Catch

Smackdownissimo

Venu de nulle part, c'est Cobra
Plus vif que le serpent, c'est Cobra
Personne ne l'aperçoit, c'est Cobra
Mais il est toujours là, Cobra !

Themesong d’un tweener des années 1980

 

Go home show: nom masculin. Se dit des derniers shows télévisés avant un pay-per-view. Il ne s’y passe en général pas grand-chose. Mais des fois si.

 

 

Si vous lisez attentivement l'article jusqu'au bout, vous découvrirez qui a remplacé Randy Orton dans l’Elimination Chamber de Smackdown.

 

 

Nalyse de Smackdown du 17 février

 

 

N’allez pas croire, amis lecteurs, que le choix d’une nalyse « en images » est celui de la facilité. Bien au contraire, il s’agit, à bien des égards, d’un véritable sacerdoce, tant l’exercice impose à celui qui s’y astreint l’obligation d’essorer sa cervelle jusqu’à la dernière goutte d’inspiration humoristique. Mais le défi est digne d’être relevé, car c’est quand même fun à faire. Et ce Smackdown s’y prête tout spécialement : en effet, beaucoup de gens ne l’auront sans doute pas vu, car le dernier SD avant un ppv est souvent tout vide, et on n’a pas le temps de le voir que le ppv est déjà arrivé. Et puis, le show a été très réjouissant et empli d’innombrables moments de bravoure ! Alors, en avant, et en musique. Natalya, envoie-nous un p’tit rythme bebop !

 

 

Prout prout prout-prout, prout prout prout prooooout !

 

 

Yeah !!!

 

 

Avant même le générique, est diffusé un clip consacré au match Randy Orton – Big Show de lundi dernier, qui s’est achevé par un run-in autoritaire de Dany Brillant.

 

 

Putain Billy, comment t’assures au montage, t’as fait une espèce d’aura hyper flippante autour de Bryan, c’est mortel !

Heu non, j’ai rien fait, c’est les images telles quelles.

 

 

L’occasion pour moi de souligner une fois de plus l’exceptionnel travail de la cellule chargée des montages vidéos à la WWE. Ces types, qui ont bien mérité d’être salués par Shawn Michaels lors de son discours de départ en avril 2010, ont tout compris à leur mission, qui consiste à hyper au maximum les feuds en cours en recourant à d’innombrables procédés, presque toujours utilisés avec justesse : distorsion de l’image et du son quand c’est nécessaire, ralentis saisissants, accélérations brutales, accompagnement musical parfaitement pompeux, plans de coupe appropriés sur le public, flashbacks, flash forwards… Qu’il s’agisse de rappeler les événements de la semaine précédente ou de mettre en valeur une carrière qui s’est étirée sur vingt ans, ils savent y faire, les sagouins, sans doute venus des mêmes écoles de ciné-clip-pub d’où sortent leurs homologues spécialisés dans la bande-annonce de blockbuster hollywoodien. Il y aura une bonne demi-douzaine de clips ce soir, et tous seront réussis dans leur genre, de la mièvrerie la plus crasse à l’épouvante la plus échevelée.

 

Pour démarrer, donc, le match qui a opposé, à Raw, les deux top faces de Smackdown a été présenté comme un affrontement absolument épique, le botch final a évidemment été effacé et l’intervention de Bryan a été d’autant plus dramatiquement soulignée que c’est à son coup de ceinture que la commotion cérébrale d’Orton a été imputée en kayfabe.

 

 

Randy comprit immédiatement qu’il avait une commotion cérébrale : les voix dans sa tête avaient de l’écho.

 

 

Le générique est envoyé, puis on retrouve Randy, en gros plan, assis de toute évidence dans le bureau de Teddy Long. Orton a sa gueule des mauvais jours (c’est facile à reconnaître, c’est quand il a les yeux plissés). La déco du bureau de Teddy Long est comme toujours parfaitement adaptée au goût du jour. Dans chaque stade, cet homme a le même bureau, à la moindre plante verte près, y a que les posters qui changent.

 

 

Coincé entre un Great White et un personnage du Triomphe de la Volonté de Leni Riefenstahl, le révérend King n’en mène pas large.

 

 

Aujourd’hui, on a discrètement installé une pochette de jeu WWE12, ça c’est du placement produit coco.

 

 

Dans WWE12, vous pouvez incarner le personnage de Randy Orton ! Après une commotion cérébrale en début d’année, vous passerez le reste de votre temps assis sur un canapé à essayer de vous rappeler votre nom.

 

 

L’ingéniosité des metteurs en scène n’a pas de limite : Orton est assis sous le poster d’Elimination Chamber, ce ppv auquel il est censé participer dimanche pour enfin (après FIVE LONG MONTHS !) reprendre la ceinture de champion du monde poids lourds en vue de Wrestlemania. Subtile façon de nous annoncer l’inéluctable nouvelle, qui nous saisit d’effroi, surtout qu’on a lu les spoilers.

 

 

J’avais un truc prévu dimanche, mais pas moyen de me rappeler quoi…

 

 

Le champ s’élargit, comme c’est de coutume dans les segments WWE, et l’on découvre que Randy n’est pas seul ! Non, il est accompagné de… Captain Obvious en son évidente personne !

 

 

Mais qui êtes-vous, monsieur ?

Eh bien, playa, le nom de famille de mon père, c’était Long, et mes parents m’ont prénommé Theodore. Je suis donc… Theodore Long !

 

 

Teddy parle, Randy l’écoute (ou pas, on n’en sait rien. Moi quand j’écoute un mec, j’opine du chef, je lui prends la manche, je dis « ah ben oui ! », « haha ! », « noooon ? » et autres « pfff… ». Orton, lui, est moins expansif. Ca se trouve il écoute pas du tout Teddy en fait. Ca se trouve il essaie toujours de se rappeler comment il s’appelle).

