Catch

Summerslam mérite-t-il trois heures de votre vie?

Le temps manque pour tout.

Honoré de Balzac, qui a probablement inspiré le lapin d’Alice au pays des merveilles

 

Un go home show doit nous donner plus envie qu’avant de consacrer un peu de notre précieux temps au ppv à venir. Ce Raw a-t-il rempli sa mission ? La réponse ci-bas, avec des pourcentages scientifiquement justifiés !

 

 

IL EST TEMPS DE VIVRE!

 

 

Nalyse de Raw du 13 août

 

 

Imaginons, jeune et sémillant lecteur qui nous lis depuis ton hamac, ton waterbed ou ton dos de chameau d’un œil éprouvé par une dure journée estivale, imaginons qu’il te reste cinquante années à vivre (tu conviendras qu’étant donné la prolifération actuelle des armes nucléaires, des idéologies guerrières, du capitalisme à visage inhumain et des requins-tigres, il s’agit-là d’une prédiction carrément optimiste). Cinquante ans, t’embête pas à faire le calcul, c’est 438 300 heures. Dont tu dormiras un tiers et consacreras un autre tiers à gagner ton burger quotidien. Il te restera donc un dernier tiers pour tes hobbies, tes passions et accessoirement ta vie sociale, familiale et privée. Soit 146 100 heures.

 

Summerslam durera trois heures.

 

Ce qui représente 0,0002% de ton temps de cerveau disponible d’ici à ce que l’Undertaker vienne récupérer ton âme pure et noble.

 

La mission de la WWE, lors du dernier Raw, était de te convaincre de sacrifier au visionnage du show ce pourcentage dérisoire de la durée que la providence t’a attribué (enfin, surtout d’en convaincre ses spectateurs américains qui payent les ppv, ahahah les couillons). Alors, les sages de Stamford ont-ils réussi à te persuader de regarder trois heures de Summerslam au lieu de lire du Proust, courir la gueuse, polémiquer sur un forum à propos d’une décision fiscale du gouvernement, te refaire des vieux papiers des CDC ou encore parfaire ta maîtrise du riff de Smoke on the Water à l’harmonica ? C’est ce qu’on va voir, feud par feud, match par match, dans l’ordre de notre concours de pronos, auquel t’as intérêt à avoir voté, soit dit en passant.

 

 

– N’oubliez pas, les ados ! Trois heures à regarder Summerslam, c’est toujours trois heures pendant lesquelles vous ne risquerez pas de vous faire violer par un pédophile !

– Mais vous pouvez toujours venir me voir après !

– Chut Jerry.

 

 

 

Ryback – Jinder Mahal

 

Ce qu’il s’est passé : Ryback a défoncé JTG, à l’ancienne, en deux minutes chrono.

 

Taux d’augmentation de notre désir de voir ce match à Summerslam : 5%

Aucun intérêt, ou presque : on a déjà vu Ryback tuer un nombre incalculable de jobbers (dont JTG, si ça se trouve). Ce squash ne nous apprend rien (même si c’est toujours sympa de voir en action le big man, dont la catchphrase en forme de supplique de pauvre animal de zoo du tiers monde a été joyeusement scandée par le public) et n’avance nullement la feud avec Mahal, lequel n’est pas apparu à l’antenne. Cela dit, le match Ryback – Mahal n’est pas encore officiel, mais on y croit : il faut exposer le cyborg au ppv, et ses deux ou trois semaines à se chercher avec le Sick Sikh (ça c’est du surnom, coco, prenez-en de la graine, les bookers !) doivent bien servir à quelque chose.

 

 

– FEED ! ME ! MORE !

– Si tu me lâches je te promets d’aller chercher un Twix que j’ai dans mon casier !

