Catch

Et n’oubliez pas de manger cinq fruits et légumes par jour !

Je ne mange que des légumes.

Jean-Claude Van Damme

 

Après avoir non seulement terminé l'année 2011, mais également commencé 2012 en chroniquant NXT, il était grand temps que je revienne sur un des shows majeurs de la WWE, car j'aime bien faire des papiers avec des formats rigolos pour NXT, mais j'avais aussi hâte de me remettre à écrire des articles que le CDC Universe lit! C'est donc avec un plaisir non dissimulé que je reviens aux affaires avec cet épisode de Smackdown: ne t'impatiente plus, CDC Universe, me voilà!

 

 

Bougez pas, j'arrive!

 

 

Nalyse de Smackdown du 3 février

 

 

L'épisode du show bleu de cette semaine a commencé par une déception. En effet, le spectacle s'est ouvert sur Theodore Long, venu sur le ring pour nous annoncer les noms des hommes qui seront dans la Chambre d'Élimination de Smackdown et qui sont donc en lice pour le championnat du monde poids-louds. Outre Daniel Bryan, tenant du titre après sa victoire au Royal Rumble (le pay-per-view, pas le match, bande d'étourdis que vous êtes!), les heureux élus sont alors Big Show, Mark Henry (ce sont les anciens challengers et ils ont perdu de façon peu enviable, normal qu'ils aient droit à une revanche), Wade Barrett, Randy Orton, et le champion Intercontinental Cody Rhodes.

 

J'avoue avoir été un peu déçu, comme un peu plus tôt dans la semaine à Raw, de voir que les participants de ce match soient annoncés si vite. J'aurais préféré assister à quelques matchs de qualification, ou pourquoi pas (parce que cinq matchs de qualification, c'est un coup à monopoliser toute la carte d'un show mine de rien) organiser quelques matchs de qualification et quelques "pistons" dans des segments en coulisses où tel ou tel catcheur menacerait/flatterait/soudoierait le manager général de son show pour gagner sa place dans le match. Là, j'ai trouvé l'organisation de ces deux main-events un peu froide et impersonnelle, et je le regrette.

 

 

Ma c'est vrai, pourquoi yé pas ou ma chance?

 

 

Mais pendant que je pestais devant mon écran, Mark Henry apparaissait sur scène et s'approchait de Theodore Long, visiblement énervé contre notre Captain Obvious préféré. En effet, l'homme le plus fort du monde n'était pas content, car il estimait que sa nouvelle chance pour le championnat devrait se faire dans un match à un contre un, et pas avec quatre autres adversaires. C'est donc le plus simplement du monde que Mark ordonna à Theodore Long de le retirer du match dans la Chambre d'Élimination, et de lui donner un match de championnat contre Bryan dès ce soir. Pas de bol, ce soir, le manager général avait une poussée de testostérone, et s'il accepta de retirer Henry du pay-per-view, il refusa de satisfaire l'exigence de l'ancien champion, histoire d'apprendre à ce dernier qui est le patron de Smackdown. Henry a bien évidemment mal pris un tel affront, et menaça Long en l'attrapant par la cravate. Mais il en faut plus pour intimider Captain Obvious, qui non seulement ne se laissa pas démonter (dans tous les sens du terme) mais réagit en suspendant Mark Henry et en le chassant sur le champ du WWE Universe.

 

Je suis assez partagé sur ce rebondissement. En prenant en compte la blessure réelle de Mark Henry, cette sortie est assez bien vue car elle justifie sa future absence le temps qu'il se rétablisse. Mais d'un point de vue kayfabe, il y a de quoi se poser des questions sur la façon dont la WWE traite ses employés: si t'es technicien et qu'un catcheur te fait voler à travers le décor avant de t'envoyer à l'hôpital, c'est normal, ce sont les risques du métier. Mais si jamais tu touches la cravate de ton boss, là, c'est suspension pour faute grave! Il faut vraiment que les salariés de la WWE montent un syndicat, ne serait-ce que pour assurer une certaine cohérence dans les storylines…

 

 

Mark Henry va trop loin: on avait dit "pas les affaires", bon sang!