 

 

– Voilà playa, tu as une commotion cérébrale, ce qui signifie que tu as une mémoire immédiate qui ne dépasse pas deux secondes, espèce de petit connard prétentieux tout juste bon à chier dans le sac des filles, alors que c’est quand même un album très sympa, où Camille fait le meilleur usage qui soit de sa somptueuse tessiture vocale.

– Hein ?

 

 

Teddy prend son meilleur air d’enterrement pour apprendre à Randy qu’il n’a pas le droit de toucher à Bryan ce soir, et qu’il est également forfait pour Elimination Chamber. Orton réagit à peu près comme la momie de Lénine réagit au battement d’ailes d’un papillon au Honduras. C’est-à-dire qu’il ne réagit pas du tout. Dieu sait pourquoi, devant ce calme confinant à la catalepsie, Long prend soin de prévenir son hôte qu’il y a des agents de sécurité devant la porte de son bureau, et qu’ils vont l’escorter hors du stade. Sur ces bonnes paroles, le caméraman doit faire un signe à Orton, qui se lève et se casse.

 

 

– Tu as bien compris playa ? Pas de match pour toi ce soir, ni dimanche.

– OK, donc je m’appelle Playa. C’est un début.

 

 

Ouf. Long s’en est sorti comme un chef. Orton ne lui a pas pété la gueule. Le cas vipérin est évacué, et le General Manager se plonge immédiatement dans une profonde réflexion. Sans doute cherche-t-il le meilleur moyen de trouver un remplaçant digne du nonuple champion du monde qui vient de quitter la pièce.

 

 

Hmm, là elle me dirait « Oh Teddy, tu as bite ! » et moi je lui dirais « Ben oui, mes chromosomes sexuels sont XY, ce qui implique que j’ai développé des organes génitaux mâles. » Ouais, trop bien cette répartie…

 

 

Laissons le cerveau à ses pensées, et précipitons-nous vers le ring, car voilà qu’on nous annonce un match par équipes ! Il concerne 80% du lineup de l’Elimination Chamber de Smackdown, seul le champion Bryan est épargné. Un Big Show moins jovial que d’habitude fera la paire avec l’épouvantail du Pundjab. Historiens, à vos claviers : ces deux-là ont-ils déjà fait équipe par le passé, et s’agit-il de l’équipe la plus haute jamais vue à la WWE, voire dans le monde, sachant que Khali fait 2m21 et Show 2m15 ?

 

 

– Haha niqué le niaquoué, j’ai demandé que les pods à Elimination Chamber fassent 2m18. Tu seras obligé de…

– Bwaaaa !

– Hééé si. Tu seras obligé de TE BAISSER !

 

 

Leurs adversaires sont les punching balls favoris du show bleu depuis leur victoire conjointe à Survivor Series, Cody Rhodes et Wade Barrett, lequel ferait mieux de reprendre la musique de Triple H époque Connecticut Blueblood plutôt que d’enchaîner les themesongs rockeux sans personnalité.

 

 

Allez, tous en chœur… heu merde, c’est quoi les paroles de ma chanson cette semaine ?

 

 

Le match raconte une histoire édifiante : Khali démarre pour les faces, il commence par dominer ses adversaires, mais Barrett parvient à le mettre au sol, les heels cognent sur l’Indien, qui finit par faire le tag vers un Show qui a les poings qui le démangent, qui déboule dans le ring, qui envoie Rhodes par-dessus la troisième corde et chokeslamme Barrett dans la foulée, pin, 1, 2, 3, c’est gagné. Wow.

 

 

– J’ai gagné !

Show, ton partenaire veut partager avec toi les lauriers de la victoire.

– Hein, j’avais un partenaire ce soir ? Je croyais que c’était un match à handicap à un contre trois.

 

 

Car oui, Khali n’a rien appris de son expérience d’il y a deux semaines avec Randy Orton (alliés pendant un tag match contre ces mêmes Barrett et Rhodes, les deux hommes s’étaient chamaillés après le combat, et l’Indien avait pris un RKO). Comme une fleur, il vient s’incruster sur la photo aux côtés du Big Show, c’est pas comme si celui-ci allait être son adversaire pour le titre dans deux jours.

 

 

Bwa.

 

 

– T’as dit quoi là ?

– Bwa.

 

 

C’est bien ce que j’avais cru comprendre !

 

 

Le Big Show quitte le ring sous son themesong, il vient de massacrer trois de ses adversaires d’EC et ignore les mains tendues par le public, il se dirige backstage ! Backstage, justement, on retrouve Teddy Long, qui fait comme nous tous quand on veut faire croire qu'on a des amis : il fait semblant de parler au téléphone.

 

 

Allo ? Oui, oui, tout à fait, dans la mesure où il pleut dehors et tu as l’intention de faire une promenade, je pense qu’il serait sage que tu prennes un parapluie, mon ami, car les gouttes qui tombent du ciel pourraient te tomber dessus, et tu serais alors mouillé !

 

 

Le stratagème ne prend pas, on sait bien qu’il n’appelle que des numéros surtaxés qui diffusent des enregistrements de femmes respirant lourdement pour qu’on croie qu’elles font du sexe. De toute façon, le cadre s’élargit, ce qui signifie qu’il y a quelqu… woptain mais c’est Mark Henry ! Mark Henry, suspendu par Long au lendemain du Royal Rumble, qui a beaucoup réfléchi à son comportement et vient solliciter une audience afin de suggérer à son supérieur hiérarchique une solution qui arrangera les deux parties.

 

 

– Mets-moi dans l’Elimination Chamber à la place d’Orton, négro.

– Mark, je…

 

 

S’IL TE PLAIT!

 

 

Sauf que Big Show finit par arriver : il veut Bryan ! Allez, Teddy, démerde-toi, tu me le chies au besoin, mais je veux Daniel Bryan pour lui taper dessus, je veux, je veux, je veux ! Sauf qu’Henry ne l’entend pas de cette oreille interne, il était là preumze, il avait pas fini, même que le Show c’est un gros mal poli et qu’il va gentiment attendre que Mark ait fini de discuter avec Teddy avant de parler de ses propres (et fort secondaires au demeurant) problèmes.

