Catch

Fighters

It makes me that much stronger,
Makes me work a little bit harder,

It makes me that much wiser,
So thanks for making me a fighter.

Fighter, de la divine Christina Aguilera, une des plus belles voix de la pop, la plus rock & roll de toutes.

 

Le WWE Universe s’est découvert trois nouveaux fighters. Dean Ambrose, Seth Rollins et Roman Reigns font régner la terreur à Raw sans que l’on sache si ces justiciers tout de noir vêtus roulent pour leur pomme ou pour celle de CM Punk. Pour fêter cet excellent épisode qui la réconcilie avec le concept de Supershow de trois heures, McOcee inaugure un nouveau format de nalyse, thématique et synthétique.

 

 

– Une citation de Christina Aguilera, elle se fout de notre gueule, non?

– Ben quoi Dean, je l'aime bien la pouf latino, moi.

– C'est pour ça que tu es le maillon faible, Roman.

 

 

Nalyse de Raw du 3 décembre

 

Raw en un 😉 

 

Team Hell No explose les Prime Time Players.

AJ vient à bout de Tamina Snuka sur Roll-Up.

Sheamus & John Cena font plaisir aux fans en terrassant le Big Show & Dolph Ziggler.

Damien Sandow bat Santino Marella.

Alberto Del Rio contraint Sin Cara à l’abandon, grâce à une prise de finition insoutenable.

Randy Orton extermine Brad Maddox.

Antonio Cesaro sort vainqueur d’un Fatal 4-Way Match fantastique contre Kofi Kingston, Wade Barrett, R-Truth et conserve son titre de Champion des Etats-Unis.

 

 

Le Makommentaire éclairé

Alléluia, Praise the Lord, mes frères, mes sœurs et Major Tom : les bookers de la WWE ont enfin pris toute la mesure des exigences scénaristiques qu’impose un épisode de Raw de trois heures ! J’ai déjà eu l’occasion d’expliquer ici que le show du lundi était sur le chemin de la rédemption, ce qui ne m’empêchait pas d’exprimer ma réticence à l’idée de me fader un spectacle peut-être bien mené, mais manifestement trop long. L’équipe créative, certainement piquée à vif par mon mécontentement récurrent, a frappé un grand coup cette semaine, en réalisant un sans-faute du début à la fin de la soirée. Aucun temps mort, pas de match en trop, aucune longueur à déplorer, une gestion du rythme parfaite, des affrontements à couper le souffle, des moments-chocs en pagaille, bref, le meilleur Raw depuis le 23 juillet.

 

 

– Continue comme ça, Vickie, c'était parfait.

– Euh… mais j'ai rien fait Vince, je décide de rien, moi.

– Justement!

 

 

Le match de la soirée

Indiscutablement, le Fatal Four-Way Match endiablé ayant mis aux prises Antonio Cesaro, Wade Barrett, Kofi Kingston et R-Truth. Rappel des faits : un match par équipe est prévu et doit opposer le Suisse et l’Anglais aux deux anciens Champions de la catégorie. Tout ce beau monde est réuni sur le ring, prêt à en découdre, quand Teddy Long, Captain pas si Obvious qu’il n’y paraît, déboule dans la salle pour transformer cet affrontement tag team en une joute où les quatre hommes devront se démerder, chacun pour soi. Mieux encore, l’assistant du General Manager de SmackDown se sent pousser des ailes et déclare qu’un titre sera en jeu : le championnat US ou intercontinental. Qui décidera ? Les suiveurs Twitter bien sûr, right here, right now, Playa ! Un écran publicitaire plus tard, le verdict tombe : c’est la ceinture de Cesaro qui est mis dans la balance, une écrasante majorité d’internautes ayant tranché en ce sens.

 

 

Ça marche du tonnerre les consultations sur Twitter! La semaine prochaine, je reste à la maison et je booke tout le show depuis mon ordi.

