Catch

Résumé des épisodes précédents…

Ce sont les étoiles, les étoiles tout là-haut qui gouvernent notre existence.

William Shakespeare, Le Roi Lear

 

C’est la dernière ligne droite pour l’équipe de Vince avant le coup d’envoi de la Road to WrestleMania 2013. Neuf PPVs sur douze ont déjà eu lieu, le moment rêvé pour regarder un coup dans le rétro et faire l’état des lieux sur cette année 2012 qui aurait bien besoin d’un petit coup de fouet dans les derniers mois qui restent. Amateurs de chiffres et de statistiques en tout genre, vous êtes les bienvenus dans mon laboratoire. Les autres ? Allez donc nous chercher des chips.

 

 

Et ça va valoir le détour car ces neuf pay-per-views sont dans le FAV 5 de Booker. Si si, c'est possible.

 

 

Retour en chiffres sur les 9 premiers PPVs

 

 

Je ne sais pas si je vous avais manqué. Mais moi en tout cas je me suis beaucoup manqué. Et comme cadeau de retour, je vous ai concocté un compte rendu, que j’espère digeste pour le plus grand nombre, et qui devrait vous mettre en appétit pour le grand récap de fin d’année après TLC en décembre.

 

Le concept de bulletin de notes des Cahiers du Catch a bientôt cinq mois ! Inaugurée le 27 mai 2012, une semaine après Over The Limit, cette idée farfelue née de mon fétichisme malsain pour les graphiques aura connu un succès somme toute assez modeste. Néanmoins, elle ne prend son véritable sens qu’aujourd’hui, maintenant qu’une base de données honorable a été constituée. Même si vous n’avez pu voir que les bulletins des cinq derniers PPVs, vos rédacteurs chéris ont également attribué pour la plupart leurs précieuses étoiles aux quatre premiers évènements de l’année, et non des moindres avec le légendaire Royal Rumble, la terrible Elimination Chamber, l’insurpassable WrestleMania et le sanglant Extreme Rules.

 

C’est donc avec joie que je vous présente aujourd’hui les résultats de ces neuf premiers évènements en chiffres et en formes. J’essaierai tant que faire se peut de faire parler les données qui vont suivre. Mais elles ont surtout cela de merveilleux que de nombreuses interprétations sont possibles et il vous appartiendra de partager vos impressions dans les commentaires ou sur le fil du forum dédié.

 

 

Damien Sandow, convaincu.

 

 

On commence avec un bref rappel du concept. Vos idoles notent sur cinq étoiles (avec des quarts de point) les matchs de PPV qu’ils ont vu. Ces notes sont attribuées sur le seul critère du « kiff ». Notion vague au demeurant, elle a le mérite de laisser le votant totalement libre de sanctionner un match sur un aspect important pour lui qui ne l’est pas forcément pour l’autre. Nous nous démarquons ainsi de façon assez intéressante à mon sens des grands pontes de la note étoilée (Melzer pour ne citer que lui), en proposant non pas une note froide et basée sur l’expertise et les envies d’un seul homme, mais une moyenne d’un grand nombre de sensibilités différentes.

 

Cela donne une valeur toute particulière aux hautes notes, presque impossibles à atteindre sans rassembler de nombreuses qualités qui font du match primé un « must » qui saura comblé aussi bien comblé les fans de technique pure, que les fans de storytelling, de spectacle, d’ overbooking et j’en passe. Le ***** est donc presque impossible à décrocher chez nous. Et au final ce n’est pas plus mal. La note parfaite dans le catch n’existe pas. C’est un divertissement qui fait appel à un nombre tel d’émotions différentes qu’il est impossible de qualifier un match de parfait. On peut néanmoins s’en rapprocher en rassemblant un maximum de qualités requises et c’est ici que nous apportons notre valeur ajoutée.

 

Vous trouverez l’intégralité des bulletins résumés sur le fil de discussion du forum ici.