 

 

Bon, Teddy, je viens de défoncer Rhodes, Barrett et Khali, je suis chaud, je veux un match contre Daniel Bryan maintenant !

– Hé…

 

 

– T’as dit quoi là ?

– Hé.

 

 

C’est bien ce que j’avais…

 

 

… compris !

 

 

Henry out pour le compte, le Big Show demande à Long si celui-ci va lui donner ce qu’il veut, à savoir un match avec Bryan, comprennent les spectateurs les plus malins. Sauf que Long n’est pas homme à se laisser intimider, alors il s’enfuit à toutes jambes. Le Big Show se dit qu’il lui reste dix secondes d’antenne, et improvise. A savoir qu’il défonce tout le bureau, télé comprise, à laquelle il assène knockout punch ! Les meubles volent, la photo de Luther King tombe, le Big Show rugit, la caméra tremble, fouyaya. Il est vraiment énervé.

 

 

Quand Valérie Damidot n’aime pas votre déco, elle n’hésite pas à vous le faire savoir.

 

 

Respirons, oui respirons le grand air du grand large car voici un clip promouvant la récente tournée de nos héros au pays de ceux qui ont du pétrole, mais c’est tout.

 

 

8 heures du matin, Dubaï : Sheamus ouvre la fenêtre de sa chambre d’hôtel.

 

 

Clip traditionnel (Cena et ses copains racontent que c’était génial d’être là, plans de coupe sur le public, quelques images de matchs, etc.), avec cependant deux moments involontairement hilarants. Il se trouve que deux types étaient brièvement interviewés dans ce clip, un Emirati et un Libanais venu exprès pour l’occasion. Les deux gars s’expriment dans un anglais parfaitement clair, bien plus compréhensible que, au hasard, celui de Jim Ross. Sauf que vu que c’est des bougnoules, leurs propos sont sous-titrés en anglais !

 

 

– En fait j’ai passé vingt ans aux States, j’ai fait Harvard, et je viens de rentrer au pays…

Quelqu’un peut appeler un traducteur bougnoule-anglais ? On pige rien à ce qu’il raconte ce type !

 

 

– Ouais, j’ai acheté ce tshirt car le slogan Rise Above Hate serait fort bienvenu dans mon pays miné par les conflits confessionnels…

Bill, appelle le FBI, ce type est louche. Je pense que c’est un terroriste. Regarde, il s’est fait la gueule de Brodus Clay. Il veut sans doute l’assassiner et prendre sa place dans notre avion de retour et l’écraser sur le mont Rushmore !

 

 

Le clip est en tout cas constellé d’images merveilleuses, qui feront je n’en doute pas la joie de nos Légendes Killers !

 

 

Putain Bill ! Mets des sous-titres, voyons, nos spectateurs parlent pas arabe !

 

 

On revient dans le stade. Teddy Long est dans le couloir, face à des agents de sécurité (sans doute des catcheurs locaux ou de la FCW ; cette image fera un carton dans quelques années quand ils seront au top de la WWE, un peu comme celles de CM Punk accompagnant Cena à Wrestlemania 22 ou Sheamus jouant les gardes du corps pour DX il y a quelques années). Il leur explique qu’ils doivent aller déloger le Big Show, qui apparemment est toujours dans le bureau qu’il vient de dévaster. Vu qu’il a pété la télé, on se demande ce qu’il y fait. Peut-être y profane-t-il le corps de Mark Henry. Ou bien il mange le ficus, on sait pas. L’un des agents refuse d’accomplir son devoir, de peur de se faire manger à son tour. Long le comprend et s’en va « chercher des renforts ». Je vous livre la suite tout de suite : on ne saura rien de ces « renforts », on apprendra juste que le Big Show a fini par quitter le stade.

 

 

Hey playas, puisque vous êtes quatre, pourquoi ne feriez-vous pas… une belote ?

 

 

Cut, et voici du jamais vu (au moins depuis une semaine) : un match Hunico – Ted DiBiase. Ted a un nouveau tshirt à vendre. Ca peut marcher auprès des mecs dont le prénom commence par D et qui espèrent se faire flinguer par un sniper fou. En attendant, Booker essaie de nous faire croire que le DiBiase Posse existe, alors qu’il s’agit seulement d’un cas classique de schizophrénie aiguë. Pathétique.

 

 

Je suis une bande de jeunes à moi tout seul, je suis une bande de jeunes, j’me fends la gueule.

 

 

Le posse d’en face n’est pas beaucoup plus vaillant, puisqu’il est composé de deux pitres se baladant sur un vélo volé à Toys R US. La vraie intrigue des matchs d’Hunico (qui gagne ce soir par rollup), c’est de savoir quand l’un de ses adversaires volera son vélo. Au catch, c’est comme à la récré, si t’as un objet favori, t’es sûr de te le faire piquer un jour. Pour l’un c’est une urne funéraire aux pouvoirs mystiques, pour l’autre c’est un maillet utilisé comme une arme blanche de cinquième catégorie, ben pour Hunico, c’est un vélo. Je rêve de le voir en feud avec Kane pour que Kane s’enfuie sur son vélo en éclatant d’un rire satanique.

 

 

Contador et Nadal en ont vraiment leur claque des insinuations des Guignols de l’Info.

