Catch

Un gros gnon dans ta gueule!

Il n’y a rien de véritable. L’opinion de tous fait l’opinion de chacun.

Démocrite

 

En cette période de débats acharnés, de conceptions du monde antagonistes et de dialectique affûtée, il n’était que normal que, pour ce nouvel épisode du désormais incontournable rendez-vous que constitue « Gros oui ou grognon », le Master of Ceremony Major Tom convoque les deux idéaux-types de suiveurs : Mark, le fan au cœur candide, et Smart, le petit malin qui sait tout mieux que tout le monde. Ces deux antagonistes naturels parviendront-ils à trouver un terrain d’entente ? C’est tout l’enjeu de la discussion.

 

 

– Salut Smart. Moi c’est Mark. C’est toi qui arrêtes pas de dire que je suis un crétin qui capte rien à rien?

Y… No! No! No!

 

 

Gros oui ou grognon, épisode 8

 

 

1) Le retour de Brock Lesnar a fait du bien à la WWE, au point que son run doit être amené à continuer les semaines prochaines.

 

Mark

Gros oui. Rendez vous compte ! Brock Lesnar qui débarque à peine le Rock parti, c’est tout simplement formidable. The Next Big Thing succède au Great One, et on devrait faire la fine bouche ? Ce type a démoli toute adversité partout où il est passé. Et il a mille fois raison de dire qu’il apporte de la légitimité à la WWE : il a été tout simplement champion du monde en UFC, soit le sport qui se rapproche le plus du combat à mort à la Bloodsport. Le voir défier Cena, et sans doute d’autres à l’avenir (Triple H, Orton, Punk…) me donne l’eau à la bouche. C’est le type le plus effrayant qu’on puisse imaginer, et notre joie ne sera que plus grande chaque fois qu’il mordra la poussière (même les Cena haters les plus bornés n’ont pu s’empêcher de brandir un petit poing rageur quand le Marine a estourbi le monstre à Extreme Rules !).

 

Smart

Gros non. J’aime pas les mecs qui crachent dans la soupe, puis chient dedans pour bien marquer le coup. Et c’est exactement ce que ce gros con a fait. D’une, il a planté la WWE en 2004 alors que celle-ci lui avait réservé un traitement plus que royal. On lui avait tout donné (plus jeune champion du monde de l’histoire, Royal Rumble, King of the Ring, victoire contre l’Undertaker en Hell in a Cell, et bien d’autres exploits historiques le tout en à peine deux ans) et MOSSIEU n’était quand même pas content. Ensuite, il s’est barré pour voir si les yens étaient plus savoureux que les dollars puis pour goûter à la vraie castagne à l’UFC — où il a rapidement montré ses limites d’ailleurs, mais je m’en fous, je regarde pas cette horreur. Et maintenant, à 35 piges, avec un colon vérolé par trop de cures de stéroïdes, cet espèce de cauchemar aryen (jusqu’à ses opinions politiques qu’il se fait un plaisir de partager avec un monde qui n’attend que ça, et qui feraient passer Sarah Palin pour une hippie défoncée à l’herbe), désormais incapable d’encaisser des vrais coups, revient la queue entre les jambes palper ce qu’il lui reste de gloire à la WWE… et le public, avec sa mémoire de papillon, l’accueille à bras ouverts. Un mois plus tard, on a vu quoi ? Une dégoûtante masse de muscles graisseux, incapable d’articuler une phrase sans se marcher sur la langue, et dont chaque confrontation physique fait craindre pour la santé de ses adversaires. Faudrait lui expliquer que ce ne sont pas des ennemis à détruire, mais des collègues. Cela dit, ça serait peine perdue, vu que son cerveau est probablement aussi agile qu’une brique. Dégage, Brock le nazebroque, et laisse-nous entre gens qui savent faire une promo et réaliser des prises de catch, y a probablement des clodos à aller buter à coups de poing dans les ruelles de ton cher Minnesota.

