Catch

Une semaine de News

À s'informer de tout, on ne sait jamais rien.

Alain

 

 

Dans un monde qui va très vite et en perpétuelle évolution, les résumés hebdomadaires sont parfois une bénédiction pour l'homme pressé que tu es, cher lecteur. Tu n'as pas le temps de lire les news au jour le jour? Tu n'as plus aucune excuse depuis que les Cahiers du Catch publient leur sélection hebdomadaire de news sérieuses et moins sérieuses. 

 

 

Eve se prête aimablement à un petit photo shoot avant de répondre aux quelques questions de She Mamuse. Le job de newser n'est vraiment pas de tout repos.

 

 

Une semaine de News (du 25 au 29 juin)

 

 

 

25/06/2012 : Chris Benoit en musique

 

Aux nostalgiques de Chris Benoit qui souhaiteraient célébrer en musique le cinquième anniversaire de sa mort tragique, Sony rappelle opportunément que son thème d’entrée, « Whatever », est disponible en téléchargement pour la modique somme de pas grand-chose (source : 4121mania). Si vous cherchez une berceuse pour le petit ou la musique qui vous accompagnera tout au long de votre cérémonie de mariage, n’hésitez plus, ce morceau est fait pour vous !

 

 

Mouais, moi j’aurais préféré « No chance », mais c’était déjà pris.

 

 


 

25/06/2012 : Matt Hardy, l'homme qui parlait à l'oreille des pizzas

 

Lors d’un podcast sur Inside The Ropes, Matt Hardy est revenu sur ses dernières années à la WWE et a déclaré, entre autres, que la fédération de Vince McMahon aurait pu faire beaucoup plus pour lui (source: 411mania).

 

 

Genre lui payer un régime?


 


 

25/06/2012 : Ryback s'exprime

La promesse de la chenille n'engage pas le papillon

André Gide

 

Skip Sheffield avait laissé entrevoir beaucoup de promesses lors de ses débuts à NxT puis à Raw, fauchées en plein vol par une vilaine blessure à la cheville. Depuis son retour sous sa nouvelle gimmick de Ryback, Ryan Reeves (de son vrai nom) a posé plus de questions qu'il n'a apporté de réponses, avec ses squashs à répétitions sur des catcheurs locaux.

 

 

Comment dit-on "J'ai été amputé des deux mains"

en langage des signes ?

 

 

Ryback a donc mis à profit un entretien avec WWE magazine pour revenir sur son futur au sein de la fédération de Stamford. S'il estime que les comparaisons avec Rob Van Damme sont légitimes dans la mesure où ils ont le même tatoueur, il trouve également les analogies avec Austin (?) et Goldberg flatteuses, même s'il revendique son originalité. Il conclut son entretien par un :

 

"I bring an intensity and excitement that nobody's seen in a long time. When you watch a Ryback match, you're going to be entertained one way or another, whether it lasts for two minutes or twenty minutes."

 

(J'apporte une intensité et une excitation que personne n'a vu depuis belle lurette. Quand vous assistez à un match de Ryback (ndlr: Delon style ?), attendez vous à être divertis d'une façon ou d'une autre, que celui-ci dure deux ou vingt minutes)

 

Pour l'instant on reste circonspects sur la valeur de ses matchs, également appelés pauses-pipi lors des derniers PPV, mais on ne demande qu'à le croire !

 



 

25/06/2012 : WWE Main Event, nouvelle émission hebdomadaire

 

La WWE vient de l'annoncer : elle a signé pour une nouvelle émission télévisée hebdomadaire, en complément de RAW et Smackdown (bien seuls depuis les déprogrammations de NXT et Superstars).

 

WWE Main Event, le mercredi sur ION Television, dès le 3 octobre.

Get the F Out!


 


 

27/06/2012 : Des ventes de PPV revues à la baisse

Si les chiffres ne mentent pas, il arrive que les menteurs chiffrent

Jacques Duhamel

 

La WWE vient de publier ses résultats financiers, ce qui permet de revenir sur quelques chiffres annoncés un peu précipitamment, comme notamment les ventes de PPV. Ainsi, si Wrestlemania était annoncé à 1,3 million de ventes, le chiffre final est plutôt de 1 150 000 copies écoulées, ce qui reste supérieur de 100 000 à 2011 bien que les scores soient finalement comparables. Elimination Chamber n'aura attiré que 170 000 suiveurs, bien loin des 300 000 d'il y a quelques années, la faute à une carte intéressante sans pour autant apporter ce surplus de folie et de passion.

 

 

– Cher Board of Directors, je crois que votre "joie"

a été un peu trop précipitée

– Mais putain Vince, t'as pris qui pour compter les ventes ?

– G.W. Bush et Jean Tiberi.


