Catch

Résurrection (s)

I’ve been resurrected

One more shot and then I’m under and gone

I’m gonna show the non-believers they are nothing but wrong

Until the day I die…

Peroxwhy?gen, Resurrected (ma chanson préférée de mon groupe préféré de tous les temps!)

 

Dernier PPV avant Bound for Glory, avec une carte entièrement révélée trois jours avant sa diffusion, No Surrender avait comme point d’orgue les demi-finales et la finale des Bound For Glory Series. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que ce tournoi fut surprenant de bout en bout. Et sa conclusion, ainsi que celle de ce show, ne seraient-elles pas tout simplement une métaphore de l’état de la fédération depuis mi-2012, à savoir celle d’une improbable résurrection ? Tentative de réponse !

 

 

– Jeff, si quelqu’un te frappe sur une joue, que fais-tu ?

– Je tends l’autre joue, bien sûr ! Et j’en profite pour grimper sur le premier turnbuckle venu pour lui foutre un Whisper in the Wind sur le coin de sa gueule. Non mais !

 

 

Nalyse de No Surrender 2012

 

 

Donc en plus de faire  avancer la storyline d’Aces and Eights, ce PPV devait désigner le n°1 contender pour la ceinture poids-lourds à Bound for Glory. Et ce sont les trois matchs des play-offs qui ont ouvert et fini ce PPV, ce qui met bien en valeur la lutte pour la ceinture, qui reste bien l’enjeu numéro un dans la fédé. Ça fait plaisir. Entamons donc ce PPV par son début.

 

Ainsi donc, on commence avec la première demi-finale, directement : Samoa Joe vs Jeff Hardy. Revanche de la victoire d’Hardy ce jeudi, ponctuée en plus pour Joe d’une humiliante défaite par soumission, cette rencontre apparaissait pour ce dernier comme l’occasion d’une parfaite rédemption, même si son bras était toujours mal en point. En tout cas, que ce soit grâce à ce match ou celui de jeudi, on sait désormais que ces deux-la vont bien ensemble. Hardy se mit en tête très rapidement de cibler à nouveau le bras blessé, blessure que Joe vendra régulièrement durant le match. Lui déroula sa partition habituelle, mixant soumissions et puissance pour se débarrasser d’un adversaire plus agile que lui, tout en utilisant ponctuellement les cordes, soit comme armes soit pour passer à travers avec un suicide dive, manœuvre qui vu l’état de son bras portait bien son nom. Le match eut donc quelques spots sympathiques, avec une mention au contre du Muscle Buster qui part en DDT puis devient un Twist of Fate. Malgré les tentatives de Swanton Bomb ou de Buster des deux protagonistes, c’est un finisher impromptu qui mit fin au match : Hardy tenta une nouvelle fois la soumission de jeudi, mais Joe contra en pinfall, et le contre de Hardy lui permit d’enregistrer le tombé et la victoire.

 

 

Et cette expression de stupeur n’est pas la première de la soirée.

 

 

Tant pis pour Joe, qui est désormais sans feud claire avant BFG, même s’il pourrait feuder contre Magnus, lui reprochant son coup de chaise qui l’a blessé et bien handicapé ses chances de victoire dans les Series à terme. Ou alors, ce que je préférerais, il pourrait se retourner vers la X-Division, et défier Ion. En tout cas, on remerciera la TNA de lui avoir grâce à ce tournoi rendu l’aura de destruction qu’il n’aurait jamais dû perdre.

 

La deuxième demi-finale suivit, avec en préambule une interview backstage de Storm qui mit en lumière quelque chose de peu courant de nos jours dans le catch : la continuité. En effet si Storm a choisi Bully, c’est en partie parce que l’année dernière, dans les mêmes circonstances, Storm n’a pu finir le boulot et le battre, ce qui est exact. Mais ça c’était avant. Promo simple et avec des bases solides, j’adore.

 

Le match lui-même fut moins bon que le précédent, malgré une certaine intensité ainsi qu’une certaine indécision puisque les deux possédaient une figure d’outsider pour le WHC assez établie. Le bitching de Ray, bien mené, hacha cependant le début d’un match, et les nombreux ref bumps de fin match (trois dans le même match, en trois minutes, heureusement que la TNA ne nous fait plus ça souvent) n’aidèrent pas non plus. Mais là aussi, il y eut quelques moments forts (headbutt de Storm dans l’entrejambe de Bully suivi d’une Powerbomb bien puissante, ou bien sa maitrise de l’Enzuigiri). Et ce qui devait arriver arriva : alors que Storm, ayant réussi son Last Call Superkick, avait fait le compte de trois tandis que l’arbitre était groggy et qu’il tentait de le ranimer, Roode se pointa et lui cassa une bouteille de bière sur la tête avant de carrément déposer Ray sur le cowboy pour le pinfall.