 

 

Salut Brock ! Content que tu reviennes, tu vas pouvoir m’accompagner à une réunion sur le thème « Don’t be a bully, be a star »!

 

 

 

2) Daniel Bryan est le tout meilleur catcheur de l'année 2012 à la WWE.

 

Mark

Gros non. Daniel Bryan a fait des progrès rapides, c’est indéniable et il faut le lui reconnaître. Son début d’année a été très intéressant, mais il lui manque encore quelque chose pour prétendre dépasser les plus grands parmi ses collègues, y compris sur le laps de temps janvier-mai 2012. Je suis désolé, mais c’est une période qui englobe Wrestlemania, le plus grand show de l’année. Et ce soir-là, CM Punk et Chris Jericho nous ont offert un match magnifique de 20 minutes, Triple H et l’Undertaker ont inscrit une nouvelle page, peut-être la plus émouvante de toutes, à leur légende, et John Cena et le Rock ont réalisé l’un des matchs les plus historiques de tous les temps. Bryan, lui, n’a effectué qu’un seul move : un smack de puceau. Dix-huit secondes plus tard, sa soirée était terminée. Alors c’est bien de flamber dans le B-Show et de faire hurler au public ses « Yes Yes Yes » plutôt marrants, mais ça ne suffit pas pour que je le considère comme le meilleur sur cette période. Et ce n’est pas en s’échappant d’une cage contenant le Big Show et Mark Henry (un exploit à la portée de n’importe quel être humain de moins de 100 kilos normalement constitué) ou en battant Santino Marella à Elimination Chamber qu’il entrera dans le cercle très fermé des grands champions de ce temps. Son très bon match contre Sheamus à Extreme Rules en fait peut-être le MVP de Smackdown sur la période, mais pas de toute la WWE. Bryan est agréable à écouter et à voir catcher, mais il lui reste encore du chemin avant de nous prendre aux tripes comme certains de ses collègues de Raw peuvent le faire.

 

Smart

Gros oui. Ce que j’aime par-dessus dans le catch, c’est l’aspect psychologique. Voir un personnage prendre son envol, évoluer logiquement, adapter son comportement à ce qu’on lui demande — et cela, aussi bien au micro qu’en match. Et de ce point de vue, Daniel Bryan n’a pas d’égaux à la WWE en ce début d’année. Je crois à fond à son personnage, tant il le joue avec justesse : la psychologie a été omniprésente dans sa double feud contre Henry et Show, puis dans son comportement à Elimination Chamber, multipliée par cent après l’affront qu’il a subi à Wrestlemania, parfaitement cohérente dans sa relation avec AJ et dans ses interactions avec des interlocuteurs aussi variés que Roddy Piper, le Miz ou Sheamus. Il a su développer un charisme qui n’a pas surpris ceux qui connaissaient l’American Dragon arrogant de la ROH, et donner naissance à un nouveau chant appelé à durer des décennies. Le dernier à avoir réalisé ce tour de force s’appelait Stone Cold Steve Austin… Et je ne parle même pas de ses phénoménales démonstrations de technique en ring, démonstrations d’autant plus admirables qu’elles ne tournent jamais à la virtuosité vaine, mais servent toujours l’histoire du combat. Alors que Punk et Jericho sont en train de sombrer dans la caricature, que Cena… ben fait du Cena, au bout du compte, que Sheamus reprend sans grande imagination un rôle somme toute classique de brawler intrépide, qu’Orton a été ralenti par une blessure et que des gars ultra-talentueux comme Ziggler, Swagger ou Kidd sont réduits à la portion congrue, Daniel Bryan brille de mille feux au firmament de la WWE et mérite amplement d’être considéré comme le catcheur numéro un de la compagnie en 2012.

 

 

La réponse de Smart pour ceux qui ont du mal à lire les petits caractères.

 

 

 

3) Le retour d'Alberto Del Rio et son arrivée directe dans la title picture vous intéresse.