 

 

On pourrait évidemment ergoter un peu, nous interroger sur la présence de Long et surtout sur son audace à programmer un match doté d’un tel enjeu, alors que Vickie et Vince McMahon sont dans la place, mais ce ne serait pas rendre justice à un Teddy étrangement sûr de lui, presque survolté. Et puis, ce serait pinailler sans raison tant cette bataille rangée a offert au public un spectacle époustouflant. Les intervenants s’en sont donnés à cœur joie, utilisant tous les ressorts d’une stipulation le plus souvent efficace. Bien sûr, on se doutait que le Ghanéen ne l’emporterait pas, mais Wade constituait une menace crédible pour le titre de Cesaro, et R-Truth aurait tout aussi bien pu créer la surprise en s’imposant à l’arraché. Finalement, l’Helvète conserve son précieux, grâce à un Neutralizer imparable, exécuté aux dépens de Kingston, et affirme un peu plus son autorité au sein de la hiérarchie de Stamford. Il en avait besoin et cette conclusion aussi propre que le cul d’un nouveau-né (préalablement lavé) tombe à pic. Si vous ne devez voir qu’un match cette semaine, précipitez-vous sur votre site de partage de vidéos favori et goinfrez-vous de Bullhammer, de Splash et de Trouble of Paradise.

 

 

Pendant que Kofi et Cesaro s'expliquent, R-Truth vient en aide à Little Jimmy, mal en point et coincé entre les cordes.

 

 

Les filles

Le doute n’est plus permis : l’arrivée de Sara Del Rey dans un rôle de coach des Divas de la WWE a fait un bien fou à la division féminine de la fédération de Stamford. Et si la course au titre se limite pour le moment à un duel peu passionnant entre Kaitlyn et Eve, de réels progrès techniques sautent aux yeux des tous les observateurs. Lundi dernier, la frêle AJ effectuait son grand retour entre quatre cordes et était opposée à la musculeuse Tamina, enfin sortie du bocal de formol dans lequel elle croupissait. La Crazy Chick l’emporte sur Roll-Up après avoir subi la force brute de sa rivale, un booking classique qui voit le face en difficulté résister vaillamment avant de placer un contre rusé et assassin. Convenu, mais efficace. Et la confirmation que l’ex-General Manager est un vrai régal lorsqu’elle évolue sur un ring, étant entendu que je ne parle ni de son micro short, ni de son cul. C’est de bon augure pour la suite.

 

 

Mission principale de la nouvelle coach des Divas: renouveler l'arsenal de prises des filles en mettant en valeur les points forts de leur anatomie. On ne l'appelle par Sara de la Raie pour rien.

 

 

La promo

C’est un lieu commun, quelque chose que l’on répète semaine après semaine ou presque : CM Punk est un véritable génie micro en main. Une fois de plus, le Second City Saint a été l’auteur d’une redoutable promo aux côtés de son mentor, Paul Heyman. Un discours de heel somme toute classique, mais transcendé par un virtuose du genre. Plus tard, nous pourrons dire à nos petits enfants qui étudieront le phénomène que nous avons vécu tous les grands moments de celui qui ne s’autoproclame pas Best Wrestler in the World pour rien. Et ces petits cons nous jalouseront. Ce chef d’œuvre a été interrompu par le Miz, qui confirme à l’occasion que son face turn n’affadit en rien son caractère de trublion, n’en déplaise à celles et ceux qui juraient que l’Awesome One allait droit dans le mur avec son nouveau personnage. Le public adhère et moi aussi : ses détracteurs ont donc tort.

 

 

CM Punk a beau être très fort en promo, son imitation de Robert de Niro laisse encore à désirer.

 

 

Le Show

Raw a déroulé sa carte de façon on ne peut plus classique, en alternant les temps forts et les moments plus légers, et les bookers peuvent se targuer d’avoir merveilleusement réussi leur épisode. La Team Hell No a ouvert le bal, en terrassant les PTP, avant de crouler sous les coups du Shield, pour le premier moment-choc de la soirée. Puis, AJ et Tamina ont détendu un peu l’atmosphère en délivrant un excellent affrontement remporté par la Crazy Chick, éblouissante dans sa nouvelle tenue combat. On lui conseillera néanmoins d’éviter les courants d’air, on s’enrhume vite quand on est si peu vêtue. C’est ensuite une joute composée de deux équipes prestigieuses que la WWE a proposée à son public, ravi de voir quatre Superstars de ce calibre réunies entre quatre cordes : John Cena & Sheamus sont venus à bout du Big Show et de Dolph Ziggler et ont de surcroit offert aux fans une conclusion dont ils raffolent, puisque le Marine et le Great White ont exécuté le Géant et le Show-Off, ensemble, bien alignés au milieu du ring et face à la caméra. Un White Noise et un Attitude Adjustment réalisés dans un timing parfait, les foules adorent et moi aussi. À la suite de ce condensé d’action, Damien Sandow et Santino Marella ont diverti le WWE Universe avec le talent qui est le leur. L’intello barbu continue sa route en attendant que Cody Rhodes, son partenaire de tag team, se rétablisse.

