Catch

Qui ne marke pas n’est pas lyonnais, hey!

Ohé, du ganais ! Cuchon de gognands, traîne-savates ! Portez donc vos guenilles et venez-y vous lantibardaner chez nous autres gones de la Croix-Rousse pour le Smackdown World Tour en novembre prochain, y aura du saucisson ! Oui, du saucisson.

Exemple de parler Lyonnais

 

C’est à peu près en ces termes, cher lecteur, que les CDCistes lyonnais ont gentiment proposé à leurs congénères d’ailleurs (c’est-à-dire de moins bien) de venir gouter du bouchon et admirer nos super-héros préférés se castagner joyeusement sous les arches métalliques de la Halle Tony-Garnier, splendide ouvrage de 17 000 m², et sans pilier s’il te plait, érigé en 1909 sous la direction de l’architecte du même nom. Elle a servi depuis d’abattoir, de marché aux bestiaux ou encore de caserne. Tu noteras donc, perspicace lecteur, que l’on ne s’éloigne pas trop du registre de la boucherie avec ce House Show de la WWE, ce qui est amusant n’est-ce pas ? Mmmh ? Oui, et bien c’est pour ta culture, alors si tu t’en fous tu prends tes affaires et tu t’en vas dans les brouillards du Rhône. Petit impertinent.

 

 

Le roster de Smackdown est venu à Lyon au grand complet.

 

 

Nalyse du House Show de Smackdown tenu à Lyon le 1er novembre

 

 

Reprenons. Nous autres Flying Panda (dit Grincheux), Latrell (dit La Poche), Madness (dit Jean Roucas) et votre serviteur Jayson Ofabeach (dit Jteljure) avions prévu un sympathique programme pour nos honorables invités du week-end Kovax, Calikrillimero, Swuidoom, Silvernights et Major Tom : House Show, HIAC, Raw, Over the Bridge Challenge sur la passerelle du Palais de Justice, Andouillette Death Match dans un petit bouchon lyonnais, quizz, MITB à WWE2012, apéros à n’en plus finir et digestifs à rallonge. Malheureusement, en raison du mauvais temps, le OTPDPDJ Challenge n’a pu avoir lieu, et c’est bien dommage. Ce contexte étant posé, permettez-moi de vous rassurer : ce papier a bien pour but de raconter le show auquel nous avons assisté tous ensemble, et non pas le déroulement de notre week-end. Non. Ce ne serait pas convenable. Surtout pour Major Tom.

 

 

Franchement*burp* les mecs*burp* c’est pas cool de se *burp* moquer.

 

 

Enfin nous y voilà ! Nous sommes jeudi 1er novembre 2012, et dans quelques heures nous suspendrons notre incrédulité plus haut qu’une mallette de MITB afin de profiter au maximum du spectacle offert par les athlètes du roster de Smackdown, si tant est que cela signifie encore quelque chose de nos jours. Pour le moment l’heure est à la préchauffe car il fait frisquet et nous assistons, autour de l’excellente bière d’une fameuse brasserie lyonnaise, à l’inéluctable défaite du CDC Quizz Champion en titre Madness face à l’instoppable Latrell pour une édition live très sympathique, dont on retiendra notamment l’élimination tout en retenue et en discrétion d’un Flying Panda hurlant et mimant un « FOUR TIMES, FOUR TIMES, FOUR TIMES, FOUR TIMES, FOUR TIMES WORLD CHAMPION ! ». Oui, Booker T a été cinq fois WCW Champion, et non quatre, mais l’Ursidé, réalisant son échec au milieu de sa tirade, est tout de même allé au bout, pour le beau geste, ne laissant qu’une larme sobre et digne ruisseler le long de sa joue.

 

Mais il est déjà l’heure de rejoindre la salle, on félicite le nouveau champion, on pointe du doigt l’ancien en riant et on retient Panda de RKOiser une petite fille de huit ans à couettes qui soi-disant le regardait de travers.

 

Dans les rues du quartier de Gerland, la foule se densifie, les fans de catch se sont donné rendez-vous et convergent tous ensemble vers la Halle Tony Garnier. Comme toujours, toutes les couches de la population sont représentées, il y a des hommes et des femmes, des enfants avec leurs parents, des jeunes, et même des couples d’un certain âge sans leurs enfants. Les Français ont toujours aimé les spectacles de foire… Nous entrons dans la salle. L’ambiance est bonne, quoiqu’un peu calme. Nous sommes pourtant déjà quelques milliers, même si les gradins ne sont pas encore remplis. Gageons que tout cela se réchauffera au fil de la soirée, après tout c’est aussi leur boulot.

