Catch

Utter freaking destruction via satellite

DIE MOTHERFUCKER DIE !

Brock Lesnar, 12 ans, à son père tous les matins avant de partir à l'école

 

Encore tout tremblant de ma nalyse de WrestleMania, je reprends le clavier pour cet épisode spécial RAWsbeefs des plus intéressants. Après deux semaines de très haut vol au cours desquelles le navire amiral de la compagnie a mis toutes voiles dehors pour voguer vers une année 2012 radieuse, cette émission londonienne, coincée dans une tournée européenne éreintante, et souvent propice à un paquet de segments clichés, avait tout de l’écueil malheureux à première vue. Mais il n’en a rien été. Néanmoins, une ombre se profile sur la mer… une ombre qui me fait freaking shitting in my damn pants si je puis me permettre !

 

 

Non mais vous avez vu ce qu’il a fait à cette casquette ?! VOUS AVEZ VU ?!

 

 

Nalyse de RAW du 16 avril 

 

 

L’ombre, enfin c’est plus une ombre à ce niveau, c’est une foutue éclipse, c’est Brock Lesnar bien sur. L’inénarrable McOcee nous avait fait part de son malaise lors de la dernière nalyse de RAW, suite au segment polémique de la bouche en sang de Cena après un violent brawl de début d’émission. Malaise qu’alors je ne partageais pas devant la dimension impressionnante de la scène et le côté un peu excitant d’un tel déchainement de violence inhabituel. Mais ça c’était avant la bombe de ce lundi 16 avril.

 

Brock nous a gratifié d’une interview pré-enregistrée d’une dizaine de minutes entrecoupée de séquences vidéos de ses exploits passés. Et pas seulement de ses faits d’armes à la WWE, mais aussi en lutte universitaire apparemment et plus important à la MMA ! Fait rarissime, la WWE semble partir dans une stratégie de reconnaissance totale d’un de ses concurrents indirects (on est pas franchement sur le même segment non plus) et joue à fond la carte du réalisme. Cette interview aura été pour Brock l’occasion d’asseoir définitivement son personnage. « Ass kicker », « destruction », « war machine »… le décor est planté et personnellement, j’en frémis encore. J’en ai tellement frémi qu’après vous avoir pondu plus de 30 000 signes pour Mania en une journée, je vous fait une review de weekly 4 jours plus tard ! Comment ça mytho ?!

 

 

Bon j'avoue, ça fait bientôt 3 semaines que je me le repasse en boucle et j'ai presque plus de mouchoirs.

 

 

Je reviendrai en fin de papier pour développer ma pensée sur Lesnar, la direction que prend la WWE avec ce personnage et sa feud avec Cena. En attendant, parlons du show qui fut pour ma part dans la lignée de ce que la WWE nous offre depuis deux semaines, à savoir du très bon.

 

Malgré l'absence de la machine à beignets stéroïdée à la tête carrée conjugée à celles de Randy Orton et du Miz ou encore de Jericho (absent physiquement également), la WWE a su compiler un show de haute volée bourré de nouveautés dans le booking, ce dernier ayant été assez inégal dans l’ensemble mais très astucieux sur certains segments.

 

Une chose rare et qui mérite d’être signalée d’entrée de jeu, RAW commence par un match ! A peine le temps de se rasseoir après les pyros qui éclatent dans tous les sens dans l’O2 Arena de Londres que Justin nous annonce avec un enthousiasme non feint les stipulations du match de championnat d’emblée. BAM ! Le riff de guitare bandant de Cult of Personality retentit et voilà la WWE Champion qui débarque.

 

On regrettera certes le fait que Henry n’ait pas eu sa propre entrée mais tout cela est vite rattrapé par la présentation des deux gladiateurs avant la cloche comme pour tout match pour le titre suprême qui se respecte. On a immédiatement la température de la soirée au niveau de public et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on est plus proche (beaucoup plus proche !) de Miami que du public honteux de Washington la semaine dernière. Enorme public qui va porter l’émission tout au long de la nuit.

 

 

Voyant qu'il fait à peine la taille d'une demie jambe de son adversaire du soir, Punk se rend immédiatement sans faire d'histoire.

 

 

Henry jouit d’une très belle heat tandis que CM Punk est archi archi archi over auprès du public. Mais ce n’est pas le seul ! Après quelques échanges, la foule enchaine directement avec les désormais incontournables YES à chaque coup du champion. Je dis incontournable, mais j’émets cependant la réserve d’attendre de voir ce que cela donne dans une ville un peu moins smart. Londres l’est historiquement chaque année lorsque la bande de Vinnie Mac y passe, Miami s’est découvert un public de feu à ce niveau également.

