Catch

Here comes the… what ?!

J’ai rien compris

Perceval et Karadoc, Kaamelott

 

Tumultueuse période que voilà. Alors que nous nous remettons lentement de la tornade Lesnar et que nous séchons encore nos larmes d’hommes de droite fiers et reconnaissants, quoiqu’en disent les vils gauchos de la Rédac détenant déjà tous les pouvoirs avant même les législatives, le PPV Over The Limit (que j'appellerai OTL dans les lignes qui suivront) pointe déjà le bout de son nez. Storylines qui se terminent, rivalités naissantes, imbroglios sur les places de telle ou telle superstar dans son show respectif, qu’à cela ne tienne, c’est l’occasion idéale pour étrenner un nouvel outil.

 

 

– Tou va mé laisser outilisé tou té outils ?! Même cette énorme clé dé douze qui dépasse là ? Mmmmh !

– Mais ce n’est pas une clé de douze voyons, c’est l’organe reproducteur de l’homme, c’est mon énorme pénis Aksana.

 

 

Nalyse de RAW du 7 mai

 

 

Bon à dire vrai, j’aurais pu faire mon kéké à une toute autre occasion, ça n’a pas franchement de rapport avec la choucroute, même si c’est délicieux, les pralines. Mais voilà, j’aime être le centre d’attention de l’univers, plus particulièrement du CDC Universe, et par conséquent j’ai décidé de lancer MON système de notation !

 

Il est grand temps que les ravis de la crèche et les ébahis du square aient une voix. Finis le monopole de Melzer et la tyrannie d’Alvarez à grands coups d’étoiles aussi pompeuses que Eve Torres pour décrocher une promotion. Fini le paluchage intempestif sur les brawls de parking entre Justin Credible, 6ème dan de Jujitsu et triple champion de la fédé du trou du cul du Japon, et Flying « Machinos con un masquinho » Guacamole, prince du Mexique et écumeur des plus grandes salles de Lucha.

 

Le pouvoir est à présent entre les mains de l’Happy Nation et de tout ceux qui se rallieront sous la bannière arc-en-ciel. Agitez frénétiquement vos bras en l’air et chantez à la gloire de cette nouvelle ère qui s’ouvre ! Ne nous laissons plus miner par les vilains pessimistes et embrassons la merveilleuse fédération de la WWE.

 

 

 

Tu vois fiston, cet homme est complètement taré.

 

 

Blague à part, je ne sais pas combien de temps je tiendrai ce nouveau format, mais j’avais envie depuis un moment de mettre en place une sorte de notation à ma sauce, et plus généralement une mise en forme et un style bien à moi, dans laquelle un autre public se retrouvera sans doute. Ce n’est pas forcément le meilleur épisode hebdomadaire pour lancer ça, vous allez vite vous en rendre compte, mais au moins c’est fait ! Ce n'est pas toujours évident de savoir si un rédacteur a bien aimé un show ou non. Il relève des bons points, des mauvais points, des déceptions ou au contraire de bonnes surprises. Maintenant, y'a des chiffres sur tout ça !

 

Alors vous allez pouvoir bénéficier en exclu mondiale des premiers essais du Jysk-WOWPARDESSUSLATROISIEMECORDE-meter !!! Et le gros avantage, c’est que comme le barème et les critères sont issus de mon esprit tordu et top secrets, ces notes sont juste parfaitement incontestables.

 

 

1kontestabl, L.O.L, tro for Giskal

 

 

 

Mambo number 4 !

 

Sans transition nous allons ouvrir cette nalyse placée sous le sceau de la folie et du grand n’importe quoi par les quelques segments totalement « nawakesques » qui m’ont inspiré le titre de cet article. Car il faut bien le dire, la WWE navigue en eaux troubles en ce moment. Après un Extreme Rules franchement réussi qui a mis un terme à un paquet de feuds de long terme et même à un Lesnar/Cena fraichement débuté, nous voici déjà à deux semaines d’OTL et la carte se dessine à vitesse grand V, sans pour autant délaisser la case surprise.

