Catch

Charité très bien ordonnée

Le bruit ne fait pas de bien, le bien ne fait pas de bruit.

Saint François de Sales

 

On croyait Djipi Bag O’Shit, notre affreux chroniqueur aussi misanthrope que vindicatif, définitivement retourné dans sa forteresse de la solitude après sa dernière incursion sur nos pages. Mais des tréfonds de son repaire, le sinistre sire continue de suivre en traître l’actualité de la WWE, et la récente campagne de relations publiques de la fédération l’a poussé à nous envoyer ce petit billet d’humeur aussi joyeux qu’une chimiothérapie.

 

 

Djipi n’a même pas acheté un seul brassard rose. C’est sûr, ce salaud est pour le cancer.

 

 

La campagne « Rise above Cancer », une honte!

 

 

Non, je ne vous salue pas, allez tous vous faire empapaouter par des rhinocéros. Si vous consultez encore ce site de dégénérés, c’est bien qu’il n’y a rien d’autre à tirer de vos misérables existences que quelques organes à transplanter, si toutefois votre corps n’a pas d’ores et déjà été détérioré au-delà de toute utilisation médicale post mortem par les tonnes de nourriture rapide que vous ingérez sans nul doute jour après jour, avachis sur votre fauteuil à roulettes, louchant de votre regard vide d’un combat de catch à un clip pornographique, le tout sur fond de brouhaha électronique prétendument musical. Dieu que vous m’êtes affreux.

 

 

Djipi Bag O’Shit déteste les gens. C’est réciproque.

 

 

Mais en grand naïf que je suis demeuré en dépit des multiples attentats à ma foi chancelante en l’homme que ne cesse de commettre le spectacle de la vie en ce siècle désespérant, je m’adresse à vous, une fois de plus, pour vous enjoindre d’ouvrir les yeux sur l’ignominie dont vous vous faites les complices en prêtant le peu de temps de cerveau qui vous est disponible à la déplorable et immorale abjection que la World Wrestling Entertainment vous livre semaine après semaine.

 

Car cette fois, la satanique famille qui dirige cette clique de gredins a poussé le bouchon de la vilenie encore un peu plus loin dans le goulot du désespoir. Elle qui a depuis des années gaillardement épousé la cause du militarisme américain le plus paroxystiquement vomitif, fait la promotion de la junk food la plus dégueulatoire et chanté les louanges des produits sous-culturels les plus abrutissants, tout en se faisant l’apôtre, semaine après semaine, d’une vision du monde fondée exclusivement sur les pires déchaînements de violence physique et verbale, n’a pas hésité, tout au long d’un mois d’octobre de sinistre mémoire, à faire grincer les sanglots longs des violons de la sensiblerie pour améliorer son image publique. Et le pire, c’est que ça a marché.

 

 

Le terrorisme, c’est fait. Le bullying, c’est fait. La haine, c’est fait. Passons au cancer.

 

 

La doublevé-doublevé-eu n’en était pas à son coup d’essai. Voilà des lustres qu’elle abreuve son public de neuneus, via son innommable site Internet ou directement pendant ses cauchemardesques émissions, d’innombrables images d’enfants infirmes et de soldats amputés lors d’opérations visant à gonfler le chiffre d’affaires de Halliburton et de Exxon, transformés l’espace d’un instant, par imposition des mains d’étrangleur de John Cena, en machines à susciter l’émotion, et par ricochet le cash, le blé, le flouze, le pognon. Mais en octobre, elle a fait encore plus fort, la Compagnie, puisqu’elle a carrément enrôlé à son service rien moins que la lutte contre le cancer du sein. Elle l’a fait avec sa finesse coutumière, celle d’un char Abrams avançant dans les décombres d’un hôpital irakien.

 

 

– Heu, Killing an Arab?

– Non John, pas là.