 

 

La Passion du Cowboy : moins de clous, mais le fardeau est légèrement plus lourd…

 

 

 Cet événement, l’un des plus prévisibles de la soirée, confirme donc la future feud à BFG, qui consacrera un an de disputes entre les deux anciens de Beer Money, qui d’ailleurs se tirèrent encore la bourre après match en backstage et furent tous les deux emmenés par la police sous les injonctions du Hulkster. Si cette feud n’aura pas le titre comme enjeu, cela ne me paraît pas un handicap sérieux : très probablement placée hautement dans la carte, la rencontre devrait être intéressante, espérons que nous n’aurons pas un build a minima…

 

Premier match de championnat de la soirée, les K-O eurent à cœur de prouver qu’elles sont moins potiches qu’ailleurs aux USA, et elles se sont très bien débrouillées en la matière. Tess rappela post-match l’importance pour elle de battre celle qui lui avait tout appris, et qu’ainsi ce match se plaçait dans une storyline, élément d’histoire dont même une femme peut bénéficier. Ce contest pourra en tout cas servir de référence dans la carrière de Brooke, probablement son meilleur, alors que Teryn Tarell (l’ex-Tiffany, pour ceux du fond qui ne suivent pas) arbitrait son premier match en PPV. Le respect mutuel entre les deux K-O fut au cœur de l’affrontement, que ce soit les regards échangés, les pauses après une phase athlétique ou Tara qui laisse Tess rentrer sur le ring en écartant les cordes.  Ce respect disparut néanmoins au fur et à mesure que Tara laissa cours à sa frustration, le levage de cordes cité donnant tout de suite lieu à une tentative de roll-up de la motarde  à combi moulante. Frustration à son comble après le superplex qui lui avait donné la dernière fois la victoire mais qui n’aboutit qu’à un compte de deux cette fois. Elle arma son Widow’s Peak, mais se fit contrer et perdit à cause… d’un roll-up, encore un, cette fois pour la championne !

 

Tara ne faisant que claquer assez violemment la main de son adversaire post-match en guise de salut, on peut penser que ce match aura une suite, et que Tara turnera bien heel comme on pouvait le penser depuis quelques semaines. Félicitations dans tous les cas à ces demoiselles qui ont produit un match très athlétique, peut-être le meilleur match féminin de l’année 2012. Non pas que cela en fasse un match sublimissime mais je l’ai trouvé vraiment bien, et cela montre à quel point Miss Tessmacher a pu progresser depuis deux ans, comme une certaine Trish S. en son temps.

– Bon alors les filles, ça vous dirait de retenter un run à la WWE pour redonner un peu de jus à leur division féminine ?

– Euh non désolé, un miracle pareil, ni Jésus, ni Dieu, ni Chuck Norris n’en seraient capables.

– Ouais, mais là ils ont quand même fait signer un contrat à Sara Del Rey !

– T’es sûr qu’ils ont pas confondu avec la chanteuse ?(joke probablement déjà faite ailleurs, mais tant pis, moi aussi je peux ressusciter des blagues)

 

 

Profitons de ce moment pour évacuer le match RVD – Magnus, plus tardif dans le PPV, mais cette habile technique me permettra ainsi de garder le meilleur pour la fin. Bon, c’était sans doute le match « trash of the night », et alors que j’espérais que Magnus profite de ce PPV pour monter en puissance aux dépens de RVD, et je pense ne pas être le seul, l’homme à la grenouillère eut droit à sa victoire en PPV, assez inexplicablement. Magnus n’a pourtant pas démérité, et le match en soi n’était pas horrible, mais c’est le finish qui gâche tout : pourquoi faire gagner le vieux qui n’a rien à prouver, alors qu’une victoire pour Magnus lui aurait donné du momentum ? J’espère qu’une revanche contre RVD aura lieu à BFG, surtout pour donner la victoire à Magnus et le voir progresser : en tout cas, j’ai bien aimé son Texas Cloverleaf, une soumission qu’on risque de voir énormément à l’avenir quelle que soit la fédération. Pour RVD, il fait partie de ceux que j’aimerais voir le plus tôt possible reconvertis en entraîneurs ou en road agents. Magnus, lui, me divertit assez depuis jeudi avec ses interventions à la con, se moquant aujourd’hui d’Hardy qui fut trop casse-cou (j’y reviendrai), pourvu que ça dure.