 

Commençons si vous le voulez bien par un match teasé dès le début de l’émission mettant aux prises l’équipe composée de Sheamus et Randy Orton face à celle de Chris Jericho et Alberto Del Rio. De prime abord, l’affiche a de quoi dérouter. Certes Randy et Chris en ont tout deux terminé avec leur adversaire respectif (Kane et Punk). Mais les tag-teams improvisées entre main-eventers comme celles-ci donnent souvent l’impression d’être des oppositions miroirs croisant les feuds en cours. Faut-il alors y voir un présage d’une éventuelle rivalité entre la Vipère et Y2J ? Tout ceci est bien suspect…

 

Comme souvent quand quatre excellent workers comme ici sont foutus pêle-mêle dans un ring, le résultat est plus que satisfaisant. Une fois de plus nous n’avons pas été déçus. Orton et Chimousse ont enchainé leurs séquences de « face en péril » avec brio tandis que je reprends goût avec joie aux enchainements de Del Rio, toujours aussi précis. L’homme à la jaquette électrique n’est plus à présenter et continue de montrer depuis son retour que son talent est décidément bien grand.

 

 

Il faut pardonner Jericho, c’est un gentleman mais là c'est impossible de voir que cet homme porte un bandage.

 

 

Et après un bien beau bordel perpétré par les vilains, accompagnés de l’inénarrable Ricardo Rodriguez, Sheamus porte un Brogue Kick accidentel sur l’homme aux voix dans sa tête, qui ont dû résonner sévère pour le coup. Tout penaud, l’Irlandais perd sa concentration et se retourne en plein sur un Codebreaker opportun signé Y2J qui glane là un tombé précieux sur le champion poids lourds.

 

Oui messieurs, vous avez bien entendu. Chris Jericho a réalisé son finisher et le tombé qui suit sur Sheamus. Ma qué cé qué ça veut dire ? Nous n’avons pas tardé à le découvrir avec un segment bien sympatoche dans le bureau de Johnny Ace, dans lequel s’est justement rué l’Ayatollah of Rock'n'Rollah pour se vanter de sa victoire de prestige. Il clame ainsi qu’il a le droit à un match de championnat le plus rapidement possible ! Mais n’est-ce pas Del Rio le « number one contender » ? Justement le voilà ! Il n’est visiblement pas d’accord… Ah, voilà Orton ! Il semblerait qu’il veuille faire une partie de Scrabble avec ces messieurs, mais je n’ai pas tout compris car une bagarre générale éclate au même moment entre les trois hommes.

 

Sheamus, jamais avare lorsqu’il s’agit de coller des gnons, se téléporte dans la pièce en bon super sayen et tabasse tout ce qui bouge. On remarquera le flegme légendaire de Laurinaitis qui observe la scène sans broncher. Les gentils finissent par faire la loi et continuent de s’engueuler au sujet de qui a les plus grosses maracas. Mais puisque je vous dis que c’est Del Rio nom de Dieu !

 

 

– Désolé Show mais j’ai vu que tu avais perdu contre Kane il y’a deux mois, tu vas donc défendre ton titre Intercontinental contre lui à Over The Limit !

– Mais je ne suis plus champion John… C’est Cody.

– Ah. Eh bien ce sera donc un Six Pack Challenge entre toi, Cody, Kane, Hunico, car il m’a laissé essayer son lowrider, Beth Phoenix, car après tout pourquoi pas et Jerry Lawler. People Power !

 

 

Ca vous fait rire ? Non parce que c’est à peu près ça. Faisant fi du statut, certes douteux, d’aspirant numéro 1 de Del Rio, le GM incontesté des deux shows s’empresse de booker un Fatal 4 Way pour le titre entre Sheamus, Orton, Jericho et Del Rio. Orton tape donc l’incruste en gueulant un grand coup. Et même si on peut donner plus de crédit à l’insertion de Jericho dans la scène WHC, suite à sa victoire, on est en droit de se demander depuis quand est-ce synonyme de title shot automatique. Surtout quand on sait ce qui va se passer après, en Main-Event de la soirée.

 

Mais bon ne crachons pas dans la soupe, d’une part car c’est ignoble et ça gâche généralement votre potage, et d’autre part car au final, le titre est à présent ultra convoité et on a une affiche diablement plus sexy qu’un curieux Sheamus/DelRio originel qui n’avait pas grand chose de glamour.

 

3,5/5 nouveaux slips de Sheamus

 

 

– Les gars je viens de voir le certificat de number one contender filer par là, avec un peu de chance vous pouvez encore l’attraper.