 

Sur l’action in ring, Henry nous sort une espèce de spinebuster debout un peu dégueulasse d’entrée de jeu qui fait rebondir la tête de Phil bien durement sur le ring. Visiblement pas de bobo à en juger par le magnifique Suicide Dive qui suit, vendu comme un pro par Henry, ce qui est à souligner car c’est souvent le point faible de ces manœuvres qui apparaissent vraiment ridicules quand le mec censé réceptionner n’est pas dans le timing. Punk déroule ensuite avec des cascades sur les barricades à la Jeff Hardy, pléthore de coups de pied et beaucoup de spots autour du ring.

 

L’action est assez agréable à suivre et les temps forts sont habilement répartis entre les deux hommes avec un avantage logique pour Mark Henry. Au final, Punk finit par remporter la bataille avec une utilisation intelligente de la chaise. En point d’orgue, un Macho Man Elbow modifiée avec la chaise à la place du coude ! Même si le mouvement semble avoir été parfaitement maitrisé, aucune chance qu’il n’ait pas fait un minimum mal au World Stongest Man ici, impressionnant !

 

Bon match mais je reste un peu sur ma faim. A mon sens, nous sommes un peu en deçà de leurs précédents combats mais j’ai beaucoup aimé l’histoire simple racontée ici. Punk est nettement moins puissant que Henry mais super résistant et intelligent dans son utilisation de la stipulation à son avantage.

 

 

Pas de bol pour Henry, Punk maitrise à la perfection l’explosion des points vitaux, complètement légale dans ce « Ken le survivant Match »

 

 

Après le match, Jericho apparaît sur le titantron pour nous gratifier d’une de ses excellentes promos. Bon.. c’est toujours puant à souhait, mais ça devient quand même un peu redondant hein Chris. Alors au moins cette fois, on avance un peu. Jericho est venu nous informer, non sans avoir au préalable taclé le Straightedge sur l’alcool encore une fois, que John Laurinaitis lui avait accordé un match de championnat à Extreme Rules. Accordé à la condition que ce match soit un Chicago Street Fight. Pour les quelques béotiens du site, je précise que le prochain PPV se déroule dans la ville natale de Punk, Chicago.

 

OK ça me va, perso. Même s'il semblerait que sous la nouvelle « People Power Era », arroser son adversaire d’alcool semaine après semaine soit synonyme de title shot, on voit ici que ce n’est pas non plus gratuit et qu’en échange on impose à Jericho une stipulation qui semble avantager le champion. Je dis bien semble car dans les faits je suppose que c’est seulement une sorte de No Holds Barred Match, mais sur la forme c’est louable et j’apprécie.

 

En revanche, ce que j’apprécie moins, c’est la phrase de Punk en réponse à cette annonce. En V.O. ça nous donne « this is no longer about me being the best in the world, this is about me kicking your ass ». En langue de fromager ça fait que l’histoire ne tourne plus autour du titre du meilleur du monde mais autour Punk pétant la gueule de Y2J. Non non il ne parle pas de sa ceinture. Si je reconnais être malgré tout super impatient de voir ce match qui a les moyens de dépasser leur affrontement à Mania, je suis désolé de voir la ceinture si peu mise en avant. Alors que Punk doit une fois de plus laisser la place de Main-Event à Cena (et ce, fort justement), la moindre des choses pour ne pas faire descendre le titre WWE dans l’inconscient collectif serait au moins de le mettre au cœur des débats.

 

Les bookers semblent eux vouloir mettre l’accent sur la rivalité très personnelle entre les deux hommes. C’est sympa, mais c’est incomplet en ce qui me concerne. OK on montre que Jericho est un mastermind machiavélique manipulant le cerveau du champion, mais aucune ambition de choper la ceinture, on dirait, même s'il semble avoir soudoyé Laurinaitis pour se voir accorder ce match.

 

 

OK Chris tu m’as convaincu, combien de 'teilles de Jack Daniels tu me files si je fonds ma ceinture en lingots pour te les payer ?

 

 

Johnny, Johnny, Johnny…! Parlons en de Johnny justement. Quel merveilleux GM il fait depuis WrestleMania. Sur tous les fronts à Smackdown et à RAW, il illumine mystérieusement chaque segment dans lequel il apparaît avec ce non-charisme énigmatique et cette voix rauque inaudible. Comment fait-il ?

 

Quoiqu’il en soit, c’est franchement génial de retrouver un GM heel à forte influence. Même Vickie à Smackdown en son temps n’avait pas cette aura je trouve du fait qu’elle se concentrait particulièrement sur Edge et sa stable. Ici, on sent une réelle volonté de mettre son doigt dans un peu tous les engrenages, à tous les niveaux de la carte et c’est assez jouissif.

 

On connaît déjà son fidèle laquais David Otunga, candidat au titre US, mais on l’a déjà vu lancer des pistes d’alliance avec quelques méchants pouvant prétendre au graal suprême comme Christian, Del Rio ou le Miz. Le voilà maintenant à se mettre Eve sous le coude et il ne serait pas étonnant de le voir aller à terme chercher une équipe pour les ceintures tag team.

