Catch

Ceinture de Plomb 2012, présentation et module de vote

Don’t be a star. Be a bully.

Anonyme

 

Enfin! La guimauve de Noël est évacuée, et vous pouvez ENFIN donner libre cours à vos instincts meutiers, en jouant les gros BULLY qui se moquent cruellement des faibles, des losers, des malchanceux. Oubliez vos bonnes résolutions, soyez impitoyables. Les quinze nominés à la décoration la moins prestigieuse de l’univers attendent vos quolibets, vos huées et vos crachats.

 

 

ILS LA MÉRITENT TOUS!

 

 

Désignation de la Ceinture de Plomb 2012

 

 

Le module de vote est ici

 

C’est la quatrième édition de notre Ceinture de Plomb©, donc on suppose que vous connaissez le principe. Bref rappel, tout de même, pour les nouveaux CDCistes et les vétérans atteints d’Alzheimer.

 

A l’instar du glorieux Ballon de Plomb instauré par nos ancêtres et néanmoins amis des Cahiers du Football, la Ceinture du même métal vise à clouer au pilori les performers les moins performants de l’année. Le catch ayant ceci de magique que chaque suiveur établit sa propre hiérarchie selon ses propres critères, la liste de quinze nominés que nous vous présentons ci-bas est par nature discutable. Comme on le dit à chaque fois, si nous demandions à cent fans de la WWE d’établir une telle liste, on obtiendrait sans doute cent listes différentes. Vous considérerez probablement qu’il y a là de braves Superstars qui n’ont rien à y foutre et qu’a contrario il manque tel ou tel tocard qui vous a hérissé le poil tout au long de l’année. Votre avis est évidemment recevable, et nous serons ravis d’en discuter dans les commentaires ; sachez seulement que la liste présentée ci-dessous a été constituée après d’âpres (allitération t’as vu) discussions intra-rédactines, et qu’elle correspond à une forme de consensus entre nous, c’est déjà ça.

 

 

Le réveillon de Noël de la rédac : ils n’ont pas parlé de la Ceinture de Plomb…

 

 

Ils en ont parlé.

 

 

Nous sommes donc réunis ce jour — ces dix jours, en fait, puisque vous avez jusqu’au 6 janvier minuit pour voter et faire voter — pour désigner le classement de la Ceinture de Plomb 2012. 2012, hein, pas les années précédentes : nous avons tâché d’établir notre liste en vertu des événements survenus à la WWE entre le 1er janvier dernier et aujourd’hui, et nous vous prions de tenir compte de ce principe au moment de voter. Il ne s’agit pas d’un concours de popularité global, mais d’une consultation ne portant que sur l’année calendaire qui s’achève. Etaient éligibles tous les catcheurs, mâles comme femelles, ayant catché sur le roster principal au cours de cette année. N’étaient pas éligibles tous ceux qui ne sont pas avant tout des catcheurs (figures d’autorités, arbitres, annonceurs, bookers, etc.).

 

 

C’est trop inzuste!

 

 

Il est toujours compliqué de juger des performances des acteurs d’un show scripté. Naturellement, il est impossible de ne pas tenir compte des résultats kayfabe; mais nous tâchons également d’intégrer des critères plus subjectifs, comme les capacités des catcheurs à répondre aux attentes placées en eux, la qualité de leur travail entre les cordes et au micro, le comportement hors des rings, sans oublier cet élément fondamental de toutes les récompenses de ce type qu’est la scoumoune. Pour plus de réflexions sur la nature de la CDP, nous vous renvoyons à nos posts de présentation de 2009, 2010 et 2011, où ces questions sont plus amplement discutées.

 

En tout état de cause, chaque votant a ses propres principes, et se prononcera en fonction de ce qui lui importe le plus. Dans notre liste, vous trouverez de tout : des bons catcheurs jetés aux oubliettes, des incompétents notoires, des gimmicks impossibles, des gonzesses paumées et même des main eventers patentés qui nous ont particulièrement ulcérés cette année. Pour chacun, nous vous fournissons un court argumentaire, mais nous vous invitons solennellement à continuer le débat dans les commentaires et dans le topic dédié du forum. Les votes sont ouverts jusqu’au 6 janvier minuit, donc, mais n’oubliez pas que vous pouvez à tout moment modifier les vôtres jusqu’à la date fatidique, si par exemple vos camarades vous font changer d’avis ou si quelque nouvel événement survient qui change la donne.

 

 

Ca se trouve l’un d’eux va vous tweeter ses vœux pour votre anniversaire!

 

 

Dans le module de vote linké tout en bas de ce post, vous découvrirez les quinze candidats, présentés par ordre alphabétique. Nous vous demandons de les classer de 1 à 15, le premier de votre classement étant celui à qui vous voulez remettre la CDP, le deuxième étant celui dont vous voulez faire son dauphin, et ainsi de suite jusqu’au dernier. L’ordinateur se chargera de calculer les points, selon un principe limpide : 15 points pour chaque première place, 14 pour chaque deuxième place, 13 pour chaque troisième et ainsi de suite jusqu’au 15ème, qui n’aura qu’un point.