 

 

Magnus a beau tenter tous les massages cardiaques possibles, rien à faire : RVD, bloqué à l’état de zombie, est irrécupérable.

 

 

Et maintenant, le cœur de la soirée : commençons par le match pour le titre de la X-division, qui malgré son manque de build assura à fond les ballons.

 

Si Sonjay Dutt, qui arborait une sorte de strap sur son épaule,  devait encore prouver qu’il appartenait à la crème de la division et même du roster, il n’a plus à le faire désormais. Il malmena longtemps le champion Zema Ion grâce à sa vitesse surhumaine et son agilité, déjà connue. Mais sérieusement, quelqu’un d’aussi rapide, je ne m’en souviens pas. Je crois d’ailleurs que c’est la première fois que je vois quelqu’un contrer un snapmare juste avec une roulade, mais je ne sais pas que ce que Dutt n’est pas capable de contrer. Et sa maîtrise de l’hurricanerana est juste parfaite, c’est fluide, c’est beau, et surtout ça peut arriver n’importe où et n’importe comment (comme celui parti du turnbuckle, avec une rotation d’une vitesse !). Vraiment, un match à voir pour contempler la vitesse qu’un humain peut atteindre. Zema, lui, assura encore le solfège du champion qui laisse briller ses adversaires mais qui gagne à la fin. En effet, après un match équilibré, puis une longue soumission du champion sur le challenger, un échange de pinfalls puis une autre soumission, cette fois inversant les rôles, Zema fit preuve de sa puissance abdominale en un contre impressionnant pour placer sa version du Widow’s Peak pour la gagne. Là aussi un match référence pour les deux lutteurs, et la division marquée d’une croix rouge montre qu’elle a réussi à rebondir après un passage à vide assez inquiétant, pour nous offrir de grands matchs depuis quelques PPV. J’adorerais un match à plusieurs pour la ceinture à BFG (avec Dutt et King dedans), mais si c’est Joe qui se confronte à Ion, je suis plus que d’accord.

 

 

A lui seul, Zema Ion assure un tiers du chiffre d’affaires de l’Oréal rien qu’en laque. Parce qu’il le vaut  bien.

 

 

Maintenant, le show-stealer de la soirée, le match pour les ceintures TT : Kaz-Daniels vs Angle-AJ. Ce match fut à la hauteur de celui de Slammiversary, voire meilleur.

 

La promo d’avant match de Daniels a permis de remettre les choses en place, et me fait vraiment dire que ce mec mériterait mieux que la midcard, même si ce qu’il fait actuellement lui aura au moins valu une ceinture. Bon, là on entre dans le type de matchs dont on ne peut décrire l’intensité avec des mots, alors regardez-le. Pour les flemmards, disons que la blessure d’Angle ne se sera pas trop vue à l’écran, bien qu’elle fût reconnue par les commentateurs. Il assura ainsi le début de match mais c’est AJ qui joua le face en difficulté (et pas en péril, hihi) pendant la période de domination des heels, qui trichèrent dans le dos de l’arbitre à la première occasion pour s’acharner sur AJ.

 

Mais c’est à partir de dix minutes (sur vingt au total) que le match de bon devint complètement fou, avec une série de nearfalls de dingue, et un public bien plus chaud. Kurt eut aussi une période de face dans la merde (j’en connais un qui va faire la gueule J), et puis ensuite ce fut la fête : la fête des moonsaults enchainés, frog splash d’Angle, puis Angle Slam sur chacun des adversaires (et il était blessé ?), Enzuigiri de Kaz pour empêcher l’Ankle Lock sur Daniels, Monkey Flip de Kaz sur AJ qui se reprend en Hurricanerana sur Daniels (WOW), puis Pelé Kick… gros enchaînement. Alors qu’Angle lockait la jambe de Daniels à l’extérieur, le 450 Splash d’AJ semblait être décisif… mais non, Kaz cassa le tombé. Nouveau nearfall venu de nulle part, cette fois d’AJ après une sorte de Suplex de Kaz depuis le turnbuckle. Il fallut que Daniels balance son cocktail sur Styles qui avait armé son Clash pour que Kaz puisse renverser la prise et faire le tombé, et donc que les champions conservent leurs trophées. Purée, quel match !