 

J’aime énormément le fait que le pouvoir soit aux mains des bad guys, ça donne souvent pas mal de piment et d’épaisseur aux storylines avec la prise en compte de paramètres comme l’injustice, des interventions ou des énormes shockers qui ruinent les feel good moments (Batista à Elimination Chamber par exemple).

 

 

– David, le Ryback là, tu le connais personnellement ? Il était dans votre équipe de losers habillés en Maya l’abeille non ?

– Euh oui enfin c’est que…

– Très bien va me le chercher et offre lui un contrat de 20M$ par an pour qu’il porte ton sac et repasse tes nœuds papillons. On doit mettre toutes les chances de notre côté.

 

 

Et un qui profite bien de tout ça pour le moment, c’est Otunga. Semaine après semaine, il gagne du temps dans le ring et multiplie les apparitions en combat. Celui qui n’était encore que conseiller juridique et punching-ball des main eventers en début d’année est devenu maintenant un candidat à la ceinture US et un bras droit d’importance pour le GM des deux shows.

 

Ce soir la Moccha Drinking Masterpiece (ces poses plastiques nimitables !) affrontait encore Santino, avec le titre pour enjeu cette fois, dans un match qui pouvait être intéressant. En effet, les deux ont sensiblement progressé entre les cordes ces dernières semaines, je trouve. La ceinture étant en danger ce soir, on pouvait donc espérer quelques minutes agréables et de la nouveauté dans leur arsenal.

 

Mais il n’en a malheureusement rien été. Dans ce qui constitue la deuxième (et dernière) déception de la soirée me concernant, ce match aura finalement été court, mauvais et tout sauf palpitant. Otunga domine un début de match pour lequel le public se désintéresse totalement. A un point tel que personne ne semble remarquer que le diplômé d’Harvard a porté son finisher habituel et qu’il avait match gagné si l’arbitre ne s’était pas rendu compte que Santino avait mis son pied sur la première corde. La suite c’est un grand écart, un bras à la volée, un plongeon coup de boule et un cobra. Un peu les 4 moves of doom à l’italienne.

 

 

Et celui qui le vend le mieux, c’est peut être encore Charles Robinson et son inimitable « oulalala ça doit faire drôlement mal » des épaules

 

 

C’est franchement décevant car les deux étaient en pleine progression. D’autant que cette feud, et ce règne de champion par extension, constitue une occasion majeure pour Marella d’étoffer un peu son personnage et de sortir de ce carcan humoristique pour proposer autre chose. On connaît tous ses capacités techniques réelles. Il pourrait profiter de cette période de grande exposition pour montrer qu’il n’est pas uniquement un clown et défendre son titre avec panache, je ne vois vraiment pas en quoi c’est incompatible avec l’image que la WWE semble s’évertuer à lui donner.

 

Un qui, en revanche, semble condamné à tout jamais à faire de la comédie, c’est R-Truth. Son gimmick de déjanté schizophrène avec son Little Jimmy qui le suit partout semble être devenui une mine d’or pour les bookers qui ne peuvent plus s’en priver. Grimé pour un soir en Sherlock Holmes, accompagné donc de son fidèle Little Jimmy Watson, Truth a été hilarant en backstage en guise de fil rouge humoristique de l’émission. C’était à chaque fois court, pas lourd du tout et franchement réussi. Tout l’inverse de ce dont on nous avait habitué par le passé comme la Tea Party de Kozlov et Marella avec Sheamus ou le couronnement de Cole par une fausse reine d’Angleterre.

 

 

– Pff les enfoirés, regarde Connor comment ils se moquent des Irlandais à la WWE !  Comme si on était tous roux, pâle et…

– Euh Finan il est là constamment lui, il est même champion poids lourds.

– Ah.

 

 

Sans transition on passe à un match annoncé entre Zack Ryder et Kane. Belle impression du Big Red Monster qui démonte le natif de Long Island au terme d’une bataille qui n’aura jamais débutée. A peine l’entrée de Kane terminée, la cloche n’a pas le temps de retentir qu’il cale un énorme Big Boot dans la face d’un Ryder voulant juste remonter sur le ring. Crash sur la table, spot sur les escaliers en acier et un Chokeslam plus tard, le démon favori du Diable peut célébrer et lâcher une petite promo sur Orton.

 

J’aime énormément ces matchs propres (bon ici y’a pas eu véritablement de match haha) qui mettent en valeur un gars en feud sans que son rival n’intervienne dans la rencontre. On avait eu la même chose avec Del Rio la semaine dernière qui avait éclaté Ryder (oui encore) sans que Sheamus ne vienne mettre son nez là dedans.

 

C’est appréciable car des victoires clean boostent bien et on ne nous ressert pas non plus les éternelles interventions causant des DQ ou des défaites par distraction. Appréciable également le retour à la case jobber pour Zack Ryder qui n’aurait jamais du en partir selon moi. Il sait très bien le faire et il n’y a rien de honteux à cela.