 

 

Et tu peux même voter PAR INTERNET!

 

 

 

Pour mémoire, et pour l’éternité, voici un rappel des classements des années précédentes :

 

2009 :

1) Hornswoggle

2) The Great Khali

3) Eric Escobar

4) Les Bella Twins

5) Matt Hardy

6) Vladimir Kozlov

7) Chavo Guerrero

8) John Cena

9) Santino(a) Marella

10) Mr Kennedy

11) Maria

12) MVP

13) L'Undertaker

14) Triple H

15) Gail Kim

 

2010 :

1) Matt Hardy

2) The Great Khali

3) Shad Gaspard

4) David Otunga

5) Titus O’Neil

6) Carlito

7) Ted DiBiase

8) Joey Mercury

9) Darren Young

10) Bret Hart

11) Rosa Mendes

12) MVP

13) Yoshi Tatsu

14) Tiffany

15) Big Show

 

 

2011 :

1) Sin Cara

2) The Great Khali

3) Jinder Mahal

4) Jacob Novak

5) Johnny Curtis

6) Mason Ryan

7) Titus O'Neil

8) Alex Riley

9) Kevin Nash

10) Michael McGillicutty

11) Drew McIntyre

12) Darren Young

13) Maxine

14) Melina

15) John Morrison

 

 

Hornswoggle habillé en Sin Cara enfermé dans le garde-manger de Matt Hardy : le palmarès de la Ceinture de Plomb en une image.

 

 

 

A propos, rappelons que la règle intangible de notre règlement certifié par maître Otunga indique qu’un ancien vainqueur ne peut briguer une nouvelle Ceinture de Plomb. Enfin, précisons si besoin est que, à l’instar de nos autres Awards, qui seront remis dans les jours prochains, cette consultation ne porte que sur la WWE, tout simplement parce que nous sommes très nombreux sur ce site — parmi les rédacteurs comme parmi les lecteurs — à ne pas suivre les autres fédérations avec suffisamment d’assiduité.

 

 

Mais le Panda d’Orlando se chargera de trier le bon grain de l’ivraie.

 

 

Et maintenant que tout cela a été gravé dans le marbre, passons à la liste que vous attendez tous avec bien plus d’impatience que le passage du père Noël! Et rappelez-vous que tout cela n’est pas bien sérieux, et qu’au delà de la désignation finale, l’essentiel est de pouvoir mettre en évidence tout ce qui peut nous irriter ou nous consterner dans le catch moderne, des bas-fonds de NXT aux spotlights de Wrestlemania!

 

 

On fait ça pour le bien de la WWE.

 

 

 

LES CANDIDATS

 

 

Aksana

 

C’est une forme de don : où qu’elle aille, quoi qu’elle fasse, Aksana provoque l’ennui et la consternation, voire la gêne. On l’avait laissée fin 2011 en allumeuse rouleuse de R à défaut de pelles autour de Teddy Long. Le gimmick ne menait nulle part, et on fut étonnés de la voir jouer les faces lorsqu’elle se hasarda dans le ring, s’affichant aux côtés de Kelly Kelly ou du duo Kingston-Truth, tant son comportement backstage semblait heelesque. Incongruité réparée lorsqu’elle se détourna de son Teddy d’amour pour s’enrouler autour du musculeux Antonio Cesaro, qu’elle accompagna lors de ses débuts, mais qui se débarrassa vite fait de cet encombrant boulet. On la retrouva ensuite dans une storyline ni queue ni tête, qui la vit, vêtue d’une perruque blonde, attaquer Kaitlyn backstage à Night of Champions, avant d’être découverte et punie par sa victime dans l’indifférence générale. Bref, elle a connu cette année trois phases différentes : chaque fois, elle n’a rien apporté aux storylines, qu’elle a plutôt… plombées. Ajoutez-y un niveau technique lamentable dans le ring (que l’on songe à son récent match contre Kaitlyn, qu’elle passa intégralement à bloquer son adversaire dans un headlock), et nous avons là une candidate d’un fort beau gabarit!

 

 

Dégage! Fuck off! Va fanculo! Verpiss dich! Schnitzelsraumstrunz!

 

 

 

Evan Bourne

 

S’il y avait dans le dictionnaire une entrée à « Année de merde », nul doute que l’année 2012 d’Evan Bourne serait une illustration parfaite du concept. Au 1er janvier, le high flyer était pourtant au top de sa carrière, dégustant son tout premier titre à la WWE — le championnat tag team, conquis avec Kofi Kingston le 22 août précédent à Raw, et défendu avec succès à plusieurs reprises par la suite. Mais patatras, le 15 janvier, Air Boom cédait son bien au redoutable duo Primo & Epico… en house show, si si. La raison : Evan s’était fait gauler comme un bleu pour violation de la Wellness Policy, et allait être suspendu. Le lendemain à Raw, Air Boom perdait le rematch et, le jour d’après, Bourne entamait sa suspension — soixante jours cette fois, vu que c’était déjà sa deuxième infraction.

