Catch

Smackdown express

Une bonne vignette vaut mieux qu'un long discours

Adage populaire.

 

 

Ça n'aura pas échappé aux plus assidus de nos suiveurs : Smackdown peine à passionner ces dernières semaines, et assume de plus en plus sa place de B-Show dans lequel il ne se passe pas grand chose. Dès lors la rédacteur face à la page blanche quand arrive le show du vendredi a tendance à vouloir choisir la facilité, et quand on ajoute que cette semaine on avait affaire au go-home d'un des PPV les plus insignifiant de l'année, voila le résultat : une review en images, bam, comme ça !

 

 

Comme ça ça compense avec la semaine dernière, hein McOcee ?

 

 

Smackdown du 18 mai, la nalyse en vignettes

 

 

 

 

Le show débute avec un Raw rebound consacré à la storyline qui est à la fois la plus débile et la plus exposée du moment qui nous enfonce bien dans le crane une fois qu'on en doutait encore que c'est la bataille des John qui sera le main-event d'Over the Limit, et montrant tristement qu'après 6 mois de titre suprême, CM Punk reste encore bien loin de la place du top face de la fédération.

 

 

C'est l'occasion de revoir le grand absent de la semaine écoulée, Sakamoto.

 

 

Sans transition, et sans générique, c'est l'apôtre du people power qui arrive sur sa musique d'entrée toujours aussi martiale. Je l'aime bien, moi, ce thème. Par contre mettre le surnom de sa bite en gros sur le titantron, c'est un peu prétentieux, sans doute.

 

 

Il est chagrin, le John, depuis que le Board of Directors, cette bande d'illuminati qu'on ne voit jamais mais qui semble avoir tout contrôle sur la fédération a décidé qu'il serait viré si il perdait dimanche contre John Cena. Parce qu'elle n'est pas satisfaite de son travail ? Parce que chaque General Manager devrait être capable de battre la plus grosse star de son roster pour imposer son autorité ?

 

 

En tous cas je suis franchement choqué que le match contre Cena soit SANS DISQUALIFICATION, et que personne DU ROSTER n'ait le droit d'intervenir en faveur de ma personne sous peine de perdre SON CONTRAT ! Dans quel imbroglio me suis-je donc encore fourré ?

 

 

CM Punk arrive, et lui ça le fait plutôt marrer que Johnny puisse être viré, sans doute parce que c'est un salaud de gauchiste qui déteste tous les patrons et veut simplement voir le monde brûler.

 

 

Laurinaitis essaie de garder sa poker face, mais il ne peut pas s'empêcher d'avoir une sale impression de déja-vu, sans doute parce que ce segment est la copie conforme de celui ayant eu lieu en opener de Raw il y a 10 jours.

 

 

Écoute John, t'es moche, t'es pas beau et t'es laid, et dimanche je serais assis bien tranquillement sur mon canapé en train de savourer au moment où tu prendras une branlée contre John Ce… hein ? Quoi Daniel Bryan ?

 

 

Après le départ de CM Punk dont la punition pour avoir dit à Laurinaitis qu'il puait de la gueule est d'affronter le Big Red Jobber Kane ce soir, Johnny Ace montre du doigt le public en les traitant de losers et d'abrutis décérébrés. C'est pas beau ça, de montrer du doigt !

 

 

Après avoir annoncé que le main-event de la soirée opposerait Sheamus à Randy Orton, un clip nous montre que John Cena est un chic type. Un rappel utile.

 

 

La nouvelle tag-team dans le vent fait son apparition. Rappellons qu'ils ont une streak de pas moins de trois matchs, et ont battu des adversaires aussi prestigieux qu'Ezekiel Jackson et Yoshi Tatsu…

 

 

…du coup ils ont droit à un match contre les champions par équipe, ce n'est que justice après tout.

 

 

Un match court mais néanmoins enlevé, qui se conclura sur une victoire des faces. Leurs adversaires de dimanche ont pendant ce temps perdu à Superstars contre les Usos, le suspense est insoutenable !