– Woow cimer Randy, viens vite Alberto !

 

 

 

Il est de retour ! Il est de retour ! Comment ça qui c’est ?!

 

On continue dans le « portnawak » à grande échelle avec ce qui semble être un coitus interruptus pour la feud Lesnar/Cena. Après un match grandiose à bien des égards à Chicago lors d’Extreme Rules, Lesnar s’est défoulé la semaine dernière sur le COO Triple H et semblait d’ores et déjà s’éloigner du Marine alors qu’un rematch leur tendait les bras. Eh bien nous sommes allés encore plus loin cette semaine puisque Brock semble s’éloigner de la WWE tout court !

 

Alors que les commentateurs nous informent que la Ass Kicking Machine n’est pas dans le building ce soir et qu’il va se faire représenter par un proche dans quelques instants (il serait intéressant d’ailleurs de savoir si le public était au courant), la musique du sanguinaire retentit et quelques secondes passent. Et soudainement, le voilà ! Il est de retour après des années d’absence ! Mais si le petit gros là ! Raah mais je l’ai sur le bout de la langue !

 

 

Rah mais oui, Rafa Benitez s’est rasé !

Non ?

Vraiment pas ?

 

 

Bon en réalité je n’avais foutrement aucune idée de l’identité du gusse. Et m’est avis qu’une large partie de la salle et, plus important, des spectateurs en savait à peine plus que moi. Cole et Lawler ont vite rattrapé le coup pour les millions (AND MILLIONS) qui regardent à travers le monde en précisant qu’il s’agissait donc du seul, de l’unique Paul Heyman, l’ex-manager et « voix » en quelque sorte de Brock Lesnar lors de son premier passage à la WWE.

 

Et fichtre diantre et scrogneugneu, c’est qu’il parle bien le bougre. Ce mec-là est donc ici en tant que représentant légal du démembreur Lesnar. Et il a un communiqué à nous lire. Soit. Bah lis le fiston, vas-y.

 

Grosso modo, le fantastique verbe d’Heyman en moins, Lesnar nous dit qu’il a tenu toutes ses promesses. Il a apporté à la WWE une sorte de légitimité et de réalisme perdu. Il a humilié physiquement Cena et Triple H. Il a rappelé au monde la force surhumaine qu’était et est toujours Brock Lesnar. Et que suite à tout ça, et au vu du traitement de la hiérarchie en place qui lui ressert la même merde qu’il y’a huit ans, il a décidé tout simplement de démissionner et de s’en aller la tête haute.

 

 

Merde Rob Van Dam a vachement pris depuis son passage à la TNA…

Non toujours pas ?

 

 

Wow. Donc Lesnar « quits » ? Planent à présent sur nos têtes blondes les spectres des rumeurs Internet. Je n’en suis pas friand, mais il était difficile d’esquiver au lendemain d’Extreme Rules les différents bulletins rapportant la colère comme toujours disproportionnée de l’homme à la tête de Lego consécutive au « no sell » total de Cena après le match, rendant la prestation de Lesnar quasi caduque. On rapportait alors que le bestiau était en froid avec la hiérarchie et qu’il envisageait même de claquer la porte telle une diva.

 

Et voilà qu’après lui avoir fait attaquer le COO Triple H, on fait annoncer par l’intermédiaire d’Heyman qu’il démissionne purement et simplement. Est-ce là la fin du partenariat entre Brock et la WWE ? Difficile à croire. Mais le doute est posé et même si on ne sait clairement plus trop où donner de la tête devant tant de revirements de situation, la ficelle est certes grosse mais brillante (non BBM calme toi, t’as déjà eu ta vignette d’intro).

 

En effet, Brock Lesnar tient ici la WWE en otage kayfabement parlant. En contrepartie, avec ce procédé, la fédération de Stamford tient elle le méchant ultime. Jugez déjà la réaction du public à l’annonce du « I Quit » papier de Lesnar ce lundi. Les vivats d’une foule surexcitée il y’a plus d’un mois lors de son retour ont accueilli la nouvelle. Brock a réussi à se construire une aura de super vilain maintenant dans une position plus qu’intéressante puisqu’il a toute latitude pour faire ce qu’il veut et par conséquent générer une frustration énorme aussi bien par son absence que s'il se décide à intervenir lors du prochain PPV par exemple.