 

 

A Lyon, même les hipsters se précipitent à chaque passage de la WWE.

 

 

Ah ! Voici nos sièges. Plutôt bien placés, sur le côté droit du ring lorsqu’on regarde depuis la rampe, en partie basse des gradins. Pour le placement, nous avons fait appel à notre expérience des house shows en France : quel que soit le plaisir qu’on puisse avoir à être placé en ringside, à voir les superstars de la WWE si près qu’on pourrait presque les toucher (Madness ne s’est pas lavé pendant six mois après que Kelly Kelly lui a tapé dans la main lors du dernier house show à Lyon), suivre un show en ringside présente un désavantage non négligeable, en dehors du prix de la place : le public est assis et le ring est trop haut pour qu’on puisse réellement apprécier le spectacle. Et c’est sans compter le débile du premier rang qui va se mettre debout en plein hot spot pour mieux voir. Sale con, va.

 

Bière en main, et pas de la Bud Light, nous sommes en France ici mvoyez, nous laissons monter tranquillement la pression en admirant dans la lumière le fameux squared circle, théâtre des affrontements de ce soir, dont le tablier est recouvert des familières banderoles Smackdown. La rampe d’entrée n’a ce soir de rampe que le nom, et l’entrée est beaucoup moins clinquante qu’à la télé, bien sur. Mais l’essentiel est là, le staff technique a même rajouté deux minitrons (des grandes télés quoi) de part et d’autre de l’entrée. Touchante attention, ça fait plaisir aux grands enfants que nous sommes.

 

 

La quadrature du cercle, allégorie.

 

 

Nous en sommes là de notre soirée lorsque les lumières s’éteignent et qu’une voix off rappelle à tous que tout ceci n’est que théâtre et savante voltige, et qu’il ne faut pas faire ça chez soi, pas plus qu’à l’école ou ailleurs les enfants, sauf si vous voulez être obligés entre autres inconvénients de vous faire aider pour faire caca jusqu’à la fin de vos jours. C’est d’ailleurs valable aussi pour les plus grands qui devraient savoir que ce n’est pas non plus une bonne idée de vouloir porter un Shell Shock à Silvernights dans les rues de Lyon.

 

Tony Chimmel fait alors son entrée, poursuivi par la… poursuite ça ne s’invente pas, sous les ovations des smarts et les beuglements incohérents du reste de la populace. Il est accompagné de Charles Robinson, dit l’arbitre-qui-court, et qui fera d’ailleurs l’objet d’une pop des plus appréciables tout au long de la soirée. Que voulez-vous, on l’aime bien nous, Charles Ro-bin-son ! Tony annonce alors le premier match de la soirée, qui verra s’affronter deux luchadores et ça tombe bien puisque nous sommes venus voir du catch américain. Le voltigeant Sin Cara fait donc son entrée sous les piaillements des nombreux chiards masqués qui pullulent dans la salle. Il n’a pas botché son entrée, rassurez-vous. Son adversaire du soir sera un illustre inconnu masqué lui aussi qui, parait-il a été présenté comme El Locardo, mais je ne peux malheureusement pas confirmer ce fait, car j’étais trop occupé à détailler le nouvel arrivant pour écouter sa présentation. Cette bedaine, ces tatouages déjà aperçus au court d’un certain Raw… mais oui ! C’est Ricardo Rodriguez !!

 

 

Ma qué comment ont-ils fait pour mé reconnaitre, madre de dios ?

 

 

Comme nous sommes des cons, nous nous empressons de briser bruyamment le kayfabe en scandant « Ri-car-do ! Ri-car-do ! » pendant un petit moment alors que le match débute. Un opener ma foi bien peu haletant mais tout de même sympathique, et globalement dominé par le gentil sans visage si l’on excepte un court passage durant lequel El Locardo, sans doute porté par nos encouragements, aura quelque peu malmené Sin Cara pourtant porté par l’ensemble du public prépubère présent dans la salle. Et aussi par Silvernights, je l’ai bien vu le bougre. Bref, un crossbody, quelques kicks et autres armdrags bien sentis et une swanton bomb plus tard, et Sin Cara pouvait lever les bras vers le ciel de l’arène, acclamé par un public lyonnais décidément de plus en plus chaud ce soir. Une bonne idée que cet opener destiné aux enfants, même si je préfère tout de même avoir droit en début de show à une bonne vieille battle royale qui désigne un first contender pour le match de championnat de Main Event. Ca renforce le coté « évènement unique » d’un spectacle de catch ou tout s’écrit, se joue et se dénoue dans la soirée.