 

 

Le saviez-vous ? Avec un masque à 5 euros à la WWE, on passe en quelques semaines de dessoudé invétéré à dessoudeur professionnel.

 

 

Un autre gars qui avait besoin d’une victoire bien propre sans intervention extérieure, c’est le YES Man, Daniel Bryan. Et ça tombe bien car il est opposé ce soir à Kofi Kingston. Ce match a été précédé d’un court segment backstage bien marrant mais un poil lourd sur la fin entre les deux hommes et AJ. Kofi discutait peinard avec la douce alors que Bryan passait par là. Il s’emporte inévitablement. Même s'il n’est plus avec elle ce n’est pas une raison pour qu’elle batifole avec le premier venu. Il en profite pour annoncer qu’il rebaptise son LeBell Lock en Yes Lock, en référence à ce que ses adversaires hurlent lorsque l’arbitre leur demande s'ils veulent abandonner. Habile. Des gros YES bien forts ensuite à la face de Kingston pour conclure. Moins habile. Pas la peine d’en faire des tonnes messieurs les bookers hein. On a compris que vous jouiez dessus, n’allez pas nous servir du YES à toutes les sauces à CHAQUE segment de Daniel maintenant non plus.

 

Le match, lui, a été énorme de bout en bout en revanche. Ces deux là sont franchement incroyables et ça se voit ! La foule a bien évidemment été au rendez vous avec le chouchou de la soirée. Un public super bruyant qui a rendu excellente cette affiche à voir si jamais vous n’avez pas pu regarder l’émission.

 

Très rythmé, l’affrontement s’est conclut fatalement sur un YES Lock appuyé par les vivas londoniens. En bon heel qu’il est, D-Bry a immédiatement ré-appliqué sa prise après la célébration et s’est attiré, il faut le souligner, c’est intéressant, quelques huées. On remarque ainsi l’attention apporté à son personnage afin d’envoyer deux signaux très distincts.

 

 

– Et tu vas me filer toute ta thune et les clés de ta Porsche hein !

– Yes ! Yes ! Yes !

– J'adore ce nouveau gimmick.

 

 

Et c’est personnellement ce qui me dérange avec la direction qu’on donne à son gimmick. Les nuances de gris c’est très sympa, il en faut c’est indéniable. Mais des sortes d’hybrides face heel que la fédération de Stamford semble vouloir créer avec Bryan, ça ne me plait pas du tout. On ne peut pas promouvoir quelque chose de visiblement super populaire comme le « YES » et à côté le présenter clairement comme le pire des connards. Pour une majorité du public, on booke le Vegan comme un salopard mysogine fini, doublé d’un petit con prétentieux. Et de l’autre côté on flatte une frange de fans à qui il faut faire toutes les concessions en présentant la Superstar à son avantage en jouant à fond sur les chants, en lui offrant un nouveau t-shirt, un nouveau nom à son finisher et des moments de communion avec cette dite frange de fans, aussi courts soient-ils.

 

J’ai lu sur le forum que Bryan était une sorte de Cena inversé, un heel avec une pop de face. Non, je ne suis pas d’accord. Les deux cas ne sont pas comparables. Cena est un pur face, booké comme un face, réagissant comme un face, catchant comme un face. Bryan lui est censé être un heel, il lutte comme un heel mais est booké entre les deux et réagit tantôt comme un favori de la foule, tantôt comme une enflure. Les « pops » sont peut être inversées par rapport à leur prétendu alignement respectif, mais la démarche de construction des personnages est sensiblement différente je trouve.

 

Et ça ne me plait pas du tout donc. Le catch a besoin de méchants et de gentils. Cet entre-deux n’a pas sa place pour moi, et je ne parle pas de tweener ici, qui est à utiliser avec parcimonie aussi mais néanmoins précieux. Daniel Bryan a certainement les moyens d’être un excellent heel mais il n’y arrivera pas comme cela.  La WWE ne doit pas se laisser dompter par les extrêmistes que représentent parfois une partie de l’IWC qui se déplace de plus en plus dans les stades américains. C’est fantastique car ils constituent un public de choix qui donne une dimension formidable aux shows, mais c’est à double tranchant car ils peuvent ruiner un match bien booké par leur comportement parfois chaotique. D’autant que les solutions existent, ce n’est pas impossible. Chris Jericho et Dolph Ziggler par exemple sont des illustrations vivantes de mecs super appréciés sur le net et pourtant hués aux 4 coins du monde.

 

 

Il y'a également de réels mystères.

 

 

Bryan a donc remporté son match proprement. A la suite de quoi il appliqua son YES Lock pour la seconde fois et c’est le moment qu’a choisi Sheamus pour faire irruption. Réaction logiquement mitigée pour le rouquin, qui a eu la bonne idée d’attendre la fin du match pour venir chasser l’American Dragon. Tout comme pour ce que je disais avec Kane qui n’a pas été distrait par Orton, il est bien d’avoir fait gagner Bryan nettement.