 

Alors aux CDC, on serait mal placés pour donner des leçons en matière de mode de vie sain, mais en l’occurrence, se faire gauler pour un pétard quand on pisse dans un flacon plusieurs fois par mois, et qu’on s’est déjà fait choper précédemment, c’est vraiment de la débilité pure. Les soixante jours s’écoulaient, et pas d’Evan à l’horizon : ben ouais, il a eu en mars un accident de bagnole où il s’est pété le pied. Depuis : aucune date de retour annoncé. Des rumeurs prétendent qu’il sera de nouveau opérationnel au printemps 2013. Quant à 2012, gageons que le maître du Shooting Star Press aura crâmé toutes les pages de son calendrier.

 

 

Alchimiste pas trop doué, Evan est en passe de transformer sa ceinture de bronze en ceinture de plomb.

 

 

 

Brodus Clay

 

Fin 2011, des vignettes qu’on qualifiera sans exagérer de terrifiantes annonçaient le retour imminent de Brodus Clay, absent depuis plusieurs mois, en mode badass sadique — un gimmick convenant parfaitement à son faciès et ses mensurations. Le grand moment fut repoussé à plusieurs reprises, John Laurinaitis en personne prenant soin de téléphoner chaque semaine au monstre pour lui demander de prendre son mal en patience. Et c’est le 9 janvier qu’enfin le béhémot réappar… FUNK IS ON THE ROLL YEAH YEAH YEAH YO!

 

La transformation était sidérante, le contraste avec le personnage campé jusqu’alors par l’ancien rookie de la saison 4 de NXT était total, et les débuts furent plutôt encourageants, avec une longue série de squashs rapides et de danses endiablées en compagnie de deux diablesses dont le boule n’avait rien envier à la boule disco scintillant au-dessus du ring à chaque performance du trio funky. Le public essayait de taper des mains en cadence. Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes de George Clinton possibles, mais les mauvaises langues marmonnaient pourtant que la situation ne pouvait pas durer, qu’un gros dur au potentiel infini avait été plombé par ce gimmick suicidaire, et que Brodus ne manquerait pas de dégringoler dans la card dès lors qu’il ferait face à une opposition un peu plus consistante que JTG ou Heath Slater.

 

Et c’est exactement ce qui s’est passé : après 24 matchs sans défaite, dont quand même des victoires sur Ziggler à Extreme Rules et sur le Miz à Over the Limit et un run-in dans le main event Cena-Show de No Way Out, la série d’invincibilité du colosse s’est brisée sur le Big Show, qui le mit KO à Raw le 25 mai. La dégringolade fut foudroyante. Le danseur fou se mit à jobber pour le tout-venant de la midcard (il servit notamment de pitance à un Damien Sandow à peine débarqué de la FCW) et se retrouva en moins de temps qu’il n’en faut pour dire « SHEE! » relégué au rang de comedy face et d’attraction spéciale sortie uniquement pour faire marrer les kids à Saturday Morning Slam. Logique, dès lors, de le retrouver régulièrement en tag team avec le tout premier porteur de la Ceinture de Plomb, Hornswoggle himself. Bref, on attendait le nouveau Big Show, on crut voir le nouveau Rikishi, et on a eu le nouveau Khali : un type énorme dont le seul rôle est de se trémousser au côté du nain des enfers et de quelques gamins apeurés deux minutes par mois.

 

 

– Hé! Hé! Les filles! Hé! JE PEUX VOUS TOUCHER?

Au secours!

– Que quelqu’un appelle la police!

 

 

 

Ted DiBiase

 

Un pedigree à rendre jaloux Randy Orton, un corps à faire saliver Dolph Ziggler, le charisme d’une poignée de porte : voilà Ted DiBiase. Lui qui paraissait promis à de grandes choses (certains affirmaient avec aplomb qu’il serait la plus grande star à sortir de la Legacy, le trio qu’il formait avec Randy Orton et Cody Rhodes!) n’a jamais su surmonter le handicap rédhibitoire constitué par son absence totale de personnalité.

 

En 2012, il a continué sur sa terne lancée de 2011, celle d’un face turn sans saveur et sans intérêt, et matérialisé ici par une feud foireuse contre Hunico et son petit vélo au fond de la cour, là par quelques matchs anonymes à Superstars. Le plus emblématique fut peut-être son retour de blessure : touché à une cheville et à l’épaule en mars, il est revenu trois mois plus tard sans le moindre build, pour jobber contre Jinder Mahal. Suivit une nouvelle longue absence des shows principaux, puis un nouveau match à Smackdown, en octobre, contre Antonio Cesaro, évidemment couronné d’une nouvelle défaite. Aux dernières nouvelles, DiBiase jobbait en house show contre Fandango.

