ça: en effet cette année nous est donnée la possibilité d'incarner Lesnar dans le dernier jeu vidéo WWE'12. Ca n'était pas arrivé depuis plusieurs années et il me semble que ce genre d'apparition (même virtuelle) nécessite la signature d'un contrat alors j'ai bien envie d'y voir un signe annonciateur. D'ailleurs à bien y réfléchir, je me dis que s'il y a bien un adversaire qui pourrait mettre en danger de manière crédible la streak du Taker, c'est bien Brock. Et quand en plus, on repense à la confrontation qui avait eu lieu entre les deux hommes il y a plus d'un an suite à un combat UFC auquel Lesnar participait, je ne peux m'empêcher (comme beaucoup) d’y voir une petite graine plantée en amont. Sans parler de l'historique que ces deux gars ont en commun (cf. les grosses rivalités de 2002 et 2003)…

 

 

Hé Brock !

Quoi ?

Non, rien, c’est juste histoire de faire fantasmer l’IWC quelques années. Salut.

 

 

Trêve d'imagination et rendez-vous dans quelques heures pour savoir si la soirée valait le détour!

 

Arrivé à Saint Louis, je me permets de rajouter quelques mots pour signaler que je viens de retirer les billets réservés sur le net au Scottrade Center. Je viens de ressentir les premiers frissons, le bâtiment a de la gueule, il fait beau, j'ai été sollicité quatre ou cinq fois pour des places au marché noir et certains fans attendent déjà l'ouverture des portes… trois heures en avance!

 

Putain ce que j'ai hâte.

 

 

L’énorme pub pour Pepsi sur le Scottsdale Center offrait déjà une subtile indication sur l’identité du futur vainqueur du WWE Title Match.

 

 

Retour à l'hôtel. Les jeux sont faits. J'ai bien conscience que mes pronos étaient tout pourris. D'ailleurs on peut le dire, j'avais presque tout faux! Par contre j'ai eu l'agréable surprise d'assister aux retours de Kharma (que l'on a enfin vue en action et ça déménage sévère) et du Road Dogg (qui comme le public l'a scandé assure encore pas mal). Concernant l'apparition de Jim Duggan, j'étais bien moins enthousiaste que l'ensemble de tous ces patriotes qui se sont mis à hurler « USA USA USA » comme des hystériques. J'imagine que des fuites circulaient à son sujet car un groupe de furieux devant moi n'arrêtait pas d' hurler son « hohooooooooo » fétiche bien avant son entrée.

 

 

C’est la crise : Oncle Sam n’a plus rien à se mettre.

 

 

Je me rends compte à quel il est difficile de faire un compte rendu de ce combat si particulier tant il est riche et bourré de rebondissements.

 

Je retiens avec beaucoup de plaisir le segment Foley/ Santino. Je sais que certains grincheux trouvaient que le vieux Mick n'avait rien à faire là mais je me réjouis de la malice dont a fait preuve la WWE pour le caser et nous offrir une bonne dose d'humour grâce au duel Socko/ Cobra.

 

 

Toujours à la pointe des modes sociales, les Américains ont inventé une nouvelle manière ultra sophistiquée de se serrer la main.

 

 

Faire concourir les trois commentateurs m'a semblé être une bonne trouvaille d'autant plus que je n'ai rien vu venir bien qu'étant placé dans leur dos et pas si loin de leur table. D'ailleurs à ce propos j'ouvre une parenthèse pour souligner à quel point on a vite fait d'être gêné par une poignée d'excités dans le public qui passe son temps debout sans se soucier de savoir si leur silhouette corpulente polluera les voisins de derrière. C'est aussi ça le risque d'assister à un show en live.

 

 

Hé Misteurre Bouqueure, sitte daoune plise, je see rien du tout là !

Non ! Je fonce vers mon destin !

Avec ce numéro de tirage, fonce pas trop vite.

 

 

Pour en revenir à nos moutons, je parie sans hésitation que Cody Rhodes finit l'homme le plus haï de la soirée tant il a éliminé un nombre conséquent de chouchous du public.

 

 

Et voilà comment on devient l’ennemi public numéro un aux États-Unis.

 

 

Quant au final, il s'en est fallu de peu pour que j'accroche un point au concours de pronos avec une victoire de Jericho mais c'était sans compter avec ce rouquin démoniaque de Sheamus qui a su s'imposer, laissant augurer d'une course au titre de Bryan (pour la petite histoire, l'autre rouquin, Heath Slater, se sera contenté d'un dark match contre Yoshi Tatsu).