 

 

Toujours est-il que la suspension de Mark Henry mit ce dernier très colère contre Theodore Long, mais le manager général put compter sur l'aide de Sheamus, venu à la rescousse pour protéger son patron, et se positionner en tant que challenger crédible au titre d'employé du mois. Un Brogue Kick plus tard, Henry quitta les lieux escorté par la sécurité de l'aréna. Plus tard, on apprit qu'il serait remplacé à Elimination Chamber par le Great Khali, et une envie de frapper Teddy Long pour cette décision aussi déprimante que mauvaise monta en moi. Cela dit, le retour de Khali a au moins un effet positif: il va finir par nous faire apprécier Jinder Mahal par effet de contraste, vous verrez!

 

Revenons au show: une fois Mark Henry parti, Sheamus exprima sa joie de m'avoir fait gagné deux points dans la course au trophée Latrell en remportant le Royal Rumble, mais qu'il n'avait pas encore choisi quel champion il affrontera à Wrestlemania XXVIII. Arriva alors Cody Rhodes, qui se moqua de la victoire de l'Irlandais, et déclarant qu'il était bien meilleur que lui, vu qu'il était l'homme qui était resté le plus longtemps sur le ring lors du Rumble et qu'il était également celui qui avait éliminé le plus d'adversaires. Le champion Intercontinental enfonça le clou en déclarant d'ailleurs que finalement, la victoire de Sheamus avait été des plus faciles, vu que c'est lui, Cody Rhodes, qui avait fait le plus gros du travail avant d'être éliminé injustement sur un coup de malchance, remarque qui fit bouillir le sang de notre champion celtique.

 

 

J'espère que tu ne te couvriras pas de ridicule à Wrestlemania, rouquemoute: je ne serai pas toujours là pour te faciliter la tâche, tu sais!

 

 

C'est alors que Captain Obvious utilisa ses pouvoirs: pour le premier match de la soirée, il allait faire s'affronter Sheamus et Rhodes, ce qui tombait quand même vachement bien vu que les deux hommes s'envoyaient des fions depuis cinq minutes sur le ring et voulaient régler ça en se collant mutuellement des beignes! Ainsi fut dit, ainsi fut fait, et le combat entre les deux adversaires put donc commencer. Le match fut d'ailleurs de très bonne facture, chacun des protagonistes ayant été l'auteur de mouvements très impressionnants: je retiens par exemple un très beau drop, et un superbe coup d'épaule lancé depuis la troisième corde de la part de Sheamus (même si j'avoue par contre me lasser un peu de ses coups portés au torse de son adversaire piégé dans les cordes), ainsi qu'un Disaster Kick très classe exécuté depuis la barrière de sécurité aux abords du ring et un Moonsault de folie de la part de Cody Rhodes, qui a donné raison une fois de plus de tout le bien que je pense de lui. Le combat s'est terminé par la victoire logique de Sheamus, obtenue grâce à un nouveau finisher, une sorte de prise cousine de l'Attitude Adjustement de John Cena. Si quelqu'un peut me fournir le nom technique de cette prise dans les commentaires, je le (ou la) remercie d'avance!

 

 

OK, cette semaine je pique le finisher d'Otunga, la semaine prochaine je bats le Big Show avec un Cobra, et à Wrestlemania j'utilise le pet de Natalya pour battre Orton et Bryan en même temps!