 

 

Arborer les couleurs des Girondins de Bordeaux aurait pu augurer un personnage terne, sans talent ni ambition. Mais en fait, non.

 

 

Après cette relative accalmie, un duo latino était chargé de remettre un peu d’adrénaline et de virtuosité au centre des débats, et s’en est sorti à merveille : Sin Cara et Alberto Del Rio ont délivré une magnifique performance qui renforce un peu plus l’idée que le luchador masqué est en passe de s’acclimater aux exigences athlétiques qu’impose la WWE. Plus agressif dans son catch, plus précis, plus engagé, ses progrès sont très nettement perceptibles. Sans Visage s’est finalement incliné, mais quel match !

 

 

Dans mes bras, Alberto!

 

 

Succédant à cette excellente tranche de catch communautaire, Randy Orton a exterminé en quelques secondes à peine le pauvre Brad Maddox qui voit là s’échapper à nouveau la perspective d’un nouveau contrat. Par la suite, et avant le segment final, le Fatal Four-Way Match, dont l’enjeu était la ceinture de Champion des États-Unis d’Antonio Cesaro, a volé le show. Enfin, en guise de main event, CM Punk était soumis à un détecteur de mensonges, dans le cadre de MizTv, afin de répondre à deux questions simples : a-t-il influencé l’arbitre à Hell in a Cell ? Travaille-t-il de concert avec The Shield ? On ne le saura jamais, ou tout du moins pas cette semaine, puisque Dean Ambrose, Seth Rollins et Roman Reigns ont fracassé la tête du néo face, mettant un terme à l’interrogatoire du natif de Chicago. Daniel Bryan et Kane sont venus à la rescousse du Miz, avant que Ryback nettoie le ring de façon autoritaire et expéditive. Et comme il s’agit de rappeler que TLC approche, le Second City Saint s’est mangé une échelle en pleine poire, a reçu un violent coup de chaise et est passé au travers d’une table. Aux dernières nouvelles, le Big Hungry aurait encore faim.

 

 

Voilà ce qui arrive lorsqu'on s'invite à la table d'un mort de faim sans y avoir été invité.

 

 

Le « lol » moment

Le moment rigolo du show est à porter au crédit de Damien Sandow. Depuis la blessure de son compère de tag team, le barbu classieux en robe de chambre est revenu à ses premières amours, l’amusement du public. Comme à SmackDown, il a choisi un beauf au hasard parmi les spectateurs et lui a lancé un défi : répondre à trois questions de culture générale pour devenir son assistant. Comme il fallait s’y attendre, si les deux premières colles étaient évidentes, la troisième s’est révélée imbitable, et l’idiot a été moqué et renvoyé à sa sinistre existence. Un format fun qui pourrait déboucher sur la « découverte » d’un élu capable de rivaliser intellectuellement avec Sandow, d’un vrai partenaire entièrement dévoué à son maitre. Pour ma part, j’en serais ravie. Le cérébral de la WWE est brillant, éloquent, et s’acquitte parfaitement de son rôle, sans pour autant oublier d’être crédible sur le ring. Je lève mon pouce en guise d’approbation et je like les bookers pour leur initiative. Sinon, après son grand numéro, l’homme qui fait la roue en slip rose a battu Santino venu faire le malin. Un duel entre comiques de bonne facture.

 

 

Le Big Show est tellement rapide in ring que les cameramen n'arrivent pas à suivre!

 

 

Le « what the fuck ? » moment

Lors d’un show, il y a toujours un voire plusieurs moments qui font que les fans que nous sommes s’interrogent au sujet de leur passion pour le catch. Quand Hornswoggle enchaine les pitreries, lorsque Natalya pète ou tandis que le Great Khali est sur le ring, même les plus convaincus d’entre nous se demandent pourquoi ils perdent autant de temps à suivre un spectacle pensé pour un public de dégénérés. C’est donc une rubrique indispensable à ce format de nalyse thématique. Problème : rien à signaler ce lundi. Oui, vous qui n’avez pas eu la chance d’assister au show, vous avez bien lu. L’épisode de cette semaine est dénué de tout instant honteux. Les plus critiques de nos lecteurs reprocheront peut-être le retour de Brad Maddox, cet arbitre qui a floué Ryback à Hell in a Cell et rêve de devenir catcheur. Je ne joindrai pas ma voix à la leur : je trouve la storyline pas désagréable du tout, grâce au talent d’acteur du personnage, et surtout très cohérente. Ce mégalo se prend pour un Dieu, veut un contrat, est persuadé d'être le futur de la WWE ? Un squash de Randy Orton met un terme provisoire aux aspirations du jeune homme. C’est logique et bien construit, à défaut d’être indispensable.