 

 

Kane, justement (putain mais cette transition ! /va à la fenêtre et prend une pose de Legend Killer face à la nuit indifférente), est ensuite à l’honneur d’un court clip dont vous devinez sans peine le sujet. McOcee, experte en Mal, Haine, Cocufiage et autres abominations, vous a largement entretenu de la feud entre le Big Red Hater et le Riser above Haters, aussi ne vais-je pas y aller de mon laïus. Un commentaire toutefois : il serait avisé, pour souligner l’aspect terrifiant et monstrueux de Kane, de lui dire de se raser avant de tourner ses vignettes. Les quelques pauvres poils blancs qui se baladent sur son menton évoquent moins Jason, Michael Myers ou Leatherface que mon voisin Gégé quand il vient sonner à ma porte dimanche à midi, en marcel et calbut, pour demander s’il me reste pas du vin ou à défaut du vinaigre qui l’aiderait à faire passer cette mauvaise gueule de bois.

 

 

C’est fait exprès. Comme ça, quand John embrassera enfin la haine, il dira « aïe, ça pique ». AHAHAHAHAHAHAHA!

 

 

Voici venir les Uso, avec leur haka désordonné mais énergique. Alors soit c’est moi qui, malgré mon héritage maori et mes cinquante sélections chez les All Blacks, ne capte rien au haka, soit les frangins ne sont pas du tout synchrone, ce qui est quand même le comble pour des jumeaux (y en a, si jumeau 1 prend une ligne de coke, jumeau 2 a une montée d’énergie ; là les Uso, ils sont même pas foutus de bouger en cadence. Ca se trouve ce sont des jumeaux hétérozygotes).

 

 

Putain mais lâchez-nous, on fait pas le haka, on fait le Fuca!

 

 

Alors les Usos, en ce moment, c’est un peu comme DiBiase : une seule feud à se mettre sous leurs dents de sauvages, en l’occurrence avec Epico et Primo, les prestigieux champions par équipe. Le match, remporté par les méchampions (le néologisme est de moi, vous n’avez pas le droit de le réutiliser ou alors vous devrez me donner un million de dollars), n’est pas désagréable à l’œil, les deux équipes ayant développé plusieurs manœuvres communes, et on a enfin trouvé un rôle à Rosa (qui progresse, puisqu’elle était me semble-t-il moins efficace dans son rôle de puta muy caliente du temps où elle se tapait un Zack Ryder heel et méconnu dans l’intimité de l’ECW mourante).

 

 

– Wow ! Bravo les garçons, vous avez gagné ! Ca me rend tout chose, ça me donne envie de faire… un moonwalk !

– Maîtrise-toi Michael, tu vas griller ta couverture.

 

 

Et allez, c’est la fête du court-métrage puisqu’arrive un nouveau super méga clip de la mort, cette fois consacré à la feud opposant Triple H à l’Undertaker. Là encore, c’est de la belle ouvrage, les propos de chacun des belligérants, Michaels compris, étant illustrés des images qui vont bien. Franchement, les gars qui font ces clips, si vous me lisez, ben j’ai un pote qui se marie en avril, je vous enverrais bien deux vidéos où il dit des conneries bourré, si vous pouvez transformer ça en un truc épique style Ben Hur, ça serait cool. Comme l’an dernier, on nous rappelle que sous le costard du businessman, il y a un cœur de pierre qui ne bat pas. Et qui ne ratera donc pas un seul battement au moment de plier en huit l’Undertaker à Mania.

 

 

Je suis le Game-ah. Le roi des rois-ah. L’assassin cérébral-ah. Je suis…

Paul, sors de là, ça fait un quart d'heure que tu squattes la salle de bains, faut que je me maquille pour emmener les petites à l’école.

– … pardon chérie, j’en ai pour une minute.

 

 

Il est temps de revenir au show, qui après deux matchs de midcard va reprendre de la hauteur car arrive enfin le champion poids lourds, accueilli comme il se doit par des jets de steaks et de poches de sang de bœuf. Dans le public, les parents forcent leurs enfants à boire du Viandox. Un homme déguise en Ronald McDonald urine sur une effigie du Mahatma Gandhi. Bref, la heat de Bryan le vegan fonctionne à fond les ballons !

 

 

Parfois, la nuit, quand j’ai du mal à m’endormir, je scrute les étoiles phosphorescentes que j’ai collées sur mon plafond en pensant à ces fans de catch américains qui passent des heures à fignoler ce genre de pancarte, et je me dis que c’est quand même super joli, des étoiles phosphorescentes collées au plafond.

 

 

Daniel Bryan, chaque semaine plus à l’aise au micro, déroule sa belle partition de heel : Orton et le Big Show ont fui le stade pour ne pas l’affronter, après ce qu’il leur a fait lundi dernier, ces gros lâches, lui ne fuit jamais devant l’adversité, que ça leur serve de leçon… puis lui vient l’idée géniale de demander à Lilian Garcia d’annoncer officiellement sa victoire sur Orton (apparemment leur rematch était prévu ce soir avant la nouvelle de la commotion vipérine), par forfait. Et Lilian de s’exécuter, sous les « Yes » extatiques de notre héros à tous.

 

 

– Allez Lily, dis-le que j’ai battu Orton  par forfait.

Bon, bon, d’accord… Le vainqueur de ce bras de fer, par décompte à l’extérieur, Raaaaël Brandon !

 

 

Les plus perspicaces d’entre vous ont deviné la suite. Pour les autres, la voici. Attention les yeux, chaque apparition de Captain Obvious provoque un flash aveuglant.

 

 

– Bryan, tu n’as pas de match ce soir et tu es heel. J’ai sous la main Sheamus, qui n’a pas de match non plus et qui est face.

– CAP-TAIN OB-VIOUS ! CLAP CLAP CLAP !

– J’ai donc décidé…

– – CAP-TAIN OB-VIOUS ! CLAP CLAP CLAP !

– … après mûre réflexion…

– CAP-TAIN OB-VIOUS ! CAP-TAIN OB-VIOUS !

– … que vous allez vous affronter !

– OUAAAAIS !!!

– Et ce match aura lieu…

– CAP-TAIN OB-VIOUS !

– RIGHT NOW !

