Catch

Vide et haut !

Video killed the wrestling stars.

Buggles

 

Note d'Axl: l'auteur, dupé par nos dealers habituels, avait vu la mauvaise vidéo dénommée Smackdown du 30 mars! Mais sa nalyse vaut carrément le coup d'oeil, donc on ne va pas vous en priver… d'autant que, en garçon consciencieux, il a nalyse le vrai show dans la foulée!

 

Quand une rédaction qui comporte quatre tauliers, une belle brochette de jeunes loups aux dents longues et pléthore de low-carders capables de voler le show à grand renforts de nalyses dopées aux envolées lyriques te propose gentiment de chroniquer un go-home show, y a un peu baleine sous gravier. Malheureusement pour vous et pour moi, je me suis pas méfié. Bon, foutu pour foutu, je vous propose une nalyse qui devrait réveiller le petit détective espiègle qui sommeille en vous pour relever les ultimes indices sur la route de Wrestlemania : ça va phosphorer sévère !

 

 

– Moi je suis pas encore abonné à Phosphore, Vince dit qu’entre Popi et WWE magazine je lis déjà bien trop…

– C’est pas grave John, on va faire comme si on t’avait pas vu.

 

 

Nalyse d'une compile de vidéos prise par erreur pour le Smackdown du 30 mars

 

 

Pour que vous compreniez mon embarras, il faut que je vous explique que cet épisode de SmackDown n’avait rien de l’habituel show où s’enchaînent les matchs, les promos et les séquences backstage ;;non ce vendredi la WWE nous offrait une séance version longue de son coffre à catch,  Booker et Matthews remplaçant (assez piètrement d’ailleurs) Major Tom et Kovax.

 

Nous voilà donc devant une sélection desix6 matchs issus des précédentes éditions de Mania conclue par une vidéo-promo en Main Event avec les inévitables Johnny et Rocky, amis pour la vie. Il y a dès lors deux façons de prendre la chose, la première et la plus spontanée étant de se dire que la WWE se fout ouvertement de notre gueule et ne va certainement pas proposer de nous raconter encore un bout d’histoire gratuitement alors qu’on peut acheter à prix d’or la fin de ses contes de fées (bodybuildées) pas plus tard que dimanche.

 

 

Entuber le téléspectateur pour me faire plus d’argent ? C’est tellement pas mon genre !

 

 

La deuxième, c’est de se dire que la WWE s’adresse à la subtilité cachée sous les aspects bovins du fan de catch, en lui délivrant quelques clés pour les différents matchs de la carte de Mania. Et comme c’est la seule explication qui permette d’avoir un peu de matière à nalyser, je vais me raccrocher aux branches et vous expliquer comment, avec quelques bouteilles sorties tout droit de la réserve personnelle d’une illustre membre de la rédaction dont je tairai le nom pour ne pas nuire à sa réputation, on peut décrypter le message soigneusement distillé par les bookers de Stanford !

 

 

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– Alors Mamuse, tu décryptes tout ce que je distille ?

– Arrête Booker, on sait tous les deux que c’est du remplissage d’antenne…

– Attends, ce mec est capable de croire qu’on l’a embauché pour son talent !

– T’as raison, son cas est désespéré.

 

Commençons donc par le message le plus direct contenu dans les vidéos de ce vendredi : Mania c’est la fête du troc ! En effet, si pendant l’essentiel de l’année, chaque catcheur défend son petit pré carré et applique ses propres finishers, il suffit de le mettre entre les quatre cordes du biggest stage of them all pour qu’il lui vienne l’envie subite et irrépressible de piquer les meilleurs moves de son adversaire. La preuve en images, avec l’échange de Pedigrees et de Tombstones entre HHH et l’Undertaker à WM 27, le Sweet Chin Music de Jericho sur Michaels auquel répond un Walls du Heart Break Kid à WM 19 ou encore l’échange de Stunners et de Rock Bottoms entre Austin et le Rock dans ce même 19ème opus du plus grand show de l’année. Mais attention à ne pas en abuser, comme nous le rappelle ce Tombstone tenté par Randy Orton sur l’Undertaker à Mania 21 contré en un autre Tombstone par le Deadman pour remporter la victoire. Vous y penserez dimanche, quand Bryan placera un Brogue Kick sur Sheamus, ou quand Mark Henry montrera à Santino qu’avec lui, le Cobra devient tout de suite plus crédible !

 

 

Pfff, mais il me reste que trois jours, comment tu veux que je maîtrise un finisher aussi difficile que le roll-up en si peu de temps ?

 

 

Deuxième paramètre clé mis en lumière par les Wrestlemania Moments de ce vendredi : n’en déplaise à Lapalisse, l’arbitre a un rôle clé dans un match. Qu’il permette de faire tomber un adversaire juché sur le Turnbuckle grâce à astucieux coup de pu… euh… patte dont Jericho a le secret, ou qu’il soit K.O. sur le ring comme l’homme en peau de zèbre officiant lors du Steamboat/Macho Man de WM 3, ne pouvant donc pas compter les trois coups d’une victoire de Randy Savage, ou encore mis hors d’état par une tierce personne venue interférer dans le match, comme le paternel de la Vipère lors du Orton/UTK de WM 21, avoir la peau de Roger, l’arbitre, pendant le match peut en infléchir l’issue.