 

Il y a en revanche eu un réel effet Brock Lesnar, puisqu'Extrême Rules a été plus suivi de 20% que l'édition 2011 pour atteindre les 250 000 ventes. Flop cependant pour Over The Limit, qui plafonne à 150 000 acheteurs, son plus bas score sur les trois dernières années. Qu'en sera-t'il du prochain Money in the Bank, la construction d'un match dense en starpower pour la malette rouge aura-t'il un effet bénéfique sur les ventes de la fédération de Stamford ? Réponse le mois prochain !

 

(source: pwinsider)

 

 

– Si MITB cartonne pas, tu unifies les ceintures à Summerslam et je vire le Rouquin et les deux gringalets.

– Et pour le reste de la carte boss ?

– On finit la feud entre HHH et son balai pendant la première moitié du show, et on remplit avec Santino et des divas à poil.

– Vous êtes le meilleur boss !


 


 

28/06/2012 : Lance Storm à cœur ouvert

Le talent c'est la lutte contre l'oubli

Andrew O'Hagan

 

WWE.com consacre aujourd'hui sa rubrique "Where are they now ?" à Lance Storm, l'occasion pour lui de revenir sur sa carrière depuis ses débuts. On découvre ainsi que Lance est tombé dans le catch totalement par hasard, puisqu'il en était privé enfant, et qu'il a été attiré par le produit télévisuel qu'il a découvert en fin d'adolescence. C'est ensuite son beau-père qui l'aide à débuter dans le sport-spectacle en l'inscrivant à l'école de catch de la famille Hart, même s'il explique que ces derniers se contentent d'encaisser les inscriptions, les cours étant dispensés par d'autres professeurs.

 

 

– Je vous aime, Stu, Bret, Davey Boy, Jim…

– Ouais ouais, dis ça à notre assistant. Et oublie pas le chèque !

 

 

Storm explique encore qu'il était plutôt circonspect en découvrant ses camarades de promotions, jusqu'à ce qu'il rencontre un certain Chris Jericho, qui devint rapidement son meilleur ami. Ebloui par celui qui d'après lui a "plus de charisme qu'Hulk Hogan", il s'épanouit à ses côtés dans le catch, jusqu'à former une tag-team pour leurs débuts à la Smoky Valley Wrestling en 1994 : les Thrillseekers, équipe qui écuma les shows jusqu'à la blessure de Jericho qui lança la carrière solo de Storm en 1995.

 

 

Hé ouais Lance, quand une tag team se sépare, celui qui réussit

le mieux c'est pas toujours celui sur lequel on aurait misé.

Tu pourras en parler avec JoMo, Marty Jannety ou Matt Hardy pendant

qu'on astiquera nos titres WWE avec Jeff Hardy, HBK ou le Miz…

 

 

Après avoir quitté la SVW sur un TV-title et un détour par le Japon, Storm atterrit dans le monde déjanté de la ECW. Bien qu'étranger en apparence à la plupart de ses collègues de par son mode de vie plus sain que la moyenne, Lance s'épanouit pleinement dans la fédération de Paul Heyman, collectionnant les titres par équipes avec Candido ou Justin Credible. Au tournant des années 2000 sentant le déclin de la fédération et voulant assurer l'avenir de sa famille, Storm est transféré à la WCW où il conquiert rapidement les titres Cruiserweight, USA et Hardcore. Lorsque la WWE rachète sa concurrente en 2001, Lance est partie intégrante du deal puisqu'il fait partie des contrats rachetés par la fédération de Stamford. Mieux : il sera le premier catcheur de la défunte WCW à apparaître à Raw, lorsqu'il viendra Superkicker Perry Saturn avant de disparaître dans le public de Calgary !

 

 

La greffe prit assez vite du côté de la WWE, permettant à Lance Storm d'ajouter de nouveaux titre par équipes à sa collection, aux côtés de William Regal ou de Christian. Après une promo de Stone Cold Steve Austin le présentant comme quelqu'un de profondément ennuyeux, Lance prit le contrepied en transformant sa gimmick pour prendre les traits d'un fan de danse gesticulant en tous sens, ce qui ne sera pas au final le passage préféré de sa carrière. Touché par des blessures au dos, et de plus en plus las d'abandonner sa famille pour les longs rallyes de house-shows, Storm finit par prendre sa retraite des rings en 2004 pour devenir entraîneur à la Ohio Valley Wrestling.

 

 

J'ai pas tout compris à l'entretien d'embauche par contre.

