Catch

Smackdépucelage 2, reload !

Quand on est mort, c’est tous les jours dimanche.

Jean Dolent (qui aurait pu parler de l’Undertaker)

 

Cette traîtresse de WWE a diffusé ce vendredi deux versions de Smackdown, sans la moindre image commune, et sans prévenir ! Résultat, en bon nalyste bizut, je me suis planté de show et j’ai chroniqué l’émission que vous ne verrez jamais ! Qu’à cela ne tienne, je répare mon erreur en vous parlant de la bonne version, le véritable go-home show qui vous donne envie de fusionner avec votre canapé pour ne surtout pas rater la moindre miette du Mania de ce dimanche !

 

 

John Cena, lui, a fusionné avec le pouf de son salon.

 

 

Nalyse du Smackdown du 30 mars

 

 

On m’avait dit que pour mon baptême du feu j’aurais droit à une émission riche en vidéos et en best of, c’est pourquoi je me suis pas inquiété outre-mesure en chroniquant en sifflotant une victoire de Ricky Steamboat sur le Macho Man, ou encore un match dans lequel l’Undertaker dépassait les 3 km/h en course à pied. Oui je sais, j’aurais dû me douter de quelque chose, mais je vous rappelle que le choix du nalyste de ce Smackdown s’est fait par un concours du forumeur le plus geek encore en ligne à des heures où tout bon fan de John Cena dort paisiblement dans son petit lit voiture, sous le regard paternaliste d’un nain de jardin Hustle Loyalty Respect.

 

Quoi qu’il en soit, l’épisode de Smackdown de cette semaine était fort différent de l’OVNI que je m’étais farci à la base, puisqu’il comportait tout de même le total ahurissant de deux matchs, enrichis d’une promo inédite du Big Show, le tout enrobé de superbes images de coulisses où les fans de la WWE déambulaient dans les travées d’un musée vivant érigé à la gloire de la fédération de Stamford. Le tout commenté en duplex par Striker et Mattews sautant sur l’opportunité de disputer un grand match comme le premier Elinton Andrade venu, et l’habituel duo Cole/Lawler occupés à cabotiner depuis un plateau au milieu du joyeux bordel de Miami.

 

 

– Waouh, c’est Hornswoggle !!

– Où ça ?!

– Merde fais gaffe !

– Poussez pas !!

– Trop tard…

– Putain, tu l’as écrasé ! Pourquoi il a pas bougé ce con ?!

– C’est la ceinture de plomb, ça le rend moins mobile…

 

 

L’objectif de ce show était bien évidemment de donner le dernier coup de booster à chaque storyline et d’amener le bouchon à deux doigts de la limite pour mieux exploser dès dimanche au milieu de l’American Airlines Arena de Miami, pour noyer la salle sous des torrents de mousse blanche et poisseuse, et non je vous parle même pas du canapé de Jyskal après le match Taker/HHH.

 

Tiens d’ailleurs, tant que je parle des joyeux duettistes (qui sont en réalité trois avec HBK), ils ne sont jamais aussi bons que quand ils ne parlent que dans un montage. Deux vidéos complètes sur cet épisode rien que pour cette feud, voilà une belle exposition ! Faudra juste rappeler aux commentateurs qu’un plus grand match de tous les temps par Wrestlemania c’est déjà beaucoup, mais deux avec les deux Main Events de cette année, c’est trop.

 

Si les papys avaient besoin de redorer leur blason en promos, il y avait également ce vendredi deux catcheurs qui devaient se refaire une crédibilité entre quatre cordes (qui a dit exactement comme le Deadman et le Cerebral Assassin ?) : il s’agit de deux nouvelles recrues des équipes destinées à s’affronter dimanche, Zack Ryder pour la team Teddy et Drew McIntyre pour la team Johnny. Le Long Island Iced Z montait le premier sur le ring avec un sourire jusqu’aux oreilles, et ce pour une explication tenant en un mot, commençant et finissant par un « e ».