 

L’intervention du champion poids lourds était courte et utile, tout comme le match qui a suivi mettant aux prises les champions par équipes, Epico et Primo, et une association pour le moins impressionnante : Le Great Khali et le Big Show !

 

Et j’ai bien dit utile oui ! Donc là vous vous dites que les champions ont gagné de façon éclatante et redonné un prestige incommensurable à leur titre trop souvent trainé dans la boue. C’est presque ça… Il y’a bien eu une victoire éclatante ! Mais elle était pour le Punjabi Show !

 

Dans un match à sens unique que les latinos ont bien tenté d’interrompre devant l’incroyable force de leurs adversaires, les géants ont donc triomphé en à peine plus de temps qu’il n'en faut à Rosa pour arracher un glapissement gênant à Lawler. La conclusion fut tout aussi retentissante que l’implication du résultat, un magnifique double Chokeslam / Punjabi Plunge en synchro pour un effet visuel et sonore garanti. Et l’implication, c’est qu’une nouvelle force dominante est peut être en marche pour mettre en bouillie toutes les équipes de la fédération.

 

Les bookers tiennent une bien belle occasion, une fois n’est pas coutume, de redonner de la vie à leur division en officialisant cette équipe monstrueuse qui pourrait régner sans partage et offrir une grande exposition aux ceintures chaque semaine et en PPV. En effet on connaît le niveau de popularité des deux hommes et la place à part qu’ils semblent occuper dans le cœur des décideurs. Bref à condition que cette équipe se forme, c’est promesse d’exposition, de domination et règne solide pour des ceintures qui en auraient cruellement besoin.

 

Ah sinon au rayon des anecdotes, A.Washington était en haut de la rampe pour superviser le match mais… j’ignore totalement pourquoi. Et j’ai trouvé ça hilarant que Michael Cole mentionne la petite histoire du twitter des Colons après Mania lorsque ces derniers avaient râlé le lendemain d’avoir été relégué au Dark Match. BOUM un squash dans vos faces !

 

 

 

– BWAAH

– Non mais grave et attends que je te montre la vidéo où je fais perdre Cody en lui montrant une vidéo où il perd alors qu’il vient de voir une vidéo dans laquelle…

– BWAAAH BWAAAH !

– Mais exactement ! C’est lol hein !

 

 

Ce match constituait ce que je considère comme une série de trois affiches très osées de la part de l’équipe créative lundi soir dernier. En effet, il était compliqué et risqué de placer une telle opposition sans faire mal à une des deux forces présence. Et c’est bien toute la problématique de la seconde rencontre de cette trilogie : Dolph Ziggler vs Brodus Clay en 1v1 mesdames et messieurs.

 

Ils occupent à peu près la même place dans la carte dirons nous et une défaite clean ferait très mal et même si Ziggy semble pas mal jobber ces derniers temps, c’est uniquement pour des top guys. Brodus lui est en plein push et on imagine mal le voir perdre. Booker ce match présente donc pas mal de risque.

 

Partant de ces postulats, je trouve la gestion fort bien menée. Une DQ rapide causée par l’intervention du Swagman, un feel good moment pour Brodus et ses danseuses, un bien beau bordel, quelques bumps de la machine à spot Ziggler et voilà le Vickie Boys et la Cougar en haut de la rampe et une image finale préservée pour tout le monde avec une feud sympatoche dans les tuyaux.

 

 

Un blondinet peroxydé en short moulant argenté qui tente de mettre une fessée à un gros à crête en spandex qui danse le funk, quand je vous dis que le booking est audacieux.

 

 

Le troisième match osé et qui a mis à contribution les bookers lundi soir impliquait nul autre que John Cena en Main Event et a été préparé en amont en milieu de show. Alors que l’horloge indiquait précisément le début de la deuxième heure de Monday Night RAW, moment critique pour attirer les serials zappeurs dans les filets, Cena fait son apparition sous les huées des vils Anglais ! Peu lui importe, il est indestructible notre John Cena, et il entame une promo curieuse sur un autre John, John Laurinaitis.

 

Partant littéralement en guerre contre le néo GM officiel des deux shows et leader en chef de la People Power Era, Cena affirme que ce dernier a embauché Lesnar pour la bonne et simple raison de le détruire et ainsi le pousser vers la sortie. Ne voulant pas subir les conséquences liées à un licenciement pur et simple du Marine préféré des enfants, Ace aurait donc fait revenir le monstre, The Freak, The Anomaly, Brock Lesnar de la MMA pour le déchiqueter et le forcer à démissionner. Mais Cena voit clair dans ce petit manège et il clame haut et fort que même si à Extreme Rules, le seul objectif de Brock sera de le démolir membre par membre et de le remplacer en haut de la chaine alimentaire, il ne s’en ira pas sans combattre et promet une lutte sans merci.

