Catch

Go-Go Home Show

Pour se nourrir, les Japonais mangent du riz sans blanquette ! J'en ris encore.

Pierre Desproges

 

Drame à la rédac ce week-end. Après la défaite de la France contre le Japon, Julius a menacé de faire seppuku si Tensai n’était pas viré sur le champ. Heureusement les Bleus ont mis l’Espagne minable, Julius a posé son sabre et repris sa plume, tout est bien qui finit bien – voici la review de Smackdown !

 

 

Comme quoi, même avec des joueurs moyens tout est possible.

 

 

Nalyse de Smackdown du 12 octobre

 

 

Un Go Home Show (le show hebdo qui précède un PPV), c’est un peu toujours pareil : ça peut être bien, mais ce n’est jamais très surprenant. Eh bien ce Smackdown avait tout d’un Go Home Show ! Comme quoi, à force d’avoir des PPV rapprochés, se retrouver avec six semaines à combler entre Night of Champions et l’enfer dans une cellule, les bookers n’ont plus l’habitude…

 

Prenez le Booker T, par exemple (ah ah). Il s’occupe d’un show dont le championnat du monde est bouclé, c’est bon, Sheamus doit affronter Big Show. Que faire alors ? Eh bien ressortir la machine de foire qui a fait le bonheur de plus d’un épisode de NXT, le machin qui calcule la force de frappe et qui devait ce soir déterminer qui, du KO Punch ou du Brogue Kick, était le plus fort (je me demande si on pourrait apprendre à un éléphant et un hippopotame à se servir de la machine ?). La scienticitude de la chose est incertaine, d’ailleurs le résultat s’affiche en « pounds » par « inch square », c’est n’importe quoi.

 

Bref, après que Booker T nous avait expliqué que le champion poids lourds de boxe a fait un score de 776, Sheamus s’est essayé à l’exercice et a sorti un 1322. Show, qui c’est bien connu a toujours refusé de s’humilier dans des segments à la con, n’a d’abord pas voulu se prêter à l’expérience – avant de réussir 1809 et de planter là un Sheamus impressionné, tellement qu’il ne vit pas venir Tensai qui l’attaqua par derrière. Et zou, le premier match était bouclé ! Ce coup-ci Tensai n’a pas fait le malin et le champion du monde s’est facilement imposé.

 

 

La WWE a inventé la première machine à compter les turns. Là non plus, Big Show ne craint personne.

 

 

Le fil rouge de la soirée tournait autour de Randy Orton qui, disait-on (ah, sacré on), serait là ce soir, à la grande inquiétude de Ricardo Rodriguez qui craignait que la Vipère ne soit légèrement irritée de la petite taquinerie que Del Rio lui avait infligée deux semaines plus tôt. Le périple de ce pauvre Ricardo à travers les coulisses à la recherche d’Orton fut, comme on peut l’imaginer, épique ; presque autant que la dernière fois que je suis allé acheter une baguette au coin de ma rue. Il croisa Santino puis Hornswoggle, avant que cette quête ne s’achève par un face-à-face entre Bryan et Del Rio, qui devaient s’affronter en main event. Je me moque mais j’adore Rodriguez évidemment, même si je le trouve moins percutant ces derniers temps, plus vraiment surprenant en fait, il va falloir remédier à ça.

 

Toujours dans la série « il y a des trucs bizarres dans le catch », les trois nouveaux associés des tréfonds de la carte étaient de retour : Heath Slater, Drew McIntyre et Jinder Mahal, qui forment maintenant officiellement un groupe (« a band », un groupe de musique) et nous l’ont démontré grâce à leurs talents (tout relatifs) en danse et en air guitar. Ah, et Slater et Mahal ont battu Marella et Ryder. Je ne sais pas où va cette histoire et c’est tant mieux, j’aurais trop peur de savoir ce qui se passe dans l’esprit malade qui a eu l’idée de cette improbable triplette. Ceci dit on a vu pire, et on n’est jamais à l’abri d’une bonne surprise !

 

 

Ca n’a rien à voir mais la WWE va se produire au Caire. Jericho va déchirer le Coran, Punk va tabasser un imam, ça va être super !