 

 

Super explication pour tes contrôles botchés à l’école, gamin !

 

 

Alors que Sin Cara se dirige vers les coulisses et se retourne pour saluer une dernière fois son public, une silhouette surgit de l’ombre de l’entrée et se jette sur le vainqueur du premier match de la soirée. Awesome ! Le Miz nous gratifie d’une promo en français s’il vous plait durant laquelle il nous explique qu’il va péter la gueule à son adversaire du soir, qui n’est nul autre que le bondissant Ghanéen Kofi Kingston, tout comme il vient de péter la gueule à Sin Cara parce qu’il est le Miz et qu’il est awesome, et qu’il va redevenir le Champion Intercontinental, puisqu’il s’agira donc d’un championship match. Simple et efficace. Et on passe à la suite.

 

La suite, qui est en fait un match sorti des tréfonds de la lowcard, puisqu’il s’agira de Johnny Curtis versus Ted DiBiase, lequel fait son entrée sous une assez bonne pop tout de même. Quant à Johnny… hé bien il apparait que ce pauvre garçon a hérité récemment d’une nouvelle gimmick de danseur de salon heel hautement improbable et certainement destinée à sombrer dans l’oubli dans un avenir plus ou moins proche tant celle-ci inspire plus le rire que la haine, ce qui est un comble pour un méchant. Je suis dur, force est de constater que si le ridicule ne tue pas, il ridiculise, et cela suffit pour déclencher la heat du public, the job is donc done, comme disent nos amis d’outre-Atlantique. Johnny Curtis est donc à présent un danseur très vilain qui se moque de son adversaire en esquissant une sorte de tango solitaire pendant les matchs. Avale, aboie.

 

 

– Yé souis Sancho.

– Moi c’est Ted DiBiase, tu me remets, vieux ?

– … Yé souis Sancho.

 

 

Un match au charisme ostréicole certes, mais tout de même pas désagréable car il ne faut pas bouder son plaisir, petits pessimistes que vous êtes. A la surprise générale, on assiste à la victoire du Travolta du pauvre qui place son finisher sur Ted après un festival de contres d’assez belle facture. Tony Chimmel remonte donc sur le ring pour annoncer la suite des festivités, il s’agira d’un match de Divas qui verra s’affronter Kaitlyn et Natalya, en raison d’on ne sait trop quelle rivalité.

 

C’est au moment où Kaitlyn fait son entrée sous les vivats populaires que nous prenons la sage décision d’attacher Kovax sur son siège afin d’éviter un run-by vers la ring zone « afin de mieux voir le match » qui nous aurait certainement fait passer à tous une très mauvaise soirée. C’est vrai que malgré toutes ses incertitudes capillaires et ses muscles plus gros que les miens, elle est très jolie cette demoiselle. Et pis elle a vraiment de très gros seins aussi. Son adversaire n’est d’ailleurs pas en reste tant en termes de tour de poitrine que de pop, qu’elle moissonne avec quasiment le même succès que la face durant le petit concours de popularité auquel se livrent les deux divas juste avant que le match commence.

 

 

Ses fans en sont persuadés : Kaitlyn est tellement géniale qu’elle mérite un dessin moche !

 

 

J’apprécie le fait que Kaitlyn fasse de plus en plus preuve d’agressivité et de puissance dans le ring, ça va très bien avec son physique et ça pallie son manque de technicité, qui d’ailleurs ne demandera qu’à être comblé dans les années à venir, enfin j’espère. Quant à Nattie, elle est comme toujours parfaite, tant dans le jeu que dans l’engagement, et encaissera les clotheslines monstrueuses de son adversaire, puis reprendra le dessus jusqu’à cette tentative de Sharpshooter, qui sera contrée en roll-up pour une victoire pas franchement imméritée de Kaitlyn. On ne saura bien sur jamais si l’infortunée perdante a entendu nos beuglements « Sharpshouteuuuuuuur !! Sharpshouteuuuuuuuuur Nattiiiiiiiie !! », et a improvisé cette fin bien sympathique avec son adversaire ou bien si c’était prévu ainsi, mais on se plaira à croire qu’il s’agit là d’un cadeau de la Canadienne à son public français. On t’aime Nattie, merci. Je l’avoue, c’est dit : j’ai aimé le match de Divas.

