Catch

La WWE sous de bons auspices

Prepare yourself for the worst it's coming soon 

I believe in those foretold prophecies of doom

They say the end is close, it's coming fast

Not every single one of us is gonna last

Six feet under, War is coming

 

Bienvenue à tous pour une review d'un Smackdown intéressant pas tant pour son contenu mais pour les promesses qu'il apporte, même si je vous assure il y avait du bon matériel dans le show bleu, à commencer par la guerre inter General Manager.

 

 

         

Aujourd'hui à l'entraînement pour la guerre, session camouflage.

 

 

Nalyse de Smackdown du 9 mars

 

 

Débarrassons nous du moins bon avec le titre WHC détenu par Daniel Bryan, il a été opposé à Sheamus dans, tenez-vous bien, un segment micro ! On croit rêver tellement c’est rare dans cette feud , c’est à peine la deuxième fois que les deux catcheurs se retrouvent face à face micro en main. Et encore, il a fallu que Michael Cole vienne les interviewer pour que ce soit possible ; prenant en compte le fait que les supershows existent et qu’on y voit souvent des confrontations micro entre antagonistes de Smackdown, et en ajoutant  à ça que l’opposition entre les deux était générique à souhait,  c’est à se demander ce que foutent les bookers avec cette feud qui est bien la plus mauvaise pour un titre majeur que j’aie vue pour Wrestlemania. Habituellement, on a dans l’ordre d’importance des rivalités : titre WWE, streak, titre WHC, titres secondaires ; à l’heure actuelle, l’ordre d’importance est plutôt : Rock vs Cena, titre WWE/streak, titre intercontinental, titre US, titre WHC, c’est lamentable.

 

Le personnage de Daniel Bryan était là pour sauver le segment,  son gimmick a été poussé encore plus loin, il a aujourd’hui parlé de scientific wrestling, y intégrant son végétalisme et sa façon de catcher. Il ajoute que c’est grâce à ça, son charisme et son sex appeal qu’il a pu battre autant de personnes, et certainement pas par chance. Le début du speech est intelligent mais la fin ruine tout, il a un vrai personnage mais il le joue de la même façon que tous les heel, ce qui rend le personnage moins intéressant à mon goût: des heels arrogants, il n’y a que ça, il faudrait changer un peu, ça commence à être lassant.

 

En face de lui par contre, c’était vraiment mauvais. Sheamus est à mon sens un des meilleurs catcheurs du business, il est bon dans le ring, fait des prouesses au micro et peut facilement jouer n’importe quel rôle comme il l’a déjà prouvé. Mais là, le personnage qu’on lui a refilé est vraiment à chier. Au début du face turn, il y avait un coté irlandais un peu perché qui était assez marrant parce qu’il gardait son côté bad ass, mais maintenant, il ne ressemble plus à rien. J’ai retranscrit le texte pour que vous vous rendiez compte : « Tout le monde a besoin d’un peu de chance, j’ai été chanceux toute ma vie, je suis fier de l’Irlande d’où je viens, je suis chanceux d’être aux Etats-Unis d’Amérique, je suis chanceux de faire partie de la WWE, et surtout, je suis chanceux de me tenir debout devant vous tous ce soir ! (en pointant le public du doigt) Mais je pense aussi que tu traces ta propre route, et c’est exactement ce que je fais nuit après nuit, match après match, je me suis battu pour arriver où j’en suis. Bien sûr que j’ai eu un peu de chance, mais au moins, je ne me cache pas derrière une petite nana de 45 kilos ».

 

Honnêtement, si on enlève le coté irlandais du speech, on a du John Cena version 2009 dans le texte, et je n’exagère même pas. Le problème est qu’il y a de très fortes chances que le face conquérant gagne le titre à Mania, et que son règne risque d’être chian. Il va être combattif, un peu marrant, dominateur et va perdre son titre sur un coup de pute de la team Excitement.

 

 

Et comme on dit chez moi, "Hustle fella, Loyaulty fella, Respect fella"

 

 

Après ce segment plus que moyen où le gentil a défié le méchant pour Mania, il y a eu un match Big Show,  Randy Orton et Sheamus contre Cody Rhodes, The Miz et Daniel Bryan booké par John Laurinaitis car ne l’oublions pas, c’est lui qui dirige le show aujourd’hui.