 

Alléchant en soi. J’aime cette idée de faire planer une menace au dessus de la carrière de Cena. Même si nous savons tous ici que Lesnar ne va pas pousser Johnny Boy à la retraite de si tôt, la perspective d’une lutte sans merci entre ces deux surhommes pour la place de mâle dominant de la compagnie a de quoi séduire et n’est pas sans rappeler la rivalité Batista/Cena, le heel Batista étant déjà à l’époque poussé par l’homme fort du moment représentant le pouvoir décisionnel, Vince McMahon.

 

 

Le nouveau t-shirt de Cena en réalité c’est pour montrer son appartenance au mouvement écologiste. Il recycle lui aussi. Ses promos.

 

 

La musique délicieusement énervante de Laurinaitis sonne soudainement à nos oreilles et le voilà qui nous annonce qu’en avant goût du blockbuster d’Extreme Rules dans deux semaines, nous aurons ce soir un match « Extreme Rules » justement entre Cena et un adversaire mystère.

 

Mmmh mystère ! Moi j’aime beaucoup ça les mystères, d’autant que pour une fois je n’ai pas trop d’idée sur l’identité du mec que va pouvoir envoyer le machiavélique GM aux trousses du gentil Marine. Il faut qu’il soit booké suffisamment fort pour être crédible. Il faut qu’il soit assez impressionnant physiquement pour capitaliser sur l’effet de surprise et la stipulation, tout en rappelant Lesnar, il faut qu’il ait également le profil d’un mec impitoyable et à même de prendre en charge ce genre de tâche un peu sale… Et à mesure que je me questionne sur l’identité du bonhomme, on arrive à la fin de l’émission, et ça y’est je crois savoir, bah oui c’est certain, c’est…

 

SHIKAROYO !

 

Raah bah oui forcément, j’allais le dire ! Lord Tensai ! Alors que sa musique d’entrée envoutante s’engouffre dans l’arène survoltée de Londres, je me dis mais c’est bien sur.  L’effet est totalement réussi et le public est majoritairement sous le choc, choc teinté d’une joie un peu perverse avec ce « OOOOOOH » qui descend des travées au moment de l’arrivée de Tensai et qui s’apparente plus à un « OOOH BORDEL Cena tu vas prendre cher ».

 

Bah ouais c’est que le bougre de samouraï est booké comme un pur monstre depuis son arrivée. Le genre de colosse qui met KO ses adversaires en 3 souplesses et 2 powerbombs à base de "non arrête ô Lord Tensai, ô puissant titan, tu vas le tuer, pense à sa famille, ses enfants et sa place en D1 à défendre sur FIFA 12" (oui oui oui c’est du boulot).

 

 

Et cette façon qu'il a aussi d'attirer la lumière, c'est fou.

 

 

Tout ça pour dire que l’affiche est alléchante. L’homme qui TKO ses adversaires depuis deux semaines face au maitre des lieux en pleine déliquescence depuis près d’un an et encore sous le choc d’une défaite retentissante face au Rock. A l’instar des deux matchs précédemment couverts, c’est un peu une affiche « must win » pour les deux hommes et bien malin celui qui saura prédire l’issue du combat.

 

Une victoire de Cena semble s’imposer à bien des égards à première vue. Le bonhomme est sur une série terrible et a vraiment besoin d’un petit boost de momentum avant d’affronter la bête et une victoire contre Tensai pourrait être ce déclencheur. En face, on a une construction standard du monster heel dominant qui squash à tout va et destiné à atteindre un pic avant de soit totalement exploser ou alors redescendre aussi soudainement dans la carte. L’ancien Prince Albert vient tout juste de revenir et voilà que pour son 3ème match seulement, on le met face à Cena… Ca paraît compliqué de le faire perdre si tôt dans sa progression mais en même temps, une défaite face à John ce n’est pas non plus insurmontable.

 

Bref on peut aisément pronostiquer une victoire de haute lutte pour le Marine après 7 à 10 minutes des plus disputées. D’autant que le match avance et ce dernier nous livre sa partition classique de face en péril… modulo le fait que le dit face en péril se fait atomiser. Lord Tensai est super impressionnant dans ce début de match et détruit purement et simplement Cena. Vous pouvez aisément en juger en examinant le contre de Cena de début de combat pour placer sa Fisherman supplex qui est totalement « NO SELL » par le tatoué japonais. Comprendre ici qu’il se relève aussitôt pour retourner illico presto caler des mandales et des powerbombs à John.

 

 

– C'est bon alors ? Il a abandonné ?

– Quelqu'un peut aller me chercher un bouquin là c'est horrible tellement je me fais chier.. En japonais si possible, que j'apprenne enfin à lire ce que l'autre andouille de tatoueur m'a collé sur le crane.

 

 

Alors on pourra reprocher tout ce qu’on voudra à la prestation technique de Tensai. En effet c’est assez lent, ça manque de rythme, le mec peine à se relever et n’a pas l’air dans une forme du tonnerre pour un gros match de PPV par exemple, mais bordel qu’est ce qu’il dégage comme puissance et comme maitrise. Il démembre lentement Cena avec ses armbars qui ont l’air de faire un mal de chien et ses powermoves sont d’une violence rare.