Un mec bizarre avec un chapeau et une drôle de grimace m'a demandé

si je connaissais la recette de la sauce BBQ…

 

 

Après avoir contribué à la formation de jeunes superstars comme Dolph Ziggler – qui ne tarit pas d'éloges sur son ancien mentor – Lance reprend la direction de son Canada natal en 2005 pour fonder sa propre école de lutte, la Storm Wrestling Academy. Il y reprend le concept qu'il avait apprécié aux côtés de son pote Chris Jericho chez les Hart, et s'enorgueillit non pas des signatures de ses poulains à la WWE, mais des retours élogieux qu'il obtient de la part de catcheurs de référence leur ayant fait face dans un ring, comme par exemple Daniel Bryan. Le bonheur pour ce papa poule de 43 ans ? Profiter de ses deux filles et de sa femme, en constatant que son entreprise fait son petit bonhomme de chemin. Et regarder les pitreries de Chris Jericho devant sa télé, sans doute.

 

(Source : WWE.com)


 


 

29/06/2012 : Maxine, c'est fini !

La soumission obtuse n'est pas vertu mais démission

René Carbonneau (si quelqu'un la comprend celle-là…)

 

Sommes-nous entrain d'assister à la première victime collatérale de la nouvelle saison de NxT (chroniquée avec grand talent par notre maniaque préféré) ? C'est en tout cas un de piliers de l'interminable saison de "Rédemption" qui quitte aujourd'hui la WWE en la personne de Maxine. Celle qui figurait pourtant encore dans la Battle Royale special bikini de lundi semble avoir échoué à obtenir un rôle dans un roster plus prestigieux que celui de l'internet-show de la fédération de Stamford, et en aurait tiré les conséquences en ne renouvellant pas son contrat. Maxine avait signé un contrat de développement avec la WWE en 2009 qui l'avait vue catcher à la FCW avant de faire partie des saisons "Divas" et "Redemption" de NxT. L'histoire ne dit pas si Johnny Curtis et Derek Bateman porteront le deuil…

 

 

Je comprends pas son choix, à la WWE il y a toujours un rôle

gratifiant pour toute femme talentueuse !

 

 

(Source : PWInsider)

 

PS : En tout cas ça évitera à votre serviteur de hérisser le poil soyeux de Kovax en confondant Maxine et Kaitlyn !


 


 

 

9/06/2012 : Y en a plus, je laisse ?

Horizon pas net, reste à la buvette

Proverbe breton

 

Vu du zinc cette semaine, quelques news en vrac, à vous de faire le tri ! On commence avec l'Undertaker qui devrait faire son retour post-Wrestlemania cet été. Summerslam ? MITB ? RAW n°1000 ? Rien de tout cela, le croquemort préféré des enfants et de Jyskal est annoncé du côté de Tampa en Floride pour un show de… la FCW le premier aout ! Pour le rencontrer, il vous suffira de débourser 50$.

 

 

Confondre une feuille avec une chaise : la vieillesse est un naufrage…

 

 

On continue la tournée des glorieux anciens, pour prendre des nouvelles de Batista. Eh bien ça va très bien, merci pour lui, puisque l'Animal tourne en ce moment dans une production Tarantino aux côtés de Russel Crowe ou encore Lucy Liu, "The man with the iron first".

 

 

– Oh, c'est sans doute un pamphlet altermondialiste sur la

préséance accordée aux matières premières sur les hommes

dans notre pusillanime société de consommation !

– Euh non, c'est juste un film où on se fout sur la gueule.

 

 

Cinema toujours, en encore plus bref : le Miz en a bientôt fini avec le tournage du Marine III, tandis qu'on annonce concomitamment Kevin Nash dans le prochain volet de Hunger Games !

 

 

Meeeeeerde… C'est un "G" et pas un "H", je pensais

que c'était juste un poker chez Paul…

 

 

(Sources : PWInsider & Wrestling Observer)

 



 

29/06/2012 : Une rumeur en or…

Soleil sur les drapeaux ! Multitudes grisées !

Ô retour, retour triomphal !

Parfum de marronnier pour cette news sur les Champs Elysées

Que je vais descendre à cheval !

Edmond Rostand (enfin presque)

 

Les chants "Goooooldberg" que déclenche Ryback depuis son retour ont-ils donné envie à l'original de replacer la musculeuse Superstar à sa place de copie ? Toujours est-il que Bill Goldberg se rappelle au bon souvenir des suiveurs de la WWE en proposant un défi à Brock Lesnar, pour solder un vieux compte ouvert lors de Wrestlemania XX qui fut la dernière apparition des deux hommes dans un ring de la fédération des McMahon avant le récent come back de Brock cette année. Si le retour de Goldberg est un vrai marronnier qui ressort régulièrement, l'hyothèse soulève tout de même deux questions intéressantes : quel sera le programme de Brock après son probable mano à mano avec HHH à Summerslam ? Et quelle est la place qu'il convient d'accorder aux légendes de la WWE au coeur du produit actuel ? Les récents retours contrastés de Vader et Sycho Sid ont montré à la fois tout l'intérêt et le risque pour la fédération de Stamford de jouer avec son passé, mais le WWE Network saurait-il exister sans ces glorieux anciens ? (Source : ewrestlingnews)

 

 

– Euh… Coucou ?