 

 

 

Damien Sandow – Brodus Clay

 

Ce qu’il s’est passé : Damien Sandow affrontait Christian, et avait la haute main dans ce match – sans doute face à l’adversaire le plus prestigieux auquel il a eu affaire à ce jour – quand soudain retentit, entre mille reconnaissable, le themesong de Brodus Clay, qui amène d’ailleurs sa frêle silhouette aux abords du ring pour emmerder l’intello. Chacun s’attend alors à ce que le vétéran Christian, upper midcarder bien établi, en profite pour vaincre l’inexpérimenté Sandow, déconcentré par l’irruption de l’espèce disparue. Christian tente bien un rollup, d’ailleurs, mais surprise, Sandow s’en sort et lui porte dans la foulée son finisher pour la gagne, avant de faire la roue et de se moquer de ce gros patapouf de Clay, dont le genou se ressent encore de l’agression sandowienne de la semaine précédente.

 

Taux d’augmentation de notre désir de voir ce match à Summerslam : 70%

Wow, le père Sandow est entré dans une nouvelle dimension, là. Vaincre Christian clean malgré une intervention contre soi, ça vous pose un heel. Clay, lui, ne compte à son imposant tableau de chasse aucune proie du calibre de Christian, encore champion du monde il y a un an et champion Intercontinental il y a un mois. Du coup, on se dit que Sandow est peut-être parti pour aller très haut, très vite, et on regardera avec un intérêt accru le match de Summerslam, dont l’issue n’est pas garantie, même si la dynamique est favorable au maître de la roue (jusqu’ici, Clay ne s’est couché qu’une fois, et c’était devant le Big Show).

 

 

Damien Sandow maîtrise bien la roue, mais il a encore du mal à faire correctement la chandelle.

 

 

 

United States Champion Santino Marella vs. Antonio Cesaro

 

Ce qu’il s’est passé : La tenue de ce match à Summerslam a été annoncée, en tant que pré-show, visible sur Youtube. A part ça, rien.

 

Taux d’augmentation de notre désir de voir ce match à Summerslam : 0%

OK, on a un type qui bat deux fois de suite le champion des Etats-Unis, puis on nous annonce qu’il y aura un match entre les deux à Summerslam, rien que ça, et… ni l’un ni l’autre n’a droit à une seconde de promo. Pas de grande déclaration guerrière de Cesaro, pas de promesse d’héroïsme de la part de Santino, que dalle. Décidément, les bookers de Stamford doivent avoir une putain de dent contre cette pauvre ceinture, réduite à un rang complètement insignifiant.

 

 

Pré-show sur Youtube, post-show sur Youporn.

 

 

 

WWE Tag Team Champions Kofi Kingston & R-Truth vs. The Prime Time Players

 

Ce qu’il s’est passé : Heath Slater promettait de commencer à gagner des matchs. Cette fois, il ne fut pas interrompu par quelque Hall of Famer ou par Randy Orton, mais plus banalement par R-Truth. Le résultat fut identique : il perdit en deux minutes. Ensuite, Truth fait la teuf avec son ami invisible, mais patatras, les PTP, quoique orphelins de AW, parviennent à trouver le ring, et à deux contre un, profitant lâchement de l’absence de Kofi en tournée avec Smackdown, pètent la gueule au pauvre Truth. On apprend dans la foulée qu’ils défieront les champions à Summerslam.

 

Taux d’augmentation de notre désir de voir ce match à Summerslam : 25%

Simple mais efficace : les Players sont méchants et déterminés. Ils sont individuellement dangereux (ils ont vaincu séparément Truth et Kingston en individuel) mais laissent encore à désirer en tant que duo (cf. leur défaite contre les champions à MITB et leurs déconvenues contre Primo et Epico). Dimanche, ils doivent battre une équipe désormais huilée, et ont lancé les hostilités en étalant Truth. On n’en demande pas beaucoup plus pour la division par équipes, et on remarquera que les Players n’ont pas été punis pour leur association avec le désormais sulfureux AW (peut-être justement afin de calmer un peu une partie de l’IWC scandalisée par l’éviction du manager aux vannes qui sentent bon la rose).

 

 

Et maintenant, on va faire une coupe toute pourrie à Little Jimmy !