 

Il n’est en effet pas déconnant d’imaginer Big Johnny derrière un grand masterplan pour piéger Cena, quand bien même il aurait déjà Tensai dans ses rangs. Et même sans être lié à Ace, qui après tout peut aussi l’avoir fortement déçu avec le vrai-faux contrat, il peut aller et venir semer le chaos. Que diriez-vous d’un énorme double F5 sur Punk et Bryan après 25 minutes acharnées à OTL ?

 

Bref ça part un peu dans tous les sens. Ce n’est pas bien clair, c’est le moins que l’on puisse dire. Mais un paquet de portes sont entrouvertes vers des pistes toutes bien sexy et il faut reconnaitre que ce brave Heyman sait y faire avec un micro. Tous les voyants sont au vert donc.

 

5/5 petits bedonnants luisants à queue de cheval

 

 

Les aléas du direct… Prise d’antenne un peu trop tôt et voilà HHH pris dans une situation bien délicate face caméra, avec Stéphanie, face pas caméra.

 

 

 

Un fou rire = un steak

 

On dit souvent qu’un bon fou rire équivaut à manger un steak de viande rouge, et le Big Show adore la viande, donc il rigole beaucoup. C’est sur cette transition dégueulasse que je me tourne vers le reste du show à présent !

 

Rien ne va plus à RAW, les histoires partent dans tous les sens, la plus grosse star de la compagnie est blessée et assiégée, son agresseur décide de démissionner, les bookings de main-events de PPV se font à coup de torgnole dans des bureaux mal décorés. Mais une chose est sûre, c’est que le patron, c’est Mr Excitement. Et il entend bien le montrer. Au terme du segment introductif de l’émission, le grand manitou décidé qu’il en a assez et que dorénavant, quiconque se moquera de sa voix éraillée devra faire face à de lourdes sanctions. Inutile de vous dire qu’il n’en fallait pas plus pour que le rebelle en chef CM Punk fasse irruption et saute sur l’occasion pour traiter l’omnipotent personnage de gigantesque boîte à outils.

 

 

– Espèce de vil tournevis haha !

– C’est pas franchement drôle Punk…

– Sale écrou ! pffttt.. hahaha !

– Non mais Punk…

– Grosse scie à métaux !!!!

 

 

Ce dernier s’empressera par conséquent de placer le champion dans un match contre l’homme à la trace de pneu sur la tronche, Lord Tensai, en fin de soirée. Ça tombe bien, on verra ça plus tard. Car ce qui nous intéresse, c’est le Big Show, et le fait que ce soir avait lieu son rematch contre Cody Rhodes.

 

Au terme d’un ersatz de match comme on en a vu des centaines j’ai l’impression (le Géant prend l’avantage rapidement et le heel file chercher sa ceinture pour s’enfuir), Rhodes se fait compter à l’extérieur et le tout sent bon la fin de feud totalement bâclée. D’autant plus qu’alors que le Gros Spectacle tente de provoquer le champion IC pour qu’il revienne se prendre quelques pains dans la face, Eve déboule et exige que le gentil s’excuse. Bah oui. Car si je faisais bien mon boulot, je vous aurais dit que Show s’était fait choper en train de se moquer de la voix de JL juste avant d’aller sur le ring. Mais aujourd’hui c’est le dawa, alors je fais ce que je veux.

 

Du coup, Rhodes file comme si de rien était, mettant ainsi un terme à une feud pénible et au final sans aucune utilité si ce n’est d’avoir offert le Grand Slam Championship à Show à Mania. On ne peut pas dire que cette rivalité et les défenses qui l’ont marquée resteront dans les annales du titre Intercontinental.

 

Le Big Show semble de son côté s’empêtrer dans une énième histoire douteuse, vu qu’après s’être excusé auprès d’Eve, il s’est refait choper en fin d’émission à rire en coulisse à une blague de deux acteurs de série B se moquant de Laurinaitis. Pas glop.

 

1/5 ceinture blanche mythique balancée à la poubelle

 

 

Coucou, tu veux voir ma b… ma prestigieuse ceinture de champion Intercontinental ?

 

 

 

Show on !

