Catch

Au bonheur des dames

J’aime l’odeur du napalm de bon matin.
Robert Duvall (dans Apocalypse Now)


Tel le lieutenant Kilgore, vous n’aurez pas manqué d’afficher ce même sourire empreint d’une profonde suffisance en consultant le calendrier WWE aimanté sur votre frigo. Car si tout cela sent la poudre, c’est que pas plus tard que Dimanche la compagnie abroge tous ses codes pour entrer dans l’enfer d’Extreme Rules ! Mais avant de voir Brock Lesnar démembrer consciencieusement John Cena, faire un détour par la case bleue d’un Smackdown d’excellente facture s’impose, parole de bizut !

 

 


Rien que pour moi, la case bleue vaut le détour. Mais alors rien que pour moi !

 


Nalyse de Smackdown du 27 avril

 

 

Alors c’est maintenant que vous devriez m’interroger sur l’étrange titre de cette nalyse, et il s’agit là d’une excellente question, que je vous remercie d’avoir posée. En effet, s’il est bien un sujet qui suscite le consensus en ces lieux par ailleurs enclins à de longs débats sans fin, c’est la vacuité totale de la division féminine depuis… depuis, et pis c’est tout. L’excellent numéro de One more match (dont un nouvel opus tout aussi brillant est en ligne !) consacré à un main event féminin mettait encore plus en lumière le recul stratosphérique des donzelles peu vêtues dans la carte globale de la WWE, jusqu’à un stade où on se demande ce que peut encore valoir une ceinture floquée d’un papillon rose à peine caricatural que l’on peut arracher sans peine après que la championne se soit tordu la cheville en sautant d’une hauteur de 80 cm.

 

 


Attends tu déconnes, mais c’est super lourd ce truc, nous on s’y met à deux pour le porter !

 


Je vous le dis franchement : rien, cette ceinture ne vaut rien. Et pourtant, depuis quelques temps les divas s’incrustent de plus en plus dans le paysage et ce à tous les niveaux de la carte. En effet, tel le supershow brouillant totalement le concept de la division entre les shows rouges et bleus, il semble que la nouvelle donne en cours chez les bookers et la « Reality Era » que l’on croit déceler intègre pleinement les femmes dans toutes les storylines. Mieux que ça elles se retrouvent même fréquemment à mener la danse comme je vais m’attacher à vous le démontrer dans la suite parce que quand même, c’est une nalyse de Smackdown et pas un pamphlet des Chiennes de Garde !


Et ça tombe bien, puisqu’une des demoiselles les plus exposées ces derniers temps va être le centre de toutes les attentions au début et à la fin du show, il s’agit bien entendu de la frêle AJ. En effet, son super-connard d’ex-boyfriend vient dans une brillante promo d’ouverture nous expliquer qu’il n’a absolument pas perdu sa ceinture de champion du monde en 18 secondes à Wrestlemania. Non non, cette défaite n’est pas seulement imputable à AJ, c’est carrément la défaite d’AJ, et c’est limite si Bryan ne trouve pas déplacé que Sheamus n'ait pas envoyé un Brogue Kick dans la tête de la geekette dans un registre empreint de mauvaise foi qu’il maîtrise à la perfection.

 

 


Mais pourquoi je m’emmerde à dénoncer le complot des images, les seuls qui peuvent me comprendre c’est les 0,3% qui votent Cheminade…

 


Dans un timing frisant avec la perfection, voilà qu’intervient Alberto Del Rio avec sa meuf, enfin Ricardo Rodriguez quoi. S’ensuit un petit concours de popularité entre les versions anglophone et hispanophone de la catchphrase de Clara Morgane, qui s’il n’a pas de réelle explication rationnelle n’en est pas moins divertissant, voir fun comme disent les jeunes. Dans un timing toujours aussi maîtrisé, et parce que les heels c’est bien mais ça va deux minutes, voilà que le Big Show pointe le bout de son quintal pour arbitrer la bataille de chants, et finir par trancher en faveur des mexicains, Ricardo Rodriguez récoltant le Chokeslam réservé aux vainqueurs, dans un nouveau numéro comique de grande qualité rappelant sa prestation face à R-Truth il y a quelques mois. Et avec la première pub on achève un segment inaugural réellement fun bien qu’absolument inutile !