 

 

 

Chris Jericho vs. Dolph Ziggler

 

Ce qu’il s’est passé : Le public a voté pour choisir qui serait l’invité du Piper’s Pit : Jericho, Miz ou Ziggler. Jericho fut choisi à 55%. Piper, probablement bourré, et un Y2J en mode face ont discuté quelques instants, jusqu’à l’arrivée de Vickie, puis de Dolph. Dolph dit à Jericho des choses très proches de celles que Jericho avait dites à Piper et à plusieurs autres grands anciens lors du buildup de Wrestlemania 25, feud d’ailleurs évoquée par les deux Canadiens (oui parce que Piper est canadien en fait, il se balade en jupe écossaise juste pour pouvoir lâcher discrètement des gros pets malodorants et silencieux « à la TDS »). Le Miz arrive et annonce que Zizi et lui-même représentent le futur, ça dégénère et ça se termine par un Triple Threat Miz-Ziggler-Jericho, le titre du Miz n’étant pas en jeu. Miz et Ziggler s’allient pour commencer, mais finissent par s’embrouiller. Jericho en tire presque parti mais une intervention décisive de Vickie permet à Ziggler de placer un ZigZag victorieux. Les trois hommes ont eu droit à un quart d’heure, et en ont fait un excellent usage.

 

Taux d’augmentation de notre désir de voir ce match à Summerslam : 50%

On voulait voir ce match car l’affiche promet des étincelles au niveau technique, mais on manquait encore de matière en termes de storyline. Lacune réparée, Ziggler ayant enfoncé le clou de la dialectique « jeune lion / vieux lion » toujours efficace dans le catch. Et les deux blondinets ont montré ce lundi qu’ils savaient se trouver entre les cordes, ce dont on ne doutait pas, d’ailleurs, mais la répétition générale suscite de grandes attentes à la veille de la première.

 

 

– Vous les vieux, vous voulez encore être jeunes, à la place de nous les jeunes !

Je faisais ça mieux, hein Roddy ?

– Burp.

 

 

 

Kane vs. Daniel Bryan

 

Ce qu’il s’est passé : Bryan est apparu une première fois lors du match d’ouverture de la soirée, CM Punk – Big Show, provoquant la DQ et portant son No Lock à Punk. Raison officielle : il voulait montrer qu’il aurait dû être dans le WWE Title Match à Summerslam. Raison officieuse : son arrivée a permis à Cena de jouer les sauveurs, et à AJ de jouer les Captain Obvious en décidant d’un match Punk-Cena contre Show-Bryan pour le main event. Dans le match, dont nous parlerons plus loin, Bryan fait le boulot dans tous les sens du terme puisque c’est lui qui prend le pin après un AA de Cena. Aucune apparition de Kane ce soir.

 

Taux d’augmentation de notre désir de voir ce match à Summerslam : 5%

Rien n’a été fait pour faire progresser une feud un peu bancale. Mais chaque fois qu’on voit Bryan en action, on a mécaniquement envie d’en voir plus, donc on éprouve quand même un surcroît d’intérêt pour son affiche de dimanche à l’issue de cette soirée où il a une fois de plus montré que oui, comme il le réclame, il aurait bien sa place dans le match pour le titre…

 

 

Sympa de revoir ces images des manifs datant du référendum sur la constitution européenne.

 

 

 

Intercontinental Champion The Miz vs. Rey Mysterio

 

Ce qu’il s’est passé : Le Miz, on l’a vu, s’est éclaté avec Jericho et Ziggler. Pas un mot de Mysterio, ni d’une éventuelle feud entre les deux. Sans wwe.com, on n’aurait aucune raison d’imaginer qu’un tel match pourrait avoir lieu dimanche.

