Catch

Le Rawveillon de Noël

Oh non, écoutez Thérèse ! Rien que d'avoir pensé que c'était Noël, c'est déjà formidable !

Le Père Noël est une ordure

 

Vous savez ce que c’est. Le vingt-quatre, on réveillonne. Le vingt-cinq, on se met à table à midi, on en sort à dix-huit heures, puis on fait un Monopoly en mangeant des papillotes, et enfin on se remet à table à vingt heures. Et le lendemain, on finit les restes. Du coup, quand vient le moment de se remettre au travail, c’est un calvaire. Voilà pourquoi, pas aidé par son grand âge, Henri Death a mis si longtemps a pondre sa nalyse de Raw. Et encore, heureusement qu’il ne boit pas d’alcool. À la différence des bookers de Raw, si l’on se fie à l’épisode de lundi…

 

 

Henri Death se remettant de ses excès culinaires.

 

 

Nalyse de Raw du 24 décembre

 

 

Après une période qualitativement plutôt décevante, force est de constater que la WWE a repris du poil de la bête ces derniers temps. Une division par équipe revigorée par de prestigieux et talentueux champions, une stable heel impressionnante comme on n’en voit plus depuis longtemps, un dernier PPV assez étourdissant de qualité (malgré le selling cartoonesque de Dean Ambrose)… Si l’on ajoute à ça la magie de Noël qui fait naître le sourire dans le cœur des enfants, on avait toutes les raisons d’être enthousiaste pour ce Raw de la Noyelle.

 

Et pourtant, c’est le regard hagard que le spectateur atterré aborda le début du show. Oui, parce que, rappelons-le bien, ce Raw a eu lieu le vingt-quatre décembre. Et à la WWE, on ne déconne pas avec les traditions. Or, vous l’avez peut-être remarqué,  la tradition de Noël et la WWE, chacune de leur côté, ne parviennent pas toujours à éviter le piège du kitsch. Vous imaginez donc bien que l'alliance des deux peut donner des résultats pour le moins étonnants…

 

 

Et le mot est faible.

 

 

Bref, vous le savez, le début classique d’un Raw, c’est un gars qui vient faire une promo sur le ring, qui est interrompu par un autre gars, et en général, on décide d’un match dans la foulée. Eh ben là, non. Non. Non non non. Ce Raw-là a débuté par une chorale de Noël, où les heels et les faces, unis par l’esprit de Noël, ont chanté des bêtises sur l’air de Jingle Bells en arborant un sourire niais, le tout sous la direction d’un John Cena promu au rang de chef d’orchestre et agitant maladroitement une baguette. C’est à ce moment-là que les yeux des téléspectateurs ont commencé à fondre.

 

Avait-on touché le fond ? Non. Car quelques secondes après cette séquence dégoulinante, fut annoncé l’invité spécial de la soirée.

 

 

Ce mec-là, donc.

 

 

Voilà. Le Père Noël est le guest host de Raw, à la grande joie de Lawler et Cole. Et là, le téléspectateur s'est effondré dans son canapé et s'est enfoui dans ses coussins en poussant de petits couinements.

 

Mais attendez, vous n'avez encore rien vu. Le Père Noël vient donc d'entrer. Les gens sont contents. Et hop, la musique d’Alberto del Rio retentit. Le Mexicain ayant amorcé un début de face turn ces derniers temps, on s’attend à le voir descendre de sa bagnole pour faire l’accolade au gros barbu avant de l’aider à distribuer des cadeaux aux petits enfants dont les yeux s’illuminent d’une inextinguible étincelle d’émerveillement. Et puis finalement non. Parce que figurez-vous qu’Alberto del Rio est un gros maladroit qui n’est pas foutu de freiner à temps, même quand il roule en première. Les images parlant parfois d'elles-mêmes, permettez-moi de résumer la situation par une photographie éloquente :

 

 

Et bim !