 

Il est intéressant de noter que les catcheurs sont entrés en alternant heels et faces, ce qui a permis de ressusciter la heat et la pop à chaque entrée. Ce genre d’initiatives prouvent bien que Smackdown reste un laboratoire qui sert à tester de nouvelles choses. Le match en lui-même était à l’image du segment qui l’a précédé, même si certaines des phases étaient assez divertissantes, notamment tout le manège entre Cody Rhodes et le Big Show. Ces deux-là ont d’ailleurs un match prévu à Mania pour le championnat intercontinental. Leur insertion dans le main event ce soir prouve que les bookers n’ont plus d’idées pour eux et préfèrent diluer le contenu en créant des matchs ; c’est la stratégie utilisée dans la rivalité Daniel Bryan – Sheamus depuis des semaines. La pauvreté de Smackdown en segments est entièrement de la faute des supershows du lundi soir qui proposent des oppositions entre catcheurs de Smackdown et appauvrissent par cela la brand bleue. Il me semble logique que seule l’abolition de ce concept de supershow pourra redorer l’image du B-Show de la WWE.

 

Pour revenir au match, il a confirmé une pensée que j’avais depuis un bout de temps, c’est-à-dire que Sheamus gaspille ses talents dans des matchs lambda. Il a beaucoup étoffé sa palette de mouvements depuis son face turn, seulement, au lieu de rendre chaque move exceptionnel, il les utilise à chaque match. Par exemple, le rolling fireman’s carry slam: il le sort à chaque confrontation alors que vu son gabarit, c’est quand même un mouvement extraordinaire. Le sortir une fois de temps en temps puis à Mania en faire un extraordinaire depuis la deuxième corde façon Mr Kennedy… Kennedy donnerait bien plus de saveur au mouvement. Ce reproche est aussi valable pour ses dix coups dans le poitrail ou ses montées sur la troisième corde ; en parlant de ça, au house show de Bercy, les deux choses qui m’ont le plus marqué sont d’abord le fait que j’ai failli me pisser dessus quand Mark Henry m’a regardé dans les yeux, et ensuite que le géant Sheamus est monté sur la troisième corde, c’est dire à quel point ce mouvement est impressionnant.

 

Quoi qu’il en soit, comme souvent à Smackdown, les faces ont gagné, et Kane est intervenu, mais nous en parlerons plus tard, donc passons à autre chose.

 

 

Tu veux mon zizi?

 

 

YES! YES! YES! YES!

 

 

Parlons maintenant des tag teams et de leur situation désastreuse. Aujourd’hui, les champions Epico et Primo se sont mesurés à la tag team de R-Truth et Kofi Kingston. Déjà, la WWE a couronné des champions dont elle semble avoir honte. Durant leur entrée, les Portoricains ne portent pas leurs ceintures de champions; visiblement, elles sont cachées derrière leurs t-shirts.  Ils sont champions bordel ! Et heels de surcroît ! Ils devraient brandir bien haut leurs titres et au moins se vanter, quitte à faire comme tout le monde. Au lieu de ça, ils débarquent avec un theme song de jobber, sans montrer leur titre et sans avoir jamais pris un micro pour s’exprimer. De plus, le valet de cette équipe est Rosa Mendès, le plus mauvais valet de la WWE depuis un bail, elle crie en espagnol en ring side, ok, n'excite pas le public contre son équipe, et c'est à peu près tout ce qu'elle fait, au moins, on ne la verra quasiment plus après Mania quand son équipe aura perdu, et c'est tant mieux.

 

Que la WWE ait refilé le tag team championship aux premiers venus pour punir Evan Bourne est compréhensible, mais les bookers pourraient au moins essayer d’en faire quelque chose, en leur donnant pourquoi pas un segment au micro ou backstage, histoire qu’ils aient une identité. Au lieu de ça, on leur donne des matchs qu’ils remportent souvent, et c’est tout, ils n’ont aucune identité. 

 

Le plus malheureux, c’est que ce n’est pas le pire, le pire est la tag team qui leur a été opposée, R-Truth et Kofi Kingston, qui ont pour seuls points communs d’être faces et Noirs. Je ne veux pas crier au racisme, mais pourquoi eux ? Des faces libres, il y en avait plein, mais on a collé les deux Noirs de service face aux deux champions en carton. Le match a été remporté par les nègres de service, ce qui est probablement un avant-goût de leur victoire à Mania.

 

 

Leur nom de tag team sera les Power Niggers et leur catchphrase sera "Y a bon Y a maniania". Quoi, c'est pas bon?

 

 

Après le mauvais,, le moyen. Toutes les parties moyennes de Smackdown faisaient partie de sa ligne directrice, à savoir la feud inter GM pour le contrôle de la WWE ; plusieurs matchs ont été organisés dans cette perspective : drew mcintyre vs ???; Mark Henry vs Ezekiel Jackson et Theodore Long vs John Laurinaitis.