 

 

– Youhou, des gens qui veulent me serrer la main! Génial!

– Mais non ducon, on est juste en train de faire une ceinture de plomb en ombres chinoises sur ton bide.

 

 

 

The Great Khali

 

Le Poulidor de la Ceinture de Plomb — deuxième lors des trois éditions du concours! — est aussi le seul catcheur à avoir été nominé chaque année depuis le lancement de la récompense, en 2009. Gageons que si la CDP avait existé dès les débuts de Khali à la WWE, en 2006, il n’en aurait pas manqué une édition. Gageons aussi qu’aussi longtemps que durera sa carrière, il sera sélectionné chaque année. Car cet homme personnifie à merveille, jusqu’à la caricature, l’une des tares les plus anciennes du catch : la persistance à infliger au public le spectacle pénible de malheureux acromégales à peine capables de se mouvoir, selon l’adage primaire qui veut que « Big » soit « beautiful ».

 

En 2012, Khali, toujours aussi expressif que mobile, c’est-à-dire pas du tout, n’a pas dérogé à sa sombre légende. Dieu sait pourquoi, il a été envoyé dans l’Elimination Chamber, où il fut évidemment le premier éliminé. On le vit également à Wrestlemania, dans le très oubliable match Team Johnny – Team Teddy, où il fut bien sûr du côté des perdants. Plus de ppv pour lui par la suite, mais encore quelques apparitions systématiquement pénibles à Smackdown, qu’il danse — et catche en tag team, grands Dieux! — avec Hornswoggle ou qu’il fasse l’objet des attentions amoureuses de Natalya. Chacune de ses apparitions est autant un calvaire pour lui que pour les spectateurs. Après trois deuxièmes places consécutives, le temps est peut-être venu de lui offrir la seule ceinture qu’il a encore une chance de gagner dans sa vie.

 

 

C’est une bonne idée de fabriquer une créature en assemblant divers monceaux de cadavres, Docteur Frankenstein, mais vous auriez peut-être dû n’utiliser que des corps d’homo sapiens…

 

 

 

Jinder Mahal

 

Tout, chez Jinder Mahal, apparaît décalé, mal synchronisé, déplacé. De son premier gimmick d’étranger heel basique (il parle dans une langue étrangère et tire la gueule, huons-le) à sa métamorphose artificielle en headbanger à pantalon de cuir (mais la tête toujours couverte de son turban), le pauvre est à côté de la plaque, avec ses gimmicks datant des années 1980 qu’il ne parvient jamais à transcender.

 

On se marre en voyant Cesaro jouer le méchant d’outre-Océan avec son rictus d’enfoiré, on salue l’énergie déployée par Slater au sein des 3MB, mais Mahal semble toujours mal à l’aise, engoncé dans des stéréotypes trop encombrants. Peut-être trouvera-t-il un jour un personnage plus en adéquation avec sa personnalité, et brillera-t-il ce jour-là de mille feux (de Bengale). En attendant, il est loin du compte.

 

Son année 2012 aura été particulièrement calamiteuse, puisqu’elle a démarré par un terrible coup du sort : le tirage du numéro maudit au Royal Rumble (dont il fut d’ailleurs éliminé par le Great Khali, ce qui n’augurait rien de bon pour la suite). Par la suite, il fut donné à manger à Sheamus, à Orton et même à l’Undertaker, qui ne remarquèrent même pas qu’ils le massacraient, un peu comme une vache indienne ne remarque pas la mouche qu’elle estourbit d’un coup de queue paresseux. Il persista dans sa quête masochiste de raclées, et fut servi puisqu’il se fit fracasser à plusieurs reprises par Ryback. Le morfale avait dû le frapper trop fort sur le crâne, et on retrouva un Jinder à moitié lobotomisé au sein du combo rockongnah des 3MB, où il apparaît autant à sa place que Lakshmi Mittal à un apéro accordéon-p’tit vin blanc à Florange. Oui, ça lui a permis de se montrer en ppv, à TLC. Pour y être soumis par le Brooklyn Brawler.

 

 

– Woooo! Rock’n roll baby!

– Heu… Yeah!

– Et je vais maintenant vous interpréter mon envoûtante danse du serpent royal du Maharajah!

 

 

 

Maxine

 

En 2010, Maxine avait affiché par mégarde une photo de son appareil génital sur Twitter. C’est ce jour-là qu’elle a été le plus proche de devenir trending worldwide. Parce que ce ne sont pas ses performances ultérieures qui allaient lui apporter la gloire planétaire. Coincée dans les limbes de NXT durant la totalité de son run à la WWE, qui se sera quand même étendu sur trois années entières, elle incarne mieux que quiconque la sordide, interminable et impardonnable saison 5 de NXT, qui dura cent millions d’épisodes et n’intéressa strictement personne, si ce n’est nos graphomanes résidents Kovax, Julius Ostermark et lecharentais qui en profitèrent pour se lancer dans une série d’exercices de style à faire passer Queneau pour un enfant de trois ans.