 

 

Désolé Brad, mais les consignes sont claires: catcheur correct exigé, c'est écrit à l'entrée.

 

 

Le « oh my gosh ! » moment

The Shield est dans la place, baby, et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça déménage ! La soirée aura en effet été riche en rebondissements et moments-chocs, de ceux qu’on prend en pleine face sans avoir le temps de réfléchir. Les rookies ont une nouvelle fois fait parler la poudre et marqué Raw de leur empreinte, en intervenant à plusieurs reprises tout au long de l’épisode et en multipliant les mandales avec une facilité qui aurait sûrement permis à Jésus de nourrir de pain et de vin une bonne partie de la planète. Les trois gaillards ont attaqué le show bille en tête, en observant du haut des gradins le match d’ouverture entre la Team Hell No et les Prime Time Players, avant de descendre dans l’arène pour exploser sauvagement Kane et son comparse barbu. Plus tard, c’est Randy Orton qui a subi les foudres vengeresses des jeunes pensionnaires de NXT : à l’issue de son combat contre Brad Maddox, la Vipère, pas très au point, a mordu la poussière, impuissant face à la furie des trois brutes.

 

Enfin, en conclusion de la soirée, ils ont encore tiré Punk d’un mauvais pas en lui évitant d’être confronté au détecteur de mensonges du Miz et de répondre à la question que tout le monde se pose : The Shield roule-t-il pour Cihaime ? Certes, ils ont dû cette fois-ci rebrousser chemin : Kane, Daniel Bryan et Ryback s’en sont mêlés et, l’union faisant la force, ont pris le dessus sur Dean Ambrose, Roman Reigns et Seth Rollins, une reculade qui n’altère en rien l’impact des hommes en noir. Les trois loustics poursuivent leur route en fracassan des crânes, en luttant contre l’injustice (le match entre RKO et Maddox en est une) et en sauvant les fesses du Best in the World en mauvaise posture. Vivement la suite, si celle-ci se concrétise bel et bien en un affrontement à TLC, comme le suggère Axl dans cette news, complément indispensable de mon humble analyse.

 

 

Tout le monde en a pris pour son grade, même les escaliers en métal.

 

 

L’info en plus

En repensant le rythme de son supershow, la WWE semble avoir modifié la structure de son vaisseau amiral. Alors que Raw débutait traditionnellement par un segment mettant aux prises ceux qui auraient les honneurs du main event en fin de soirée, les bookers ont revu leur copie : désormais, le programme du lundi attaque directement par une grosse dose d’adrénaline. Cette semaine, ce sont la Team Hell No et les Prime Time Players qui ont assuré le spectacle en opener.  

 

 

Enfin, surtout la Team Hell No.

 

 

La suite

Le prochain PPV, c’est déjà demain ! Tables, Ladders & Chairs se déroulera le 16 décembre et la carte se dessine tout doucement. Un match s’est incrusté au programme, puisque Vince McMahon a décidé que Dolph Ziggler défendrait une nouvelle fois sa précieuse mallette bleue contre John Cena, dans un Money in the Bank Match qui promet de faire des étincelles ! Certains d’entre vous plaindront sans doute le Show-Off, déploreront que le Marine bénéficie à nouveau d’une chance de se rapprocher d’un titre et vilipenderont un booking inique et sur mesure. Je ne les rejoindrai pas. La décision du boss de la WWE est logique : Vickie protège Dolph et finit par en payer le prix, cela me semble assez cohérent. Et puis, il faut bien pallier à la blessure de CM Punk, qui sera vraisemblablement privé de son duel contre Ryback. Mais ceux que l’on attend de pied ferme, ce sont les trois trublions du Shield ! Ces trois garçons sont bourrés de talent (du moins Ambrose et Rollins, qui disposent tous deux d’une expérience considérable acquise sur les rings du circuit indépendant, ce qui n’est pas le cas de Roman Reigns) et pourraient effectuer leurs premiers pas en pay-per-view à TLC. On a connu pire début. D’ici là, il reste un dernier épisode de Raw à jouer et je m’en lèche déjà les babines en rêvant d’une équipe créative aussi inspirée que cette semaine.

 

 

Ce qui lui laisse quelques jours pour parfaire son imitation.

 

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