 

 

Il est bien évidemment désolant que, dans des pays richissimes capables d’injecter moult milliards de dollars dans la sauvegarde d’un système bancaire aussi vérolé que la dame de petite vertu qui a déniaisé mon bon ami Latrell par une venteuse et pluvieuse nuit de novembre à Brest, la société en soit réduite à compter sur l’activisme des organisations caritatives pour financer la recherche médicale. Si le monde était bien fait, les opérations telles que le National Breast Cancer Awareness Month, initié aux États-Unis il y a plus de vingt-cinq ans et prolongé depuis en de nombreux points du globe, n’auraient pas lieu d’être, puisqu’un État protecteur et soucieux de la santé de ses citoyens prendrait de lui-même à sa charge les dépenses nécessaires. Mais le monde n’est pas bien fait, je le sais, j’ai le malheur d’y vivre. Et de grandes campagnes de fundraising et de sensibilisation sont, hélas, nécessaires.

 

Je n’ai donc en aucun cas l’intention de cracher ma bile verdâtre et gluante sur la Susan G. Komen Foundation et les autres associations qui se démènent pour attirer l’attention et les dollars des contribuables de la planète sur cette tragédie qui tue et mutile chaque année des millions de femmes — quand bien même je voue au sexe dit faible une haine inextinguible due au refus obstiné de ses représentantes de répondre à mes romantiques avances lorsque je ne propose pas de rétribution en échange des caresses que je mendie. Nous vivons dans un univers de communication, où rien n’existe aussi longtemps que les projecteurs ne sont pas braqués dessus. Et de ce point de vue, la multiplication des opérations à première vue ridicules — et en tout état de cause frappées du sceau d’un marketing chromatique quelque peu irritant pour les individus allergiques au rose, ce qui est mon cas pour des raisons psychanalytiques qui ne vous regardent pas, non mais — organisées dans le cadre du National Breast Cancer Awareness Month doit être saluée.

 

Illumination en rose de bâtiments publics sur la planète entière, courses à pied visant à faire naître chez le grand public l’envie de faire un don, enrôlement de personnalités… on peut lever les yeux au ciel en constatant que cette cause tragique et sacrée est servie par les mêmes artifices que la promotion de quelque navet hollywoodien ou marque de prêt-à-porter destinée à la plèbe, il n’en demeure pas moins que les résultats sont probants — et cela, même si certaines critiques de fond se font parfois entendre dans le brouhaha médiatique, troublant les chœurs apitoyés des troupes roses, pour pointer du doigt les dépenses somptuaires engendrées pour ces opérations de communication ou, plus important, pour souligner que ce type de campagne se concentre exclusivement sur le traitement au détriment de la prévention, laquelle supposerait une attaque en règle contre bon nombre d’industries cancérigènes… qui elles-mêmes s’associent volontiers au grand baroud rose d’octobre.

 

 

– Et voilà les cancéreux! Un miyon! Z’êtes contents?

Oh oui chouette alors John, avec ça on va pouvoir se payer un super projecteur de lumière rose qu’on branchera sur l’Empire State Building!

Heu, OK, mais pour quoi faire?

Ben pour inciter les gens à nous donner de l’argent pour combattre le cancer, enfin!

Habile.

 

 

Oublions les propos aigris des mauvais coucheurs, je n’aime pas que d’autres viennent empiéter sur mes platebandes. Acceptons le présupposé imposé par les Borgia de Stamford, et estimons avec eux que le Mois rose, en tant que tel, n’a pas à être remis en cause. Mais ce qui doit indubitablement l’être, si l’on n’a pas été frappé à la tête par une mule dans son enfance, c’est le soutien qu’y octroie Vince McMahon, grand défenseur de la cause des femmes, c’est bien connu. L’objectif du Mois, affirment ses organisateurs, est double : collecter des fonds et sensibiliser le grand public, en appelant la population exposée, à savoir les femmes âgées de quarante ans et plus, à aller se faire palper les roberts une fois par an par un expert agréé. La WWE — qui s'est bien gardée de souligner que le programme de couverture médicale universelle imposé par Obama en dépit d'une opposition aussi hystérique qu'inique des Républicains constitue une avancée notable pour les victimes du cancer du sein les plus pauvres — a donc collecté des fonds en multipliant les objets de merchandising à thème « rose », et appelé ses spectatrices à la vigilance.

