Catch

La divine comédie de la semaine

– So, you must be the handyman who'll take any dirty job, am I correct ?

– Almost…I only take special jobs, if you know what I mean…

Trish et Dante, Devil May Cry

 

Contrairement à ce que vous pouvez penser en lisant cette citation, ce n'est pas vers le héros de jeu vidéo, mais plutôt vers son modèle littéraire italien que je me suis tourné pour trouver l'inspiration pour cette nalyse. 411 a ses reviews des quatre R (Right, wRong, Ridiculous et puRgatory, paye ta logique soit dit en passant), les Cahiers du Catch ont dorénavant les nalyses de la trinité !

 

 

"Nalyse de la trinité" que vous pouvez aussi appeler sous le nom de "Kovax avait la flemme de faire un vrai article" !

 

 

Nalyse de Smackdown du 4 mai

 

 

Le principe de cette formule est simple. 411 divise les segments des shows en quatre catégories : les bons (right), les mauvais (wrong), les moyens (purgatory) et les segments qui n'auraient jamais dû être tournés (ridiculous). J'ai voulu au départ me contenter de reprendre cette formule, mais après avoir décidé de fusionner le wrong et le ridiculous, qui pour moi sont souvent trop proches pour justifier leur séparation, j'ai donc dû renommer les trois catégories restantes. Ainsi naquirent le Paradiso, le Purgatorio et l'Inferno, et je remercie Dante Alighieri pour son œuvre qui me sauve la mise, ainsi que Bayonetta pour me l'avoir soufflé dans mon esprit… Ben oui, je vous avais bien dit que Devil May Cry n'avait rien à voir là-dedans !

 

Et on commence par les meilleurs moments de l'épisode !

 

 

OK fella, j'arrive !

 

 

PARADISO

 

 

Sheamus vs. Daniel Bryan

 

En fait, comme vous allez le voir, la quasi-totalité des segments paradisiaques de cet épisode viennent de la storyline principale, celle pour le titre de champion du monde poids-lourds. Mais je vais commencer par ce match, tellement formidable qu'on a eu droit à du rab, le combat entre le champion et les Yes Man ayant été à la fois l'opener et le main event du show bleu de cette semaine. Dans les deux matchs, j'ai vraiment senti la tension entre les deux hommes, une envie d'en découdre palpable, et le résultat sur le ring fut formidable, avec un Sheamus tout en puissance et un Bryan déterminé, s'acharnant sur le bras affaibli de son adversaire.

 

Même si la rivalité entre les deux hommes est bien terminée depuis Extreme Rules, Bryan ayant déjà rebondi en devenant challenger pour le titre suprême de Raw contre CM Punk, ce double match sert avec brio de transition vers la nouvelle affiche pour le titre de champion du monde poids-lourds, qui opposera l'Irlandais à Alberto Del Rio…

 

 

Drôle d'idée quand même de filmer les répétitions des catcheurs avant le main event…

 

 

La relation tendue entre Del Rio et Bryan

 

Ça, c'est très bien vu de la part des bookers. En effet, le premier duel entre Sheamus et l'American Dragon a été écourté par l'intervention de Del Rio, qui s'invita dans le match pour montrer qu'il en avait dans le slip et que lui allait remporter à coup sûr la ceinture de l'albinos. Mais même si cette intervention, dans le fond, ne choquait pas Daniel Bryan (qui profita du chaos suivant l'intervention de Del Rio pour s'acharner encore plus sur le bras de Sheamus, qui dut donc subir un Yes Lock juste après le Cross Armbreaker du Mexicain), elle ne remporta pas pour autant l'adhésion de l'ancien champion pour la cause de l'aristocrate, puisqu'elle lui coûta la victoire. Ça fait du bien de voir des Heels qui ne s'allient pas automatiquement, et ce genre de réaction rend l'histoire racontée plus crédible. Bref, me gusta.

 

 

– Soyons alliés, nous avons le même ennemi !

– Jamais de la vie, Del Rio ! Ce soir, je vous explose tous les deux toi et Sheamus, ensuite, j'éclate CM Punk et Chris Jericho et je deviens le VRAI Undisputed Champion ! Yes ! Yes ! Yes !