– Désolé Hulk, avec l'Undertaker et Flair on a

déjà rempli le quota "grabataires" !

 


 


 

29/06/2012 : la TNA contre-attaque!

Cachez ce sein que je ne saurais voir.

Molière, dans Tartuffe

 

La TNA ne sait plus que faire pour concurrencer la WWE de façon efficace. Après avoir tout essayé ou presque, elle a décidé de frapper un grand coup en dotant ses catcheuses d’implants mammaires dépassant de loin tout ce que l’on a pu voir du côté de la fédération de Stamford et Dieu si on en a vu…

 

 

 

En revanche, on reste perplexe quant au résultat. Choisir le chirurgien esthétique d'Elephant Man n’était peut être pas une riche idée.

 

 

Depuis l'opération, on raconte que Tara n'ose plus poser ses coudes sur la table, de peur d'être subitement prise d'une envie de coucher avec ses voisins. Affaire à suivre. (source: les cahiers du catch)   


 


 

 

29/06/2012 : La fin de la cheap pop?

… where the grass is green and the girls are pretty.

Guns n'Roses, Paradise City

 

Le premier W de WWE, c'est WORLD, comme dans WORLD Company. La WWE a la planète entière pour terrain de jeu, en attendant que la conquête spatiale lui offre d'autres publics.

 

Le problème, c'est que ce spectacle universel, visionné de Vancouver à Melbourne en passant par Buenos Aires, Londres, Montargis, Berlin, Moscou, Istanbul, New Delhi et Singapour, est souvent tourné dans des villes moyennes des USA, parfaitement inconnues en dehors des frontières de leur Etat. Et les catcheurs ayant pris depuis que le catch existe l'habitude de faire part de leur amour (ou de leur détestation, c'est selon) du lieu où ils se produisent, on se retrouve chaque semaine avec des mentions de cités pourries qui tendent à nuire au clinquant que la compagnie se fait fort d'afficher.

 

C'est une chose que de hurler "Ca se passe comme ça à New York!!!" ou "Los Angeles, la ville où tous les rêves se réalisent!" ; c’en est une autre que de prétendre se conchier de bonheur à l’idée de se trouver ce soir à Bakersfield, Californie, ou à Lexington, Kentucky. Là, tout de suite, ça fait tout pourri. Ca fait cirque itinérant du début du XXème siècle. Ca fait terre-à-terre, moisi, cheap, désespérément local comme à l'époque oubliée des Territoires. Quand ça se produit, les spectateurs du village global répartis sur vingt-quatre créneaux horaires se rendent soudain compte qu’ils sont en train de regarder un truc ricano-ricain un peu paysan sur les bords. Le charme est rompu ou, au moins, altéré. Surtout quand les catcheurs, qui ont révisé leurs fiches, se sentent obligés de saluer l’équipe de hockey ou l’usine de production de pneus du coin.

 

 

– Je suis dégoûté de me trouver à Billings, Montana. J'ai toujours pensé que les boulons pour moissonneuses-batteuses fabriqués ici étaient à chier.

– Boooouuuuuh! Butez-le! Jetez-lui des boulons!

 

 

Vince McMahon, en sa grande sagesse, a fin par s’en apercevoir après des décennies à la tête de la WORLD Wrestling Entertainment. Il a donc pris la mesure qui s’imposait : dorénavant, seules les cités importantes auront droit de… cité. Nos masses de stéroïdes favorites continueront de partager avec nous les émotions ressenties du fait de leur présence à Chicago ou Miami, mais c’en est fini des références à Durham, Caroline du Nord, ou à Topeka, Kansas.

 

 

Putain, MERCI !

 

 

Evidemment, nos héros devront du coup trouver autre chose pour chauffer les foules. Rien ne plaît tant aux bouseux que d’entendre John Cena parler en bien de leur bled, ou Heath Slater en parler en mal. Il faudra donc compenser en soignant particulièrement les promos. La disparition de cette ficelle facile pourrait donc bien, au final, être porteuse de conséquences positives pour la qualité du spectacle, même si ce n’était sans doute pas le but premier de la manœuvre…

 

 

Je… suis… en… enfer.

Kane putain, on t'a prévenu: pas le droit de dire qu'on est à Newark!


(source: 411Mania)
 


 

 

C'est fini pour cette semaine, vous pouvez reprendre une activité normale: regarder des vieux matchs sur Youtube, relire la biographie en trois volumes d'Hornswoggle ou aller tuer des pigeons dans la rue.

8 commentaires

Copyright © 2011 — 2018 Kayfabe Media. Tout droits réservés.

En haut