 

Et alors qu’on se demande s'il ne va pas finir par nous le mettre KO, Mister Hustle Loyalty Respect reprend comme de par hasard du poil de la bête et sort un crossface out of nowhere ! Je pardonnerai ici aisément le léger botch de Michael Cole qui hurle au STF ici. Les puristes et ses détracteurs vont lui tomber dessus mais sachez qu’il est tout à fait possible que ce botch n’en soit tout simplement pas un. En effet, il paraît que sieur Cabrera dans la Spannish Announce Table ait également annoncé un STF à ce moment précis. On peut alors penser à des consignes venu d’en haut pour éviter de faire mention de cette prise rendue célèbre par Chris Benoit. On peut également penser qu’un véritable STF était prévu à cet endroit du match mais que dans la précipitation ou faute de position correcte des deux hommes, Cena ait improvisé un crossface. Enfin, si ce ne sont ni consignes, ni dérogation au script, ça reste un botch pas bien important de Cole, surtout quand on sait que Good Ol’ JR avait fait le même il y’a quelques années, il me semble.

 

 

OH MA GAWWD A SWEET CHIN MUSIC OUF OF NOWHERE BY KHALI ! WHAT A SLOBBERNUCKER !

 

 

Et suite à ce crossface, tout s’enchaine. Dans un match bluffant jusqu’ici par son déroulement avec la domination de Tensai, la folie l’emporte et Otunga tente d’intervenir pour briser la prise, affichant ainsi encore plus clairement les intentions du chef Ace. C’est un match sans disqualification et tout va très vite, cette intervention entraine le bris de la soumission et Cena tourne le dos à son adversaire. Ce dernier se rapproche alors de son manager et récupère le fameux « Green Mist » qu’il crache au visage du Marine. Tensai porte alors son finish, cette très impressionnante powerbomb assise et remporte le match à la stupeur générale !

 

 

Tain mais il déteint son t-shirt à ce con là !

 

 

Ceux qui regretteront le fait qu’il faille deux interventions extérieures (Sakamoto & Otunga) plus le green mist pour venir à bout de Cena, je vous invite à revoir ce match qui a vu une domination sans partage d’un homme sur qui il va falloir compter dans les prochains mois. Cena s’est fait botté le cul pendant tout le match, il a perdu presque contre toute attente, encore une fois.

 

Petit aparté sur la fin de match, peut être est-ce encore ma candeur qui prend le dessus, mais j’ai eu l’impression que mon ami aux Lady Parts a été bien touché aux yeux par le fluide verdâtre. Alors que le gros tout nu nous avait habitué à finir ses matchs avec sa « Claw », il n’a pas infligé cette insulte suprême tandis que Cena appelait furieusement pour une bouteille d’eau afin de se rincer les yeux. Bon selling ou réel petit dérapage, quoiqu’il en soit l’avoir filmé est un clin d’œil bien sympa (oh oh).

 

Pour revenir au résultat, c’est très très fort et la question du rôle de Tensai dans le paysage de la WWE est maintenant entière. Encore en phase de squash push dira-t-on 7 jours plus tôt, le voilà à la solde du grand méchant Laurinaitis et fort d’une victoire contre le top face absolu. Direction le title shot après la défaite de Jericho ? Incrustation dans le match Lesnar/Cena et passage en Triple Threat masquant habilement un Handicap Match tandis qu’on garderait l’affiche de pur 1v1 entre Cena et Brock pour un PPV plus glamour comme Summerlam ?

 

 

Non mais si j'accepte tout ça, c'est qu'après Summeslam, Vince m'a dit qu'aux Series je commençais ma remontée en remportant un 1v5 à éliminations contre Rhodes, Ziggler, Christian, Bryan et le Miz. J'enchaine en battant Punk clean dans un Ladder Match à TLC. Je le redéfonce au Rumble et je rentre 30ème pour gagner le Main Event. Je conserve  dans la Chamber et je gagne celle du WHC. Je m'affronte moi même à Mania pour l'unification des ceintures et je lance une nouvelle collection de t-shirts multicolores pour l'occasion.

 

 

Mais de toute cette soirée, je retiens une chose en particulier. Plus fort que toutes les belles preuves d’astuce des bookers, les prestations de qualité dans le ring et les avancées des feuds, je retiens cette vidéo. Cette interview qui se veut mi-shoot de Lesnar m’a profondément marqué. Elle symbolise pour moi un signal fort envoyé par la direction de la WWE vers nous les fans.

 

Comme je le disais en tout début de papier, cette vidéo m’a fait peur. Et pas le bon genre de peur. Je me suis rarement senti autant mal à l’aise devant un programme de VKM. Cette impression d’avoir en face de moi un véritable monstre prêt à arracher la tête de ses adversaires à mains nues et à boire leur sang dans un gobelet Starbucks, c’est à se demander ce qu’on est en train de regarder à la télévision.