 

 

Le crossbody de Ricardo

 

Parce que c'était magique, que Ricardo est formidable, et qu'il vient de prouver une fois encore qu'il est le meilleur valet EVER. 'Nuff said.

 

 

Legen… Wait for it… Dary !

 

 

Eve en Executive Administrator

 

Déjà, parce que je craque sur ce look tailleur/lunettes… Mais aussi parce que prendre le rôle de David Otunga (qui d'après ce que j'ai pu lire sur le forum et ailleurs, serait absent parce que madame n'aime pas voir son homme sur les rings) est la meilleure chose qui pouvait arriver à la belle. Remplaçant John Laurinaitis sur le show bleu, sur la sellette depuis les derniers événements survenus à Raw, Eve a montré une nouvelle facette de femme à poigne, qui a su affirmer son autorité face aux caprices de Bryan et Del Rio peu après l'opener. Et un rôle de femme intéressant à la WWE, c'est assez rare pour être souligné, donc bravo.

 

 

À l'inverse de Clark Kent qui devient Superman en enlevant ses lunettes, c'est en enfilant les siennes qu'Eve se transforme en Superbitch.

 

 

Le match féminin : Layla vs. Natalya

 

Là aussi, ça fait longtemps qu'on a pas vu un match de Divas acceptable sur nos écrans, et ça a été un plaisir de voir ce duel entre la revenante et nouvelle championne Layla, qui a à mes yeux toujours eu un bon niveau entre les cordes, et Natalya dont le talent n'est plus à prouver. Fluide, rapide, relativement technique et surtout, ne se terminant pas sur roll-up, j'ai aimé ce match. Seul détail qui me titille, et qui s'explique sûrement par le fait que je n'ai plus regardé Smackdown depuis plus d'un mois maintenant : Natalya est-elle Face ou Heel ? Il me semblait qu'après sa traversée du désert pétomane, elle était du bon côté de la Force à présent, mais la voir affronter Layla, Face incontestable, m'a mis un doute… La Canadienne est-elle repassée du côté obscur ? Merci de m'éclairer ma lanterne dans les commentaires !

 

 

– Salut Nat' ! Ça gaze ?

– Comment oses-tu ! Tu paieras pour cet affront !

 

 

AJ et Kaitlyn en coulisses

 

Bon, j'avoue que ce qui sauve le segment du purgatoire tient essentiellement dans le fait que je perds toute objectivité quand il s'agit de Kaitlyn, que je kiffe depuis sa première apparition à NXT 3… Cela dit, le segment en tant que tel n'a rien d'extraordinaire, c'est vrai, puisqu'il n'est qu'une confirmation de celui de la semaine dernière : AJ est venue s'excuser d'avoir frappé Kaitlyn, mais cette dernière revenant à la charge sur l'obsession malsaine que la geekette développe à propos de Daniel Bryan, elle se prit une nouvelle baffe de la part d'AJ, qui refuse que l'on dise du mal de celui qu'elle aime, même si ce dernier la traite comme une moins que rien. Pas de changement, mais j'ai hâte de voir tout ça se développer en une vraie rivalité sur le ring entre ma belle Kaitlyn et la geekette hystérique.

 

 

Bienvenue à la WWE, un monde merveilleux où une lilliputienne peut mettre à terre une femme qui fait deux têtes de plus qu'elle d'une simple gifle.

 

 

Sheamus vs. Daniel Bryan, deuxième round

 

La fin du show a donc été un rematch de l'opener, imposé par une Eve impitoyable malgré la condition physique de Sheamus, dont le bras fut recouvert de bandages par l'équipe médicale. Mais cela ne découragea pas le champion pour autant : il aime se battre, il est là pour ça et il est prêt à en découdre quel que soit son état. Ça, c'est le Sheamus qu'on aime, bravo ! D'ailleurs, même avec un seul bras, l'Irlandais a fait honneur à son rang de champion, montrant une résistance et une détermination hors du commun, ne lâchant rien face à un Bryan qui eût beau tout essayer mais n'arriva jamais à soumettre son adversaire, malgré ses attaques répétées sur le bras faible de Sheamus. Même la distraction orchestrée par Del Rio et Ricardo Rodriguez, présents à la table des commentateurs, échoua à donner la victoire au Yes Man, et c'est un Brogue Kick envoyé dans la face d'un Bryan en plein vol qui conclut le match. Ce dernier est définitivement hors jeu, et Sheamus peut à présent se tourner vers son nouvel adversaire… Belle conclusion pour une rivalité de qualité.

