Catch

Rien

Rien, c'est déjà quelque chose. C'est rien.

Eve Angeli

 

D’ordinaire si jovial dès qu’il s’agit de balancer des amphores de fiel sur un show de mauvaise qualité, lecharentais est soudainement pris d’humeur hivernale à l’approche de ce nouveau NxT. Le chenapan. Il faut quand même dire qu’on le serait à moins.

 

 

La rédac au moment de l'attribution de NXT.

Document rare.

 

 

Nalyse approximative de NXT du 1er février

 

 

A quoi bon ? Oui, à quoi bon, m’interrogeais-je en visionnant ce nouvel épisode de NXT. A quoi bon, ma brave Magalie (oui, dans l’intimité je me surnomme Magalie mais j’évite de le faire en public ça m’excite trop), continuer à chroniquer ce show ? Le défi ? La prise de risque ? La joie éphémère de trouver une nouvelle façon de rendre intéressante la nalyse d’un show qui ne l’est plus depuis longtemps ?

 

Car qu’est devenu NXT ? Un Z-show (pas celui-là, l’autre, bande de nains), pas même digne de figurer dans le pourtant merveilleux dictionnaire de ce site de référence que sont les Cahiers du Catch. Je sais, cette nalyse contient du placement produit, mais je n’ai pas trouvé comment faire apparaitre un P spontanément en bas à droite de votre écran.

 

 

Ah ben si tiens. Vous pouvez l'imprimer, le découper, et le coller en bas de votre écran s'il vous plaît?

 

 

Une espèce de bouche-trou internet qui donne du temps d’antenne à des gens qui n’en auraient jamais eu sinon ou à des gens qui ne devraient pas en avoir (ou aux victimes du terrorisme aveugle qui a laissé par le passé Tyson Kidd aller gâcher son talent dans le show jaune pisseux).

 

Difficile dans ces conditions de se taper sur les fesses en poussant des petits cris de joie lorsque vient l’heure de s’atteler à la chronique. Et cette semaine… l’angoisse. L’angoisse de la page blanche. Sous perf, avec un beauceron dressé pour me mordre les testicules si d’aventure je viens à m’endormir devant le show, je subis les inénarrables aventures de la bande de pieds nickelés et rien ne vient. Tel Rocco Siffredi devant Nadine Morano qui reviendrait de la plage et qui ne trouverait pas la force, même en sachant qu’il en va de même pour la femme bronzée et pour la volaille, le meilleur c’est le blanc, ce show n’éveillait pas en moi les prémices de l’idée d’un concept.

 

En même temps, on ne va pas non plus faire le boulot des bookers ! Quand on en arrive à ce niveau d’indigence, pour ce show qui n’est ni plus ni moins qu’un bouche-trou destiné à vendre un peu de bande passante et quelques sièges, difficile de pondre plus de 500 mots ! (d’ailleurs, je n’en suis qu’à 415).

 

L’hypocrisie, dans ce show, est du reste totale : on nous présente les prétendus rookies comme tels, mais dans le générique de l’émission, on voit plusieurs lutteurs qui n’en sont pas du tout, ce qui n’a guère de sens…

 

 

Guère de sens – Allégorie

 

 

Comment se passionner pour un Titus O’Neill transparent en tant que Face et tout autant en tant que Heel ? Pour son équipe de fortune avec un Young qui n’en finit plus de traîner ses guêtres dans ce show de pacotille alors qu’il y a à peine un an il livrait des prestations encourageantes à Superstars ? Pour sa feud avec Percy Watson et Alex Riley, ce dernier étant l’archétype du paillasson à la WWE auquel on fait miroiter un certain avenir alors qu’il est clair qu’il n’a ni le charisme ni le talent pour cela, puis que l’on renvoie aux gémonies ? Non sans s’être entre temps fait dévorer tout cru par un Funkasaure de passage ?

 

Car oui, ce merveilleux tag team, dont on a déjà tout deviné, c’est le main-event du soir… Oui parce qu’à NXT, ils n’ont pas Teddy Long, ils ont Striker. Le même, mais en blanc, et encore un gâchis total pour la WWE, tant Striker ferait un bon commentateur, comme il l’a déjà été par le passé. Finalement, le seul intérêt d’O’Neill, c’est sa nouvelle themesong, un rap un peu lourd plutôt sympa à écouter (mais pas longtemps).