 

 

La résurrection des Tag-teams : impossible, pas TNA !

 

 

Ce résultat me semble le bon, car un match revanche est ainsi tout à fait possible à BFG, un potentiel show-stealer qui donnerait aussi du temps à la TNA de reconstruire une division un peu moins famélique en équipes mais encore assez faible. Mais tant que ces quatre-là se tireront la bourre, j’en redemande.

 

Petit retour en arrière dans la soirée, pour parler de celui qui était jusque là absent de cette Nalyse, à savoir le fabuleux champion poids lourds de la fédération, nul autre qu’Austin Aries qui allait comme convenu se friter contre le poids lourds d’A’s &8’s, dont on espérait la révélation au grand jour.

 

Le brawl eut donc bien lieu, ce ne fut pas un match mais ça y ressembla, et le champion fit preuve de sa roublardise habituelle, feintant de laisser son ennemi rentrer pépère dans le ring pour mieux réaliser un combo baseball slide/ suicide dive très rapide, puis tenter de démasquer le manant. Mais cela permit à l’homme probablement connu sous le nom de Gallows de reprendre la main et de s’acharner sur le champion à l’extérieur du ring (avec même un mec qui dit distinctement « You suck Gallows » ^^) ; mais alors que le costaud semblait vouloir réaliser une powerbomb, Aries lui balança une sorte de farine dans la gueule et renvoya l’action à l’extérieur du ring, puis revint à l’intérieur, le tout en dominant. Il fallut une manœuvre  crasse du cagoulé pour qu’il s’en sorte, et s’en aille chercher une chaise pour finir ce qu’il avait commencé. Mais Aries ne se contenta pas d’esquiver, il lui brisa un truc sur le coin de la figure et prépara un Brainbuster. Sauf qu’au vu de la taille et du poids des deux belligérants, il paraissait évident qu’Aries ne pourrait réaliser un tel move sur un type aussi…

 

Non il ne peut pas le brainbust..

 

Non il ne va pas le….

 

Oh purée il le…

 

 

HOLY SHIT ! IL LUI A BRAINBUSTE SA FACE !

 

 

Aries tenta alors une nouvelle fois de démasquer son adversaire mais alors qu’on pouvait enfin espérer une révélation, le reste de la stable vint faire le save, suivie par le roster de la TNA qui préserva ainsi son champion, et les deux camps se séparèrent. Mais le dommage était fait, pas sur Aries : Hardy était blessé (découvert par le Bully, tiens tiens) à l’épaule semble-t-il, et emmené d’urgence se faire examiner tandis que Hogan appelait la police pour verrouiller le bâtiment, ni plus ni moins.

 

 

The greatest man who ever brainbusted.

 

 

On apprit ensuite qu’Hardy était salement blessé, ce qui n’empêcha pas Bully Ray d’arriver sur le ring, mais d’apparaître presque désolé que les choses se passent ainsi, car certain de sa victoire quelque soit l’état de forme de la Charismatic Enigma.

 

Hogan se pointa et dit à Ray que s’il voulait vraiment laisser une bonne impression, il laisserait quatre jours à Hardy. Ray remit bien en avant l’importance du titre pour lui comme pour Hardy, mais avant qu’une décision fut prise, Hardy se pointa tel Superman, ou John Cena, à temps.

 

Après une entrée aussi longue que celle de l’Undertaker (je ne pouvais faire une Nalyse sur la résurrection sans le caser quelque part), le match démarra. Sans mentir, les conditions particulières de ce match ne permirent pas d’en faire un main-event à la hauteur des espérances qu’on pouvait avoir. Le Bully paraissait au début presque gêné de la situation, mais la Mattitude de Hardy (ah ah) lui fit enchainer les tentatives de tombé et l’acharnement sur la blessure de Jeff, les atemis afin d’attendrir la viande. Le beatdown fut à sens unique jusqu’à ce que Hardy esquive un splash, donne 2-3 coups et réussisse un Twist of Fate, puis une Swanton Bomb. Ray se dégagea, réussit une Bubba Bomb, mais n’eut lui aussi qu’un compte de deux. A partir de là, le match devint surréaliste : premier Whisper in the Wind réussi, un deuxième esquivé (= gros plat sur le ring), ce qui permit enfin d’arriver au finisher, un Bully Cutter qui obtint le compte de … NON !