 

 

Aaah, Bryan-Sheamus, possible main event Smackdownien de Wrestlemania 28, déjà opener rêvé de Mania 27 et réduit au dernier moment au statut de dark match… Il y a de quoi faire, surtout que les deux hommes ne s’étaient pas encore affrontés depuis leurs turns respectifs. Le match fut très exactement ce qu’il devait être. Sans trop nous en donner, deux jours avant un ppv et un mois avant une possible redite à Mania, il a tout de même laissé miroiter pas mal de belles choses, mis en exergue les qualités des deux adversaires et, évidemment, la supériorité intellectuelle de Bryan sur toutes les brutes qu’on lui balance dans les roues. Comme Henry et le Big Show avant lui, Sheamus se laisse finalement emporter par la colère, après une série de gifles et autres petites humiliations lancées par le champion. Il y eut dans le lot un bon gros glaviot, mais la réalisation, curieusement, ne le montra pas, préférant vite zapper sur un mec horrifié dans le public.

 

 

Tain Bryan, t’es trop nul de lui cracher dans la gueule ! Tu ferais mieux de lui enfoncer les yeux dans les orbites, comme ça, chlaaa !

 

 

Le plus marrant dans cette histoire de mini-censure, c’est que sur le on ne peut plus officiel wwe.com, le glaviot est bien présent, sous trois angles différents même… Encore un mystère mystérieux que ne manqueront pas de résoudre nos pros de la législation internationale, n’en doutons guère !

 

 

"Il faut savoir que Smackdown est diffusé dans 143 pays, dont la Mongolie, où la salive est apparentée, conformément à une tradition chamanique traduite dans la constitution syncrétiste d’inspiration gramsciste en vigueur depuis 1976, au liquide séminal, porteur de vie et donc sacré, et qu’un crachat équivaut, du point de vue du Code de censure télévisuelle du pays, à une éjaculation faciale. D’où la suppression de cette image du programme diffusé internationalement."

 

 

Merci Thogril, je n’ai jamais douté de toi.

 

 

Bryan gagne encore, Sheamus montre que son caractère quelque peu impétueux peut lui jouer des tours à l’avenir, et nous on se dit que ça fait un moment qu’on n’a plus eu de segment backstage ou de clip ! Bingo. On démarre par une séquence dans le bureau dévasté de Long (pas de plans au sol, on ignore donc si Mark Henry y repose toujours), où le GM reçoit Barrett et Rhodes, venus exiger qu’il leur révèle qui remplacera Orton. La réponse tombe : il y aura ce soir une bataille royale ouverte au roster entier (Long dit d’ailleurs qu’elle est ouverte à « whoever ever put on a pair of wrestling boots », ce qui m’induit en erreur en me convainquant qu’on va avoir droit à des retraités type Foley ; à noter qu’il considère également Superstars comme un roster à part entière, depuis le temps qu’on le dit !). Celui qui la remportera aura l’honneur de se faire défoncer dimanche. Les deux heels réagissent fort curieusement. Au lieu de se réjouir de cette décision qui, après tout, pourrait bien permettre à quelque low ou midcarder d’entrer dans la cage, ils poussent de grands cris de protestation : ce n’est pas assez prestigieux, voyez-vous ça, imaginez qu’un no name entre dans la Chamber ! Bon, disons le clairement, c’est n’importe quoi ça. Barrett et Rhodes n’ont aucune raison de regretter qu’un potentiel nullos remplace Orton. Au contraire, ils devraient s’en féliciter, puisque leur tâche en deviendrait plus aisée. J’ai vraiment pas compris ce segment, donc merci aux Barrettologues et aux Rhodesiciens de m’expliquer !

 

 

Heu Teddy, y a déjà un no name tout pourri dans la Chamber en la personne de ce gros con là, t’es sûr que tu veux prendre le risque d’en ajouter un autre ?

 

 

Pendant qu’on s’interroge sur la décision de Long (les mecs de Raw seront eux aussi de la partie, ce qui laisse de nombreuses options ouvertes), on découvre encore un clip, oui, ONE MORE CLIP, ça arrête pas, c’est la nuit des publivores. Celui-ci est parfaitement hilarant, sans que cela soit voulu. L’idée, c’est de montrer que Dwayne Johnson est une vraie grande star, et en même temps un mec sympa. Sauf que, putain, le film qu’il promeut en ce moment, c’est « Journey to Mysterious Island II », sans déconner ! Et dedans, il roule des pecs à la Chris Masters et ressemble de façon effroyable à Morsay ! Le tout étant tourné, joué et produit par des gens qui foutent vraiment les boules, en plus.

 

 

Il a été très gentil, très simple. Il a même accepté de prendre une douche dans ma caravane, un jour où je lui avais détraqué sa douche exprès. Evidemment, il n’était pas au courant pour les caméras cachées partout.

 

 

Il m’a appris beaucoup de choses. Il m’a dit que le pissou, c’était pas seulement pour faire pipi, mais aussi que ça pouvait aller dans la zézette des filles. Mais je sais pas, peut-être qu’il faisait une blague, il faisait souvent des blagues, comme le soir où il a mis mon pied dans un verre d’eau pendant que je dormais et que je me suis fait pipi dessus.

 

 

Il a été super sympa, il m’a même permis de toucher ses nénés. Maintenant on peut dire que je suis plus puceau, je pense.

 

 

Il a été adorable. Il a toujours payé pour les capotes. Un seigneur !

 

 

– Ils m’a mis son poing dans le cul! Il m'a mis son poing dans le cul! Au secours!

– Ta gueule Dumbo !

 

 

A part ça, le Rock est passé à la télé plusieurs fois, c’est fou. Sérieux, y a un de ces complexes d’infériorité chez Vince, c’est consternant. Mec, a y est, t’es arrivé, t’es la WWE, un chiffre d’affaires à neuf chiffres, une gloire mondiale, blablabla, c’est bon, t’as plus à accoler le logo « vu à la télé » sur ton produit comme si t’étais l’épicier du coin ! Tu ferais mieux de nous montrer que ce type a une chance de battre Cena dans un mois, par exemple. Oui, je sais, c’est dingue comme idée.