 

Je pense savoir prendre pas mal de recul, et Dieu sait qu’il en faut quand on matte du catch, mais là j’ai vraiment été pris à la gorge par cette vidéo. Je sais que c’est kayfabe, je sais que les deux seront pros, mais pourtant je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir peur pour la santé de Cena ce 29 avril prochain à Chicago. Je me suis dit « wow mais il va se faire démembrer, ce mec là c’est pas un catcheur, c’est un tueur ».

 

 

Ce que s'apprête à faire Cena, don't try this at home. Même pas à la WWE en fait, voire même pas entouré de CRS, don't try this.

 

 

Je suis un ass kicker, je détruis pour mon plaisir, j’ai des orgasmes quand j’écrase la face de quelqu’un pour grimper les échelons. C’est concrètement ce que nous a raconté Brock Lesnar dans sa vidéo parsemée d’extraits de ses exploits en MMA, à la WWE et lors de sa carrière universitaire. J’adore le thème et l’approche du si je n’étais pas parti, John Cena porterait mon sac en ce moment même. Mais c’est vendu avec une telle intensité et un tel réalisme à des années lumières des promos habituelles, que cela en est déroutant. Et pas le genre de déstabilisation bénéfique où le public est pris de cours, désarçonné et manipulé à la guise des bookers. Je ne suis pas persuadé de me faire bien comprendre et j’aurai l’occasion je l’espère de répondre aux nombreux commentaires (clin d’œil appuyé au CDC Universe !) mais si je devais résumer ma pensée je dirais que ce n’est pas vraiment ce que j’ai envie de voir quand j’allume ma télé pour voir du catch.

 

J’aime quand les feuds prennent des allures d’affrontement personnel. Mais cette violence naturelle que dégage Brock Lesnar me pousse à imaginer les pires choses pour son adversaire. Concrètement, si on le lâche dans le ring sans script, il peut tuer un homme à mains nues ce mec là. Tu me diras, John Cena c’est pas Steve Urkel et il sait surement se défendre, mais le Brock là, la blague du Brokeback Mountain je vais pas aller lui faire en face de sa tronche de Lego hein. C’est la décapitation assurée là. Et si Cena lui n’a peut être pas de la pisse qui coule le long de sa jambe, moi c’est un troisième rein qu’il me faudrait pour tout filtrer.

 

 

 

C'est impossible d'avoir un 3ème rein Jyskal car vois-tu, nous ne pouvons en avoir que deux, la nature est ainsi faite.

 

 

 

L’arrivée le 2 avril en mode complètement « cokée », je remue les pecs comme un fou et je claque un F5 j’en ai rien à carrer de qui t’es, HERE COMES THE PAIN.  La semaine suivante tu me gifles je t’en colle une dans les dents et je t’éclate la bouche avec le sourire. Et maintenant une vidéo qui dit au public que je suis là pour savater des miches et peu importe si j’en laisse des bouts dans le ring, ça me fait bander… Je pense qu’on peut considérer que la WWE a changé son fusil d’épaule en terme de « PG Ratings ».

 

Et moi je suis tout perturbé ! Alors j’aimerais avoir votre avis sur la question fidèles lecteurs ! Que pensez-vous du retour de Lesnar jusqu’ici, de la construction de son personnage qui semble presque ne pas en être un devant la crédibilité des segments ? Que pensez vous que le futur nous réserve à RAW ?

 

Le pire, c’est que malgré mon soutien indéfectible pour Cena et ce malaise que je développe auprès de Brock, j’en viendrais presque à développer une sorte de perversité qui me pousse à attendre avec une grande impatience Extreme Rules rien que pour ce match, encore plus que le Rock/Cena de Mania peut être. Histoire de voir ce qui va bien pouvoir se passer, jusqu’à quel déchainement de violence on peut grimper.

 

 

La tenue officielle de Lesnar à Extreme Rules ? Oui c'est probablement totalement fortuit !

 

 

En attendant, Cena est décidément au fond du fond. En effet, difficile d’imaginer la machine de guerre perdre pour son grand retour à la WWE en PPV. Du coup on peut aisément compter une nouvelle défaite du Marine très prochainement. Après le Rock, Tensai et bientôt Lesnar, Cena est entrain de se faire enchainer par toute l’Attitude Era. C’est pour le moins troublant.

 

On peut imaginer à terme une histoire visant à créer une aura de sympathie autour de sa personne avec un rebond à la clé et un retour en haut de l’affiche en fin d’année, mais pour le moment, l’heure n’est pas à au feu d’artifesses chez les membres de la CeNation.

 

 

Les mayas se sont gourrés, pas de beaucoup certes, mais la fin du monde n'est pas en décembre, c'est le week-end prochain.

15 commentaires

Copyright © 2011 — 2018 Kayfabe Media. Tout droits réservés.

En haut