 

 

– Rengagez-vous, que tu disais ! Tu vas être main-eventer, que tu disais ! Mais pourquoi, Hogan , pourquoi ?

– Brother, les voies du Hulkster sont impénétrables….

– Euh depuis ta sex-tape, je suis pas sûr qu’on puisse dire ça….

– Dis donc, un programme contre Robbie E pendant six mois, ça te tenterait ?

– Non non…

 

 

La foule, un peu morte, se réveilla enfin. Nouveau Twist of Fate + Swanton, mais cette dernière se vit elle aussi esquivée (nouveau plat), nouveau Cutter… nouveau nearfall. Wow, mais que quelqu’un exorcise cet homme possédé par John Cena et Hulk Hogan en même temps. Hardy se paya ensuite le luxe de deux Twist of Fate consécutifs,  nouvelle tentative de Swanton Bomb que Bully réussit d’abord à empêcher en se ruant sur le turnbuckle mais fut repoussé, Swanton Bomb, 1, 2…

 

 

Bound for Glory, baby !

 

 

JEFF HARDY GAGNE LES BFG SERIES 2012 !

 

 

Oui, oui, vous pouvez relire autant que vous voulez,  c’est bien vrai. L’homme qui « ressuscita » de son addiction de la drogue au moins autant de fois que Krilin ressuscita tout court dans Dragon Ball main-eventera BFG face à Austin Aries à Phoenix, Arizona. De loin le pick le moins couru des pronostiqueurs, Jeff a créé la surprise et la TNA toute entière avec lui.

 

Moi-même après le choc de cette surprise, je fut quelque peu surpris après le choc de cette victoire. Mais en fait, cette affiche non seulement ne me paraît pas la pire, mais pourrait déboucher sur quelque chose de très grand.

 

 

Allez on t’écoute, essaie de nous faire passer ça et de faire croire que tu l’avais envisagé, tiens eh, Taiji 77è du nom!

 

 

Tout d’abord, Aries et Hardy sont les deux lutteurs parmi les plus over du roster, et de loin. Ensuite, le focus va rester sur le championnat, et cela donne l’assurance d’une salle divisée entre les deux contestants et bien chaude jusqu’au bout. Hardy mettra en avant le fait que ce match constituera le sommet de sa rédemption, enclenchée depuis un an et qui lui a permis d’enchaiîner les bonnes performances, notamment face à Kurt Angle. Pour Aries quant à lui, c’est du pain bénit. A BFG, dans le main-event, il pourra défier l’un des plus grands noms de ce business, une vraie star, et prouver ainsi qu’il est de ce calibre. Si la vie est bien faite, Aries devrait gagner et ainsi s’imposer comme Mr TNA à l’avenir, Hardy gagnant ne me paraissant pas une horrible décision mais une mauvaise au regard de l’impact d’une victoire dans la carrière d’Aries. Pour Ray, son implication dans Aces and Eights me paraissant de plus en plus évidente, je pense qu’on le retrouvera dans le ou les matchs impliquant la stable dans le futur.

 

Mais au-delà de cette victoire, c’est un spotlight sur la fédération dans son ensemble que je voudrais jeter.  Ce PPV est le dernier d’une série de plus en plus longue de bons, voire de très bons PPV que la TNA nous propose, avec un accroissement constant de la qualité de son produit, et c’est peu dire que la suite est attendue par les suiveurs comme le lait sur le feu. Qui sont Aces and Eights ? Quelles feuds seront à l’honneur à BFG ? Les questions ne manquent pas, mais à l’orée de son PPV majeur, la fédération du Hulkster doit montrer que son ascension vers le sommet peut avoir lieu et ne pas s’éteindre au bout de deux mois, comme toutes les améliorations déjà vues au pays d’Orlando. Alors, au boulot les bookers pour bien nous builder tout ça (et dévoiler RAPIDEMENT la stable et ses composantes, please), les catcheurs on vous fait confiance (ils n’ont jamais été le problème n°1 de cette fédé, sauf Robbie E) et les spectateurs, rassemblez vous en masse, et venez assister à la résurrection d’une fédération de catch sans nulle autre pareille, pour le pire mais surtout et on l’espère, pour le meilleur.

 

 

Hardy 2, le retour ! Maintenant, ça va chier !

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