 

 

Malgré sa demande en live, le plan à trois n'aboutira pas. Cameron et Naomi sont catégoriques, le faire dans une Ferrari ne vaudra  jamais l'incroyable boule à facettes de Brodus.

 

 

Rentrons à présent dans le vif du sujet avec un tour d’horizon de l’année 2012 en commençant par les notes générales attribuées aux PPVs.

 

 

Vilaine la Road, vilaine !

 

 

C’est somme toute assez « plan-plan ». Certes les notes sont plutôt bonnes, mais les grands PPVs importants de l’année n’ont pas tutoyé les sommets. WrestleMania collecte un 14 bien mérité mais la Road qui l’a précédé ne restera pas dans les mémoires avec deux des moins bonnes notes de l’année. En effet, le Rumble peut être épinglé au tableau des grandes déceptions. L’Elimination Chamber pourtant souvent un moment chaud avant la grande messe d’avril aura été lui aussi largement descendu par la Rédaction. Summerslam, considéré comme le Mania bis, n’aura eu qu’un douze et peu de moments marquants.

 

Le creux post-Mania aura accouché de PPVs secondaires assez oubliables malgré un Extreme Rules excellent (un 14 qui flirte avec le 15) qui reste la seule véritable satisfaction de cette cuvée 2012. C’est donc une année sans réel grands « moments » qui nous a été proposée. C’est d’autant plus rageant quand on repense à l’été de feu 2011 jalonnée des affrontements Orton/Christian et de la double confrontation entre CM Punk et John Cena.

 

On pourra cependant débattre sur l’opportunité de découper l’enchainement des PPVs en années calendaires. La Road to WrestleMania peut éventuellement être perçue comme un prolongement des 9 PPVs précédents. Mais même ainsi, le constat n’en reste pas moins identique. Après un Extreme Rules plein de promesses, on attend toujours que la saison 2012-2013 démarre réellement.

 

 

Booker il est temps de réagir au sujet de la qualité du produit ! Le WWE Universe nous attaque suite à de graves lésions à la nuque causées par des somnolences inopinées pendant les PPVs.

 

 

9 mois à la WWE en chiffres 

 

 

Les 9 premiers PPVs de l’année nous ont proposé un total de 73 matchs, preshows compris, soit une moyenne de 8 matchs par PPV.

 

Cela représente 15 heures et 17 minutes de catch effectif, soit 1 heure et 40 minutes de combat en moyenne par PPV.

 

En moyenne, 4 championnats (sur 6) auront été défendus par PPV, ce qui est finalement assez élevé par rapport à ce que l’on pourrait croire. D’autant que certains PPVs comme le Rumble ou Money in the Bank ne laissent pas beaucoup de place aux matchs pour les ceintures.

 

 

Les figurines articulées ne mentaient pas, Big Show est absolument incapable de desserrer son poing.

 

 

30 matchs (41%) ont obtenu au moins la note de ***. C’est un total honorable quand on sait que grosso la moitié d’une carte de PPV est consacrée à des fillers pour faire le nombre  (et le match féminin).

 

10 matchs (14%) ont obtenu au moins la note de ****. Dans notre barème, ils sont à considérés comme de très bons matchs, voire plus. On voit que la WWE nous en propose plus que de PPV, ce qui semble satisfaisant. Néanmoins, la statistique intéressante est qu’ils ne se répartissent que sur cinq PPVs, laissant près de la moitié des émissions vierge de véritable « must see », dont Summerslam… Voici le top 10 de l’année jusqu’à présent (le classement est fait suivant les moyennes non arrondies) :

 

 

1. Sheamus © vs. Daniel Bryan [****1/4] – Extreme Rules

2. CM Punk © vs. Daniel Bryan [****1/4] – Over The Limit

3. CM Punk © vs. Chris Jericho [****1/4] – WrestleMania 28

4. Triple H vs. The Undertaker [****] – WrestleMania 28

5. CM Punk © vs. Chris Jericho [****] – Extreme Rules

6. Sheamus © vs. Randy Orton vs. Chris Jericho vs. Alberto Del Rio [****] – Over The Limit

7. CM Punk © vs. John Cena [****] – Night of Champions

8. John Cena vs. Brock Lesnar [****] – Extreme Rules

9. CM Punk © vs. Daniel Bryan [****] – Money in the Bank

10. John Cena vs. The Rock [****] – WrestleMania 28

 

 

Vous pouvez vous ruer sur les vidéos de ces matchs, c’est du tout bon.