 

 

Oui, chers lecteurs, au début du dernier Raw, Alberto del Rio a roulé sur la couenne au Père Noël. Mais, loin de connaître l'affliction que devrait provoquer la vision d'une séquence aussi stupide, c'est une expérience mystique digne de celle que connut Philip K. Dick en février et mars 1974 qui s'est imposée à mon esprit. Car j'ai compris une vérité essentielle.

 

Il ne fallait pas regarder ce Raw avec le même œil que d’habitude.

 

Il ne fallait pas le considérer avec l'esprit critique du nalyseur chevronné, du pilier du CDC Universe, du leader d'opinion qui a l'habitude d'expliquer aux foules incultes ce qu'elles ont le droit de penser.

 

Non. Il ne fallait pas.

 

Ce qu'il fallait faire, c'était porter sur ce Raw le regard jovial et amusé que j’avais lorsque, encore jeune étudiant, je réunissais quelques copains esthètes chez moi afin de me délecter de la vision de la VHS du dernier nanar trouvé chez Cash Converters. Ma décision était dès lors prise : j’allais aborder ce Raw avec la même bienveillante indulgence que les désopilants ratages du cinéma que sont L’incroyable Homme-Puma, Arizona Werewolf ou encore Decapitron le Mercenaire électronique. Je me devais donc de déconnecter mon esprit critique pour mieux me laisser griser par le délicieux spectacle du Grand n’Importe Quoi. Reprenons donc le cours de cette nalyse, régalons-nous, et savourons avec gourmandise les multiples rediffusions de cette scène déjà mythique qui émailleront le show.

 

 

– Teddy, une idée pour le Raw spécial Pâques 2013 ?

– Oui, je pense qu'on devrait éventrer Jésus et le pendre avec ses tripes.

 

 

Alberto del Rio a donc failli buter le Père Noël. Le vrai Père Noël, hein. Pas un mec déguisé en Père Noël. Le putain de véritable Père Noël.

 

 

C'est sous l’œil d’un del Rio visiblement désolé que Papa Noël a été évacué en civière pendant que Ricardo Rodriguez se retenait pour ne pas gerber sous le coup de l’émotion.

 

 

Mon Dieu, qu'ai-je fait ?

 

 

Choqué mais finalement pas crevé, l’obèse en rouge sortit le pouce levé et sous les vivats d’une foule compatissante. Un périmètre de sécurité fut promptement installé afin de permettre le déroulement de la future enquête dans les meilleures conditions.

 

 

Rions au passage du traumatisme infligé aux enfants du premier rang par cette scène d’une rare violence.

 

 

Fous d’inquiétude, les membres du roster ont attendu des nouvelles du meilleur ami des enfants

 

 

Et c’est Booker T qui leur en donna : Papa Noël n’allait certes pas fort, mais le show devait go on. Arrivé sur ces entrefaites, Alberto del Rio se fit vertement huer et John Cena, visiblement désigné porte-parole du roster, l’engueula en surjouant comme un goret. Ce lâche de Del Rio  affirma que tout ceci n’était qu’un regrettable accident mais, pour le punir, Booker T n'hésita pas à organiser un street fight entre lui et Cena. D’abord dubitatif, le Marine se laissa galvaniser par les cris « do it for Santa » entonnés par Booker (qui avait visiblement un mal fou à se retenir d’éclater de rire) et repris par le reste du personnel.

 

 

L'on se plaît à se demander ce que Roland Barthes aurait pensé de tout ça…

 

 

Il est, il faut bien le reconnaître,  difficile à ce stade de la soirée de voir de la cohérence dans ce choix scénaristique de désigner Del Rio comme la plus parfaite ordure après deux semaines de préparation d’un face turn, mais admettons une fois pour toutes que cette soirée est placée sous le signe du délire le plus débridé, et ne boudons pas notre plaisir. Souvenons-nous plutôt que même le Raw avec les Muppets était un modèle de sérieux et d’austérité en comparaison et, pour une fois qu’on va pouvoir se marrer, permettons-nous d’attendre la suite la soirée avec un large sourire aux lèvres et avec dans le coeur la touchante naïveté des bambins.

 

 

Cody Rhodes porte toujours une ridicule petite moustache

 

 

Mais ça ne l’a pas empêché de perdre contre Kane.