 

 

Le match suivant était plus alléchant, opposant Kane à Dolph Ziggler. Alléchant mais guère palpitant pour autant hélas… Kane l’a emporté par disqualification après que Dolph a utilisé sa mallette, et l’après-match a permis aux Hell No de faire un nouveau numéro. Bryan est ainsi venu aider Kane, qui n’en avait pas besoin et s’est énervé ; Matt Striker a alors eu l’idée saugrenue de tenter une interview, et s’est mangé un No Lock de Bryan puis un chokeslam de Kane. Bref les champions détestent le monde entier et se détestent l’un l’autre, tout va bien pour eux !

 

Ils attendent en effet leurs adversaires à Hell in a Cell, et ce soir le match en simple entre Sin Cara et Damien Sandow était une mini-répétition de la finale du tournoi des challengers. Sin Cara l’a emporté, ce qui (booking inversé oblige) ne peut que conforter Sandow et Cody Rhodes dans leur statut de favoris, c’est la loi du catch, si si.

 

 

Dura lex, sed lex.

 

 

Autre match qui en fait ne valait que pour un match de championnat à venir (Go-Go Home Show, je vous l’ai dit) : Big Show a battu Kofi Kingston, qui a tenté quelques jolis coups acrobatiques mais n’a rien pu contre le type qui fait quand même 1822 machins à la machine-truc, ça impressionne. The Miz était venu aux commentaires et après le match s’est moqué de Kingston, son futur adversaire dans un match pour le titre Intercontinental qui aura lieu à Main Event. S’agit-il d’aider au lancement de ce nouveau show ? Ces shows Internet vont-ils prendre une vraie importance dans le booking de la WWE ? Ou bien les titres mineurs n’intéressent-ils plus personne, et par « personne » je veux dire bien sûr VKM et les créatifs de la fédération ? Affaire à suivre avec intérêt, elle est quand même drôlement classe cette ceinture IC, snif…

 

Snif aussi pour la division féminine. Comme on l’a dit à l’occasion de l’article sur le sujet il y a huit jours, il y a bien un espoir – mais tout petit. À tel point que je n’ai même pas le courage de vous raconter le seul segment de la soirée, que je préfère vous résumer en une vignette :

 

 

What else?

 

 

Comme souvent donc pour avoir un vrai match il fallut attendre le main event, qui opposait Daniel Bryan à Alberto Del Rio. Un beau match entre deux catcheurs aux styles très complémentaires ; je retiendrai surtout l’agressivité toute particulière de Del Rio, qui finit par l’emporter, sans entourloupe, par soumission. Par le passé Del Rio n’a pas toujours été booké comme il le fallait dans ses storylines, donc je ne peux que me réjouir de cette belle victoire qui le renforce dans l’optique d’affronter Orton.

 

Le Mexicain s’est d’ailleurs moqué de la Vipère après le match, la qualifiant de serpent de jardin (ce qui n’est pas faux, zoologiquement parlant) et imitant ses postures typiques… jusqu’à se retrouver nez-à-nez avec un Orton qu’il n’avait « bien sûr » ni vu ni entendu venir (Orton n’était pas à l’image quand il est entré dans le ring mais la WWE a aussi changé le son de la scène pour qu’on n’entende pas de réaction particulière du public). Pif paf, le vilain a pris des baffes, et a fui lamentablement en laissant Rodriguez se manger le RKO réglementaire, sur la table des commentateurs.

 

Del Rio avait commencé sa promo en s’en prenant aux réseaux sociaux, coupables d’avoir annoncé selon lui à tort la venue d’Orton. Plus tôt dans la soirée le match Ziggler/Kane avait été justifié par un défi lancé par Ziggler sur Tout, le machin dont les mini-vidéos surgissent dans les shows de la WWE plus vite que la petite vérole sur le bas clergé. Cette omniprésence des réseaux pose quand même question. Les émissions se retrouvent découpées en micro-séquences (encore plus qu’avant), ils servent à expliquer certains éléments des storylines là où auparavant on aurait eu droit à un vrai bout d’histoire… C’est un vieux trentenaire qui vous parle, je suis peut-être trop vieux pour ces conneries, mais je ne suis quand même pas convaincu que le produit WWE sorte grandi de cette nouvelle tendance.

 

 

T’as raison mec, les réseaux sociaux ça me sort par les yeux !

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