 

À NXT 5 (un show placé sous le signe de la Rédemption, notion qu’elle n’approcha jamais), l’ancienne recalée de la saison entièrement féminine du show joua tour à tour les femmes fatales, les maîtresses délaissées et les mariées d’un jour, dans un huis clos oppressant pas loin de rappeler l’enfer sartrien éponyme : quelques personnages enfermés dans une pièce pour l’éternité, avec l’ennui et le désespoir pour seuls compagnons. Miraculeusement, ses camarades finirent par trouver la sortie : Kaitlyn et Titus O’Neil se sont fait une place dans le roster principal, Derrick Bateman et Johnny Curtis tentent de se refaire une santé dans le nouveau NXT ou en house shows… Maxine, elle, ne survécut pas à la fin de l’enfer jaune, et quitta la WWE en juin. Celle dont l’arsenal in ring se résumait, malgré des dizaines de matchs, à deux variantes de headlock et un finisher maladroit, crut bon de préciser qu’elle n’entendait pas proposer ses services à une autre fédération de catch. Elle aurait pu s’en dispenser.

 

 

– Maxine… Veux-tu m’épouser?

– Haha! HEADLOCK!

 

 

 

Drew Mc Intyre

 

Peut-il tomber plus bas?, nous demandions-nous au moment de dresser le bilan de l’année 2011 de l’ex-Chosen One. Eh bien oui, il l’a fait! En 2011, il a tout de même été considéré comme un type avec qui compter à une ou deux reprises (il avait notamment fait forte impression en février, dans l’Elimination Chamber de Smackdown). Mais en 2012… L’année démarra avec une losing streak humiliante dans le show bleu, où il subissait les railleries de son ancienne victime favorite Teddy Long, qui lui promettait un contrat en cas de victoire, sauf que de victoire, il n’y avait point. Laurinaitis, ce salopard, finit par le tirer de cette merde en lui donnant un énième match pour un contrat contre Hornswoggle (on serait pas étonnés que l’actuelle storyline Maddox connaisse une issue similaire, d’ailleurs), ce qui permit à l’Écossais de se stabiliser à la WWE… enfin plutôt à Superstars, même s’il parvint à s’incruster dans le Team Johnny – Team Teddy de Wrestlemania.

 

Par la suite, rien, que dalle, pas un chardon à mâcher : ses rares apparitions dans le roster principal se soldaient systématiquement par des défaites cinglantes. Il tenta même de se relancer dans la nouvelle formule de NXT, mais fut vaincu (certes par le futur winner Seth Rollins) dès le premier tour du tournoi visant à couronner le premier champion de la brand de développement… Fin septembre, comme un homme qui se noie attrape un fétu de paille flottant à la surface du lac, il s’agrippa avec l’énergie du désespoir au projet casse-gueule 3MB. Les yeux passés au rimmel, torse nu sur futal de cuir et bandana lourd de sueur, il s’efforce de suivre le rythme de dément impulsé par le leader Heath Slater. Sans vraiment convaincre, une fois de plus. Alors, reposons la question désormais rituelle : celui qu’on présentait il n’y a pas si longtemps comme le futur de la WWE et qui fut notre co-rookie de l’année 2009 (avec Sheamus) peut-il descendre encore plus bas?

 

 

Eh bien, puisque tu es le Chosen One, je t’ai choisi pour aller nettoyer mes chiottes avec ta brosse à dents.

 

 

 

The Miz

 

Tiens, y en a un ou deux qui semblent interloqués de découvrir l’Awesome One en si sordide compagnie. Mais oubliez un instant tout le glamshine dont il a su se vêtir, et constatez la froide réalité des faits : en 2012, le Miz a emprunté une pente descendante, effectué un face turn injustifié et commis le botch de l’année, ce qui est un exploit dans une fédération qui compte dans ses rangs Sin Cara et le Great Khali. 2011 avait été l’année de son triomphe : qui aurait parié, deux ans plus tôt, que le grotesque Mizanin conserverait la ceinture WWE lors du main event de Wrestlemania en battant John Cena? Et pourtant, il l’a fait. Par la suite, il a continué de squatter pas loin du main event, notamment aux Survivor Series 2011, où associé à R-Truth il livra bataille au duo Rock-Cena. A TLC 2011 encore, il était dans le main event, affrontant Punk et Del Rio pour la ceinture WWE. Bref, c’était un main eventer bona fide… mais ça n’allait pas durer.