 

 

Oui Zack, sauf que Vince a une écriture de cochon, et « Endeavor » ça finit par un « r »…

 

 

Bref, voilà que Drew le rejoint sur le ring, et le moins qu’on puisse dire c’est que ces deux-là nous ont offert un match de premier choix. Bien sûr, l’impression est peut-être biaisée par le fait qu’on attend un peu moins d’eux que du CM Punk/Chris Jericho de dimanche, mais ne boudons pas notre plaisir, ça a été du très bon catch, conclu après plusieurs nearfalls par un Rough Ryder qui a permis à Zack de triompher de (l’ex ?) Chosen One. Voilà qui met en lumière un catcheur méritant qui avait un peu disparu des radars avec son rôle de punching ball dans la storyline Cena/Kane, et permet à Drew de catcher plus longtemps que lors de ses récents squash matchs contre Brodus ou Hornswoggle.

 

Ajoutez à cela qu’on nous a enfin vendu ce sixième homme de la team heel d’une meilleure manière qu’avec une inclusion expresse en remplacement de Christian, en montrant qu’il sait se débrouiller dans un ring, tout en le montrant plus faible qu’un élément pas forcément dominant de la team face ce qui ouvre une porte scénaristique puisque le match de dimanche, fût-il à 12, s’arrêtera au premier tombé. Alors, Drew sera-t-il le maillon faible d’une team Johnny clairement dominatrice sur le papier ? Applaudissons les bookers de Stanford, ils ont d’ores et déjà réussi à nous vendre impeccablement ce match qui n’aurait pu être qu’un os à ronger pour la midcard de la fédération.

 

 

Brodus gagne tous ses matchs et regarde Mania dans son canapé. Moi je bats personne d’autre qu’Hornswoggle et je suis à Miami. Je cherche plus à comprendre, je kiffe juste !

 

 

Et au fur et à mesure, tous les laissés pour compte de Mania commencent à se raccrocher à ce radeau de la Méduse qu’est le combat des GMs, puisque Cole et Lawler qui n’auront (Dieu soit loué !) pas les honneurs cette année du ring, se sont livrés une battle de drapeaux d’autant plus ridicule que ne serait-ce que lundi dernier le même Lawler nous affirmait qu’il était absolument ridicule d’avoir un oriflamme à l’effigie de son leader, et que Teddy Long était bien au-dessus de tout ça. Peu importe, les voir occupés ici nous libère du spectre d’une intervention de Cole dans un autre match de la carte, et comme Booker est carrément sur le ring pour l’occasion, tout le monde a un rôle et devrait s’y tenir !

 

Montons d’un cran dans la carte, et penchons-nous sur le titre Intercontinental, propriété du sémillant Cody Rhodes, mais que le Big Show riverait bien sur ses imposantes hanches pour réaliser le Grand Slam des ceintures. Il faut dire qu’après des semaines de harcèlement par l’ex-Dashing One sur tous les moments embarrassants de sa carrière, le géant a des envies de rédemption au crépuscule de sa carrière, après avoir craint de devoir jobber pour Shaquille O’Neal.

 

 

– M’sieur, m’sieur, j’ai fait tous mes devoirs depuis quinze ans, je peux l’avoir mon Wrestlemania Moment maintenant ?

– Relis ton contrat, t’es un jobber to the stars mon grand. Donc comme tous les ans, tu te couches !

 

 

On retrouve donc le géant seul au milieu du ring, dans une promo convaincante. Oui, parce qu’autant les matchs du gros spectacle m’emmerdent royalement, autant je lui reconnais de véritables qualités micro en main, qui font de lui un des tous meilleurs de la fédération, talent souvent trop sous-estimé et sans doute un poil sous-exploité. En tout cas, il a l’air de prendre Cody au sérieux, espérons qu’il en soit de même du côté des bookers et qu’on ait le droit à un vrai match, et pas à un simple squash qui offrirait sans doute un feelgood moment au public de Miami, mais bousillerait un push de longue haleine pour le frangin de Goldust. Pour le Big Show en tout cas, la fin est écrite, il Chokeslammera le champion en titre pour arracher l’Intercontinental. Et comme ça a été annoncé, je parie qu’il ne gagnera pas sur ce finisher (ou alors c’est que Cody est très con et qu’il ne regarde pas la télé).