 

 


– On parle de moi ?
– Non, toi t’es même pas fun…

 


L’enchaînement se fait naturellement sur un match entre le Big Show et Del Rio, qui possédait tous les ingrédients d’une excellente prestation du World Largest Athlet, c’est à dire et pour faire simple un match court. En effet, le géant chauve s’impose par disqualification lorsque Cody Rhodes s’invite sur le ring pour s’en prendre à lui à coup de poings, de pieds, puis de Kendostick et de chaise. Oui, mais pour réellement mettre le Big Show au tapis en ce moment, il faut un bulldozer, un tank ou Brock Lesnar (et comme l’un est face, l’autre heel, qu’il va encore falloir faire monter la menace Brock d’un cran après le PPV de dimanche, et qu’il y a un passif entre les deux à grands renforts de chariots élévateurs, je mettrais bien une piécette sur un affrontement-éclair à venir, mais trêve de digressions oiseuses, revenons à nos moutons !).


Bref, Cody Rhodes a alors eu l’idée géniale de s’en prendre au géant avec sa ceinture, et bien mal lui en a pris puisqu’il s’est retrouvé le dos nu et maltraité par l’ogre chauve comme un vulgaire DSK dans une des soirées extrêmes dont Dodo la Saumure a le secret. L’ex-champion intercontinental finissait par fuir en claudiquant, tandis que l’actuel champion demeurait triomphant dans le ring, marquant le moment adéquat pour tourner la première page d’un show parti sur d’excellentes bases !

 

 


Dis donc, tu viens plus aux soirées !

 


Et pour ouvrir le deuxième chapitre, voici deux nouvelles princesses, copies conformes l’une de l’autre et à fort potentiel érogène : Brie et Nikki Bella. Nikki étant depuis lundi la nouvelle détentrice de la ceinture au papillon, elle en profitait pour étrenner cette dernière face à Alicia Fox, confirmant aux sceptiques que les bookers n’ont pas pris la peine de faire quelque chose de cohérent quant à l’alignement des jumelles, demeurées apparemment heel bien que l’actuelle championne ait été un soutien officiel de Teddy Long à Wrestlemania.


Dans un match tout à fait regardable, et pas que pour les tenues suggestives des jumelles, les Bellas ont pu placer leur switch dans le dos de l’arbitre, Brie finissant le travail commencé par sa sœur en portant à Alicia Renard (une cousine de Bertrand ?) ce qui ressemble quand même furieusement à un coup dans les couilles qui laisse songeur quant au sexe d’origine de la sosie lowcost de Rihanna. Reste à savoir pourquoi les bookers ont choisi de faire changer la ceinture de croupe, si ce n’est pour ouvrir la porte à Kharma venant proposer une variante féminine du travail de démembrement de Brock Lesnar avec les jumelles dans le rôle de notre marine favori, affaire à suivre donc, l’encéphalogramme de la division divas venant de repartir timidement !

 

 


– Mais moi j’ai rien contre des membrés !
– En un mot Brie, en un seul mot…

 


Transportons-nous en coulisses pour retrouver Titus O’Neil vannant Yoshi Tatsu en compagnie d’un comparse apparemment également issu de NxT, mais qui surestimant son charisme n’a pas jugé opportun de se présenter (on apprendra dans la suite qu’il s’agissait de Darren Young). Venant aider son face de copain, Ezekiel Jackson en profitait pour rappeler qu’il demeure apparemment une terreur pour la lowcard, et démontrer que Teddy Long n’a jamais servi à rien puisque même sans Cap’tain Obvious les quatre comparses se bookaient dans un tag-team match pour le soir même, comme ça, l’air de rien.


C’est toujours en coulisses que l’on trouve la troisième femme majeure de ce Smackdown (techniquement la quatrième si on compte les Bellas comme deux entités distinctes, il faudrait demander à Daniel Bryan si elles font vraiment tout ensemble…), en la personne d’Eve. Profitant opportunément de l’absence d’Otunga, l’ex de Zack Ryder en profitait pour faire part à Laurinaitis de ses propositions d’amélioration, comme par exemple l’obligation pour tous les employés circulant en coulisses de porter un badge à leur nom (ce qui serait fort utile à l’inculte NxTien que je suis pour reconnaître les jobbers en puissance apparaissant dans les segments backstage). Et le premier concerné par cette consigne était le souffre-douleur favori de Mr. Excitement puisqu’on retrouvait Teddy Long époussetant son bureau en tenue de soubrette à son nom.