 

Mark

Gros non. Ce n’est pas un gros non catégorique : Del Rio est plutôt bon dans le ring et Ricardo Rodriguez apporte toujours son lot de bons moments. Mais m’a-t-il manqué pendant son absence ? Non. Son apparition à Elimination Chamber pour soutenir Laurinaitis m’a-t-elle réjoui ? Bof. Son traitement lors de son retour dans le ring m’a-t-il intéressé ? Pas tant que ça : il a décroché un title shot contre Sheamus alors que celui-ci devait encore se défaire de Daniel Bryan à Extreme Rules — une situation qui livrait d’avance le résultat du match Sheamus-Bryan lors du ppv. Surtout, il n’a pratiquement rien dit depuis son retour de blessure, ni sur ses ambitions, ni sur Sheamus, ni sur l’issue de la guerre Laurinaitis-Long à laquelle il n’a finalement pas participé… Bref, au moment où Smackdown regorge de nouveaux venus, le retour de Del Rio a été étrangement géré, et n’est pas vraiment de nature à exciter mon intérêt.

 

Smart

Gros oui. L’ex-Dos Caras Jr. est sans aucun doute l’un des trois meilleurs techniciens de la WWE, avec Bryan et Jericho — oui, je le classe devant Punk en termes de workrate, du fait des quelques botchs qui parsèment ici et là les combats du champion WWE. Dès lors, son retour, surtout directement en haut de la carte, ne peut que me réjouir. Un catcheur de ce niveau, fin technicien et storyteller averti (il est juste parfait quand il s’agit de travailler un membre donné d’un adversaire, spécialement le bras gauche qu’il affaiblit systématiquement en vue de son superbe Cross Armbreaker), n’a rien à faire en midcard. Je veux voir des mecs comme lui au top, car la WWE et même le monde en général n’en compte pas tant que ça.

 

 

It… is… my… destiny… to become… the next… World… Heavyw…

Moins vite monsieur Rodriguez, j’arrive pas à suivre!

– Mais qui est-ce qui m'a refilé un abruti pareil…

 

 

 

4) Contre toute attente, John Laurinaitis arrivera à livrer un bon match contre John Cena

 

Mark

Gros non. Ce type est nul, nul, nul. Il a beau prétendre qu’il a été une star au Japon (paie ta super cred, soit dit en passant, quand tu vois que même un boulet comme A-Train y est apparemment devenu une icone), il a 45 balais passés et n’a plus catché depuis des siècles. Il va sans doute se cacher derrière Tensai et l’esclave de celui-ci, voire la totalité du roster heel, et se contenter de deux coups de pied pourris dans le dos de Cena quand il aura le dos tourné. Après le Rock et Brock Lesnar, Cena retombe de dix crans d’un coup en termes de qualité de l’adversaire. Autant lui donner un match contre Michael Cole…

 

Smart

Gros oui. John Laurinaitis est le secret le mieux gardé du catch mondial. Combien parmi le « WWE Universe » savent qu’il a été tout simplement l’inventeur du Jumping Cutter, qu’il a baptisé Ace Crusher et qui est aujourd’hui mieux connu sous le nom de RKO (même si pour ma part j’estime que la version la plus belle était celle de Diamond Dallas Page) ? Ce type a catché dix ans à la AJPW, nuff said. Même à 46 ans et demi, je suis certain qu’il reste capable d’en remontrer à Cena. Quand t’as fait équipe avec Kenta Kobashi, aka le plus grand catcheur de l’histoire, c’est pas la perspective d’avoir affaire à Cena et ses trois moves et demi qui t’inquiète. Reste à savoir si le booking lui permettra d’exprimer tout son éventail de prises…

 

 

Scoop : Owen Hart n’est pas mort en 1998, il est seulement parti catcher au Japon sous un autre nom.

 

 

 

5) La remontée des actions WWE est due à la bonne qualité de ses deux derniers PPV.