 

Taux d’augmentation de notre désir de voir ce match à Summerslam : 5%

Malgré l’inexistence de toute feud, on a quand même envie d’en voir un peu plus, de ce nouveau Miz, plus tonique et peut-être plus sûr qu’auparavant, qui a bien assuré ce lundi face à deux cadors comme Ziggler et Jericho. Contre un autre ring general de premier ordre, il devrait avoir l’occasion de démontrer une fois de plus ses progrès.

 

 

– Psst, Chris, comment on fait déjà pour obtenir un match quatre étoiles avec Mysterio ?

Contente-toi de te pointer dans le ring et ne fais rien, il s’occupera de tout.

 

 

 

Triple H vs. Brock Lesnar

 

Ce qu’il s’est passé : Tout au long de la soirée, on a vu Shawn Michaels backstage, en train de flipper sa race à l’idée de croiser Lesnar. Il flippait d’autant plus, le bigleux, que son pote Triple H était coincé non pas dans les embouteillages (indigne de lui) mais dans un avion en retard. Finalement, HBK se retrouve dans le ring pour la signature de contrat entre Brock et HHH, lequel finit par arriver. Le contrat est signé, après une nouvelle promo géniale de Heyman. On se dit que Michaels l’a échappé belle, mais non ! Il est attaqué par Lesnar dans le parking, puis emmené dans le ring, où le monstre le découpe d’un F5 puis lui pète le bras sous les yeux d’un HHH impuissant ! Hunter bondit alors dans le ring, Lesnar s’enfuit mais ricane depuis la rampe, Michaels hurle de douleur, HHH fait des grimaces ! Et c’est là-dessus que se termine le show.

 

Taux d’augmentation de notre désir de voir ce match à Summerslam : 30%

Toutes les séquences montrant Michaels effrayé puis enfin rassuré quand la signature du contrat se passe sans casse n’avaient qu’un seul but : nous prendre par surprise quand l’attaque se produit enfin. Enfin, après des semaines des palabres, on nous rappelle l’essentiel : Brock Lesnar est une machine à désosser des êtres humains, et il ne connaît ni peur, ni pitié, ni rien du tout en fait, il ne connaît rien, il est juste un appareil distribuant des mandales. Ca a mis le temps, mais on a à peu près retrouvé le bulldozer qui avait fait passer Cena pour un enfant leucémique pendant le buildup d’Extreme Rules, et du coup on se prépare avec délectation à le voir dégommer the Game dimanche, jusqu’à l’inévitable coup de sledgehammer qui lui réglera son compte (sledgehammer transmis héroïquement par Michaels, malgré son bras en compote qui l’empêchera pendant encore des semaines de bien viser avec son arbalète entre les yeux d’une biche allaitant son petit).

 

 

– CRAC ! Je t’ai pété le bras, Michaels ! Comme ça tu ne pourras pas me porter ton finisher dimanche !

Tu es décidément trop intelligent, Brock.

 

 

 

World Heavyweight Champion Sheamus vs Alberto Del Rio

 

Ce qu’il s’est passé : Rien, si ce n’est des replays des événements antérieurs et la diff d’une vidéo où Booker annonce la suppression du match (haha on y croit).

 

Taux d’augmentation de notre désir de voir ce match à Summerslam : 5%

Quand même, ils ont encore fait une vidéo made in WWE, qui vous donnerait un air épique à n’importe quelle bagarre de récré pour un sac de billes. Du coup, on mord dedans (si tant est que le match a bien lieu en tant que tel, sans inclusion de quelque Orton, qui reste pour l’heure sans match à Summerslam).

 

 

Première décision en tant que GM de Smackdown : retirer le match de championnat du monde de la brand de Summerslam. Bravo, #Booker T.

 

 

 

WWE Champion CM Punk vs. John Cena vs. Big Show

 

Ce qu’il s’est passé : Cf la partie consacrée à Bryan-Kane. Il y a donc eu ce match décidé par AJ, où Punk faisait équipe avec Cena. Et dans ce match, les deux hommes se sont envoyé un sacré message, puisqu’ils se sont emprunté leurs prises favorites respectives ! On a vu Punk faire toute la routine précédant le You can’t see me, on a vu Cena enchaîner le coup de genou dans le coin et le bulldog, et on a vu, après leur victoire, Punk tendre la main à Cena, mais celui-ci la refuser. Punk expliqua ensuite en coulisse à Mathews que cette séquence avait bien montré qui des deux était un champion respectueux et qui était une sombre merde indigne de se faire marcher dedans du pied gauche par un tueur d’enfants.