 

 

Après sa défaite, Cody Rhodes resta quand même dans les parages pour assister au match suivant, mettant en scène son rival du moment, le virevoltant Justin Gabriel (destiné sans doute à prendre la place du peut-être futur viré Evan Bourne), contre la caillera Hunico (j'adore sa gimick de gangsta, il me redonne envie de jouer à GTA San Andreas quand je le vois!), qui comme toujours a fait son entrée sur son vélo de gangsta customisé piloté par son homie Camacho. Mais l'affiche alléchante opposant les deux high-flyers n'eut jamais lieu: avant même que la cloche sonne, Rhodes passa ses nerfs sur Gabriel, accompagné dans son tabassage en règle par les deux Mexicains. Gabriel en danger, il fallait un Face pour le sauver! Bonne nouvelle: quelqu'un vint sauver le bon Justin. Mauvaise nouvelle: c'était le Great Khali. À l'arrivée du géant sans genoux, Rhodes prit la poudre d'escampette et parvint à éviter une deuxième dérouillé dans la soirée, mais Hunico et Camacho n'eurent pas cette chance et se firent promptement exploser. Il faut bien donner un peu de "momentum", comme on dit, à Khali, puisqu'il sera dans la Chambre de Smackdown… Dommage que cela soit aux dépends de Hunico, mais bon…

 

Le temps d'écraser une larme à la perspective de voir le Not-so-great Khali revenir de façon régulière à Smackdown (et peut-être même Raw: merci les supershows!), nous voilà dans le bureau de Theodore Long, qui allait recevoir beaucoup de monde en peu de temps. D'abord ce pauvre Drew McIntyre, que j'aime beaucoup (j'ai même son t-shirt, c'est vous dire! Comment ça vous vous en foutez?), venu le supplier de lui donner one more chance, et donc one more match (oui, je sais, cheap pop) avant de le virer. Comme la semaine dernière en fait. Et celle d'avant. Et celle d'encore avant. C'est vraiment dommage de faire subir cette histoire de losing streak à McIntyre: même si j'aperçois le but du truc (un Face-turn de Drew devenu plus humble à force de se prendre branlée sur branlée?), le spectre de Montel Vontavious Porter qui a subi le même genre de traitement m'inquiète grandement sur l'avenir de l'Écossais. Mais cette semaine, Drew ne combattra pas. Cependant, Long lui ordonna de trouver au plus vite un moyen de l'impressionner et de lui donner envie de le garder, histoire de le garder sous pression.

 

 

Attention Drew, ne te plante pas, car c'est ta dernière chance avant la prochaine!

 

 

Apparemment, ce moyen, McIntyre pensait l'avoir trouvé en s'attaquant à Brodus Clay après son traditionnal squash funky sur Heath Slater, agression qui se serait soldé par un nouvel échec pour l'ex-Chosen One. J'utilise le conditionnel pour une raison simple: avant de regarder le show, j'ai lu les spoilers afin de me préparer et d'avoir déjà quelques idées sur les angles que je pourrais utiliser dans mon article. Or, je n'ai pas vu ce passage dans la vidéo que j'ai visionné. Alors soit j'ai eu une version incomplète de l'émission, soit ce passage a été coupé au montage lors de la diffusion à la télé. Honnêtement, je n'en sais rien, et là aussi, comme pour le nom du nouveau finisher de Sheamus, si quelqu'un peut éclairer ma lanterne dans les commentaires, je le (ou la, encore une fois) remercie d'avance! Toujours est-il que cette nouvelle déconvenue de McIntyre, ajouté à la liste des victimes du Funkasaurus (qui, si je comprends qu'il puisse lasser nous autres téléspectateurs, surtout qu'il est dans chaque Raw et Samckdown ou presque, doit avoir un succès fou en terme d'ambiance en live, à l'image de R-Truth époque "What's up?"), est une déception de plus à propos du traitement de ce malheureux Drew, que j'espère voir rebondir au plus vite.