 

 

Dans ce ring, selon Latrell, on compte trois blondes et deux bites.

 

 

It’s Prime Time time !! Le prochain match sera un tag team match sans enjeu, les titres étant évidemment détenus loin de Smackdown par les fabuleux Hell No qui ne sont pas là ce soir, pour notre plus grand déplaisir. A noter que nous avons eu droit à un segment backstage impliquant le Big Deal et son pote crépu, segment diffusé sur les deux minitrons sus-mentionnés, et assez peu audible, au final. On y devine deux ou trois vannes sur la France, et autre taunts incompréhensibles. Les Prime Time Players entrent donc sous les huées du public. Ces deux là ne font pas vraiment méchants, mais font par contre tellement cons qu’on apprécie effectivement les voir se faire malmener, et ce d’autant plus qu’il ne s’agit pas de heels complètement jobbers non plus. Un haka résonne, le public exulte, et les frères Uso s’approchent du ring dans lequel Darren et Titus ne semblent pas plus impressionnés que ça. Incroyable pop que celle des Uso. Incroyable au regard de leur place kayfabe dans la hiérarchie des tag teams de la Dobeulyoudobeulyouhi, je veux dire. Hiérarchie qui sera donc démentie par la victoire des deux frangins samoans sur un Splash de l’un ou de l’autre, encaissé par un Titus O’Neil complètement sonné et abandonné par son acolyte, certainement parti acheter du Pento pour faire briller sa boule disco.

 

 

– Hurgh hurgh hurgh ! Milliona dalla ! Milliona dalla !

– Tu sais Titus, je commence à me demander pourquoi le vieux apprécie autant notre gimmick, on passe vraiment pour des singes.

 

 

On monte d’un (gros) cran dans la carte pour le prochain match, qui opposera Randy Orton à Alberto del Rio, accompagné de son fidèle valet Ricardo Rodriguez se bouchant le nez, sans doute incommodé par l’odeur fétide émanant du public français. Il s’est démasqué et rhabillé, depuis son opener. Arrêtons-nous un instant sur la présence de Ricardo en ringside. Avant le tag team match, Tony Chimmel nous avait annoncé le match Orton / Del Rio, en précisant qu’un vote twitter était dès à présent lancé pour permettre au public de se prononcer pour ou contre la présence de Ricardo aux abords du ring pendant le match (#yesricardo, bien sûr !). Les résultats du vote, affichés en pourcent – ce qui est toujours mieux qu’en « force per square inches » – car à la WWE on ne sait jamais jusqu’à quel point on te prendra pour une buse, sont réactualisés en direct sur les deux écrans qui encadrent l’entrée.

 

Bien évidemment Ricardo restera, et on se demande encore s’il s’agissait bien d’un vrai vote. En tout cas nous avons voté, l’idée nous a fait bien rire, et est plutôt bonne je trouve.

 

 

– Hé les voix !

–  Voix 1 : Oui Randy ?

– Elle a quelle âge à votre avis la petite blondinette qui mate mon slip, là ?

– Voix 2 : Ta gueule, Randy.

 

 

 

Ce match sera bien sur une redite de celui de Hell In A Cell, le botch en moins : Alberto saute depuis la troisième corde, pour se manger un gros dropkick de Randy en pleine descente et en pleine face. Aaaah, c’était donc ça qu’ils voulaient faire à HIAC… Quelques instants plus tard, Orton esquive un enzuiguri, et c’est le RKO final qui permettra au Cowboy Junior de célébrer une belle victoire, les épaules couvertes du drapeau bleu-blanc-rouge, devant une foule en liesse.

 

 

– Bon, les voix, et la brunette qui me mate le slip là, quel âge ?

– Ta gueule Randy.

– D’autant plus ta gueule que t’as pas de slip.