Mr Excitement, le patron d’une soirée, a annoncé qu’il organisait un match entre Drew Mcintyre et un adversaire mystère. S'il gagnait, Drew allait récupérer son job. Dans une bonne promo, comme à son habitude, l'Ecossais a annoncé la couleur, il est du côté du formidable Mr Opportunity, augmentant les rangs de la team Excitement. Étrangement, c’est le Great Khali qui a déboulé et une fois n’est pas coutume, les annonceurs ont rappelé son statut d’ancien champion du monde poids lourds. Cela ne laisse aucun doute, il va servir à donner du star power à la team Obvious face à la team Excitement. Cela prouve à quel point l'équipe dirigée par Long est pauvre en comparaison avec l'équipe opposée. Actuellement, elle comporte The Great Khali et Ezekiel Jackson de disponible; il y a beaucoup de sympathisants mais tous sont occupés pour Wrestlemania. 

 

Après ceci, Otunga a débarqué pour virer l’Indien et a amené le vrai adversaire de Drew, Hormzmougueule. C’est une manœuvre très conne à mon avis: s’ils sont au pouvoir pour la soirée, ils n’ont qu’a ramener Morzmzmougll tout de suite, il y avait quand même d’autres moyens de joindre Khali à la storyline. Quoi qu’il en soit, Drew a tellement détruit le nain que l’arbitre a arrêté le match, et comme prévu, The Great Khali est monté sur le ring pour protéger Hormsmoguelle et déniaiser Drew Mcintyre au sens beatdown du terme.

 

Etant un grand fan de Mcintyre, je suis content car l'homme violent qu'il était va être de retour et va probablement beaucoup en vouloir à Teddy Long; vu leur passé commun, sa rage va peut-être faire de lui une des pièces majeures de l'arsenal de John Laurinaitis. 

 

Le deuxième match (entre Mark Henry et Big Zeke, faut suivre) était nul, c’était un squash, la seule chose intéressante est que les commentateurs ont insisté sur le passé d’haltérophile de Mark Henry, ça va probablement entrer en ligne de compte pour une modification de son gimmick en vue d'être l'enforcer de l'équipe de John "Excitement" Laurinaitis. 

 

Notons qu'Ezekiel Jackson est devenu un jobber, il ne gagne plus aucun match, que ce soit à Smackdown ou à Raw (sauf face à Mcintyre mais ça compte pas!), ce qui est plutôt stupide. Vu la pauvreté de son clan, les bookers auraient pu le faire tenir un peu face à Mark Henry et le crédibiliser un peu.

 

Concernant le troisième match, nous en parlerons un petit peu plus tard.

 

Maintenant que nous avons traité le moins bon, parlons du meilleur en commençant par l’opener qui était un cage match entre Santino Marrela et Jack Swagger pour l’US title introduit par le génial John Laurinaitis. Encore une fois,  le faux Italien a fait popper la foule comme pas possible. C’est une des grandes révélations de cette année: on le savait populaire, mais pas à ce point-là. La pop est en plus méritée, il soigne parfaitement son personnage cabotin un peu concon ; dés son arrivée, il cabotine en marchant athlétiquement ou en jouant de la trompette sur la table des commentateurs et il joue avec le public. Je pense que la WWE a bien fait de miser sur lui, il faut juste espérer que l’effort de crédibilisation continue et qu’il passe pour un champion US digne de ce nom d’ici quelques semaines.

 

Biff Swagger était bien entendu accompagné par son meileur pote Dolph Ziggler – qui soit dit en passant est tombé bien bas depuis sa feud avec CM Punk – et sa cougar de valet Vickie.

 

Le match a été dominé par Jack Swagger, mais comme je le disais il y a quelques lignes, on sent Marella de moins en moins faible, et de plus en plus capable de tenir et remporter un combat face à un gars du niveau de Swagger. Pendant le match, Dolph Ziggler est intervenu en faveur de son pote, et s’est instantanément pris un Cobra à travers la cage puis s’est fait renvoyer dans les coulisses par l’arbitre.

 

Le problème de cette scène à mon avis est le Cobra. Alors j’en suis très fan, vraiment, j’ai aucun souci à suspendre mon disbelief et me dire que c’est un coup dans la jugulaire qui coupe la circulation au cerveau. Mais je me dis aussi que si un néophyte zappe et tombe sur Smackdown, accroche au principe de deux gars dans une cage qui font semblant de se battre tant que c’est impressionnant, il va ensuite voir un gars qui donne un vulgaire coup avec le bout de ses doigts et son adversaire tomber par terre comme s’il s’était pris une WMD.  Ce n’est absolument pas crédible et même si ça nous fait marrer nous autre suiveurs, ça fait fuir les potentielles arrivées, au même titre que d’autres mouvements communs, qu’on voit à quasiment tous les matchs comme le leap frog, où on voit clairement un gars se baisser pour passer sous son adversaire ou la fausse esquive vers la troisième corde ou on voit encore clairement un des deux se baisser.  Personnellement, je serai pour la suppression de ces mouvements ; il paraît qu’ils sont indispensables à tous les matchs pour meubler entre deux phases mais je suis persuadé qu’ils sont remplaçables par d’autres manoeuvres techniques.