 

Une fois le cas de McIntyre réglé, Theodore Long reçut dans son bureau son assistant, Santino Marella, toujours en quête de l'équipe parfaite. Après l'échec de Santochi la semaine dernière, le Cobra présenta son nouveau coéquipier au manager général: Jim "Hucksaw" Duggan, lui et Marella formant ainsi le duo "Santinohooo"! C'est idiot, mais ça m'a fait rire. D'autant que la présence de Duggan permit une autre très bonne blague lors de la venue de la dernière visiteuse de Teddy Long, à savoir Aksana. Comme à son habitude, cette dernière chauffa Captain Obvious avant d'exprimer sa surprise devant l'énorme poutre qui se trouvait sous ses yeux… Au sens propre, puisqu'il s'agissait de la poutre de bois que Duggan avait oublié un peu plus tôt. Là aussi, c'est bête, mais j'ai bien ri sur cette blague. Ou comme dirait Henri Death: "C'est amusant, ça."

 

 

La semaine prochaine, Aksana parlera avec subtilité de l'anaconda de Theodore Long, avant qu'on ne se rende compte qu'elle parlait en fait du serpent de Jake Roberts, venu faire une apparition surprise.

 

 

Juste après ce segment en coulisses, l'action reprit son cours sur le ring, avec un match par équipes opposant donc le nouveau duo Marella/Duggan et rien de moins que les champions à la ceinture de cuivre, l'équipe El Sandwicho telle qu'elle a été baptisée en ces lieux et composée de Primo, Epico et de leur porte-bonheur Rosa Mendes, qui fait grimper la température de dix bons degrés quand elle se trémousse, ce qui est bien aimable de sa part en cette période de grand froid. Je n'ai pas grand-chose à dire sur ce match assez creux, remporté par les champions (encore heureux) grâce à une distraction de Rosa sur un Marella armant son Cobra et victime d'un Backstabber fatal. Le combat fut surtout l'occasion de faire briller Duggan dans un instant de nostalgie dont j'étais insensible car non concerné. D'ailleurs, ce dernier chassa les méchants (qui n'eurent même pas le temps de célébrer leur victoire, mais bon, ils sont Heels, c'est donc tout à fait compréhensible) hors du ring, avant de scander "USA! USA!" et autres "Hohooooo!" avec la foule ravie de voir le Hall of Famer remettre ces crapules même pas américaines à leur place, c'est-à-dire dehors.

 

J'ai lu sur le forum quelques craintes comme quoi Duggan resterait en équipe encore quelques temps avec Santino. À mon avis, ces craintes sont totalement infondées: la WWE a ressorti Duggan du placard pour le Rumble, histoire de marquer le coup, les bookers ont sûrement décidé de lui offrir en plus un petit segment nostalgique pour le Smackdown suivant, et basta, ni plus ni moins.

 

 

Tu feras moins le malin quand je briserai la streak de l'Undertaker à Wrestlemania, Kovax!

 

 

Le segment suivant mit fin à cette célébration du passé, et impliqua le champion du monde poids-lourds en titre, invité sur le ring non pas pour combattre, mais pour répondre à une interview de Michael Cole. Le journaliste-commentateur voulait en effet profiter de ce moment pour faire amende honorable auprès de Daniel Bryan: même s'il émettait encore quelques réserves envers l'American Dragon, Cole était désormais forcé de reconnaître en lui l'étoffe d'un grand champion. Cependant, Bryan envoya promener rapidement Cole, car il estimait que ce qu'il avait à dire était bien plus intéressant que la guéguerre stérile qui les opposait. Cette partie du segment montre une évolution bien pensée des rapports entre le nouveau Heel qu'est Bryan et Michael Cole: étant donné qu'ils sont à présent du même côté de la Force, leurs dissensions se font moins fortes, mais ils n'en sont pas devenus subitement alliés pour autant, comme l'a prouvé le comportement de Bryan. Bref, c'était bien écrit.