 

On continue notre ascension vers les sommets de Mania, avec un match Jericho/Kofi qui sert à nous montrer que le leader technique de la team Long a l’étoffe d’un Main Eventer et représente donc une menace majeure pour la team Mr. Excitement, mais également que Chris demeure Jericho et qu’il va falloir du très très grand CM Punk pour en venir à bout dimanche. Comme d’habitude, Y2J a pratiqué son activité favorite depuis son retour, marcher silencieusement en coulisses avec un petit sourire en coin, pour vendre sa présence tout au long de l’émission.

 

 

En même temps, c’est ça ou il danse. Et franchement, je vois vraiment pas qui pourrait avoir l’idée saugrenue de vouloir faire danser Jericho dans une émission de télé !

 

 

Bref, voilà nos deux héros au centre du ring, prêts à se foutre sur la gueule. En parlant de se foutre de la gueule du monde, nous vendre aujourd’hui encore en promo que les vidéos annonçant la fin du monde tel qu’on le connaissait avaient un quelconque rapport avec l’activité de Jericho depuis lors, c’est franchement nous prendre pour des jambons. Et de la même manière, expliquer que Kofi Kingston et CM Punk ont des styles similaires, ça me paraît carrément capillotracté, mais bon passons.

 

Le match en tant que tel a été un petit bijou de catch, avec des alternances de domination de l’un et de l’autre, dans un affrontement qui n’aurait pas déparé dans un PPV mineur. Belle tentative d’enfumage au passage des commentateurs qui nous expliquent que se livrer de la sorte à 48h de Mania est très courageux, quand bien même les séquences ont été – notoirement – enregistrées lundi. Bref, le final est assez logique, Jericho devant gagner et Kingston ne pas démériter, un Trouble in Paradise se retrouve contré en Walls of Jericho, et Y2J peut l’emporter pour la première fois depuis son retour sur une de ses prises fétiches. C’était le dernier match du soir, vous pouvez évacuer le ring !

 

 

Et Jericho, en grand professionnel consciencieux, passe toujours le balai avant de partir.

 

 

En effet, le Main Event était une fois de plus réservé à l’affrontement Cena/Rock, et ce sous forme de vidéo, version exhaustive des différents affrontements ayant eu lieu ces dernières semaines, et s’appuyant grandement sur l’ultime affrontement de lundi à Raw. Notons au passage que les épisodes de Raw et de Smackdown se concluent cette semaine sur la même promo :, la WWE aura donc misé jusqu’au bout sur son affrontement « jamais avant, jamais à nouveau », et les chiffres de ventes de Mania devraient leur donner raison, au grand dam des suiveurs réguliers de la fédération.

 

Je vais donc prendre la liberté de conclure ce papier sur autre chose que sur cette feud, en vous livrant en vrac toutes les infos indispensables collectées dans l’épisode de ce vendredi. On apprend ainsi qu’il existe plus de 30 t-shirts WWE, ce qui vous permet de vous habiller différemment chaque jour du mois tout en restant fidèle à vos idoles de Stamford. En vous baladant dans les coulisses de Miami vous pourrez vous prendre en photo dans toutes les situations courantes de la vie de catcheur, mais aussi chanter le theme song de John Cena, bande de petits veinards. Enfin, on s’en serait pas doutés, mais ce vieux pervers lubrique de Jerry Lawler est prêt à se faire kicker le cul quand elle veut par Kelly Kelly. Nul doute qu’elle en meurt d’envie.

 

Allez, j’espère sincèrement que ce go-home show aura convaincu les derniers récalcitrants de regarder le Mania de ce dimanche, parce qu’il faut réellement reconnaître à la WWE le mérite d’avoir bien hypé les différentes feuds dans cet ultime épisode avant la plus grande échéance de l’année. Ironiquement, la seule feud pas mise en avant ce vendredi est également la seule qui n’intéresse personne (y a pas de hasard), celle mettant aux prises Orton et Kane, puisque Daniel Bryan a lui aussi eu droit à sa vidéo ce vendredi. Je vous abandonne sur ces bonnes paroles, en vous souhaitant un très bon Wrestlemania, et surtout…

 

 

En souhaitant que l’Undertaker s’arrête à 20-0 !

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