 

 

Dashing Cody Rhodes !

 

 

Les divas étaient encore habillées n’importe comment

 

 

Toujours pas de vraie storyline, des comportements de femmes-enfants abruties, des accoutrements ridicules, des combats sans intérêt… Les raisons de désespérer de la division féminine ne manquent pas. Ce soir, il d’agissait d’un combat à huit avec des catcheuses vêtues selon le thème « si la Mère Noël était une prostituée », remporté par les faces (même si l’on regarda plus les fesses que les faces, ah ah ah !). Il serait temps que les féministes mènent une action d’envergure contre le traitement dégradant réservé aux femmes par la WWE !

 

 

Heureusement, elles sont bonnes, ces salopes.

 

 

Dolph Ziggler est un grand romantique

 

 

Tendrement enlacés sur une peau d’ours polaire, près d’une cheminée, AJ et Ziggler se sont foutu de la gueule de John Cena en regardant les images de la fin du main event de TLC. La suite de l’histoire n’est pas connue, mais des sources proches du dossier affirment qu’ils auraient ensuite baisé comme des porcs au coin du feu, et que Ziggler se serait accidentellement grillé les poils du cul en approchant l’âtre de trop près.

 

 

– On baise ou on prend le train ?

– Oh, tu sais, moi, les voyages…

 

 

Jerry Lawler était bien emmerdé pour mettre son bonnet de Noël par-dessus son micro-casque

 

 

Vous voyez, Michael, je suis bien emmerdé pour mettre mon bonnet de Noël par-dessus mon micro-casque.

 

 

Moi j'y arrive, mais je ne suis pas physiquement diminué par une crise cardiaque ! Ah ah ah !

 

 

Sheamus a encore affronté le Big Show, mais dans un type de match encore jamais vu

 

 

Oui, carrément, un nouveau type de match ! Comme ça, hop, sans prévenir. Un « Lumber-Jack Frost Match », même. Et qu’est-ce que c’est, me direz-vous ? C’est très simple : un « Lumber-Jack Frost Match » c’est comme un « Lumberjack Match », mais les lumberjacks ont l’air con parce qu’on leur a tous foutu un bonnet avec un pompon sur la tête. Tous ? Oui. Tous. Même Tensaï. Encore une raison de se réjouir. À part ça, c’était un match du Big Show contre Sheamus comme on en voit quatre chaque semaine depuis trois mois. Sauf que là, les gars avaient un chapeau rigolo et que, vu que le titre n’était pas en jeu, Sheamus a gagné.

 

 

Craignez Tensai le Destructeur !

 

 

David Otunga a donné son point de vue juridique sur le dramatique accident du Père Noël et a affronté Zack Ryder

 

 

Selon l’expert en slip, Del Rio n’est autre que la victime de cette triste histoire, le Père Noël n’est qu’un vieux gâteux qui n’avait qu’à faire gaffe au lieu de rayer la peinture du capot de la bagnole d’Alberto. Heureusement, le grand, l’immense, le génial Zack Ryder a été ressorti du congélo pour lui fermer son clapet. C’est d’ailleurs lui qui a gagné le match qui s'ensuivit (parce qu’il est gentil), mais ledit match ne fut pas très bon (parce que ces catcheurs ne sont pas très bons).

 

 

– On baise ou on prend le train ?

– Oh, tu sais, moi, les voyages…

 

 

Booker T et Teddy Long, malgré l'agonie de Papa Noël, se sont bien marrés en regardant Otunga perdre

 

 

Ils furent bien vite rejoints par Brad Maddox, à la demande de Booker. Ce dernier, prouvant si besoin en était que le fait de voir le Père Noël se faire briser plusieurs membres n’est pas une raison suffisante pour ne pas être touché par l’esprit de Noël, avait en effet décidé d’offrir une seconde chance de Noël à l’ancien arbitre, à la condition qu’il remporte un match de Noël contre un énigmatique adversaire de Noël, désigné sous l’énigmatique sobriquet de « l’un des elfes du Père Noël (de Noël) ». Tout cela était bien mystérieux, mais le futur n’allait probablement pas manquer de traverser la cheminée avec sa hotte d’éclaircissements de Noël.