 

Les plus avertis remarqueront qu’à l’exception du nul entre John Cena et CM Punk lors de Night of Champions, tous ces matchs ont été remporté par des faces.

 

 

Phil je sais pas si tu as vu ce que The Rock a tweet un peu plus tôt dans l'après-midi : "lol @CMPunk what a lame yellow gay jabronnie fruitypebble rainbow asshole". Merci Phil, tu peux pas savoir à quel point tu me soulages d'un poids là.

 

 

La note de ***** n’apparait qu’à quatre reprises, dont deux fois sur le Taker-HHH de WrestleMania (She Mamuse et moi-même). Mais c’est contre toute attente le bourru lecharentais qui remporte le titre de gâchette étoilée avec deux gratifications suprêmes pour le Punk-Jericho et le Rock-Cena de WrestleMania.

 

Enfin, le catch c’est surtout le gentil qui triomphe du méchant. 50 victoires face (68%) contre 21 triomphes des heels (29%) et 2 matchs nuls (3%).

 

 

En revanche des heels sapés comme des clowns en cuir qui se prennent pour un groupe de rock.. je n'ai pas encore de statistiques assez fiables pour ça.

 

 

Les ceintures

 

 

Le nerf de la guerre. Enfin normalement. Le but de tout catcheur, c’est la ceinture de champion, quelle qu’elle soit. Souvent mise de côté, parfois carrément zappée dans certaines rivalités, elle n’en reste pas moins un symbole auquel il convient de consacrer une partie entière.

 

Sachez déjà que 37 défenses de titres ont eu lieu depuis le début de l’année. Comme nous l’avons dit, c’est en moyenne 4 par PPVs.

 

Combien de Main Event avec une ceinture de champion mise en jeu ? 1

Et pas besoin de remonter bien loin. Night of Champions, 16 septembre 2012, CM Punk contre John Cena.

 

Alors certes, 5 openers sur 9 ont été pour une ceinture (trois fois pour le titre WHC). Mais c’est bien évidemment trop peu quand on sait que notre champion numéro un détient maintenant le titre suprême depuis plus de 330 jours.

 

 

Meeerde j'ai complètement oublier d'éteindre le four en partant.

 

 

Malgré tout, le titre WWE de CM Punk aura été celui au coeur des matchs les plus longs (plus de 22 minutes de moyenne) et de la plus grande qualité avec une moyenne de ***3/4 (cinq apparitions dans le top ten), ce qui sur neuf matchs est véritablement à souligner. Il aura également un des deux seuls titres à être défendu à tous les PPVs.

 

La ceinture WHC n’est pas en reste pour autant. Détenue successivement par Daniel Bryan et Sheamus en 2012, elle aura également été défendu à tous les PPVs pour une note moyenne plus qu’honorable de ***1/2 (deux occurrences dans le top ten). Une durée moyenne de 15 minutes, (voire 17 si on enlève le match de WrestleMania) vient également confirmer que ces matchs ne sont pas pour autant expédiés malgré leur place souvent éloignée du Main Event.

 

 

1 347 Brogue Kicks en 2012 et seulement un seul claquage (0,074%). iCDC App à 9,99€ pour iPhone et Android.

 

 

Le constat est cependant moins glorieux avec les titres secondaires. Le titre de champion Intercontinental par exemple aura certes été défendu 6 fois, mais la durée moyenne dépasse à peine les 8 minutes. On est bien loin du Main Event de Summerslam 1992…  Pire, la note moyenne n’est que de **1/2, ce qui est loin d’être satisfaisant, surtout pour tous les nostalgiques du lustre d’antan de cette ceinture de légende.