 

 


– Ne t’inquiète pas Aksana, Martin Luther King disait que…
– Qui êtes-vous monsieur, moi plus connaître vous !

 


C’est dans cette situation embarrassante qu’Aksana surprenait son ex-flirt, découvrant apparemment par la même occasion qu’il était en âge d’avoir des petits-enfants, et le trouvant d’un coup moins séduisant. Permettez-moi au passage de faire quelques remarques sur cette nouvelle femme d’importance dans la maison bleue. Premièrement, lorsqu’elle entre dans une pièce, elle commence par tamiser la lumière et lancer des saxophones sur une chaîne Hi-Fi qu’elle doit sans cesse trimballer avec elle. Deuxièmement, lorsque Laurinaitis veut l’interrompre comme il l’a fait ce vendredi, il doit s’introduire discrètement dans la pièce avec un complice et commencer à parler à l’instant exact où ce dernier rallume la lumière et coupe les saxos. Et troisièmement, comme nous allons le vérifier dans la suite, Aksana est une pute, n’ayons pas peur des mots.


En attendant, Ace n’est par intervenu pour rien, puisqu’il annonce les débuts d’Antonio Cesaro qui s’avère être un ex de la sulfureuse russe, cette dernière se retrouvant bombardée guest ring annonceuse ce qui aura le don de l’émoustiller, tandis que ce bon Teddy se voyait expédié aux commentaires avec obligation de ne prononcer que les mots que Mr Excitement mettrait dans sa bouche depuis les coulisses. Quand on vous dit que ce GM amène un souffle nouveau ! On retrouve donc Long derrière une table de commentaires toute mignonne, et entièrement décorée à la maroufle Damidotienne aux couleurs du People’s power, entrain de s’auto-flageller sur son indigence dans la gestion de la brand bleue dans un exercice finalement très croustillant.

 

 


– Je suis insipide et je ne sers à rien. Les cahiers du catch sont le meilleur site de l’histoire de l’univers. Le PSG va tout écraser l’année prochaine.
– Arrête Axl ça va finir par se voir qu’on a court-circuité leur liaison !

 


Et ça tombe bien, parce que l’habillage en dehors du ring  est une précaution utile au moment de diffuser le tag-team match de loosers annoncé un peu plus haut. Ce match fut d’ailleurs assez étrange, puisque Big Zeke n’entra même pas dans le ring, Tatsu étant livré à la barbarie de Titus et de Young, ces derniers présentant tout de même une alchimie intéressante en tant que tag-team, avec des moves coordonnés prometteurs, et un O’Neil  pas dégueulasse (même si je précise encore une fois que je n’ai pas suivi la longue litanie de purges apparemment diffusées pendant NxT), promis à un bel avenir si l’on en croit les hauts cris poussés par Booker T pendant le match.


Dans la continuité de ces phares braqués sur la table des commentateurs, Michael Cole avait droit à son quart d’heure de gloire, avec une interview vérité de Randy Orton, pendant laquelle Cole se faisait un malin plaisir de provoquer la vipère, fort de l’assurance d’une suspension pour toute superstar portant atteinte à l’intégrité physique d’un employé non catcheur. Randy en profitait pour rappeler tout fielleusement qu’il était du genre à tirer d’abord et à poser des questions après, ce qui n’était pas pour rassurer le malotru commentant. C’était également l’occasion de diffuser une vidéo proprement génialissime rendant presque intéressante une feud Orton/Kane par ailleurs plutôt oubliable.


Oui mais voilà, Randy Orton ne se déplace pas dans un ring pour rien, il fallait donc nourrir la Vipère, et où prélever un peu de chair fraiche ? Tiens, voilà Jinder Mahal avec un nouveau theme song, et un discours confinant à la folie : il se réjouit du match Orton/Kane puisqu’il espère que les deux disparaîtront après leur affrontement pour que lui, tout seul et avec ses petits bras musclés, les remplace. Rien que ça ! Sans grande surprise, et après avoir pris soin de vérifier que Mahal était bien catcheur (vous voyez, lui aussi a un doute !), Randy plaçait donc son RKO hebdomadaire sur l’indien sous les vivas de la foule.