 

Début 2012, il feude contre son ancien comparse R-Truth. Sa bonne prestation au Rumble et sa participation à l’Elimination Chamber de Raw ne sont que les derniers feux de son statut de superstar : à Wrestlemania, il est du match Team Teddy – Team Johnny, aux côtés de Khali et autres McIntyre. Quand on compare à un an plus tôt… Deux mois d’absence pour tourner le dernier Marine en date (si si), et il revient à temps pour montrer sa nouvelle coupe de cheveux et faire de la figuration à Money in the Bank. Son statut de midcarder est entériné par un règne de champion Intercontinental de trois mois, au terme duquel ce heel éternel (un rôle qu’il avait joué sans discontinuer depuis son arrivée en 2005, ce qui faisait de lui le heel permanent le plus ancien du roster, et de très loin!) opère l’un des face turns les plus absurdes qu’il nous ait été donné de voir : sans la moindre explication, il quitte l’équipe des méchants dans laquelle il devait catcher aux Survivor Series et rejoint l’attelage des gentils garçons conduit par Mick Foley.

 

On le retrouve dès lors à faire tranquillement équipe avec ses anciens pires ennemis, à commencer par R-Truth, et à animer un segment d’interviews, Miz TV, qui souffre de l’inévitable comparaison avec le Cutting Edge ou le Highlight Reel. Rien n’illustre son nouveau statut aussi bien que la comparaison des deux derniers TLC : en 2011, il main evente le ppv dans un WWE Championship Match; en 2012, il est dans un trois contre trois impromptu, où associé à Del Rio et au Brooklyn Brawler, il s’en prend aux 3MB

 

L’explication à cette nette descente dans la carte est peut-être à rechercher du côté de ce Raw du 6 février où son placement malencontreux a failli coûter très cher à R-Truth. Triple H lui aurait le soir même passé un savon mémorable; de là à penser que les boss n’ont plus trop envie de lui confier la santé de leurs meilleurs éléments, il y a un pas que pas mal d’observateurs ont franchi. Pour résumer, si vous voulez punir un dangereux botcheur, le face turn le plus absurde depuis des lustres, la franchise cinématographique la plus lamentable depuis Portés Disparus et un dépush de belle facture, le vote Miz est fait pour vous!

 

 

Hé Hunter, c’est marrant, ça fait trois fois que je tire sur la poignée du parachute, et il ne s’ouvre toujours pas… Hunter? Ohé?

 

 

 

Natalya

 

Natalya est peut-être la meilleure catcheuse en activité. Peut-être. On ne peut pas savoir. En 2012, elle n’a pas exactement pu donner sa pleine mesure. Oui, c’est une litote. Heel au départ, elle a passé son temps à jobber pour tout le monde et sa petite sœur, allant jusqu’à se compromettre dans les bas-fonds de NXT Redemption pour s’associer avec Maxine et perdre contre Kaitlyn.

 

Mais son sort in ring n’était rien par rapport à ce que lui réservaient les bookers pour ses segments backstage… En fait, ce fut sans doute l’un des angles les plus stupéfiants de ces dernières années : Natalya s’est mise à péter involontairement. Oui, péter, vous savez, cette flatulence qu’on émet avec les fesses. Voilà, la meilleure catcheuse de sa génération se promenait dans les couloirs et lâchait des grosses perlouses comme Big Botch Man quand il prend l’ascenseur. Parfois des petits prouts sonores, parfois des silencieux et puants, parfois des saccades, bref on se serait cru en fin de repas chez Terrance et Philip, autres Canadiens célèbres pour leur puissance gazière. Ca dura loooongtemps, puis ça prit fin, sans explication. Natalya avait-elle subi un traitement? Appris à se contrôler grâce au yoga? Changé d’alimentation? Bloqué son orifice anal par un plug? On ne le sut jamais. Pfuit, et la storyline, enfin, heu, l’angle, enfin ce truc quoi, était évaporé, haha.

 

Vous pensiez la malheureuse au bout de ses peines? Naïfs que vous êtes. Elle est depuis devenue la petite amie du Great Khali, et sert de valet au duo qu’il forme avec Hornswoggle dans des comedy matchs.

 

 

Après le partenariat avec Taco Bell et Slim Jim, il est tout naturel que la WWE ait passé un accord publicitaire avec les dragées Fuca.

 

 

 

Zack Ryder

 

Zack Ryder, que ton sort serve de leçon à tous les Rastignac de Stamford. Tu as voulu t’élever au-dessus de ta condition de misérable cloporte? Tu as conquis les foules par la seule puissance de ton émission sur YouTube? Tu as forcé la main à la WWE, tu as obligé Vince tout-puissant à te pusher pendant tout le second semestre 2011, tu as réussi à faire en sorte que les foules scandent ton nom même pendant une promo historique du Rock en personne? Tu paieras pour ça, Zack Ryder. Cher.