 

Les Vickie Boys étaient de sortie, comme toujours, lundi soir et on se demandait bien contre qui ils allaient pouvoir perdre cette semaine. Cette fois, c’est Dolph Ziggler qui part au turf en solo et pour affronter une moitié des champions par équipe, Kofi Kingston ! Ce match a déjà été vu à la télévision une bonne dizaine de fois au minimum mais je ne boude pas mon plaisir tant les deux bonhommes sont bons ensemble.

 

Après des cabrioles toutes plus précises les unes que les autres et, au risque d’être redondant, une prestation de selling une fois de plus incroyable de Dolph, Kofi place son Boom Drop. La logique voudrait que le Trouble in Paradise suive mais Swagger en décide autrement et provoque la distraction. Le Show Off tente d’en profiter mais se voit accueillir par un retentissant SOS d’une rare violence, parfaite synchro des deux athlètes sur ce coup ! On croit à la fin avec victoire des gentils mais le blondinet se dégage à 2,99 ! Magnifique fausse conclusion qui oblige le Ghanéen volant à tenter un Crossbody, contré par Jack qui passait par là, laissant le champ libre à son compère pour placer le Zig Zag de la victoire.

 

Oui messieurs, Ziggler a gagné ! Victoire qui conduira certainement à un Swagger/Truth dès ce vendredi histoire d’équilibrer les débats et il ne serait pas impossible de voir les ceintures en jeu entre ces quatre loustics dans deux semaines. L’essentiel étant de continuer à donner du temps d’antenne de qualité aux équipes en place !

 

4/5 T-shirts roses dans le slibard

 

 

Laissez-moi juste encore un peu profiter de la lumière de mon titantron sur mes pecs.

 

 

 

Un petit paquet en recommandé

 

Il me semble avoir entendu au loin depuis la cuisine que les nanas ont eu un match lundi soir. Je n’en suis pas sûr car quand je suis revenu elles avaient disparu, vous éclairerez donc ma lanterne sur la qualité de ce dernier. Je ne me suis pas donné la peine de revenir en arrière, bien trop heureux d’avoir apparemment évité de perdre une à deux minutes de ma jeune vie de cadre dynamique.

 

C’est vraiment bien que Layla soit de retour hein. Ca redonne du peps et de l’intérêt à la division féminine.

 

0/5 championne crédible à l’horizon

 

 

** Allez les filles, la première qui compte jusqu’à 5 sera nommée 1st contender pour le titre des Divas ! **

– 1, 2… 3 ! Non je peux pas le faire avec plus de 3 mecs en même temps.

– Oh ! Quand on fait 2, ça fait un pistolet !

 

 

 

“Call your momma and tell her I’m AWESOME !”

 

C’est en ces termes que le Miz est venu interrompre le Funkausaurus Brodus Clay en pleine danse au milieu du ring. Ouais car il est comme ça le bon Brodus, il lance sa musique et il débarque pour danser pépère. Tu me diras, c’est toujours mieux que de le voir squasher un péquenot de 40kgs ou de venir balancer des leçons de morale avec des mots de 12 syllabes.

 

L’Awesome One débarque et lâche donc une promo dans le plus pur style Mizien. J’ai d’ailleurs eu l’impression sur le moment que cela faisait une éternité que Mike n’avait plus pris le micro en milieu d’émission de la sorte et que ça me manquait pas mal.

 

Il arrive finalement pour défier Clay et, ô stupeur, les deux hommes nous offrent un vrai match ! Le Miz fait plus que résister, il domine même complètement le gros plein de soupe à coups de DDT, de tacles dans les jambes, de chassés dans la tête. Il frôlera même la victoire mais c’était sans compter avec le second souffle du dinosaure de la planète funk qui étalera finalement l’iroquois d’un splash toujours aussi impressionnant visuellement.

 

Une feud entre les 2 ? Allez-y balancez c’est toujours bon à prendre, même si je ne vois pas trop de matchs de PPV découler de tout ça, c’est la direction à suivre c’est indéniable.

 

3/5 peluches de Denver le dernier dinosaure

 

 

Sentant l’ère glaciaire approcher, le Funkausaurus met toutes les chances de son côté. Toutes.