 

Ce qui l'était moins, c'est la promo solo du champion, qui m'a rappelé de terribles souvenirs. Vous vous souvenez de CM Punk, époque Straightedge Saviour et leader de la Straightedge Society? Une époque où le Second City Saint se prenait pour un modèle pour la société (ce qu'il n'a plus fait depuis son Face-turn et son nouveau statut de champion, ce qui explique pourquoi je n'ai pas relevé de grosse incohérence dans la rencontre dans les vestiaires entre les deux champions à Raw, mais je digresse) et voulait imposer son mode de vie au WWE Universe? Une époque où, essentiellement, la SES et Punk passaient pour des baltringues, se prenant branlée sur humilation? C'était tout sauf bien, n'est-ce pas? Eh bien Bryan nous a servi la version "vegan" de de cette époque. À la différence près que cette fois, le méchant porte la ceinture majeure, le fond de la promo était le même: en tant que champion, Bryan se voit en modèle pour la société, et rêve d'imposer son mode de vie "vegan" au WWE Universe tout entier. Évidemment, dans le pays du hamburger et des steak houses, et surtout venant de la bouche d'un Heel, le message a du mal à passer, et ne fait que provoquer l'ire du public.

 

 

Tiens, et si je créais ma propre stable, le Vegan Village? Je suis certain que ça m'apportera plein de titres, ça ne peut que marcher ce genre de choses!

 

 

Ce moment de cheap heat passé, Bryan s'en prit à Theodore Long, comme Mark Henry un peu plus tôt. Le champion se lamenta, après être sorti vainqueur d'un match en cage contre deux géants, de devoir à nouveau défendre son titre dans des conditions extrêmes, contre cinq challengers dans l'antre de Satan, et y vit un certain acharnement de la part du manager général. La présence de Big Show surtout, qu'il a déjà battu et qui a mis en danger la santé de sa douce A.J., était une profonde injustice aux yeux de Bryan, qui menaça si Long maintenait l'affiche du match telle quelle d'en appeler au conseil d'administration pour que Teddy se retrouve à Pôle Emploi, tout comme John Laurinaitis précisa-t-il, car apparemment, Bryan tient pour acquis le licenciement du manager général de Raw.

 

C'est alors que Big Show débarqua à son tour, tout sourire, expliquant qu'il était en retard car il était dans les coulisses en train de terminer un énorme steak, ce qui fit rire le public de bon cœur. Loin d'y voir un débat moral sur le fait de manger de la viande, cette réplique m'a là aussi rappelé cette triste période où la SES cherchait des noises à l'athlète le plus large au monde: si le CM Punk de l'époque avait été à la place de Bryan, Show se serait excusé de son retard parce qu'il aurait été en train de finir sa bière, pour un résultat égal sur le public. Il s'agit avant tout de poser le Heel moralisateur (même si dans l'absolu, son mode de vie est plutôt positif) et rabat-joie comme un casse-pieds et le Face comme le bon vivant, le mec "normal", avec tous les guillemets que ça implique vu que par normal, on entend "au sens de l'Américain moyen", c'est-à-dire celui qui boit de la bière (ou du moins du liquide qu'il ose appeler ainsi) et mange des steaks par paquets de vingt, quitte à avoir un triple pontage à trente ans. Bref, rien de moins qu'une bonne vieille cheap pop toute pourrie de la part du géant, ni plus ni moins.

 

 

– Je ne me suis pas laissé faire par l'autre clodo qui voulait m'empêcher de picoler, c'est pas pour me faire emmerder par un gringalet qui veut qu'on ne se nourrisse que de graines!

– JE NE MANGE PAS DE GRAINES!

 

 

Toujours est-il que voir Big Show se comporter envers Bryan comme il l'avait fait à l'époque de la SES n'est pas pour me rassurer sur le futur du champion, encore que je veux croire que Bryan a plus de chances que le Cihaime de l'époque de prendre le dessus sur le Gros Spectacle. Ce dernier termina son discours en promettant que quoi qu'il arrive, Bryan perdra son titre dans la Chambre d'Élimination, peu importe si c'est lui ou un autre qui lui prend la ceinture: le plus important pour le géant, c'est de clouer le bec de Bryan en lui faisant perdre son titre. Bien sûr, étant donné que les deux hommes étaient sur le ring, le tout dégénéra rapidement, et Big Show attaqua Bryan, qui n'en mena pas large et subit la colère du béhémoth.