 

Mark

Gros oui. Ca me semble évident. Wrestlemania a été enthousiasmant, avec notamment un main event absolument historique qui a attiré l’attention des plus grands médias mondiaux, et juste ensuite Extreme Rules a été merveilleux, notamment grâce à la présence de Lesnar, un nom connu bien au-delà des frontières de la WWE. Donc le prix des actions de la WWE monte, c’est logique.

 

Smart

Gros non. Ca se saurait si le prix des actions était indexé sur la qualité du produit fourni par la WWE ! Or j’ai pas le souvenir que celles-ci aient plongé au départ de Kurt Angle, qu’elles aient connu un pic lors de la série de matchs entre Jericho et Mysterio ou encore qu’elles se soient effondrées lors de la pitoyable storyline entre Edge et Kane… En réalité, cette évolution s’explique bien plus par les renégociations des attributions de fréquences des principaux bouquets satellite qui suscitent une période de flottement sur le marché des sports traditionnels, déjà plombé par le blackout partiel de la NBA. Il ne faut pas oublier les perspectives que dessine le lancement prochain du WWE Network ni les résultats des comptes d’exploitation de la compagnie, document secret mais dont les données essentielles ont été diffusées sur certains sites méconnus mais très bien informés…

 

 

De plus en plus complexes, les inserts « Did you know ? »

 

 

 

6) Triple H a une tendance marquée à trop souvent voler le spotlight dès que la WWE tient une rivalité intéressante ou un catcheur en pleine bourre (Punk, Lesnar…).

 

Mark

Gros non. Voler le spotlight ? Certainement pas. Bien au contraire, le spotlight, Triple H l’amplifie ! Triple H est l’une des plus grandes légendes du catch de tous les temps. L’un des derniers géants, comme l’a magnifiquement montré son match contre l’Undertaker arbitré par Shawn Michaels à Wrestlemania. Le seul fait qu’un homme de cette stature, qui n’apparaît plus qu’exceptionnellement, se mêle d’une storlyine confère immédiatement une ampleur supérieure à l’histoire, d’autant plus qu’il est désormais le COO de la compagnie. Quand Triple H s’oppose à CM Punk, puis fait équipe avec lui, Punk en ressort grandi. Quand il vient dire ses quatre vérités à Lesnar et récolte un beatdown, il fait parler le WWE Universe comme jamais et attise l’intérêt pour la suite des événements comme nul autre n’aurait pu le faire. Triple H est désormais rare, et donc précieux.

 

Smart

Gros oui. Est-ce que Triple H vole le spotlight des autres ? Heu, est-ce que la nuit suit le jour ? Est-ce que deux et deux font quatre ? Est-ce que Paris est la capitale de la France ? Oui, oui, oui, mille fois oui, et les derniers événements ont encore démontré que ce type était incapable de voir le bien de la WWE, ou plutôt qu’il le confond avec sa propre gloriole. L’histoire des abus de pouvoir de Triple H ferait passer Kadhafi pour un type modeste. Il a pratiquement tué le momentum de Punk à lui tout seul en redirigeant vers sa propre personne le centre de la feud, ce qui a abouti à ce match grotesque contre Nash. Il a catché TROIS FOIS contre l’Undertaker à Wrestlemania. Et maintenant il vient transformer le retour de Lesnar — un type par ailleurs haïssable, mais indéniablement over même s’il ne le mérite pas — en un énième épisode de cet affrontement des authority figures qui semble sorti d’un mauvais rêve de Vince Russo. J’aurais aimé que l’autre débile lui casse le bras droit et non le gauche, comme ça il ne pourrait plus signer ces bookings désastreux dont il est devenu un spécialiste… Hélas, ce n’est certainement pas la dernière fois qu’il vient foutre sa merde dans une histoire qui se serait parfaitement passée de sa présence. Gageons que les excellents Claudio Castagnoli, Cris Hero, Tyler Black et autres Jon Moxley (oups pardon, paraît qu’ils ont été renommés, parce qu’évidemment les catcheurs arrivant à la WWE sortent directement de la cuisse de Jupiter), s’ils parviennent à établir un vrai contact avec le public, devront à leur tour se fader le pire egotrip de l’humanité depuis Néron.