 

Et que dire de la ceinture du champion des Etats-Unis. Moins illustre que celle évoquée précédemment, elle reste néanmoins une distinction importante de l’histoire de la WWE. 4 défenses, dont deux en preshow, pour une moyenne de 5 petites minutes et des matchs tout sauf marquants.

 

On remonte légèrement la tête du côté du championnat par équipes avec certes que 4 défenses, mais 8 minutes de moyenne et une note de ***. Le règne de Kofi Kingston et R-Truth n’aura peut-être pas été inoubliable, mais leurs matchs de PPVs auront su assurer le spectacle.

 

 

Euuuh les gars les gars ! Sin Cara a encore pris feu en essayant de se propulser dans le ring avec le canon à feu d'artifices venez !

 

 

Passons rapidement sur la ceinture des Divas. Défendue 5 fois,  elle n’a pourtant jamais fait mieux que **3/4 pour une moyenne de **. Soulignons tout de même qu’elle est nettement mieux exposée que la ceinture US avec 6 minutes de moyenne en PPV et toujours lors du show principal, ce qui en dit long sur la perception du titre à la bannière étoilée.

 

 

– Kastriert.

Castrato..

Castrado…

Castré…..

NO FUCKING BALLS !

 

 

La place dans la carte

 

 

Après une ceinture de champion, c’est probablement la seconde chose la plus importante après laquelle une WWE Superstar va courir, une place dans la carte, et si possible la plus proche possible du Main Event.

 

L’opener reste une place ô combien stratégique. Et les bookers ne s’y trompent pas puisqu’elle est relativement chouchoutée. Jamais un opener n’a été noté moins que la moyenne (**1/2 par deux fois avec la Battle Royale d’Over the Limit et le récent Fatal 4 Way pour le titre Intercontinental à Night of Champions) et récolte une note de ***1/4 sur 9 PPVs. C’est assez souvent un des matchs les plus longs de la carte avec 16 minutes de moyenne, si on exclut les 18 secondes de WrestleMania.

 

Les pronostiqueurs soulignent souvent que cette place est dévolue à un match susceptible de chauffer la salle non seulement par son déroulement mais aussi par son résultat. Cela se vérifie également avec 6 victoires des gentils contre 3 pour les méchants. Et comme nous avons pu le dire précédemment, l’opener a été le théâtre de 5 title shots pour 9 évènements (Deux fois le WWE, deux fois le WHC et une fois l’IC).

 

 

La WWE n'arrête plus les opérations de communication pour s'attirer les faveurs du public. Après Be A Star et le cancer du sein, voilà qu'ils nous proposent de régler nous mêmes nos téléviseurs avec la nouvelle chemise du Hitman.

 

 

Mais l’opener ça ne vaut pas le Main Event ! Le Main Event c’est la crème de la crème, le clou du spectacle, LE match pour lequel les gens se sont déplacés. Il est synonyme de rebondissements, de qualités, de suspense, d’émotions. Ca doit aller taper dans la moyenne bien élevée ça !

 

 

Croyez-le ou non, ***1/4 de moyenne pour les Main Event jusqu’ici en 2012. Soit la même note que les matchs d’ouverture. Alors c’est un bon total, mais ça en dit long sur l’incapacité des bookers cette année à réellement nous faire vibrer en fin de soirée.

 

Certes il y’a trois **** au programme (Cena/Rock, Cena/Lesnar et Cena/Punk), ce qui n’est jamais arrivé en ouverture. Tiens, un point commun ? Oui, John Cena. Mais ne faites par tournoyez vos casquettes roses en l’air trop vite les amis. Le bon John aura également participé en Main Event cette année au Cena/Kane (**) à l’Elimination Chamber, au Cena/Laurinaitis (*3/4) à Over The Limit et au Cena/Show (**1/4) à No Way Out. Des notes catastrophiques pour un Main Event.

 

 

Concours de sosies dans le public avec deux très belles imitations de John Cena et CM Punk.