 

 

Une star, c’est quelqu’un qui bosse très dur pour devenir célèbre, et qui une fois devenu célèbre, porte des lunettes de soleil et un béret pour qu’on ne le reconnaisse pas.

 

 

Le cœur encore ébouriffé par le clip rockien, on assiste avec soulagement à l’entrée de Jinder Mahal, Ceinture de Bronze 2011, Numéro 14 du Rumble 2012 et tête de Turc (alors qu’il est indien, mais pour vous c’est pareil, bande de racistes) d’une bonne partie de notre lectorat. Jinder a désormais une barbe drue et une espèce de coffre en plastique pour son turban. Faudrait que Kane feude avec lui en même temps qu’avec Hunico, je veux voir Kane s’enfuir en vélo et en turban et en riant comme un damné.

 

 

[Dialogue du couple au premier rang] – Regarde Bobby ! Ce mec fout son turban dans un truc en plastique !

– C’est dingue ça Mary ! Ca me donne envie de baiser !

– Oh, toi alors, hihihi !

 

 

Jinder affronte Ezekiel Jackson, qui va évidemment le mass… hey ! what ? Non ! Eh ben elle est tombée bien bas la Personnification de la Domination, puisqu’elle abandonne comme une grosse merde dans un Camel Clutch de Jinder Mahal ! La WWE ne lâche pas l’affaire avec les Indiens, entre Khali dans la Chamber et Mahal en simili-push, manquerait plus que ce dernier rejoigne son compatriote dans la Chamber dimanche en gagnant la bataille royale à venir !

 

 

– Arrête, ô puissant Jinder ! Cet homme est vaincu, sois généreux et laisse lui la vie sauve !

– Tu parles d’or, manant. Il ne sera pas dit que Jinder Mahal aurait manqué de clémence envers un pauvre freluquet qui eut la folie de le défier. Je relâche mon étreinte fatale.

– Tu es bon, Jinder.

– Et beau mec aussi, non ?

– Aussi, oui.

 

 

Hey, et si on se matait un petit clip, en attendant la bataille royale ? Oui, en voilà une idée qu’elle est bonne ! Le clip rend hommage à Tamina. La preuve qu’on la pushe, c’est qu’elle a droit à un nom de famille maintenant, ce qui est un sacré progrès pour une nana à la WWE. Ca tombe bien, c’est pas n’importe quel nom de famille, et le clip de souligner la continuité snukienne, qui s’exprime aussi bien dans le Splash final que dans une silhouette pour le moins robuste.

 

 

Jimmy Snuka, alors enceint de Tamina.

 

 

Tamina sera la prochaine victime de Beth, il faut donc en attendant lui offrir une victoire. Un tag team fera l’affaire, Tamina s’alliant à Alicia Fox (les deux filles étaient alliées, mais en heels, il y a à peine quelques mois… on s’en fout ? Oui, OK, on s’en fout) pour faire face à la championne et sa pétulante camarade.

 

 

– Marche derrière moi, Natalya !

OK, mais tu promets de pas prouter ?

 

 

Comme la totalité des suiveurs, je me demande quel taré a eu l’idée de faire de Natalya, accessoirement l’une des toutes meilleures catcheuses de la WWE, une péteuse compulsive, mais cette décision a indéniablement emmené le catch féminin dans une autre dimension. Laquelle, c’est la question… Natalya montra en deux ou trois minutes dans le ring qu’elle était toujours aussi brillante, avant de caler un Sharpshooter sur Alicia Fox qui semblait lui garantir la victoire… mais l’arbitre faillit alors défaillir, comme on dit, parce que Nattie avait pété pendant le Sharpshooter. Lol !

 

 

Je suis spécialiste de paix… et de pets !

Vous, vous êtes une femme Barbara Louf.

 

 

Sur ce, Tamina entrait en action et disposait rapidement de Natalya. Moment poignant que celui du pin, où – du moins je l’imagine ainsi ‑, Nattie, de désespoir, envoya une dernière salve de petits pets comme un baroud d’honneur, sans effets sur la Tonguienne, habituée à se nourrir de charognes décomposées dans la jungle ancestrale.

 

 

Prout, prout, prout-prout, prout, prout-prout, prout-prout, prout-prout.

 

 

(c’est la Marche Funèbre, si vous avez pas reconnu)

 

 

Beth essayait d’attaquer sa future adversaire, encaissait un Superkick, mais avait la présence d’esprit de rouler hors du ring avant le Splash qu’armait déjà la sauvage. Bon, le build est assez classique (encore que Tamina n’est face que depuis un mois environ), mais je suis assez confiant pour dimanche. Les filles peuvent espérer obtenir sept ou huit minutes, et ça pourrait envoyer du bois, vu les styles en présence, Tamina étant peut-être la seule diva du roster, Kharma exclue of course, à pouvoir physiquement rivaliser avec la championne.

 

 

On a beau les prévenir, les chevaliers d’or sont toujours surpris quand ils encaissent les météores de Pégase.

 

 

Une petite séquence backstage pour digérer tout ça ? Pa ni pwoblem. Voici donc Teddy dans son bureau tout cabossé, qui reçoit la visite de nul autre que M. Excitment, Johnny Ace en personne, venu se moquer de son idée de bataille royale ouverte à tous et surtout présenter le futur vainqueur, David Otunga. Long lui sort une blague poujadiste sur les avocats, les méchants s’en vont.

 

 

Teddy, voici David Otunga, c’est lui qui va gagner la bataille royale de ce soir.

Ah ça, on ne peut pas savoir qui va la gagner, puisqu’elle n’a pas encore commencé !

Heu, oui, certes, je voulais dire qu’il est à mon avis le favori pour la gagner.