 

 

N'insistez pas, il est hors de question que je me serve de la position des mains des personnes présentes sur cette photo pour faire une légende à connotation sexuelle.

 

 

Le Miz et Kofi Kingston se sont battus contre Wade Barrett et Antonio Cesaro

 

 

Désormais copain comme cochon avec Kofi, le Miz démarre comme il se doit sa période face en étant booké plutôt costaud contre des deux adversaires qui ne sont pas précisément les moins impressionnants du roster, et offre la victoire à son équipe dans un match correct mais qui ne restera pas dans les annales.

 

 

Esprit de Noël.

 

 

Pas esprit de Noël.

 

 

AJ et Ziggler ont encore fait les crétins devant un sapin

 

 

Dans une scène ô combien cocasse, AJ a offert à son Dolphie d’amour la mallette du MITB puis a fait croire à tout le monde qu’elle était à poil sous son peignoir, alors qu’en fait elle portait une abjecte tenue fluo qui a bien émoustillé ce pervers de Ziggler.

 

 

Aucun homme ne me résiste quand je montre ma bite.

 

 

Brad Maddox a découvert que les elfes ne ressemblent pas tous à Cate Blanchett

 

 

Comme à chaque fois qu’une figure d’autorité annonce qu’un jeune gars tout faible va affronter un adversaire mystère, c’est le Great Khali qui s'est pointé pour le battre en quelques secondes, toujours en compagnie de l'insupportable Hornswoggle.

 

Notons toutefois une relative résistance de Maddox, qui a réussi à mettre le géant statique à terre et a eu l’intelligence de s’en prendre à ses genoux. Il est toutefois permis de se demander si le personnage de l’ancien arbitre va servir à autre chose qu’à se voir offrir tous les quinze jours une nouvelle chance d’intégrer le roster pour échouer lamentablement à chaque fois.

 

 

Ah ah, Khali, t'es vraiment habillé comme un con !

 

 

CM Punk a fait sa pleureuse

 

 

Le champion, en brillant rhéteur, a parlé sans ambages : « Noël est tout gâché pasque Ryback i m’a fait mal et je peux même pu marcher, et pis il a même pas été puni vu que il aura un match de championnat contre moi dans deux semaines et c’est même pas juste et pis d’abord c’est une conspiration mais je m’en fous pasque je suis le meilleur quand même, même que ouais ! »

 

Visiblement agacé par les déclarations péremptoires du champion en titre, Ryback a ramené sa ganache et ses qualités d’acteur pour annoncer à un public enthousiaste que son match de dans deux semaines contre Punk serait un TLC. Espérons que l’affrontement sera d’aussi bonne qualité que celui auquel participa déjà Ryback lors du dernier PPV.

 

 

Ça lui réussit bien, les épinards, à Popeye.

 

 

Daniel Bryan et Damien Sandow sont formidables

 

 

Après Kane contre Cody Rhodes, voici un nouveau combat entre l’autre moitié des champions par équipe et l’autre moitié des aspirants au titre. Les deux hommes font le show en commençant par un affrontement verbal à grands coups de « no ! », de « silence ! » et de grands gestes avec les bras. Le match fut d’un niveau fort honorable et remporté par Bryan par soumission car, comme chacun sait, les intellectuels sont très sensibles à la douleur, ces gros pédés.

 

 

Pour parer le coup du doigt, faites R2+stick gauche dans la direction opposée à celle de l'adversaire.

 

 

Pour faire plaisir à tout le monde, la WWE a casé les mecs qui n’avaient pas fait grand-chose de leur soirée dans un match à douze

 

 

Les Usos, Tyson Kidd, Justin Gabriel, Santino Marella et Brodus Clay ont donc affronté Tensai, les Prime Time Players  et les 3MB dans un match sympatoche qui ne fit que confirmer ce qu’on savait déjà. Justin Gabriel et Tyson Kidd mériteraient d’être davantage utilisés, Santino est rigolo, Brodus est gros, les Usos ne sont pas mauvais, les Prime Time Players sont ridicules, les 3 MB sont funs et Tensai ne sert à rien. L’équipe face a remporté la victoire à la fin d’un match plaisant et qui eut le bon goût de se terminer avant de devenir complètement bordélique.