 

Taux d’augmentation de notre désir de voir ce match à Summerslam : 20%

Cette feud a pris beaucoup de place dans la soirée : opener, un quart d’heure de match, deux trois scènes en coulisses. Punk continue de jouer les heels ambigus comme il sait si bien le faire, Cena entre dans son jeu quand il se met à imiter ses prises (sa fin de match à Mania contre le Rock ne lui a rien appris ?) et le Show est un peu au second plan, apparaissant moins menaçant que la semaine dernière, quand il avait fini la soirée seul debout au-dessus des corps inanimés de ses deux adversaires. L’essentiel, donc, c’est que Punk, rejoignant quelque part ses déclarations d’il y a un an, réclame encore et toujours plus de respect de la part de Cena, mais cette fois n’obtient pas ce respect qu’il exige et qu’il mérite en tant que champion WWE. Il y a là une forme de continuité qu’il faut saluer, et suffisamment de storyline pour qu’on puisse s’attendre à bon nombre de morceaux de bravoure en termes de storytelling dimanche.

 

 

Tout cela est un affreux malentendu : John ne sait tout simplement ce qu’il est censé faire dans cette situation !

 

 

 

On a aussi vu, ce lundi, quelques séquences pas liées directement aux matchs annoncés à Summerslam. JTG a dit qu’il était « fou » qu’il n’ait pas de match, AJ a entendu « fou » et l’a envoyé se faire tuer par Ryback. Elle est ensuite tombée sur Kaitlyn, son ancienne copine, qui a l’air de toujours lui en vouloir pour les quelques grosses baffes qu’AJ lui a collées en son temps. Cette même Kaitlyn, associée à Layla (la championne des Divas, pour tous ceux qui l’auraient complètement oublié) a ensuite affronté Beth et Eve et fait le tombé sur Beth. Oui, un match de filles, dites donc ! Mais ça n’augure en rien un réveil d’une division à laquelle la GM de Raw, qui y émargeait pourtant il y a encore quelques semaines, n’a pas l’air de s’intéresser.

 

 

Mais comment ont-elles pu ne pas être médaillées à la natation synchronisée ?

 

 

On a aussi vu plein de clips promotionnels à la con pour Tout, on a découvert l’identité d’un illustre inconnu qui fera de la musique de merde à Summerslam, on a vu Mark Henry à Londres pour les JO, ona eu droit à une vidéo de Wade Barrett, et enfin un match curieux et botché entre deux des grandes déceptions de la WWE, Sin Cara et Tensai, remporté par le premier nommé en une minute sur un rollup, suite à quoi Tensai a comme d’habitude massacré son esclave japonais, bouh le méchant homme que voilà.

 

 

Tensai a peut-être perdu en une minute contre Sin Cara, mais il est invaincu contre Sakamoto depuis trois mois !

 

 

Finalement, le go home show, même s’il a eu beaucoup de mal à trouver un rythme suffisamment enlevé, a plus ou moins fait son œuvre : on a un peu plus envie de donner à la WWE, 00000je sais plus combien de pourcents du temps qu’il nous reste à vivre. Si vous ne l’avez pas ressenti comme ça, et avez décidé au contraire de dédier ces trois heures à une occupation plus noble, consentez au moins, en début de semaine prochaine, à offrir quelques minutes aux CDC pour lire la nalyse ! CDC, le site qui vous fait économiser du temps de vie !

 

 

Signe ce contrat Brock. Pour cinq millions de dollars tu t’engages à regarder Summerslam en totalité.

Non Hunter. Ma vie vaut plus que mes profits !

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