 

 

Comme t’es super méchante, je devrais même pas te le dire, mais je suis encore plus gentil que t’es méchante, alors voilà : va te faire dépister les nénés.

 

 

Ce qui gêne l’homme fin et délicat que je suis dans toute cette affaire, c’est évidemment, au premier chef, l’énorme tintamarre déployé par la WWE autour de cette action de grâces. Bien loin du sage précepte datant du XVIIème siècle que je vous rappelle dans l’épigraphe ci-haut, la WWE a hurlé sur tous les toits qu’elle était en train de faire le BIEN. Rien ne l’aurait empêchée, si tel avait été son souhait, de faire un don discret, voire anonyme. Mais non, vous n’y pensez, ça ne se serait pas su! Quel intérêt? Faisons plutôt un boucan de tous les diables!

 

Le résultat est à la hauteur de l’investissement. Couverture médiatique mainstream assurée, honorabilité nouvelle pour la compagnie obtenue… mais aussi couverture locale dans le Connecticut où la mère supérieure est en campagne, cela ne vous aura pas échappé. Le Mois existe depuis 1985 et par un merveilleux hasard, c’est précisément en 2012, quand Linda bataille ferme pour gagner un siège au Congrès, que la WWE s’y associe avec grandiloquence. Les survivantes sont de sortie aux premiers rangs des shows, l’übermensch Cena en personne présente au peuple un nouveau saint-suaire, et on remet au final un gros chèque à une association caritative, n’est-ce pas merveilleux? On achète le dernier tshirt de l’homme-sandwich Cena, et on a le cœur léger : 30 % des profits engendrés par ces tshirts iront à l’association Susan G. Komen, quelle grandeur d’âme!

 

 

La vie vue à travers le prisme du catch, c’est vertigineux. Tenez, vous le saviez que« Hell in a Cell », en fait, ça se traduisait par « métastase »?

 

 

On me dira, car je connais « on » et qu’il me parle souvent, généralement pour ânonner des âneries, qu’il est décidément de mauvais ton de trouver à redire à une opération qui aboutit à un gros chèque offert aux bonnes œuvres. « On » se sera donc rangé sans discussion à l’ordre venu de Stamford. Émouvez-vous, braves gens, devant notre insondable générosité! Eh bien, du haut de ma méfiance fondamentale envers la bonté de quelque entreprise à but lucratif que ce soit, je repousserai les arguments vaseux et indignés de « on » avec la dernière énergie. Le principe est vieux comme le mécénat et le sponsoring. Associer une marque à quoi que ce soit de positif tend à valoriser la marque, donc à la rendre plus rentable. La WWE est ici aussi désintéressée que Red Bull quand il sponsorise le saut d’un nazi depuis la Lune. Cette compagnie qui se débat éternellement contre l’image désastreuse du catch (lire notamment ce papier que j’avais soufflé à ce pantin d’Axl) fait feu de tout bois pour améliorer son standing, condition indispensable si elle souhaite attirer de nouveaux sponsors « familiaux ». Rien de tel qu’une scène sirupeuse comme celle qui a égayé le Raw du 29 octobre pour se donner un semblant de respectabilité.

 

 

Jamais les divas n'ont eu autant d'exposition dans un weekly.

 

 

Et, j’y reviens, cette donation permet aux McMahon de faire d’une pierre deux coups, voire trois si l’on considère qu’en ne refilant à Kommen que 30 % des profits engendrés par les tshirts roses de Cena, ils conservent quand même un pécule significatif. L’essentiel, c’est à la fois l’amélioration de l’image publique de la WWE et l’impact positif que la sauterie avec les cancéreux peut avoir sur la campagne de Linda. Qu’elle le veuille ou non, celle-ci est associée dans l’esprit des gens à la WWE aussi étroitement que Mitt Romney à Bain Capital. Tout ce qui se dit de bon comme de mauvais sur la Firme rejaillit sur elle. Mais on peut toujours nier l’évidence et considérer que l’association entre la WWE et la fondation Komen tient du hasard, de même que l’effacement de Youtube de dizaines de segments mettant en scène la mater dolorasa du clan McMahon dans des saynètes pas exactement politiquement correctes. Il reste que quand on joue l’autruche et qu’on enfonce sa tête dans le sable, on demeure le cul à l’air.