 

 

Sans les mains !

 

 

Descendons à présent d'un étage…

 

 

PURGATORIO

 

 

Kofi Kingston & R-Truth vs. Hunico & Camacho

 

Le match n'était pas mauvais, mais ce que je lui reproche, c'est d'être vide de sens et d'enjeu. Truth et Kofi viennent de conquérir les ceintures de cuivre, il était donc évident qu'ils allaient gagner ce soir. Mais surtout, je trouve désolant de voir que les champions sont une nouvelle fois deux individus assemblés sans réelle raison, alors qu'on avait avec Primo et Epico une vraie équipe. Mais bon, comme Spanish l'a écrit dans sa nalyse de Raw, la division Tag, comme celle des Divas, est officiellement morte depuis un bail, autant se faire une raison… Reste un match bien mais pas top, et une lueur d'espoir avec l'histoire jouée autour de "Hédabeuliou" (le nouveau "nom" d'Abraham Washington), censé donner l'œil du tigre au trio El Sandwicho, venu assister au match comme au bon vieux temps de NXT où les Pros suivaient assis sur leurs tabourets en haut de la rampe d'entrée les progrès de leurs rookies…

 

 

– Bien, alors le premier nominé de cette saison de NXT est… Camacho !

– ¡ Miralo ! ¡ Miralo !

– Finalement non, on va nominer Rosa, tiens.

 

 

Randy Orton & Big Show vs. Kane & Cody Rhodes

 

Prenez une rivalité pourrie (Orton contre Kane), et mélangez-là avec une autre rivalité pourrie (Rhodes contre Show). Qu'est-ce que vous obtenez ? Un match totalement inintéressant. Entendons-nous bien : les quatre hommes ont fait un très bon boulot sur le ring, ce n'est pas le problème, mais en terme d'histoire, et en partant du principe que ces rivalités sont à présent plus ou moins terminées (Orton a explosé Kane à Extreme Rules, Rhodes a repris son titre Intercontinental), il est plus que temps que tout ce petit monde se tourne vers de nouveaux adversaires, ce sera mieux pour eux et aussi pour nous. Le combat s'est conclu par une victoire des gentils sur les méchants, Show étalant Cody d'un WMD (ex-KO Punch), ceci augurant peut-être hélas d'un petit prolongement de rivalité autour du titre Intercontinental (pitié, non !), mais à part ça, il n'y a rien à retenir de ce match. Pas mauvais, mais pas mémorable pour autant.

 

 

C'est la lose pour Kane : l'Enfer ne veut plus de lui tellement il fout la honte à ses potes démoniaques…

 

 

Damien Sandow

 

J'aime bien ce personnage arrogant et soi-disant intello qui méprise la foule. Cette semaine, Sandow aurait dû faire ses débuts sur le ring, contre le Face Derrick Bateman (bien que pour moi, c'est un Heel de la pire espèce depuis que j'ai lu dans la nalyse de NXT du formidable Wrestlemaniac que l'ancien disciple de Daniel Bryan était le boyfriend de Kaitlyn, l'enfoiré !). Mais décrétant Bateman comme une proie indigne de son talent, Sandow préféra rentrer chez lui plutôt que d'humilier son adversaire, preuve d'une grande mansuétude. C'est sympa, mais bon, il faudra bien à un moment qu'il combatte…

 

 

Parce que vous voulez que je m'abaisse à me battre, en plus ? Mais cette émission est encore plus affligeante que je le pensais…

 

 

Plongeons à présent dans les abîmes de cet épisode…

 

 

INFERNO

 

 

La première annonce choc de Smackdown

 

D'habitude, quand un show commence, on a souvent droit à une annonce sur le main event, histoire de nous donner envie de rester jusqu'au bout. Cette semaine, quelle ne fut pas ma surprise quand la première image qui suivit le générique de Smackdown fut l'annonce en fanfare de la rediffusion plus tard dans la soirée des segments du dernier Raw impliquant ce taré de Brock Lesnar, Triple H, John Laurinaitis et John Cena ! Comment vouloir accorder la moindre importance à Smackdown quand le moment vendu comme le plus intéressant de l'épisode consiste en une rediffusion de Raw ?