 

Et tiens ça tombe bien, un des matchs de la carte de dimanche comporte un arbitre un peu spécial, en la personne de Shawn Michaels, dont on se doute bien qu’il aura une influence sur le déroulement du choc des titans (qui a dit grabataires ?), et ce de quelque manière que ce fut, de l’aide à HHH au Sweet Chin Music en traître en passant par le bump accidentel !

 

 

T’inquiète, j’ouvrirai l’œil. Et le bon.

 

 

Autre paramètre à prendre en compte, je viens de l’évoquer, l’intervention extérieure d’une tierce personne, comme le Cowboy plâtré pour aider son fiston, un animal plus poilu et benêt que celui que l’on a connu ces dernières années pendant le Macho Man/Steamboat de WM 3, ou encore Chavo Guerrero dans le triple threat Edge/Big Show/Cena de WM 25. Et si l’on considère que la feud principale de la carte de dimanche part d’une intervention du Rock dans le Main Event de Mania 27, on peut affirmer avec certitude que quelque plaisantin risque de s’inviter à la fête à Miami. La solution la plus évidente est celle d’une AJ protégeant son super connard de boyfriend dans son match contre Sheamus, mais on peut également s’attendre à un peu d’animation autour du match des GMs…

 

Tiens, pour souffler entre deux « grosses » théories, quelques infos en vrac fournies par les vidéos de ce soir. Il y a trois ans, Cena soulevait sans problème Edge et le Big Show, soit 113 + 200 kilos, 313 kilos de muscle gras. Or rappelez-vous, la semaine dernière il en chiait pour soulever Mark Henry, 190 kilos tout mouillé. C’est mathématique : John est bien plus faible en 2012 qu’il ne l’était en 2009, limite rachitique. Autre info indispensable, apparemment – le conditionnel est de rigueur – l’Undertaker aurait été un catcheur leste et virevoltant avant d’être l’ancêtre encapuché que l’on connaît aujourd’hui, à moins que les extraits de son match contre Orton ne soient de vulgaires effets spéciaux (ce qui, vu la coupe de Randy Orton n’est pas à exclure). D’ailleurs, en parlant de coupe de cheveux…

 

 

Ouais je sais, j’ai pas toujours été au top de la mode, mais t’inquiète, j’ai changé !

 

 

Ouais ouais, je vois ça…

 

 

Bon, revenons à nos moutons. Et abattons notre dernière carte majeure (oui, maintenant je me donne du « nous ») : ce dimanche nous verrons la fin d’une ère. En effet, le titre WHC n’a pas changé de hanches à Mania depuis des lustres (trois ans quoi), tandis que la dernière victoire du Rock lors du plus grand PPV de l’année date de sa 19ème édition ! Si on nous rappelle deux événements comme ça, c’est pour qu’au moins une des séries s’achève, à moins qu’il faille aller encore plus profond dans la lecture entre les lignes, et qu’il faille comprendre qu’une Streak plus importante encore va être brisée…

 

Je veux bien sûr parler de la série de défaites embarrassantes du Big Show ! Parce que je suis peut être naïf et benêt, mais pas au point d’imaginer la défaite d’un mort. De là à égaler la défense du titre intercontinental qu’on nous vend comme un des plus fameux Wrestlemania Moments lors de la défaite du Macho Man à WM 3, faut pas déconner, parce qu’autant Cody est vif et jouissif entre quatre cordes,

 

autant…

 

 

Allez, il est temps pour moi de tendre vers une conclusion, et elle se fera en relevant un événement assez loin d’être anodin à mon humble avis, la diffusion du match HBK/Jericho de WM 19. Bien sûr, c’est un excellent combat, ce dont on se serait douté vu le pedigree des deux bonhommes dans le ring. Evidemment, cette vidéo a le mérite de rappeler aux convertis les plus récents à la WWE qu’au delà du hall of famer qui cabotine entre Triplache et le croque-mort on a avant tout affaire à un sacré showman. Mais l’essentiel est ailleurs, dans la fin du match.

 

Après moult nearfalls, Michaels triomphe de Y2J et célèbre sa victoire, avant de s’avancer vers son adversaire malheureux, main tendue. Jericho hésite, et finit par se saisir de ladite main pour offrir à Mr. Wrestlemania une accolade mielleuse au milieu du ring, quand soudain… Il lui envoie son genou dans les valseuses ! Ultime pied-de-nez de Jericho à un final trop attendu, la preuve par l’acte qu’il breake tous les codes.

 

Or si dimanche la carte regorge de matchs tous plus séduisants les uns que les autres sur le papier, force est de reconnaître qu’une affiche supplante les autres dans l’attente qu’elle suscite. Et même si certains irréductibles pensent que le Rock peut l’emporter sur John Cena (alors même qu’il ne peut pas le voir), une écrasante majorité s’accorde à pronostiquer un final sous forme de réconciliation entre deux ères ayant préalablement réglé leurs comptes de façon plus virile. Maintenant faisons marcher notre imagination : et si après le mielleux…

 

 

… la légende commençait ?

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