 

 

Encore une fois, place stratégique de la carte oblige, les faces se taillent la part du lion avec 6 victoires (dont 4 de John Cena) également, contre 2 succès des vilains et 1 match nul. Et bien que la qualité n’ait pas toujours été au rendez-vous, on constate une moyenne de 25 minutes ce qui est plus que correct (22 minutes si on enlève le Rumble).

 

D’autres observations sur le Main Event avant de finir :

 

John Cena n’a manqué que 2 Main Event, mais c’était au Rumble et à Summerslam, soit 2 PPvs du communément appelé Big Four.

 

7 Main Event sur 9 ont été affublés d’une stipulation. Les deux autres sont Cena/Rock et Cena/Punk, étrangement les deux meilleures notes de l’année à cette place.

 

Mis à part Sheamus dans la Battle Royale, tous les Main Event dont la victoire a échappé à John Cena ont été remportés par des catcheurs qui ne sont pas en activité (The Rock, Laurinaitis et Brock Lesnar). D’ailleurs Sheamus était en finale du Rumble contre Jericho…

 

 

Les mecs y'a p'tet un coup à jouer en ce moment.

 

 

Les catcheurs

 

 

Et le plat de résistance maintenant avec nos héros ! Nous allons passer en revue tout un tas de chiffres sur vos superstars préférées et certains sont assez révélateurs des différences de traitement qui peuvent être utilisées.

 

Quand je vous parle d’invincibilité déjà, vous pensez à qui ? Sheamus (8Victoires 0Défaire 0Nul) et CM Punk (8-0-1), non ? Vous avez raison. Mais sachez que Brodus Clay (4-0-0), Ryback (4-0-0) et Antonio Cesaro (2-0-0) dans une moindre mesure sont également impossibles à coucher pour le compte de trois en PPV depuis le début de l’année.

 

 

Ok alors je veux… une quatre fro… fromages. Et une pepe… pep… peperonni cheesy crust avec… deux litres de coca. Sur place.

 

 

Certains en revanche ne peuvent pas en dire autant. Le futur challenger au titre poids lourds, Big Show, est booké actuellement comme indestructible, capable de ratatiner n’importe qui d’un simple coup de poing. C’est cependant vite oublier son booking chaotique le menant à Hell in a Cell dimanche avec une petite victoire contre 6 défaites ! On peut même dire 7 défaites si on compte son second échec lors de la Bataille Royale le même soir de sa déconvenue dans la cage contre Daniel Bryan et Mark Henry.

 

Le second grand perdant de 2012 est un magnifique perdant. Chris Jericho (1-6-0) aura fait le job cette année contre quasiment tout le haut du panier de la WWE. Dans le Fatal 4 Way pour le titre de Smackdown ou bien dans le MITB de RAW, ou bien dans ses inoubliables joutes contre CM Punk, il aura balayé tout le haut de la carte au terme de performances toujours exceptionnelles (***3/4 de moyenne !) prouvant qu’il est bien le meilleur au monde à ce qu’il fait.

 

Et enfin il y’a les perdants un peu moins surprenants avec la catégorie des jeunes heels qui poussent depuis longtemps mais qui doivent ronger leur frein encore un peu. Cody Rhodes (1-7-0) et Dolph Ziggler (2-7-0) se sont beaucoup couchés, mais sont également présents à tous les PPVs (ne manque que Summerslam à Cody) dans des matchs souvent assez bien exposés.

 

 

Ah et puis y'a aussi les perdants huilés et tatoués. Ceux qui n'ont disputé qu'un seul PPV, pour autant de défaite, alors qu'ils sont là depuis six mois. Mais comme ils sont huilés et tatoués ça va.

 

 

Et puis il y’a les profils un peu mixtes. Et dans cette catégorie on ne retrouve que des gens de confiance. Des gars sur lesquels le management sait qu’il peut s’appuyer en toutes circonstances pour s’offrir des solutions de booking plus variés. Si Punk et Sheamus sont actuellement intouchables, dans une optique de long terme, John Cena (4-3-2) et Kane (3-5-1) représentent bien cette catégorie dont je vous parlais.