 

 

A cet instant, un cri déchirant transperça la salle : « No no ! Accroche yourself, Chris ! »

 

 

Je suis donc sorti de la salle non pas déçu mais frustré de n'avoir vu aucune des pointures que j'attendais de pied ferme. J'ai en tout cas passé un excellent moment même si le résultat n'est pas forcément à mon goût, surtout que l'aréna était fort bien remplie et qui plus est remplie de spectateurs très bruyants. (Mention spéciale à l'ovation reçue par Orton l'enfant du pays; mes tympans m'en veulent encore!) Mais c'est ça qui est bon dans les show « en vrai ». Il y a un véritable feeling qu'on ne peut ressentir qu'au cœur de 15 000 fans. Cela dit, pour être honnête, la retransmission télé permet incontestablement de mieux suivre l'action. Tout ça pour dire qu'un PPV le cul posé dans son canap' permet de suivre l'action de manière la plus optimale possible mais être dans la salle apporte des sensations que l'écran ne pourra jamais retranscrire, je vous le garantis.

 

 

A commencer par les sensations olfactives.

 

 

Pour conclure, je dirai de manière simpliste: les PPV en live c'est chouette! Alors si vous en avez l'envie et les finances, lancez-vous. Durant des années je m’étais dit que ça ne m'arriverait pas et je me contentais de mater la téloche jusqu'au jour où…

 

PS: je n'ai pas la prétention de livrer une analyse (pardon nalyse) exhaustive et pointue. Je souhaitais seulement faire partager mon enthousiasme au travers de ces quelques lignes (écrites à une heure tardive, il faut que j'aille pioncer là!)

 

Dernière minute: le quotidien USA Today consacre aujourd'hui – lundi ‑ un article à la créativité dont a fait preuve Zack Ryder sur YouTube afin de devenir incontournable et réussir à s'imposer. Et aussi Jean Dujardin est à la une de la rubrique culture!

 

 

 

Le jeu des sept erreurs.

 

 

 

Ajouts du mardi

 

Ce tyran d'Axl m'oblige à rallonger mon papier sous peine de radier mon compte des CDC alors je m'exécute! Plus sérieusement, c'est avec plaisir que je vais tâcher de relater quelques petites anecdotes supplémentaires histoire de rentrer un peu plus dans les détails.

 

J'ai par exemple été surpris par le laxisme dont a fait preuve la sécurité lors de l'entrée dans l'enceinte. En général, ils examinent avec soin le contenu des sacs et ne laissent pas passer certains appareils photos. Là c'est tout juste si le gars a jeté un œil au fond de mon sac! Cela dit j'aime autant ça car je me souviens d'autres fois où j'ai bien cru ne pas pouvoir rentrer avec mon appareil photo. Et au moins ça a permis de pouvoir rentrer assez rapidement sans trop attendre.

 

Toujours au sujet des contrôles, sachez que les pancartes des fans sont toutes vérifiées une à une et là-dessus, je les ai trouvés assez stricts. Pas moyen de rentrer avec une affiche de type « TNA is the best », ce serait confiscation immédiate. Et si par chance vous échappez au premier contrôle, une deuxième couche est remise à l'intérieur même de la salle.

 

 

Mais comme les stadiers ne comprennent pas le français, rien ne vous empêche de faire entrer des pancartes insultantes rédigées dans la langue de Morsay.

 

 

Par contre j'ai trouvé les stadiers plutôt tolérants au sujet des spectateurs ayant la bougeotte: j'avais la chance d'être placé en bout de rangée, du coup je me décalais souvent vers l'allée pour mieux voir et je ne me suis fait rappeler à l'ordre qu'une seule fois. De la même manière, à la toute fin du show j'ai pu approcher la barrière de séparation pour voir Sheamus de très près! J'ai réalisé (trop tard) que j'aurais dû faire une photo de la table des commentateurs pour Spanish!

 

Comme d'habitude, les stands de merchandising étaient littéralement pris d'assaut. Autant dire qu'il fallait être super motivé et patient pour repartir avec son t-shirt à 30$ ou un autographe de Cena. Des gobelets estampillés WWE étaient vendus (plein de sodas) aux buvettes pour la modique somme de 9$ (en bon crevard que je suis, j'ai réussi à en choper un qui traînait à la fin!)

 

 

9 dollars le soda, 30 dollars le tshirt Cena : sur cette image, une somme folle part en fumée.

 

 

Question déguisements, j'ai aperçu un Undertaker (classique) et trois ou quatre Goldust (plus étonnant quand même. S'attendaient-ils à le voir?) Ceci dit, la saison hivernale n'autorise pas trop les accoutrements excentriques, là c'était plus l'anorak qui était de rigueur!

 

Voilà c'était quelques menus détails qui me sont venus à l'esprit en vrac! Ah oui aussi, en me baladant en ville cet après-midi, j'ai aperçu un gars qui de loin avait vraiment la silhouette et l'allure de Randy Orton; pendant une fraction de seconde j'y ai bien cru mais de plus près j'ai réalisé que je m'étais fait une fausse joie! Too bad. 

 

 

Non monsieur, je ne suis pas Randy Orton. Ici, à Saint Louis, nous avons tous la même apparence. On ne vous a pas dit pour la grande expérience de clonage de 1980 ?

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