 

 

Amusez-vous monsieur Charentais…

 

Comment, de toutes façons, nalyser des rivalités au micro qui sont à peine au ras des pâquerettes ? A base de « t’es un vilain, mais je me ferai plus prendre », « c’est toi le vilain », « non c’est toi », « bouhouhou », « le public il est nul LOL ». Et comme il est triste de voir Regal se morfondre aux commentaires de cette chose.

 

Et pendant ce temps, dans le MEME show, un match oppose Barreta et Kidd ! Je ne dis pas que Barreta est un génie de la lutte, mais c’est un bon petit soldat, quant à Kidd je pense avoir déjà dit dans ces colonnes tout le bien que je pense de lui, et le voir ainsi se morfondre en n’ayant même pas les honneurs de Smackdown me fait espérer qu’il puisse bientôt rejoindre la TNA et sa X-Div en pleine renaissance (comme l’a prouvé Major Tom dans sa dernière review d’Impact). Et afin que le calice soit bu jusqu’à la lie, alors que le show n’a à peu près rien de consistant à offrir, les deux hommes ont eu à peine un peu plus de 3 minutes… Bon, il vaut toujours mieux 3 minutes entre ces deux-là que 15 entre Show et Mark Henry, car elles ont été aériennes et spectaculaires, moulées dans un beau talent, mais la frustration est là, bien présente.

 

Autre laissé pour compte, mais pour des raisons plus évidentes, Slater, qui entretient manifestement une feud avec Bateman. Là encore, mais quel niveau affligeant au micro pour les deux… Si ce n’est pas une découverte concernant Slater, c’est plus étrange venant de Bateman, excellent dans le rôle du cinglé en tant que Rookie de Bryan. Bref, les piques ont volé bas, et même très bas, Slater essayant de se faire passer pour un grand champion et Bateman se voulant corrosif, le tout se terminant sur du « ta nana est une pouffe  – et ben toi t’es un loser ».

 

Vous comprenez maintenant cette angoisse de la page blanche ?

 

 

Pourquoi ça ne lui arrive jamais, à lui?

Pourquoi faut-il qu'il ait toujours un truc insipide à écrire?

 

 

Finalement, la seule chose comique de cette séquence aura été le résumé des défaites infligées par Hornswoggle à Slater ponctuée par une grande question de Bateman « non, sans blague, tu as un finisher ? », et l’intrusion de Maxine, parce que soit elle a rétréci de la tête, soit elle a bien pris des hanches, toujours est-il que sa tenue de Vampirella de Saint-Quentin devient de plus en plus grotesque et gâche un peu ses éventuels effets.

 

Je ne vous cacherai pas que les histoires de couples, dans le catch, m’ont toujours prodigieusement gavé, mais ce carré entre Kaitlyn, Bateman, Curtis et Maxine est plongé dans le flou le plus total et laissé en roue libre par tous ses protagonistes. Et là encore, la victime collatérale est une lutteuse qui pourrait subir un meilleur sort : Alicia Fox. Il y a encore quelques jours, elle livrait des matchs corrects dans les shows principaux, était en course pour le Divas Championship, avait montré de beaux progrès…Et rien. La voilà réduit à jouer les utilités pour une roulure dans un show de fond de cour…

 

On est aux trois-quarts du show, et il n’y a toujours rien de valable, alors que s’annonce le main-event… que dire ? Un catcheur beaucoup trop faible (O’Neill, pour ceux qui ne suivraient pas), trois autres à peine corrects… Rien. Pour être tout à fait honnête, Watson a montré une ou deux jolies choses, mais comme il tenait le rôle du face en péril, qu’il était impensable de confier à un Riley booké plus fort, cela a forcément un peu gâché son impact sur le match. Victoire finale des deux heels, dans l’indifférence générale, et je me demanderai toujours pourquoi certaines personnes paient une place pour voir cela, quand nous autres rédacteurs regrettons parfois de gâcher de la bande passante pour ça…

 

Donc voilà, comme prévu, rien à dire, un show totalement transparent, et une vaste arnaque, puisqu’avec rien à dire on peut quand même faire 7000 signes ! ARF ARF ARF je suis démoniaque !

 

Et puis au moins j’ai retrouvé Tony Chimel.

 

 

Et il a toujours son air chaleureux!

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