 

 

Ne zappez pas ! Tout à l'heure dans Smackdown, toujours plus de Raw !

 

 

Ryback vs. Derrick Bateman

 

Grande nouvelle pour Ryback : sa victime de la semaine faisait pour la première fois partie du roster de la WWE, et avait donc un nom ! Bon, par contre, c'est plus que lassant de voir Skip Sheffield enchaîner les squash semaine après semaine… Je ne dois pas être le seul à en avoir marre, car cette fois personne dans les coulisses n'a poussé de cris d'admiration devant une télé ! Ryback est très fort, merci, on a compris, mais qu'on lui donne une vraie rivalité, et vite. Je trouve aussi le choix de sa première victime expiatoire qui ne soit pas un jobber local assez étrange : voir un Face en défoncer un autre, c'est pas le mieux pour situer clairement le personnage, surtout après des semaines passées à éclater des crevettes Heels…

 

 

Une rivalité Ryback / Damien Sandow, voilà qui serait détonnant !

 

 

Brodus Clay vs. Jack Swagger

 

J'aime toujours autant le personnage de Clay, même si là aussi, on traîne en longueur et j'aimerais là aussi que le Funkasaurus se trouve une vraie histoire à raconter autre que "Arrive. Dance. Squash. Leave." Surtout quand ça se fait aux dépens de Dolph Ziggler et de Jack Swagger, qui méritent mieux que ça. J'avais espéré un début de vraie rivalité quand Clay s'était allié à Santino pour repousser les assauts de ZigSwag, mais comme je l'ai écrit plus haut en citant SAT, la division Tag est morte… Pauvre Jack Swagger donc, vivement que son sort (et celui de Dolph) s'améliore, et qu'on donne une vraie histoire à Brodus !

 

 

Vickie… C'est quand que tu nous amènes au sommet de la gloire, déjà ?

 

 

La séance photo d'Aksana et d'Antonio Cesaro (featuring Teddy Long)

 

Cette séance photo se déroula donc en plein milieu du show, Eve supervisant la promo du nouveau couple en vue de Smackdown, composé de cette pétasse d'Aksana et du nouveau venu Antonio Cesaro, plus connu sous le nom de Claudio Castagnoli sur le circuit indépendant et si j'ai bien compris affublé d'une gimmick de rugbyman suisse ultra-violent (surtout, ne pas rire…). C'est alors qu'Eve demanda au pauvre Teddy Long de huiler le corps de Cesaro afin qu'il prenne mieux la lumière, sous les rires des deux femmes… Nul, pas drôle, ni fait ni à faire, ce segment mérite amplement sa place en Enfer.

 

 

Le pire, c'est qu'il a plus tripoté Cesaro en un seul segment qu'Aksana en six mois…

 

 

Au final, même si cet épisode est de bonne qualité (après tout, j'ai envoyé peu de segments en Enfer), je ne peux pas m'empêcher de penser avoir trouvé le temps long devant ce Smackdown. La faute à plusieurs défauts qui ne parviennent pas à être rattrapés par les pourtant réelles qualités du show. Les trop nombreuses arrivées simultanées de nouveaux visages est la première chose qui me vient à l'esprit : de fait, elles diminuent le starpower de Smackdown, surtout quand les têtes d'affiche du show bleu connaissent les meilleurs rebondissements de leurs histoires… à Raw, à cause du format Supershow qui n'en finit plus de me contrarier (et le mot est faible). Le fait que tous ces nouveaux soient presque tous des big men me chagrine aussi, mais là c'est seulement ma préférence personnelle pour les voltigeurs et les poids légers et moyens qui parle. Alors oui, Smackdown est toujours un bon show, mais il m'emballe beaucoup moins qu'avant, hélas. Avec une vraie séparation des rosters, un meilleur équilibrage du starpower avec Raw et de nouvelles histoires captivantes, il suffit néanmoins de peu de choses pour que le show bleu me fasse rêver à nouveau. Le plus tôt sera le mieux.

 

 

Rassurez-vous, Titus O'Neil, Darren Young et moi, on va l'amener au sommet, ce show !

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