 

 


Allez, je retourne sous le ring, mais même le sledgehammer en sort plus souvent que moi…

 


A peine le temps de souffler, et voilà déjà une musique country avec guitares distordues qui retentit. Une fois que mes tympans eurent fini de saigner, je pus me reconcentrer sur le nouveau venu que l’on nous présente ici, Antonio Cesaro (aka Claudio Castagnolli). Un mot sur son gimmick tout de même, celui d’un rugbyman suisse exclu de la ligue pour excès de violence. On sent bien le truc capillotracté germé dans un esprit de booker paresseux, en effet si les suisses savaient jouer au rugby, ça se saurait, et penser que l’on peut voir sa carrière s’arrêter pour cause d’excès de violence c’est ne jamais avoir vu jouer Richie McCaw ! Mais passons, tout comme lui passa sur le corps de Tyson Kidd, victime expiatoire répétée de la saison des squashs à la WWE, et sur qui seul Ryback n’est pas encore passé.


D’ailleurs, en parlant de quelqu’un sur qui tout le monde est passé, revoilà Aksana qui se réjouit ostensiblement de la victoire de son ami, ami qu’elle finit par embrasser langoureusement sous les yeux dépités d’un Teddy Long se décomposant sur le ring, obligé qu’il était d’annoncer la victoire de celui qui piquait sa gonzesse sous ses yeux. Quand on voit Long encaisser autant, on salive d’avance à l’idée du retour de bâton qui ne saurait tarder à venir, probablement après Summerslam. D’un point de vue catchesque en tout cas, Cesaro est prometteur, je le mets bien plus haut dans ma liste des bonhommes à suivre que Titus, n’en déplaise à Booker T !

 

 


Si déjà tu me suis, filme les 20 prochaines minutes, y a pas de raison qu’Hogan ait une sex tape et pas moi !

 


Après une nouvelle vidéo exceptionnelle sur la feud de main event de dimanche, on retrouvait Cody Rhodes encore endolori par les coups de ceinture infligés par le gros spectacle, opposé pour l’occasion à un autre géant en la personne du Great Khali. Voir catcher Khali est d’ailleurs toujours une souffrance, puisqu’il sell moins bien que le Big Show, et est bien moins crédible in-ring qu’un Mark Henry qui frise actuellement l’excellence. Toujours est-il que contre toute attente, un Khali qui ne fait que perdre depuis son retour vint assez facilement à bout d’un Rhodes qui était encore dominant dans l’Elimination Chamber, dans ce qui ressemblait même assez peu à un booking inversé, tant il me paraît désormais incohérent d’envisager que Cody n’ait ne serait-ce qu’une chance contre Show dimanche, ce qui reste inexplicable pour moi. Je crains pour Rhodes un avenir immédiat proche de celui de Ziggler, devenu jobber depuis la perte de son titre US sans sembler pouvoir aspirer à mieux.


Il faudrait également s’intéresser aux résultats chiffrés de la Ring Ka King pour la TNA, pour comprendre ce qui pousse tant la WWE à maintenir Khali à l’antenne, et à tenter de placer Mahal dès que possible dans ses shows. Je me permets une digression personnelle, pour rappeler une anecdote que j’avais racontée sur le forum, puisque j’étais en Inde au moment du lancement de la Ring Ka King, et que j’étais quelques jours auparavant dans un village de nomades ne possédant pour tout équipement moderne qu’une télévision, sans pour autant parler anglais. Et quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que les jeunes garçons du village connaissaient John Cena, l’Undertaker et… Khali ! Or si le catch prend bel et bien au pays de Ghandi, c’est un sacré débouché à venir pour la fédération de VKM. Reste donc à espérer que les road agent dénichent un slumdog millionnaire un poil plus doué entre quatre cordes que ses compatriotes actuellement en activité.

 

 


– Bwah !
– Putain Khali fais un effort, t’as rien appris avec Chabat ?
– Houbwah ! Houbwah !

 


Refermons la parenthèse pour en arriver à une nouvelle égérie féminine, encore plus ostensiblement portée sur la pouffiasserie que sa collègue russe, en la personne de Rosa Mendes. D’ailleurs, le segment qui la voyait intervenir backstage avec ses protégés Colons et Abraham Washington était assez étrange, puisque ce dernier proposait de s’occuper des intérêts des champions par équipe, or n’est-ce pas là le rôle normalement dévolu à la sulfureuse latino ? Il serait dommage de la voir rentrer dans le rang en tant que simple diva, puisqu’elle y perdrait son peu d’exposition, même si n’est pas Vickie Guerrero qui veut… Ce segment se révélant au final le moins palpitant du show, permettez que je n’épilogue pas sur le peu d’intérêt du retour à l’antenne de Washington pour passer directement au squash hebdomadaire de Ryback.