 

C'est alors que Bryan fut sauvé par sa chère et tendre. A.J. arriva en effet à son tour sur le ring pour tenter d'empêcher Big Show de transformer son amoureux en puzzle. Elle ne put empêcher un Chokeslam, mais elle parvint à surmonter la peur que lui inspire le Gros Spectacle (responsable selon elle apparemment de sa blessure et du fait qu'elle doive porter en ce moment une minerve) en retenant son poing alors qu'il s'apprêtait à porter un WMD (ou KO Punch, comme vous préférez) fatal. Le couple put ensuite quitter les lieux sains et saufs, Bryan promettant à sa belle de la protéger du méchant géant. Il est clair que la petite fiancée des geeks est totalement sous la coupe de Bryan. La question est: est-elle manipulée, ou joue-t-elle les innocentes tout en étant la complice volontaire de son petit ami? Personnellement, je penche pour la première hypothèse, mais je suis curieux de voir la suite de l'évolution de ce couple.

 

 

– Merci de m'avoir sauvé A.J., j'ai eu si peur…

– Là, là, tout va bien, ne t'inquiète pas Daniel. La prochaine fois qu'il vient t'embêter, appelle-moi, je le casserai en deux.

 

 

Je vais passer très vite sur le segment féminin qui a suivi cette confrontation. Nous avons retrouvé Beth Phoenix et Natalya dans les coulisses en plein échauffement avant leur match, que la Canadienne dût quitter précipitamment après avoir pété. Deux fois. Je ne sais pas ce qu'elle a fait pour mériter ça, mais je plains Natalya de tout mon cœur pour ce qu'elle subit actuellement. Le match lui-même opposa donc Beth et Natalya à la paire Aksana/Tamina (cette dernière n'ayant pas eu droit à une entrée filmée), match qui se conclut en moins d'une minute par la victoire de Beth sur Aksana après avoir rejoué le numéro du "get out of my ring!" à sa partenaire pétomane, le même qu'elle avait fait sur Nikki (ou Brie) Bella au Royal Rumble. La Glamazon s'est ensuite désolidarisée de Natalya en mettant de la distance entre elles lors de la célébration d'après-match, et ne vint pas au secours de la Canadienne lorsqu'elle se fit atomiser et reçut son Splash hebdomadaire de la part de Tamina. Pauvre division féminine…

 

 

Après Smelly Kelly, voilà la Fart Foundation avec Natalya. Y a pas à dire, les "storylines" des Divas, elles puent.

 

 

Il me reste à parler du main-event, annoncé avant même le début de l'émission: la confrontation titanesque entre Randy Orton et Wade Barrett, dans un match sans disqualification ni décompte à l'extérieur. Il faut dire que la Vipère est très remontée, et déclara vouloir mettre hors d'état de nuire Barrett pour pouvoir se concentrer sur son nouvel objectif: remporter un dixième titre majeur. J'en baille d'avance… Néanmoins, je serais de bien mauvaise foi si je dénigrais la qualité de ce match, car le combat entre Orton et Barrett était très bon, et a été la cerise sur le gâteau savoureux qu'a été cet épisode de Smackdown. Je regrette quand même que l'Anglais ait hérité d'un nouveau thème d'entrée tout pourri: pourquoi encore changer? Ça doit faire deux ans que Barrett est à la WWE et j'ai l'impression qu'il a déjà eu quarante-deux musiques attitrées…

 

 

Bon, c'est décidé: la semaine prochaine, j'entre sur la musique de Mais où est donc passée la 7e compagnie?, ça sera toujours mieux que ÇA.