 

 

"Hmm, la victoire de l'africain parfaitement intégré et de l'ancien taulard repenti face à leurs adversaires qui poussent des cris primitifs et maîtrisent à peine la langue anglaise, voila bien le symbole d'une WWE qui n'est jamais vraiment rentrée dans l'ère de l'Amérique post-raciale symbolisée par Barack Obama !" Toghril Majdar, regardant le show en toute simplicité, en caressant sa longue barbe blanche.

 

 

Mark Henry raconte ensuite à une assemblée d'enfants médusés la fois où trois enfants ont essayé de lui piquer son goûter, et qu'il les a mangés eux.

 

 

Pendant ce temps, à Vera Cruz, un Girondin de Bordeaux méprise ouvertement un rugbyman du Stade Français…

 

 

…et un petit clip nous rappelle subtilement les exploits de Godlberg déguisé en Rob Van Dam.

 

 

Damien Sandow explique à Yoshi Tatsu que son look de Pikachu encore puceau passé 30 ans n'a d'égal que sa musique d'entrée tout juste bonne à exciter les jeunes filles écervelées qui pullulent à la Japan Expo, et que de fait il n'est pas digne de l'affronter, lui, le sauveur intellectuel des masses.

 

 

Yoshi rétorque que Damien n'est qu'une poule mouillée, et fait le poulet avec les bras, avant de lui tourner le dos.

 

 

Du coup Sandow fait pêter le slip rose.

 

 

Mais tout cet intellectualisme n'est rien par rapport au débat rhétorique qui oppose ensuite, backstage, deux des esprits les plus brillants et les plus fins du roster de Smackdown. Jugez plutôt :

 

 

-Voyez-vous Josh, j'ai un jour, comme un autre participant du match pour mon titre dimanche, été une brute attaquant tout ce qui bouge

-Et moi même Josh j'ai été, comme un autre participant du match de dimanche, un connard arrogant qui pensait que tout lui était dû.

-Et moi aussi, comme un de mes concurrents dont je tairais le nom, j'ai un jour embrassé la femme de mon pire ennemi, en le faisant regarder.

-Et moi même, Josh, j'ai un jour, chié dans le casier d'un de mes adversaires du Fatal Four Way à venir.

-…enfoiré.

 

 

Voila ensuite Daniel Bryan pour son match à venir. Les gens le huent, et font YES aussi. BOOO-YES !, font les gens.

 

 

Mesdames et messieurs, je m'excuse de vous déranger. Suite à une mauvaise rencontre il y a quelques mois, j'ai perdu ma ceinture, ma copine, mon meilleur ami ne m'adresse plus la parole, et j'ai fini en fauteuil roulant. Depuis je suis à la recherche d'un push, je ne demande pas grand chose pour m'aider, simplement une petite victoire par décompte à l'exterieur ou disqualification, pour préserver le peu de dignité qu'il me reste. Merci d'avance.

 

 

Caramba, encore raté !

 

 

C'est maintenant l'heure de notre grand défi : arriver à sortir un bon match avec Kane !

 

 

CHALLENGE ACCEPTEEEEEED !!!!

 

 

Le petit blanc sec contre le gros rouge qui tache : la guerre des viticulteurs est arrivée en avance, cette année.

 

 

Daniel Bryan trouve, comme le rédacteur qui écrit ses lignes, que le combat est surprenamment réussi. Bien trop réussi pour ne pas venir l'interrompre par une fin abrupte !

 

 

YES !

 

 

YES !!

 

 

YES !!!

 

 

Bon sang, c'était encore mieux que la semaine dernière, quand j'ai dit à AJ que je préférais me taper Kaitlyn ! Allez, maintenant je vais faire croire à Primo et Epico qu'ils ne sont qu'une seule et même personne, et que chacun est l'image de l'autre dans un miroir !