– Hé bien, pour gagner, il devra être le dernier homme dans le ring, ses adversaires ayant tous été éliminés en passant par-dessus la troisième corde et leurs pieds ayant touché le sol !

– Merci, Teddy.

Alors, il sera proclamé vainqueur.

Bon, David, allons-y.

Le vainqueur de ce match entrera dans l’Elimination Chamber. C’est un combat à six participants organisé de la façon suivante : chaque concurr…

 

 

Ah ça, il sait y faire avec les méchants, Captain Obvious, rien à dire !

 

Bon, on est prêts pour la bataille royale maintenant, on peut y aller ?

 

Vous plaisantez ou quoi, ça fait bien cinq minutes qu’on n’a pas vu de clip ! C’est parti, avec un spécial Kane-Cena-Ryder-Eve, plus long que le premier, et résumant excellemment les événements des dernières semaines, dont ceux de lundi. Avec des ralentis bien humides sur la PELLE OF THE CENTURY. Miam.

 

 

Putain non ! Juste quand j’allais déclarer ma flamme à John !

 

 

Et enfin, enfin, la bataille royale peut débuter ! On se fait rapidement quelques réflexions : le vainqueur de ce combat sera dans l’EC ce dimanche, ça doit donc être un gars crédible. Or il n’en reste pas tant que ça qui ne soient pas encore concernés par le ppv… Le plus grand nom du lot est sans doute celui de Jack Swagger, le champion US que personne ne songe à défier et qui ferait un sixième homme fort acceptable dimanche.

 

Derrière lui, on tombe vite sur des gars comme Drew McIntyre (dont la storyline de licenciement est au point mort depuis quelques semaines et qui pourrait sauver sa tête en remportant la bataille royale), Brodus Clay (pas vu depuis le Rumble, le Funkausaure, auquel il serait peut-être temps de donner un début de push sérieux), voire des accidents industriels comme Jackson, Ryan, Riley, tous plus ou moins pushés en 2011, tous nominés à la ceinture de plomb au final, et qu’il faudrait pourtant tenter de relancer un jour. Et puis, ça peut être l’occasion de voir ce que Justin Gabriel a dans le ventre. C’est à peu près tout pour les options crédibles parmi le roster actuel. En exagérant un peu, on peut attribuer une mince chance à Mahal, histoire de nous raconter une histoire dimanche avec le Great Khali, voire à DiBiase ou Hunico, catcheurs fiables qui ne feraient pas trop tâche dans le décor (DiBiase était de l’EC de Raw il y a deux ans, d’ailleurs).

 

 

Hunico, t’es qu’un gros naze ! Tu m’as brisé le poignet gauche, mais je m’en fous ! Hé oui, je me branle de la main droite ! Hahaha ! C’est qui le boss ?

 

 

Autre option envisagée : quelque vieux de la vieille, puisque Teddy Long a employé une formulation assez floue pour dire qui avait le droit de participer. On pourrait donc voir un Mick Foley se faire un chemin jusqu’à la Chamber, ou alors un Booker T., un Jerry Lawler ou un Goldust (histoire de donner corps à cette rumeur de match fratricide avec Cody à Wrestlemania). Enfin, c’est aussi l’occasion de signer un retour en fanfare pour un main eventer sur la touche depuis un moment : si Rey Mysterio, Christian ou Alberto Del Rio est rétabli, il fera figure de favori ce soir.

 

 

Oui Teddy, j’ai bien compris que tout le monde peut participer, mais ça ne m’intéresse pas, merci. Oui oui, parce que je suis un gros lâche, voilà.

 

 

Les catcheurs entrent en scène, Raw après Smackdown, les hommes de la brand bleue étant précédés d’un Santino qui prend décidément très à cœur son rôle d’assistant de Long.

 

 

Et surtout, les gars, retenez votre respiration, Natalya est passée dans le coin il y a une demi-heure !

 

 

Et là, une fois qu’ils sont tous là (oui, même les zombies de NXT !), le ring tremblant sous leurs bottes de cuir, ils s’arrêtent tous et regardent la rampe d’accès. J’ai dit qu’ils étaient tous là, mais il manque encore plusieurs de mes favoris, à savoir Swagger, Clay et Ryan. Ma certitude, pendant que les catcheurs se figent dans l’attente du themesong du seul d’entre eux qui aura son entrée personnalisée : le Funkausaurus va arriver maintenant et ça sera épique !

 

 

Vous avez bien la choré en tête les mecs ? On va lui faire une sacrée surprise !

 

 

Raté : c’est David Otunga, accompagné de Laurinaitis. Ma certitude : il aura droit au traitement Mohammad Hassan (cliquer ici pour se remettre en mémoire ce grand moment de solidarité).

 

 

– Alors David, comment ça se présente ?

– Monsieur Long a recruté pour son émission, qui ne porte pas l’épithète déposé « Supershow », de nombreux travailleurs employés par des brands rivales : débauchage auprès d’entreprises concurrentes, article 182, alinéa 2 du Code du Travail. Il a également organisé un main event dépourvu de la moindre parcelle de starpower, ce qui peut être apparenté à du sabotage de son propre outil de travail : faute grave, article 16, alinéa 1. Enfin, il n’a pas convoqué Hornswoggle : discrimination, article 2, alinéas 1 à 6. Vous avez largement de quoi le faire virer, Sir.

– Heu, merci, mais je voulais juste savoir si tu pensais pouvoir gagner ce soir.

– Ah ça, aucune chance, n’oubliez pas que je suis nul à chier.

 

 

Otunga se dirige vers le ring sous les lourds regards de ses adversaires. C’est hilarant, en général c’est le Big Show qui a droit à un traitement de ce genre. Pas David « punching ball » Otunga ! Enfin, il arrive au pied du ring, et sent un grand souffle de vide : oui, c’est son ancien coéquipier Michael McGillicutty qui le regarde de ses yeux de poisson mort !