 

Ils font partie des rares hommes à avoir fait tous les PPVs  et leurs résultats mitigés ne les empêchent pas pour autant de rester au top aux yeux du public. C’est aussi à cela que l’on reconnait les top main eventers.

 

Dès lors, il est intéressant de voir qu’un troisième homme semble rentrer dans ce groupe. Daniel Bryan. Le barbu végétarien (4-5-0) a été de tous les PPVs et est également, avec Jericho et Ziggler, un des seuls à avoir concouru pour les deux ceintures suprêmes. Surexposé et terriblement over une très large partie de l’année, il connait le même traitement que les vieux de la veille en terme de booking ce qui en dit long sur son avenir à la WWE.

 

 

Manipulation quand tu nous tiens. Les internautes pensaient juste exprimer leur opinion sur la qualité des choix de noms d'équipes proposés par les bookers. #YesWeKane

 

 

Nous avons passé en revue les résultats de chacun, jetons un coup d’œil à présent en image à leurs performances en étoiles sous forme de top 5 pour 2012 :

 

 

Incrusté dans les barres, le nombre de PPVs disputés sur le total possible

 

 

IWC oblige (ou pas), notre top 3 de l’année revient au trio Punk-Jericho-Bryan.

 

CM Punk est pour le moment intouchable. 22 minutes de moyenne dans les rings, une moyenne exceptionnelle de ***3/4 avec cinq apparitions dans le top 10 (et deux dans le top 3 !), c’est juste ahurissant. Il fait bien évidemment parti des cinq hommes à avoir fait les 9 PPVs de l’année et des quatre à être encore invaincus. La première série devrait se poursuivre sans mal mais rien n’est moins sûr pour la seconde lors du compte rendu de décembre.

 

Inusable Chris Jericho… Nous en avons déjà rapidement parlé un peu plus haut, mais il a été de toutes les batailles cette année. Une moyenne qui égale celle de Punk (***3/4), trois apparitions dans le top 10, 21 minutes de moyenne… le tout à presque 42 ans, c’est la classe. Vivement qu’il revienne ?

 

Et enfin la grande confirmation Daniel Bryan. Je faisais parti des sceptiques mais je ne le dirai jamais assez, je suis on ne peut plus heureux de m’être trompé. Une année 2012 qui sonne comme une grande confirmation pour le YES-man, puis NO-man, et maintenant YES-NO-Hell NO-man partenaire de Kane entrain de ressusciter à eux seuls une division qu’on pensait perdue à jamais. Daniel Bryan cette année c’est 9 PPVs sur 9 pour une moyenne de ***1/2, 19 minutes de catch en moyenne et trois apparitions dans le top 10, dont les deux meilleurs matchs de l’année, tout simplement. Que dire si ce n’est qu’on tient probablement une des futures énormes stars de la compagnie pour les dix prochaines années. Ce mec sait tout faire.

 

 

Daniel a déjà trouvé cinq façons différentes de porter son No Lock à cette balle en mousse pour son futur match de PPV. Ca sent le chef d'oeuvre.

 

 

Sheamus suit juste derrière le podium avec un ***1/2 à mettre en perspective avec son run 100% face, 100% dominant et 100% à sens unique contrairement aux trois hommes précédemment cités. Le mérite de l’Irlandais n’en est que réhaussé d’obtenir de telles notes avec un booking que certains ont pourtant souvent qualifié de prévisible et ennuyeux.