 

 

Bon, par contre, si je reconnais la qualité du travail des deux hommes, je vais quand même chouiner un peu sur l'issue et le déroulement du match, ainsi que sur l'évolution de l'histoire entre les deux catcheurs. En gros, on a appris dans cet épisode que le Barrett Barrage, ce n'est pas un concept censé prouver la domination de Wade sur le roster de Smackdown. Non, le Barrage de Barrett, c'est Randy Orton. On a quand même là un homme qui a survécu par miracle à une chute dans des escaliers, et qui moins d'un mois plus tard revient plus en forme que jamais réduire en bouillie celui qui jusqu'à présent était présenté comme une menace pour Orton. Le match, à une ou deux exceptions près (Barrett a réussi à envoyer Orton à travers une table, et je retiens aussi une série de coups de genoux dans un Randy piégé dans les cordes que j'ai adoré), a été à sens unique: Orton a dominé presque tout le temps l'Anglais sans vraiment le craindre, a contré le Wasteland pour nous sortir son combo habituel de revanche (terminé par son toujours impeccable Scoop Slam) pour terminer par anéantir son ennemi en deux RKO: un normal, et un second où la tête de Barrett a atterri sur une chaise. Comme d'habitude, Orton n'a eu besoin que d'un essai pour remporter la victoire, là où Barrett a eu au moins trois nearfalls mais rencontra un Terminatorton qui ne lâcha rien.

 

Avec une telle fin de match, on pourrait croire que la rivalité entre les deux hommes est terminée, et que comme il l'a annoncé, Orton pourra à présent se tourner vers le titre de champion du monde poids-lourds: après tout, il est dans la Chambre de Smackdown. Néanmoins, Barrett y est aussi, et j'espère que la guerre entre eux trouvera dans cette cuisante défaite un nouveau souffle, et donnera à l'Anglais la rage nécessaire pour reprendre l'avantage sur l'Apex Predator, pourquoi pas en l'empêchant de prendre le titre à Elimination Chamber, le tout conduisant à un match final de folie entre les deux hommes (et un nouveau triomphe ortonien) à Wrestlemania. Je croise les doigts…

 

 

– Non, je crois que maintenant, Wayne a compris où était sa place, n'est-ce pas?

– Je… M'appelle… Wade…

– Peu importe.

 

 

Un dernier mot sur Bryan, qui assistait a main-event depuis le bureau de Theodore Long avec A.J. et qui ne décolérait pas de la façon dont il avait été attaqué par Big Show sur le ring un peu plus tôt, mettant une nouvelle fois selon lui en danger sa douce. Bryan ordonna à Long d'agir, souhaitant sans doute obtenir une suspension du Gros Spectacle comme Henry au début de l'épisode. Mais le manager général se montra malin: oui, il était assez injuste que Bryan affronte sans cesse des hommes qui pèsent quinze fois plus lourds que lui et qui mesurent cinquante centimètres de plus. Aussi Long décida à la fin du match entre Orton et Barrett de "rééquilibrer" les choses: il annonça que le main-event de la semaine prochaine serait un match entre Daniel Bryan et… Randy Orton! Long pensait sans doute effrayer, ou du moins intimider le champion en bookant ce match. Mais loin de se démonter, Bryan sembla se réjouir de cette nouvelle, au point où il alla sur le ring célébrer la victoire d'Orton avec ce dernier, avant de repartir aussitôt, tout sourire et apparemment fou de joie! Une apparition à la Jericho, mais fun, en somme… En tout cas, le combat entre les deux hommes promet d'être palpitant, et j'ai hâte de voir ça!

 

 

Target acquired

 

 

En résumé, on a eu droit à un épisode de Smackdown un peu inhabituel: peu de matchs finalement, et beaucoup de segments micro, un peu comme un parfum de Raw dans le show bleu de cette semaine… À part l'annonce trop rapide à mon goût des participants de la Chambre d'Élimination de Smackdown et le segment féminin (pauvre Natalya) catastrophique, cet épisode, comme d'habitude, a offert dans son ensemble un bon spectacle et une preuve supplémentaire que Smackdown est toujours aussi solide. Et ça, c'est déjà pas mal, non?

 

 

Encore une victoire de Captain Obvious!

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