 

 

The Viper est décidément autant apprécié des petits que des grands, et ce malgré son éloignement de la title picture qui dure depuis déjà un bon bout de temps. Un solide performer. Del Rio n’a également pas démérité, avec comme toujours un excellent travail du bras de son adversaire, ce qui permet de jolis spots comme cet armbreaker porté sur la corde par un Dos Corones réellement très bon dans son rôle de chasseur de vipère. On dira ce qu’on voudra, mais je trouve que cette feud a été très bien amenée jusqu’à HIAC, en grande partie grâce au dynamisme et à l’agressivité de Del Rio, et a donné lieu à un très bon match à l’issue incertaine in kayfabe, durant lequel la tension entre les deux adversaires était réellement palpable ce qui n’est pas si courant à la WWE de nos jours.

 

 

Et c’est à ce moment précis que Koko a mouillé ses sous-vêtements.

 

 

Après ce très bon moment, l’entracte (car contrairement aux Américains, les Français ne se baladent pas dans l’arène pendant le spectacle pour aller acheter de la bouffe et de la boisson, on préfère attendre sagement l’entracte pour faire la queue tous ensemble) nous donne l’occasion d’aller remplir nos outres et de saluer Totoboy et Djobi Jobber qui passaient par là, mais pas Big Botch Man, ce Big Snob Man.

 

 

Pourtant il est venu, il nous l’a certifié. Plusieurs fois même.

 

 

Quinze minutes plus tard, le spectacle reprend, nous allons assister aux trois matchs qui viendront clôturer cette excellente soirée. On commence par le précédemment annoncé Intercontinental Championship Match, voyant s’affronter le Miz et Kofi Kingston, toujours très apprécié des fans. Il a une tête sympa ce Kofi, on a carrément envie d’aller partager sa drogue avec lui. Après sa promo de début de show le Miz est attendu au tournant, et fera d’ailleurs preuve d’une très belle envie pour récupérer le beau titre blanc des mains du beau pitre noir (n’est-ce pas mademoiselle, mmh ? Ne nie pas, je t’ai bien vu lorgner avec envie sur le torse de Kofi lorsqu’il retirait son t-shirt, en essayant de pas trop te faire remarquer par ton papa et ta maman, qui n’auraient certainement pas admis une telle concupiscence de la part de leur petite princesse. Coquine, va).

 

L’ami Mizou nous gratifie au passage d’une WTF-face de toute beauté lorsqu’il entend chanter « LeBron James ! LeBron James ! LeBron James ! » par quelques excités du public (on trouve vraiment des gens bizarres dans les gradins d’un show de catch). Malheureusement pour lui, le match s’achèvera sur un traditionnel Trouble In Paradise, qui s’il ne l’enverra pas aux urgences cette fois ci le privera néanmoins du titre IC.

 

 

– I AM THE MIZ, AND I’M…

– LeBron James ! LeBron James !

– Cons de Français…

 

 

On mentionnera au passage le petit jeu auquel se sont livré le Miz et Charles Robinson pendant l’entrée de Kofi, le premier provoquant le second, visiblement hilare. Dans ce genre de moments chapardés loin des écrans, on mesure réellement l’énorme potentiel sympathie de l’Awesome One, et on se prend à se dire que si il est bien amené, un face turn ne pourra être qu’un énorme succès pour le Miz et pour la compagnie, qui y gagnera certainement une excellente figure médiatique (ce qu’il est déjà un peu, à vrai dire). Mais prends ton temps ô WWE, prends ton temps…

 

La prochaine entrée constitue une excellente surprise. Elle va provoquer un rugissement de plaisir chez les fans les plus âgés, et plongera les plus jeunes dans un océan de perplexité : le seul, l’unique William Regal s’approche du ring en tenue, et son adversaire ne sera ni plus ni moins que le brawler britton Wade Barrett.

 

 

Wade Barrett, en jeune heel fougueux, en fait parfois un peu trop. William Regal fait parler son expérience, et fait diversion.