 

Avec Daniel Bryan, Dolph Ziggler est probablement la seconde grande satisfaction de 2012 pour le moment. Il complète le top 5 avec son ***1/4 de moyenne sur 9 PPVs qui est plus qu’impressionnant, avec pourtant des traquenards comme son match contre Clay à OTL ou bien le Team Ace vs Team Long à WrestleMania. Souhaitons-lui de vite se trouver une place sur la carte de Hell in a Cell et de finir l’année en beauté avec pourquoi pas son premier vrai règne de champion du monde poids lourds. Ca ne devrait pas être compliqué quand on voit la confiance sans limite des hommes de Vince dans le Show Off. C’est en effet le seul catcheur à avoir lutté pour trois ceintures différentes cette année (WWE, WHC et TT). Et il pointe également  à 16 minutes de moyenne cette année, et mis à part son squash contre Brodus, il n’a jamais pris part à un match de moins de 12 minutes, ce qui en dit long sur la perception de son travail entre les cordes pour un mec de la midcard.

 

 

Ca fait des mois qu'on le fait chier parce qu'il déclare voler le show tous les soirs à la télé. Mais personne l'emmerde quand dans le même temps il vole l'intégralité du mauvais goût vestimentaire américain !

 

 

John Cena échoue aux portes du top 5 avec un *** qu’il faudra néanmoins applaudir également. En effet, il est celui qui a le plus grand écart entre ses meilleures notes et ses pires. Avec des Main Event à jeter aux oubliettes contre John Laurinaitis ou Big Show, difficiles de conserver les notes fantastiques récoltées contre Punk, Rock et Lesnar. Une année pour le moment très solide de la part du Marine donc.

 

A noter également l’absence de Randy Orton ici malgré une moyenne de ***1/4 sur l’année. La Vipère n’ayant participé qu’à 4 évènements cette année, hors Rumble, il m’a semblé plus parlant de ne pas le compter. Sa moyenne nous assure cependant qu’il devrait se frayer un chemin dans le classement de fin d’année après TLC s’il continue ainsi. Comme toujours très solide.

 

Enfin parlons brièvement de Kane qui complète le groupe des 5 à avoir fait les 9 PPVs cette année. **3/4 de moyenne, 13 minutes et jamais de réel impair malgré son match de l’ambulance purgesque contre Cena en février.

 

 

Et si Santino pensait un peu plus avec sa tête et moins avec son cobra… Il aurait lui aussi pu faire partie de cette liste!

 

 

Pour les grands courageux qui sont arrivés jusqu’au bout, ça y’est, on a fait le tour ! Vous avez eu votre top 10 des matchs (que vous pouvez retrouver en intégralité ici), vous avez eu des coups de projecteurs sur les ceintures de la fédération, sur les openers, les main events, les lutteurs…

Il ne me reste plus qu’à vous remercier de suivre ce projet de près ou de loin et à vous encourager à commenter cet article en prévision du grand compte rendu de fin d’année. Des choses superflues ? Des ajouts à effectuer ? Plus de graph, moins de blabla ? Plus de cul ? Tout est bon à prendre.

 

Mais aussi vos analyses, vos impressions sur ces neuf premiers mois, vos satisfactions, vos déceptions, vos attentes ! 

 

Une dernière petite stat’ avant de partir…

Le rédacteur le plus gentil ? Silver ? Moi-même ? Eh bien non c’est Julius Ostermark qui décroche la palme avec près de ***1/4 (12,9) distribué par match de moyenne ! Rassurez-vous Silver suit de près avec *** (11,7). Le podium est complété par le bon Kovax (11,4) **1/2 qui n’hésite pas à lyncher Triple H pour garder ses étoiles et les distribuer aux autres avec générosité !

 

Les plus sévères ? lecharentais **1/2 (9,8) y échappe de peu et c’est l’infâme smart Major Tom (9,3) **1/4 qui arrache ce titre d'étoile de plomb !

 

 

 

– Major t'en as pensé quoi de ce match ?

– Bof chacha, les prises étaient pas nettes, les appuis dans les cordes hésitants, la tentative de Koji Clutch inversée était brouillonne au mieux et…

– Ouais à chier quoi ! Nul ! De la merde dans les yeux ou quoi les bookers ? Putain !

 

 

Et pendant ce temps là… Silver, Julius et Koko se repassent le Main Event d'Elimination Chamber autour d'une bonne pizza.

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