 

Non, nous ne ferons pas de toi un martyr, nous sommes plus malins que ça. Dans un premier temps, nous donnerons aux fans, ces moutons rebelles, ce qu’ils désirent. Nous te placerons à côté de John Cena en personne, nous t'offrirons de l’exposition et même la ceinture US. Puis nous montrerons que tu n’es pas vraiment digne du main event. Nous ferons de toi un pantin débile manipulé par Eve. Puis tu seras l’ami faible, con et ingrat de John Cena. Puis la victime favorite de Kane. Puis un abruti complet dont la candeur coûte la victoire à l’équipe des faces à Wrestlemania, puis… plus rien. Des apparitions ici et là, des défaites toujours, pour bien montrer que finalement, in ring, tu ne vaux pas tripette. Du temps de parole, jamais. Les foules te réclament quand même, à TLC, quand un duo face cherche un troisième larron pour un match impromptu? On leur enverra le Brooklyn Brawler. Et si elles protestent… on s’excusera : on dira qu’on avait confondu. Et quand tu obtiendras la Ceinture de Plomb, ne t’embête pas à aller la chercher, toi qui parades déjà avec ton Internet Championship : on ira la récupérer nous-mêmes. Après tout, ce n’est pas toi qu’elle châtie, Zack. C’est nous.

 

 

Avec mon bouquet d’fleurs j’avais l’air d’un con, ma mère, avec mon bouquet d’fleurs j’avais l’air d’un con.

 

 

 

Jack Swagger

 

Ce devait être l’année de la renaissance pour Jack Swagger. Ce fut celle de sa déroute. Tout avait pourtant bien commencé, comme souvent dans les films catastrophe ou les slashers adolescents : le grand Jack pétait la gueule au petit Zack et devenait champion des Etats-Unis, un rôle qui allait comme un gant de baseball au All-American-American-American (ad lib). Associé à un autre blond surdoué, Dolph Ziggler, il commence à projeter un regard bleu azur confiant vers l’avenir, sous les sages auspices de Vickie Guerrero quand soudain… il perd son titre US contre SANTINO MARELLA. Et à partir de là, tout va évidemment à vau-l’eau : défaites en série en association avec Ziggler ou en solo, défaite contre Ziggler signifiant son expulsion de l’écurie Vickie, losing streak de trois mois et annonce à la GM AJ, le 3 septembre, qu’il va se ressourcer quelque temps. Pour l’instant, il se ressource en house shows. Où il continue de perdre. Superbe année pour l’un des catcheurs les plus doués du roster, que des rumeurs insistantes annoncent depuis des mois partant de la WWE à brève échéance

 

 

– Heu, Vickie, on en fait quoi?

– Je sais pas Dolph… Il a l’air coincé.

– On n’a qu’à le laisser là.

– Ouais, bonne idée.

 

 

 

Tensai

 

Tensai, en japonais, ça signifie désastre, catastrophe, cataclysme. Un nom parfaitement adapté pour le grand retour de l’ancien Albert et A-Train après dix années passées à se forger une sacrée réputation au pays de Fukushima. Car ce fut bel et bien un cataclysme que ce gimmick complètement anachronique, empruntant à des midcarders oubliés du début des années 1990 comme Kwang ou Hakushi, idéogrammes tatoués en travers du crâne compris.

 

Lord Tensai (il allait rapidement perdre le titre de noblesse, de même que les colifichets type couvre-chef ou kimono) possédait un serviteur silencieux et probablement castré, poussait des petits cris stridents en ring et crachait de la merde verte à la face de ses adversaires. Il connut une sacrée winning streak pour saluer son retour, effectué au Raw du lendemain de Wrestlemania, puisqu’il vainquit rien moins que Punk et Cena dans ses premières semaines, avant que les bookers se rendent à l’évidence : son style ne prenait absolument pas, son personnage ne suscitait aucune réaction (hormis de vagues chants « Aaaalbert » dont les organisateurs se seraient bien passés) et ce ne sont pas les beatdowns systématiquement infligés à son esclave qui allaient lui apporter de la heat — Sakamoto n’est pas Ricardo Rodriguez…

 

Le 4 juin, soit deux mois après son arrivée, Cena lui fait connaître le goût amer de la défaite. Au lieu de se faire harakiri direct, il s’obstine, et s’attaque à des calibres comme Sin Cara ou Tyson Kidd, qui le battent. Ryback s’en sert de paillasson. Orton et Sheamus l’éclatent comme qui rigole. Big Show l’assomme pratiquement sans s’en apercevoir. Il disparaît quasiment des shows principaux, se contente de Superstars, et termine royalement l’année en se faisant humilier verbalement et battre dans le ring par Santino Marella. Bref, Tensai épouse parfaitement la trajectoire de Vladimir Kozlov : monster heel puis lowcarder puis, probablement, comedy face de bas étage tagguant avec Santino. A ce stade, même le harakiri ne sauvera plus son honneur.

 

 

Une petite ceinture pour aller avec votre collier, madame?