 

 

Tiens? Le chèque est signé de Linda McMahon.

 

 

Cette campagne, bien loin d’émarger à la catégorie, au demeurant inexistante, du pur geste de bonté et de compassion de la part d’une compagnie destinée avant tout à engranger des bénéfices, vise à asseoir la bonne image de la WWE auprès du public et des sponsors, et à améliorer par ricochet les chances de la grand-mère modèle d’accéder au Sénat ce mardi. Il s’agit d’un investissement froidement calculé, qui doit être analysé comme tel. La vision que l’on s’en fait doit être nettoyée des oripeaux de la sensibilité inévitablement convoquée eu égard à la nature du sujet abordé.

 

 

– Titus je sais ce qu’on doit faire pour enfin palper du pèze! Choper le cancer du sein!

Génial Darren, pas pour rien que t’es le cerveau de notre équipe!

Millions of dollars!

Millions of dollars!

 

 

Quant à l’argument d’après lequel l’humanité devrait remercier la WWE pour l’œuvre de salubrité publique qu’elle aurait accomplie en appelant au dépistage du cancer de sein, il est aussi pertinent qu’une intervention de Sarah Palin à un colloque d’astrophysique. La proportion, dans le public de la WWE, de femmes en âge de s’inquiéter d’éventuelles tumeurs mammaires (et hop, je viens de caser une seconde référence subtile à l’incipit de l’un plus célèbres textes de la littérature française, j’aime truffer mes œuvres de ces références obscures accessibles uniquement aux lecteurs les plus instruits, à l’instar de ces légendes cachées qu’il arrive à de facétieux rédacteurs décédécé de dissimuler dans leur vignettes) est absolument minime, il suffit pour s’en convaincre de jeter un coup d’œil aux plans de coupe sur le public dont la réalisation raffole, ou de réfléchir un quart de seconde, faites en fonction de vos capacités. On attend maintenant avec impatience que cette entreprise productrice d’un spectacle destiné aux enfants et aux adolescents mâles se lance dans la prévention de la maladie de Parkinson. Attention, chérubins! Si vous commencez à vous mouvoir comme Hulk Hogan lorsqu’il monte en puissance, le symptôme est plus qu’inquiétant!

 

 

Et tu veux quoi ducon? Qu’on s’en prenne aux principales causes de mortalité des jeunes, sous prétexte que c’est des jeunes qui nous regardent? Ben leurs principales causes de mortalité c’est les accidents de bagnole et les armes à feu, donc tu peux toujours courir si tu crois qu’on va se mettre mal avec l’industrie automobile et la NRA. Le cancer du sein, au moins, il a pas de lobby qui le protège, à la différence de son cousin le cancer du poumon.

 

 

On ne saurait conclure ce pamphlet inutile que je jette sous vos yeux inexpressifs comme une bouteille à la mer sans mettre en exergue certains aspects particulièrement grossiers de l’opération « achetez nos tshirts, vous ferez reculer le cancer ». L’unique circonstance atténuante que j’accorderai à la WWE en l’espèce tient à la lourdeur que je prête à ses têtes pensantes : s’ils se montrent odieux, c’est souvent par maladresse plus que par souhait, du fait de leur faiblesse cognitive.

 

Ainsi du slogan qui barre désormais le poitrail démesuré du simiesque héros de ces lieux. Longtemps, John Cena, incarnation d’une campagne anti-bullying qui aurait d’ailleurs mérité à elle seule un cri de rage de votre serviteur, tant elle a incarné avec une pureté absolue l’hypocrisie la plus éhontée, nous a appelé par l’intermission de son tshirt à « nous élever au-dessus de la haine ». La haine, voyez-vous, elle est présente partout, cette pute, en chacun d’entre nous, comme la mélancolie de l’enfance et les sucs gastriques. Eh bien, la haine, il faut « rise above », nous expliquait doctement ce parangon d’humanité de Cena, fier continuateur de l’œuvre des Lumières et de Gandhi. Et d’enfoncer le message dans la glotte de ses adversaires à grands coups de tatane. C’est un effort sur soi qu’il faut réaliser pour combattre cette vile tendance. Et une fois cet effort accompli, on se sera élevé au-dessus de la haine, suffit de vouloir! Et maintenant, abracadabra, le mot « hate » disparaît et est remplacé par le mot « cancer ». Mais oui, c’est l’évidence, le cancer, il faut s’élever au-dessus de lui, suffisait d’y penser! Allez les cancéreuses, un effort, bon sang! Grands Dieux. L’assemblée de gastéropodes qui sert d’équipe de scénaristes à ce temple de la stupidité qu’est la WWE s’est surpassée en l’espèce.