 

 

 

Pas de bras pas de chocolat

 

Lesnar démissionne, le match pour le titre poids lourds est complètement modifié, Brodus a eu un vrai match, Dolph Ziggler a gagné… Mais que peut-il bien encore arriver dans ce RAW ? Et bien figurez-vous, bande de polissons, que John Cena, la figure de proue de la compagnie, l’homme qui a terrassé la bête sanguinaire Brock Lesnar, le titan qui était à RAW le lendemain même pour rassurer ses jeunes fans qu’il était là et prêt à en découdre, ce John Cena là n’était pas là lundi soir !

 

Un frisson de stupeur vous parcourt très certainement. Soyez sans crainte, l’homme qui change de t-shirt plus vite que McOcee enchaine les cigares et les verres de cognac s’est tout de même fendu d’une intervention live via satellite, clin d’œil à celui qui avait connecté en avril dernier son 43 fillette aux miches du Marine.

 

Interviewé par un Michael Cole décidément de plus en plus agréable au micro en 2012, il a raconté grosso merdo que les docteurs lui avaient conseillé de rester à l’écart quelques mois, mais qu’il avait poliment refusé pour venir mettre en friche le séant du GM Big Johnny.

 

 

Tu sais, mon bras est vraiment cassé hein, aime-moi, prends pitié. Je t’aime, moi.

 

 

Donc si je comprends bien, on nous vend ici un Cena véritablement diminué (il a un mot du docteur) afin de mieux faire passer le match à venir contre une figure d’autorité vieille et hors de forme. Cole laissera filer un trait d’humour en laissant sous-entendre que Cena doit probablement être effrayé, sachant que son futur adversaire a connu la gloire et la renommée au Japon, dans lun des pays les plus exigeants et les plus physiques en matière de lutte. Mais non.

 

A base d’intensité moyennement transmise et de phrases bateaux, John Cena nous sert donc un couplet classique de « Rise above hate », « Never give up » et autres joyeusetés qui pour une fois ne font pas mouche et manquent un peu le coche pour promouvoir l’affrontement. Gageons que sa présence en live la semaine prochaine, ainsi que celle de Triple H rattrape tout cela.

 

2,5/5 bras cassés mais pas vraiment, juste assez pour quand même se prendre une masse de coups de pieds dedans pendant 10 minutes et placer un AA

 

 

– Ok Ted, donc quand je dirai Frutty Mangina, tu balances ces petits cons de gamins de « Make a Wish » puis le clip que j’ai tourné pour cette connerie de campagne Be A Star là, ça va bien passer.

– Euh ça tourne là, Monsieur Cena.

 

 

 

Sans maitrise, la puissance n’est rien

 

Respirez, vous y êtes presque. Vous allez très bientôt pouvoir reprendre une activité normale. Plus chiante, mais normale. Il ne nous reste plus que le main-event à couvrir, mais il y’a des choses à dire !

 

Ce main-event, nous y avions fait référence brièvement en début de papier. CM Punk s’était empressé de venir fourrer son nez dans le speech d’introduction du GM et de se moquer de lui. Dans la foulée, ce dernier booke le champion contre Lord Tensai. Alors que le Straightedge descend vers le ring au son de Cult of Personality, la musique s’arrête et Laurinaitis annonce d’une voix suave que ce match n’est plus un 1v1 mais un Handicap Match contre Tensai et l’aspirant numéro 1 au titre WWE : Daniel Bryan !

 

Intéressant. Difficile d’imaginer Punk sortir de cette impasse. Cena est hors course et le champion n’a pas franchement d’allié en ce moment ni de gentils mecs en feud avec un des deux méchants. De plus, l’homme à la trace de pneu est franchement présenté comme indestructible en ce moment. Daniel Bryan a ici une occasion en or de vraiment faire mal à son ex-pote du circuit indépendant.

 

 

Et ça c’est pour avoir découpé l’arrière de mon slip à la ROH !!

 

 

Punk est clairement dominé en début de match par la puissance de Tensai. Sakamoto reste gentiment à l’écart et on le comprend, il n’est d’aucune utilité tant son patron démolit le champion. Bryan rentre de temps en temps pour placer quelques kicks et narguer son futur adversaire.

 

Comme on pouvait s’en douter, la faille vient d’un excès de confiance du Yes Man qui tente un coup de boule volant, esquivé par Punk qui enchaine alors ses signature moves. Roundhouse Kick, Running Knee, Bulldog, Swinging neckbreaker, tout y passe. Tentative de GTS ! Va-t-il s’en sortir ? Tout cela paraît un peu trop facile… Bryan esquive et le gros Lord aplatit Cihaime, légalement, s’étant taggué discrètement juste avant.