 

 

– Michael, toi qui le connais bien, dis-nous vite s’il a une faiblesse ! Avous-nous une chance de le battre ? Comment devons-nous nous y prendre ?

– Laisse tomber Curt, il n’y a rien à faire. Nous pouvons aussi bien sauter de nous-mêmes par-dessus la troisième corde. C’est David Otunga. L’équivalent pour un ring de Galactus pour une planète peuplée de macaques.

 

 

Et la cloche sonne, David est le dernier entré (et n’a pas droit au sort de Mohammad Hassan, je suis décidément mauvais pronostiqueur). Il n’y aura donc ni Swagger, ni Clay, ni Ryan, ni Christian, ni Del Rio, ni Mysterio, ni Foley, ni personne, juste l’un de ces mecs-là qui sera dans l’EC de Smackdown. D’un coup, les chances de Drew McIntyre remontent significativement. Eventuellement, Justin Gabriel, pour enchaîner sur une feud avec Cody autour du titre IC… En tout cas, il est extrêmement rafraîchissant de voir une bataille royale sans grand favori et sans main eventer qui élimine tout ce qui bouge. Chacun fait son petit truc, et je me surprends à m’éclater devant le spectacle, qui rend notamment grâce aux champions par équipes, fort efficaces, eux qui avaient été traités comme de la grosse merde au Royal Rumble.

 

Ca se dépiaute petit à petit, les gars de NXT étant logiquement éliminés assez vite. Hunico et DiBiase s’éliminent mutuellement, comme de juste, et on a droit à une très sympathique séquence entre Justin Gabriel et Primo (qui venait d’éliminer Epico, le salaud) : un enchaînement de projections par-dessus la troisième corde rattrapées chaque fois in extremis. Vous savez de quoi je parle, la scène se produit vingt fois par Bataille Royale : X balance Y, puis s’en retourne dans le ring, satisfait, sans prendre la peine de vérifier si son adversaire ne s’est pas accroché comme un désespéré. A croire que les catcheurs n’ont jamais vu une bataille royale de leur vie… Ici, la séquence a été poussée jusqu’au ridicule, mais ce fut bien fait, et nous rappela que la WWE comptait quand même dans ses rangs un sacré tas de putain de bons catcheurs.

 

 

Ha, c’est la septième fois que je balance Gabriel par-dessus la troisième corde ! S’il se sauve une fois de plus, c’est décidé, la prochaine fois je vérifie bien qu’il est tombé. Hé ouais, je suis pas né de la dernière pluie moi !

 

 

Gabriel et Primo finissent par sortir tous les deux, Jackson se venge de Mahal en l’éliminant, Drew fait forte impression, et survivent finalement quatre hommes : McIntyre, Jackson, Otunga (toujours là sans avoir fait grand-chose, ce qui est finalement un bon résumé de sa carrière) et Santino, tout à fait à sa place puisque ce combat est largement placé sous le signe de la comédie ou en tout cas de la légèreté. A cet instant, on se dit que ça se jouera entre Otunga, qui a quand même eu droit à sa présentation individuelle et tout, et Drew, en mode rédemption.

 

 

En bon Ecossais radin, Drew McIntyre trouve que les honoraires de son avocat sont vraiment trop élevés.

 

 

Sauf que, une fois Jackson out, McIntyre est éliminé par un Santino opportuniste, et on peut se pincer : les dernières minutes du go-home Smackdown seront consacrées à un match entre Santino Marella et David Otunga !

 

 

– Santino… Nous combattons l’un contre l’autre pour devenir First Contender au titre de champion du monde poids lourds ?! Comment est-ce possible ?

– Davide… Regarde autour de toi. Il n’y a rien. Je crois que l’explication est évidente : nous sommes morts.

 

 

Bon, là, le doute n’est plus permis : on aura quelques minutes de comédie, puis Otunga se débarrassera de Santino et ira dans la Chamber, Laurinaitis profitera de son pouvoir pour l’avantager, au pire ça sera rigolo de le voir se faire démonter par le Big Show et le Great Khali… En attendant, on se gondole, puisque Tino se met en mode Hulk Hogan, avec un no-selling absolu des attaques du Musclor d’Harvard, puis place ses propres signature moves, rate évidemment son Diving Headbutt, Otunga lui porte un Neckbreaker, puis l’empoigne, il va le sortir, voilà, OH PUTAIN !!!

 

 

OH PUTAIN.

 

 

Dans une séquence qui répète exactement la fin du Royal Rumble 2011, sauf que cette fois Marella est du côté victorieux, celui qui était à l’offensive bascule dans le vide. Santino Marella est qualifié pour l’Elimination Chamber de Smackdown, où il affrontera Rhodes, Barrett, Khali, Show et Bryan ! Le public exulte, comme de juste.

 

 

Le trombone de Santino Marella, en vente sur wwe.com à partir de 99,99 dollars, frais de port compris. Méfiez-vous des contrefaçons.

 

 

Et pourquoi n’exulterait-il pas ? Et pourquoi n’exulterions-nous pas avec lui ? De toute façon, le sixième homme de la Chamber n’allait pas gagner. Santino va amener une grosse dose de rigolade dans l’un des main events d’un show par ailleurs mortellement sérieux, et une fois de temps en temps, c’est pas plus mal, faut juste veiller à ne pas en abuser.

 

 

Ca y est, Toto Schillaci a enfin un successeur, vingt-deux ans plus tard.

 

 

Le show s’arrête donc là, d’une façon absolument inimaginable. Michael Cole me pique le jeu de mots de la fin, à savoir que la Vipère a été remplacée par le Cobra. Du coup, j'ai pas de fin, et je vous invite juste à ne pas oublier de poster vos pronos sur Elimination Chamber et évidemment à lâcher vos indispensables comms!

 

 

Ah ben oui, c’est clair, il a mis la langue, Cena. Ca veut dire… qu’il a embrassé Eve !

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