 

 

Ce sera donc un match 100% britannique, anglais même, ce qui n’empêchera pas Madness et Calikrillimero d’entonner en chœur un sonore chant « USA ! USA ! ». On peut se demander quelle a été la réaction des deux protagonistes (au choix : « Hmpf ! Stupid Froggies ! » ou « How ironic ! So french… »)…

 

Le match en lui-même fut un peu lent, mais agrémenté de quelques actions comiques offertes par l’excellent Regal, qui reste un vieux roublard malgré sa position de face dans ce match, comme en témoigne par exemple la fausse main tendue transformée en irish whip qui lançait le combat, ou encore la série de petits coups de pieds vicelards distribués discrètement dans la tronche de Barett affalé dans le coin du ring pendant une négociation avec l’arbitre. Ainsi en fut de ce match, globalement ennuyeux, il faut le reconnaitre, mais rafraichi par ces petits passages rigolos. Moins rigolote pour l’ancien fut la fin, car déstabilisé par un gros gut kick bien sonore, Regal ne vit pas venir le Souvenir Elbow qui l’étala pour le compte de trois. Victoire du jeune sur le vieux, merci Regal, merci Wade, place au Main Event de la soirée !!

 

 

Fichtre, le taureau enfermé dans cet enclos semble bien fougueux, se dit le comte de Montgomery en arpentant son domaine du Sussex par une matinée brumeuse de l’an de grâce 1682.

 

 

Il s’agit du rematch de Hell In A Cell pour la ceinture, opposant le Big Show à Sheamus. Je n’ose imaginer le désarroi des kidz qui virent arriver le méchant Big Show portant bien haut la ceinture du champion poids lourds. Hé oui, Hell In a Cell n’avait été diffusé que quelques jours plus tôt, et je suppose que la plupart des petits ici présents n’avaient pas encore vu le show et pensaient que le champion en titre était encore Sheamus… Ha ha ha, la vie est dure, gamin, faudra t’y faire, allez. M’enfin en tout cas ils savaient déjà que le Big Show n’était plus un gentil au vu des huées que son entrée déclenchait. Enorme pop pour Sheamus, bien évidemment, le boulot a été très très bien fait le concernant.

 

Ce fut un excellent match. Bien que les affrontements made in WWE de deux grosses brutasses ne soient pas trop mon style de came, il m’a fallu reconnaitre que les deux main eventers présents étaient des sacrées pointures, et je dois dire que ça m’a fait bien plaisir de voir Sheamus en vrai catcher pendant plus de 18 secondes (et hop ! Ça c’est placé, you’re welcome). Malgré les huées de la foule, on entendait parfaitement les grosses paluches de Show résonner contre le torse encore rougi de l’Irlandais, et on sentait parfaitement la puissance brute qui émanait des deux combattants.

 

 

… et dans la salle résonna un « HUG IT OUT ! » fort à propos.

 

 

La fin du match vit le Big Show disqualifié après avoir balancé l’arbitre vers le gros rouquin (gros rouquin t’es vraiment dégueulasse – Michel l’Ingénieur Informaticien) pour se protéger d’un Brogue Kick. Vénère, notre brutasse chercha alors à assener son finisher à Sheamus qui lui tournait le dos. L’Irlandais réussit finalement à esquiver le WMD grâce au public décidément très attentif, et plaçait un gros Brogue Kick dans la gueule de Show, qui l’avait bien mérité.

 

Célébration de Sheamus avec bien sûr le drapeau français à l’honneur car ça ne mange pas de pain, retour au vestiaire de Show tête basse, mais toujours possesseur de sa ceinture – enfin de sa réplique de ceinture, car les spectateurs attentifs auront noté que la ceinture arborée par le champion à Lyon avait le dos noir, et non rouge comme celui de l’originale visible habituellement sur nos écrans.

 

 

Et je tenais aussi à vous dire : la qualif de la France à la coupe du monde 2010 contre l’Irlande était complètement méritée, la main d’Henry c’est juste un fait de jeu, vive la France !

 

 

C’est sur ces quelques images que s’achève ce show très agréable comme d’habitude, bien que certains esprits chagrins aient déploré le manque de star power au sein de la carte. Nous n’avons pas vu Bryan, pas plus que Ziggler ou encore Cody Rhodes, c’est bien dommage et ce sera pour une prochaine fois ! Malgré tout la soirée, enfin le début de soirée en ce qui nous concerne, fut très sympathique une fois de plus. Plus les shows s’enchainent et plus je prends du plaisir à aller voir du catch en live. Alors je le dis et le répète chers lecteurs, si une compagnie de catch passe par votre coin, prenez et mangez-en tous, retombez en enfance, ouvrez grands vos mirettes, huez les méchants et acclamez les gentils, cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie ! Mais n’oubliez pas surtout : ne faites pas ça chez vous. Peace.

 

 

A la revoyure les gones, revenez quand vous voulez !!

 

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