 

Et là c’est l’avalanche. Même si la Powerbomb à deux mains de Tensai, son finisher visiblement, est botchée, le mal est fait et l’ignoble personnage se prépare à infliger sa Claw dévastatrice imprégnée du fameux Green Mist.

 

1.

2.

3.

Wow…

 

 

Facétieux, Tensai écrit des blagues en japonais afin de distraire Charles Robinson, féru de culture nippone.

 

 

Alors ok, la stipulation « Handicap » a sûrement été ajoutée pour protéger l’aura du champion dans la défaite, mais j’aimerais rappeler ici que Tensai vient d’enchainer des victoires quasi clean retentissantes contre John Cena et CM Punk.

 

Plus important encore, la place à présent de Tensai dans la carte ! Avant Extreme Rules, le gus avait étalé Cena, laissant planer le doute quant à sa participation ou non au PPV. Il n’en avait rien été. Voilà OTL qui approche et le gars récidive avec une victoire sur le champion. Si on en juge par le passe-droit obtenu par Jericho un peu plus tôt, doit-on s’attendre à voir Tensai s’inscruster dans le dream match Bryan/Punk ?

 

Alors probablement pas. On peut supposer qu’il sera plus naturellement dans le coin de Laurinaitis lors de son match contre Cena. Mais après ? Il va devenir compliqué de le tenir éloigné de la title picture et de la ceinture de Punk bien longtemps sans le faire passer pour un parfait imbécile. Il a beau souffler comme un bœuf durant ses matchs, il n’en reste pas moins un catcheur visiblement très versé dans la compétition et il va vouloir se tourner vers le titre suprême.

 

4,5/5 claws qui glissent sur les cheveux gras de Punk

 

 

– Daniel, ça te dit un gros turnbuckle dans ta face ?

– YES ! YES ! YES !

 

 

RAW ronronne actuellement, c’est indéniable. OTL apparait comme un PPV de transition avec les deux scènes pour les titres majeurs en pleine ébullition et pas de mano à mano clairement défini. Les ceintures IC et US sont dans le flou total. Le plateau des tag teams lui peine à émerger mais se reconstruit tranquillement, je garde espoir.

 

Ce PPV sera également selon moi l’heure de vérité pour deux hommes : CM Punk et Daniel Bryan. La voie est libre pour eux. Ils vont selon toute vraisemblance clore le show et devoir assurer le spectacle. Les milliers de fans de l’IWC qui idolâtrent les deux hommes vont devoir mettre la main à la poche et laisser tomber les streams illégaux le temps d’une nuit, afin de prouver leur loyauté et montrer que leurs chouchous ont leur place en haut de l’affiche de façon durable.

 

En effet, même si Punk a en quelque sorte été couronné et adoubé par Jericho à Mania, puis chez lui à Chicago, c’est la première fois qu’il va devoir assurer le show en tant que star numéro 1 du PPV sans que le Rock, Lesnar, Triple H ou Cena ne soit dans le main-event. Bryan quant à lui doit confirmer à l’échelon supérieur. Son match d’anthologie contre Sheamus du mois dernier est une base mais il est toujours dans l’attente d’un rebond après son règne de champion poids lourds. Il sera également intéressant de voir si AJ joue un rôle dans la bataille.

 

« Put your money where your mouth is » comme disent les Américains ! J’ai comme le sentiment que le nombre de commandes de ce PPV sera scruté avec attention par les décideurs de Stamford qui voient peut être dans l’un des deux champions le futur étendard face de la WWE. Un véritable rassembleur, au delà des clivages smart/smark/mark/kids/etc…

 

De toute manière on y verra certainement bien plus clair après OTL. La situation de Cena/Triple H/Lesnar ? Le futur de Tensai ? Quelles feuds pour les titres majeurs ? La prochaine feud de Cody Rhodes ? La carte de ce PPV est louche, c’est moi qui vous le dis !

 

Note globale du RAW :

3,5/5 occasions de se moquer de la voix de Laurinaitis impunément !

 

 

Jyskal !

Tu iras coller des affiches des candidats socialistes pour les législatives pendant une semaine puisque ça t’amuse tant !

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