 

 

Et donc là jete touche et tu t'effondres, t'inquiète pas, les  gens y croiront.

 

 

Concernant le Cobra, il ne me dérange pas tant qu’il reste dans le midcard. En revanche, si Santino est amené à s’élever au main event, il faudra que le Cobra soit relégué au rang de signature move et qu’il ait un vrai finisher.

 

Pour revenir au match, sa conclusion a été innovante: Vickie a voulu claquer la porte de la cage sur l’Italien mais au lieu de ça, the All American American se l’est prise en pleine face, ce qui a permis à Santino de sortir par l’endroit le plus fou existant dans la cage: la porte. Ce n’était pas arrivé depuis le six avril  1981 dans un match entre Bob Backlund et Stan Hansen! ça fait plus de trente ans qu’elle ne servait à rien, qu’aucun participant ne sortait par là et que tout le monde savait que quand un catcheur tentait de sortir par là, ses mains toucheraient le sol mais pas le reste de son corps vu qu’il serait tiré par son adversaire.

 

Cette conclusion était donc très plaisante: pour une fois, celui qui s’en sort de façon controversée, c’est le face, pas le heel, et le public l’acclame en plus. Ça change du schéma habituel du brave gentil qui s’en sort de façon propre et sans bavure. Le plus intéressant est que ce scénario va être utilisé plus tard dans la soirée, mais on en reparle plus tard.

 

Juste après ça, toujours dans la partie intéressante de Smackdown, segment backstage entre Teddydore et John Laryngitis. Je me demandais ce que foutait Teddy dans le bâtiment après tout ce qu’il avait fait à Johnny, je pensais que celui-ci le dégagerait avant même le commencement du show. La réponse arrive rapidement: le match prévu entre Aksana et Kane sera annulé si Teddy accepte un match face à Mr Excitement… et le perd.

 

Plusieurs segments seront éparpillés au fur et à mesure de la soirée entre Teddy et Aksana qui est une très mauvaise actrice – dire qu'on aurait pu avoir Maxine à sa place si elle n'avait pas montré son minou sur twitter (image trouvable sur google bande de pervers) – afin de montrer le danger que court le GM de Smackdown. 

 

Une fois les deux managers dans le ring, celui de Raw prend un micro en ordonnant à Teddy de se coucher s'il ne veut pas qu'Aksana se prenne un grand monstre rouge. 

 

Teddy a refusé, Kane est arrivé, Orton a RKOé.

 

Pendant ce temps-là, Theodore Long a pris son homologue de Raw dans un petit paquet et a gagné le match. Encore une fois, le face a gagné de façon controversée, et encore une fois, le public l'a acclamé. C'est rafraichissant et c'est peut-être un signe annonciateur d'un changement à la WWE et de touches de gris plus fréquentes afin de livrer au public un produit moins caricatural qu'actuellement. 

 

 

Caricatural, tu sais de quoi il parle, Horns'?

 

 

Terminons avec la feud entre Randy Orton et Kane. Cette rivalité très bof sort vraiment de nulle part, on voit bien que sa seule utilité est d'occuper Randy pour Wrestlemania. Pas grand chose à dire dessus, Orton a frappé Kane en milieu de show; Kane est venu en fin de show pour se venger. Voilà à peu près tout.

 

La feud en elle-même n'est peut-être pas très captivante mais ce qui en découle l'est un peu plus. En arrivant pour se battre avec Aksana,  Kane a montré qu'il était du coté de Laurinaitis, ce qui a incité Orton à rejoindre l'équipe de Long sans même s'en rendre compte. Tout cela pour dire que la rivalité entre les deux gérants n'aura peut-être pas lieu à Wrestlemania, mais après, quand tous les catcheurs seront libres: CM Punk, Daniel Bryan, Orton, Jericho, Rhodes, Show… Cette storyline pourrait enfin être la métastoryline dont nous rêvions il y a six mois, et s'étendre jusqu'aux Survivor Series qui est le pay per view parfait pour régler ce genre de problèmes.

 

C'est ainsi que la nalyse s'achève, n'hésitez pas à donner votre opinion dessus dans les commentaires, qu'ils soient positifs ou négatifs.

 

 

Oh Teddy, j'ai si peur! Si peur de me faire défoncer par le Gros Monstre Rouge!

– Chaque chose en son temps, petite. Pour l'instant, il faut déjà régler le problème Kane!

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