 

 

 

Triple H

 

On vous entend d’ici : « Oh là là, les sales haters, bande de smarks pourris, Triplache mais c’est une légeeeeeeeende du catch, vous êtes qui pour le nominer à côté de tout un tas de tocards? » On ne le conteste pas, Triple H est une légende et a été un immense catcheur. Mais l’important, ici, c’est « a été ». Aujourd’hui, il n’est plus que l’ombre de lui-même dans le ring : au-delà d’un storytelling qu’on peut apprécier ou détester, même les défenseurs les plus ardents du match « End of an Era » de Wrestlemania ne peuvent pas prétendre qu’il y ait eu là la moindre prouesse technique. Ce furent trente minutes de cabotinage maximal, faisant suite à des semaines de build plus empli de pathos que la Carmina Burana tout entière, et répétant à peu de choses près la même histoire, avec les mêmes acteurs, jouée au même moment et dans le même cadre que l’année précédente. Sans oublier que HHH n’a cessé de rappeler que lui-même et le Taker étaient sans égal dans la génération montante, ce qui n’est pas vraiment génial pour mettre over le roster actuel.

 

Triple H s’est par ailleurs signalé par des bisbilles contractuelles carrément ennuyeuses avec Brock Lesnar et Paul Heyman. Après d’interminables atermoiements le big match de Summerslam fut signé. Là, Hunter eut le bon goût de jobber, mais ce combat pose finalement plus de questions qu’il n’apporte de réponses, la première de ces questions étant de savoir si le Cerebral Son in Law ne va pas obtenir une revanche du monstrueux Brock quand celui-ci reviendra — et franchement, on n’a pas envie de voir ça.

 

Enfin, Triple H cette année, c’est aussi ce discours ridicule prononcé au lendemain de sa défaite de Summerslam, quand il laissa longuement planer un doute inexistant sur la poursuite ou non de sa carrière… Allez vieux, sois gentil, booke-toi dans un dernier baroud où tu mettras over un jeune, prends une retraite des rings bien méritée et contente-toi de gérer le business — ce terme que tu aimes tellement que tu sembles le savourer chaque fois que tu le prononces — de derrière un bureau, sans plus jamais pointer ton gros nez dans le ring, sans quoi on accroche une belle ceinture de plomb dessus, y a carrément la place.

 

 

Attends quand même les résultats du vote, grand.

 

 

 

The Undertaker

 

On pourrait copier-coller ici le premier paragraphe de la section précédente, mais on va juste rappeler une évidence : il ne catche plus qu’une fois par an, dans le seul match de l’année dont l’issue est certaine à 100%, il s’est fait la coupe la plus risible qui soit (qui n’a pas explosé de rire quand, dans un grand éclat de tonnerre, il a ôté sa capuche et révélé cette espèce de ticket de métro qui lui orne désormais le crâne?), il n’est pas foutu malgré son standing de prononcer une promo sans se faire impitoyablement WHATter la gueule, il décline depuis maintenant trois ans le thème permanent et unique de la déchéance et du dernier combat… bref on l’a tous aimé, parfois à la folie, mais faut partir maintenant, Monsieur, le manège tourne vite et vous allez finir par vous faire mal.

 

 

– Fouyayaya, c’est la Mort en personne qui vient me mander, j’ai peur!

– Et encore, attends de voir ma nouvelle coupe.

 

 

 

Leurs noms ont été évoqués dans la discussion

 

John Cena : épargné pour avoir eu le bon goût de ne pas toucher à un titre et pour avoir pris part à quelques très beaux matchs;

 

The Rock : épargné parce qu’il a apporté son starpower à notre petit univers et parce qu’il a globalement emporté le morceau à Mania;

 

Randy Orton : épargné parce que si sa seconde entorse à la Wellness Policy est certes stupide, il a fait le taf par ailleurs;

 

Chris Jericho : s’il a déçu certains suiveurs, il est quand même plusieurs coudées au-dessus de 90% du roster;

 

Rey Mysterio : n’est plus ce qu’il était, mais il a su pusher les jeunes au lieu de se mettre en avant;

 

Beth Phoenix: championne jusqu'en avril, il n’y a rien à lui reprocher dans ses matchs, et elle paie le désintérêt des bookers envers la division féminine, qui l’a convaincue de se barrer avant son centième job de l’année…

 

AJ: a participé à quelques angles discutables, mais a quand sacrément rafraîchi le rôle dévolu aux femmes à la WWE.

 

 

Et puis merde, on peut l’avouer : les menaces de Jyskal et Silvernights ont pesé dans la balance.

 

 

Michael McGillicutty, Alex Riley, Ezekiel Jackson, Mason Ryan, Hunico, Johnny Curtis, Tyler Reks, David Otunga, Heath Slater, Santino Marella, Rosa Mendes : les jobbers sont trop anecdotiques pour être vraiment pointés du doigt, les comedy faces et heels ont plutôt été à l’aise cette année.

 

 

– Horny, en tant que premier vainqueur de la Ceinture de Plomb, ta voix compte triple! Alors, pour qui vas-tu voter?

– BWA!

– Prout!

– Je ne sais pas encore. Il faut que je réfléchisse.

 

 

 

Le module de vote est ici

 

 

 

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