 

 

Allez les gonzesses, un peu de volonté, c’est pas comme si vos cellules étaient en train de se nécroser quand même!

 

 

Il est également permis de se gausser à la vue des gagneuses de la WWE, qui ont eu l’insigne honneur, pour la première et dernière fois de l’histoire de cette compagnie où les femmes sont perçues avec autant de respect que des esclaves dans un bordel d’armée en campagne, de se retrouver au premier rang de tout le bestiaire sorti comme à la parade pour applaudir la remise du chèque de trois mètres de long aux représentants de la Kommen Foundation. Toutes, à l’instar de leurs collègues mâles, portaient fièrement le ruban rose emblématique du mois-où-on-pète-la-gueule-au-crabe. Certaines, au premier rang desquelles une Layla sans doute sincèrement émue qui est allée jusqu’à sortir l’album de famille pour nous montrer sa mère emportée par la maladie en question, et dont la tragédie familiale a dû réjouir les têtes pensantes de la campagne – « hé, y en a une dont la mère est morte d’un cancer du sein, c’est top! » ‑ , ont participé aux graves clips de sensibilisation (à tous les sens du termes) diffusés pendant les épisodes hebdomadaires. L’ironie, dans cette affaire, c’est qu’étant donné qu’elles arborent en guise de poitrine des boules de silicone tout droit sorties de l’imaginaire indigent de quelque onaniste forcené probablement allaité par sa mère jusqu’à l’âge de dix ans, elles ne risquent guère elles-mêmes de connaître les affres du cancer du sein. Autant demander à Oscar Pistorious d’attirer notre attention sur le danger que représentent les mycoses des doigts de pied.

 

 

AJ, qui n’est pas encore pubère, est la seule intruse au premier rang, où Brodus et Hornswoggle ont toute leur place du fait de leurs manboobs.

 

 

Il faut bien comprendre que la campagne en cours dans le cadre du National Breast Cancer Awareness Month est gigantesque aux Etats-Unis. En particulier, d'innombrables émissions télévisées destinées spécifiquement aux femmes concernées par la maladie s'en font l'écho quotidien. Dès lors, la sensibilisation apportée par la WWE n'apporte rien de ce point de vue. Les victimes potentielles du cancer du sein sont déjà au courant du danger par ailleurs, et de toute façon elles ne sont qu'une infime minorité à regarder ces programmes destinés avant tout à leur obèse progéniture.

 

Je résume pour ceux d'entre vous qui souffrent de déficit d'attention: pour un million de dollars, qui proviennent eux-mêmes en large partie des bénéfices générés par la campagne « Rise Above Cancer », la doublevé-doublevé-heu s’est offert un plan de communication plus efficace que toutes les publicités classiques qu’elle aurait pu se payer pour la même somme. Elle a dans le même souffle contribué à sa mesure à la course sénatoriale de sa matrone. Et comme elle ne serait pas elle-même sans une vulgarité et une maladresse dignes d’un régiment dans un couvent, elle a fait tout cela vulgairement et maladroitement. Prenez garde, jeunes gens, la conjugaison de la veulerie, de l’ignominie, de la bassesse et de la stupidité dont votre compagnie favorite est coutumière est une sorte de cancer redoutable, dont les métastases ne manqueront pas de se former dans votre âme infantile si vous prêtez une foi naïve à ses boniments.

 

 

Let's go Cena! Cancer sucks!

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