 

 

Le Big Show est tout rouge et pleure. La vraie question est de savoir pourquoi. Moi en tous cas, je dirais à vue de nez qu'il a encore tué quelqu'un en lui rentrant dedans sans faire exprès, mais j'ai hâte que le Raw Rebound arrive pour connaître le fin mot de l'histoire !

 

 

Un match de gala nous est annoncé. Il y a deux ans ça aurait été Daniel Bryan contre Dolph Ziggler il y a un an on aurait eu un Wade Barrett contre Kofi Kingston, en ce moment c'est… autre chose.

 

 

Quand un adulte commence à exhiber sa chaussette à branlette fièrement et même à lui parler, c'est qu'il a un vrai problème.

 

 

Un de ces hommes a eu cette année le record d'éliminations au Royal Rumble et n'a depuis réussi qu'un seul tombé, sur le Great Khali il y a plus de deux mois. Sauras-tu retrouver lequel ?

 

 

Bien vu, c'est le jeune talent de 27 ans qui a perdu ce match purgesque en deux minutes sur un cobra out of nowhere.

 

 

C'est l'heure ensuite du Raw Rebound, consacré cette semaine au segment piteux du renvoi du Big Show. Pourtant on leur a déja expliqué aux bookers qu'étant donné que plus de gens regardent Raw que Smackdown, le rappel des évènements de l'autre show devraient se faire dans l'autre sens !

 

 

Une bande-annonce nous explique que Smackdown sera bientôt à Guadalajara. Guadalajara, surnommée "La perle de l'ouest" ou "la ville des roses", est une ville mexicaine de 1 600 940 habitants, connue entre autres pour son festival international du film qui se tient chaque année en mars et dont la récompense la plus prestigieuse est le Mayahuel de Plata.

 

 

C'est maintenant l'heure du main-event. Orton, qui n'a pas pu l'inscrire sur le titantron, essaie de faire une estimation de la taille de Big Randy.

 

 

Hey Fella, je te rappelle pas un truc comme ça ? NEVER-GIVE-UP-HAAAAAAA !

 

 

À mon tour : CLOTHELINE FROM HELL, BIATCH !

 

 

-Haha, et là Randy, tu devines qui je suis ?

-Euuh, bah nan.

-Ben c'est ta mère, parce qu'elle aussi elle reste allongée sans rien faire !

-…enfoiré.

 

 

Après 16 minutes de main-event, l'univers est sur le point d'imploser : Smackdown nous a offert cette semaine DEUX bons matchs, celui-ci étant d'ailleurs le digne successeur du Sheamus-Bryan d'il y a deux semaines.

 

 

Un match qui se termine sur une victoire du Great White sur un roll-up bien senti, Randy Orton ayant mis une nouvelle fois tout son talent au service du push d'un autre mec, ce qui est tout à son honneur.

 

 

Beau joueur, Randy serre la main de son adversaire, et les deux se montrent finalement qu'ils sont aussi gentils l'un que l'autre. Et c'est sur cette belle image que se termi…

 

 

SCHUCKY DUCKY KWACK !

 

 

Randy Orton fait à la caméra son regard "je suis un homme… mais aussi un psychopathe", les caméras s'éteignent, et force est de constater que le Smackdown d'aujourd'hui, sans apporter de bouleversement majeur, a été bien supérieur à la catastrophe industrielle de la semaine dernière. Les deux matchs pour le titre ont été bookés pour apporter un peu d'incertitude, et ce malgré les absences de Del Rio (en Chine), et Jericho (chez lui). Le salut de ce show est venu principalement de deux matchs, et on ne peut qu'espérer que les bookers continuent sur la voie Raw = avancées de storylines, Smackdown = bons matchs et midcard (bon, le midcard on l'a pas trop vu cette semaine, hein), car c'est sans doute la meilleure solution à l'heure où le show rouge va s'allonger d'une heure supplémentaire à partir de juillet.

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