Celui-ci est différent de ceux infligés par Tensaï, Brodus ou désormais Cesaro, dans la mesure où il se pratique sur un jobber local et non un lowcarder établi. On peut donc admirer le travail pour rendre ledit jobber heel, et ce d’un coup de micro. Le système est assez simple, dire que le gars vient du coin, récolter une petite pop, et affirmer ensuite vouloir quitter ce trou perdu pour des cieux plus radieux, avec une belle heat générée au passage. Autre élément clé des matchs de Ryback, ils sont toujours observés par un petit groupe de jobbers en coulisse, devant un écran. Ces éléments serviront-ils un jour à quelque chose ? Il est permis d’en douter, toujours est-il que les relater prend plus de temps que n’en met l’ex-Sheffield à découper la chair à canon placée dans le ring à son attention…

 

 


Je kiffe un peu, parce que je ne suis pas sur de pouvoir re-marcher après, alors catcher…

 


Dernière incartade en coulisses pour ce vendredi, avec un segment présentant AJ tirant une tronche terrible, consolée par sa meilleure amie que nous appellerons « Me » puisque comme Darren Young, cette donzelle à l’ego surdimensionné n’a pas jugé utile de se présenter, rendant d’autant plus jouissive la mandale réflexe qu’elle finit par récolter de la geekette apparemment bien instable émotionnellement en ce moment. Voilà qui promet pour dimanche, où il serait bien surprenant qu’AJ n’interfère pas d’une quelconque manière dans le match en 3 manches entre Sheamus et Bryan !


Et voilà enfin le main event, seule partie du show finalement dégagée de l’influence féminine, mettant aux prises Mark Henry et Sheamus dans une revanche du match avorté de lundi. Notons au passage que Mark Henry est depuis son run de champion devenu un os à ronger pour main eventers, servant à jauger de la force de Cena et du Rock, à laisser planer une menace sur CM Punk, et désormais à occuper Sheamus. Finalement, ce rôle n’est pas idiot, il maintient le maître du Hall of Pain au sommet de la chaîne alimentaire, sans occuper un titre pour autant. Reste à lui trouver une place à moyen terme, peut être tout simplement à la table des commentaires…

 

 


Non l’écoute pas, reste ! Tu veux vraiment grossir comme Lawler ?

 


Mais la retraite pour Henry, j’espère qu’elle n’est pas pour tout de suite. En effet, si je ne suis pas un fan des Big Men, loin s’en faut, je loue la qualité du travail du World Strongest Man qui a encore fait étalage de toute sa classe dans son match contre Sheamus, dégageant une intensité dans toutes ses frappes bien plus crédible à mon sens que celle qui émane des gestes de Show, et à des années lumières de ce que peut faire Khali. Mais comme de raison, c’est Sheamus qui finit par l’emporter, pour arriver plus confiant que jamais à son match décisif de dimanche, au meilleur des trois manches. Trop confiant ? C’est une question pour pronostiqueurs !


On en arrive au terme de cette nalyse d’un Smackdown de grande qualité à mon sens. Les nouvelles têtes s’imbriquent les unes dans les autres (je n’ai pas fait mention de la vignette de Sandow, pas inintéressante par ailleurs pour ses erreurs historiques), et les jeunes pousses viennent faire étalage de leurs talents dans ce qui ressemble un peu à une pépinière grandeur nature avant d’espérer un jour intégrer le Supershow du lundi. Bien sur, aucune storyline n’aura connu d’avancée ce vendredi, mais ce n’est apparemment plus tellement la vocation de Smackdown, en plus de l’immobilisme de rigueur en veille de Pay Per View. Et s’il est dans les plans des bookers d’intéresser un public nouveau aux émissions de la WWE dans la période post-mania, c’est sans doute chose plus aisée avec un Smackdown plus accessible aux newbies que ne l’est un RAW qui repose sur des mois d’historique.


Je sens que mon avis sur cet épisode n’est pas dans la tendance majoritaire du forum, je serai donc ravi de démonter votre argumentaire nécessairement erroné en commentaires alors surtout n’hésitez pas à vous lâcher : jusqu’à la parution de la nalyse d’Extreme Rules, toutes les règles de bienséance sont abrogées !

 

 


Faites-moi mal, j’aime ça !

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