 

 

Ah je comprends Brock, tu as tout défoncé dans le monde entier, donc tu reviens pour me défier moi, le plus grand combattant de la planète!

En fait, je…

– Pauvre fou!

 

 

 

7) Le départ des Bella va véritablement endommager la division féminine.

 

Mark

Gros oui. Les Bella étaient par définition uniques, même si doubles ! Avec leur switcharoo, elles réalisaient une manœuvre géniale et impossible à répliquer, et plus généralement elles étaient agréables à l’œil et leurs bisbilles et réconciliations offraient à la division des pistes sympas. Enfin, elles catchaient très correctement pour autant que je puisse en juger. Et l’une d’elles était encore championne il y a deux semaines ! Oui, c’est un coup dur, et j’espère qu’elles reviendront rapidement.

 

Smart

Gros non. Endommager la quoi ? Ah, parce qu’il y a une division féminine à la WWE ? On me dit rien à moi. Faut dire que quand y a des gonzesses à l’écran, c’est plus fort que moi, je vais pisser. Ben ouais, depuis la storyline Trish-Mickie, la division est morte, enterrée et oubliée. Les seuls à pâtir du départ des jumelles seront les rares guest hosts qui s’aventurent encore dans les coulisses de la WWE.

 

 

– Bon, t’es virée.

Et ma sœur jumelle?

Heu… écoute ma petite, pour être franche, la raison pour laquelle t’es virée, c’est que t’es complètement tarée et que tu nous bassines depuis des années avec ta soi-disant sœur jumelle. Tu n'as pas de soeur jumelle. Tu n'en as jamais eu. Un conseil : va te faire soigner.

 

 

 

8) Le concept de la TNA d'avoir une ceinture mineure (en l'occurrence, le TV Championship) défendue chaque semaine lors d'Impact est intéressant.

 

Mark

Gros oui. Ah ben oui, carrément ! Quand une ceinture est en jeu, un match prend automatiquement plus d’ampleur. Les enjeux sont supérieurs, donc l’intérêt du public aussi. Excellente idée, et la WWE devrait en faire de même pour l’un de ses titres mineurs.

 

Smart

Gros non. Il existe dans le catch une règle d’or : on ne donne pas gratuitement ce qui devrait être montré seulement en pay-per-view. Et les matchs pour un tire, quel qu’il soit, doivent se produire en ppv. Certes, exceptionnellement, on peut organiser un Title Match dans un weekly, mais le faire systématiquement ? Really ? Ca va seulement détruire tout l’intérêt qu’on peut éprouver pour ce titre, spécialement à la TNA, connue pour son incapacité chronique à booker une histoire ne serait-ce qu’à moyen terme, même si le départ de Russo et son remplacement par Pritchard pourrait, je dis bien pourrait, redresser un peu la situation. La ceinture TV va circuler parmi le roster plus vite qu’une MST, et au final personne n’y gagnera rien.

 

 

Super idée de défendre le TV Championship à la TV! J’annonce donc que je défendrai toutes les semaines mon Internet Championship sur Internet! Et le plus cool, c’est que ça fera bien plus de spectateurs qu’Impact.

 

 

 

Nos deux débatteurs ne sont d’accord sur RIEN, et c’est finalement fort logique puisqu’ils n’ont pas exactement le même regard sur notre industrie favorite. A vous de nous dire en commentaires si vous vous sentez plutôt proche de l’un ou de l’autre, voire d'un mix des deux.

 

 

Il arrive parfois que Mark et Smart fusionnent pour donner Smark, un être chelou aux exigences hybrides.

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