 

 

Santino, je commence à me demander si être catcheur à la WWE c'est vraiment le meilleur plan pour choper de la gonzesse…

 

 

Kane n’aime pas Noël, mais il aime les chiens

 

Malgré la répugnance que le frangin de l'Undertaker éprouve envers la niaiserie de fin d'année, il a pris sur lui et fait un cadeau à son poteau Daniel Bryan : un superbe Slammy award emballé dans un pauvre carton. De son côté, Bryan a offert à son partenaire un mignon petit clébard, que le gros mec rouge avait bien l’intention de… manger. Si. Heureusement, le plus petit des champions a eu la présence d’esprit de sauver le mignonnet mammifère. C’était très amusant.

 

 

Kane, un catcheur qui a du chien.

 

 

AJ et et Dolph Ziggler ont continué leur jeu de rôle malsain mêlant esprit de Noël et sous-entendus sexuels

 

 

Slurp.

 

Un miracle de Noël a eu lieu

 

 

L’air grave, Matt Striker, debout devant la chambre du Père Noël, nous annonça que les nouvelles n’étaient pas bonnes. En fond sonore, le sinistre  bip du moniteur cardiaque semblait sur le point d’annoncer une issue fatale… Quand tout à coup, comme ça, sans prévenir, le miracle nous sauta sur le râble !

 

Le froid et impitoyable bip s’était accéléré, son rythme s’était fait plus léger, plus audacieux et s’était imperceptiblement transformé en une douce mélodie : celle-là même que nos superstars favorites avaient tenté de chanter en début d’émission ! Un plan indiscret à l’intérieur de la chambre nous confirma que l’espoir était permis : Papa Noël remuait des panards en rythme !

 

 

It's alive !

 

 

It's aliiiive !

 

 

Le début de face turn d’Alberto del Rio a été complètement ruiné, et l’identité du Père Noël a été révélée à la face incrédule d’un public pétrifié de stupéfaction

 

 

Annoncé par un Ricardo Rodriguez en pleurs et toujours excellent quand il s’agit de faire le con, c’est l’air sincèrement désolé que Del Rio a fait son entrée. Ce gros fasciste de Cena refusa obstinément d’entendre les explications mortifiées de son adversaire et le combat s’engagea. Rien de tel qu’un street fight pour célébrer Noël. S’emparant d’un micro, le Mexicain répéta encore qu’il s’agissait juste d’un accident, mais ça ne l’a pas empêché de se comporter comme un gros lâche.

 

Le combat fut un mélange curieux de catch traditionnel, de street fight violent et de comédie, les belligérants ouvrant tout à tour des cadeaux judicieusement placés aux abords du ring, lesdits cadeaux contenant des objets aussi divers que des chaises ou une tarte à la crème (que Rodriguez se prit évidemment sur le coin de la gueule) mais fut plutôt distrayant. Décernons une mention spéciale au lancer de boule de bowling dans les gigantesques génitoires de Del Rio.

 

 

Cette année, les boules ne sont pas que sur le sapin !

 

 

Les festivités furent interrompues par un Monsieur Noël de retour, à la grande joie de l’assistance et de Ricardo Rodriguez, qui se jeta dans ses bras avant de se faire cueillir par un bon coup de baluchon sur le crâne. Oui, le seul personnage qui avait l’air sincèrement inquiet du sort du vieux bonhomme est remercié par un déchaînement de violence. Passons.

 

Après cette réaction quelque peu excessive (nous dirons qu’il était encore désorienté par son accident), voilà-t-y pas que Papa Noël sort une chaussette, se la met sur la main droite, la brandit fièrement comme le premier Mick Foley venu et la fait bouffer à Del Rio, offrant à la victoire à Cena, victoire que les deux idoles des jeunes s'empressent de célébrer fraternellement au milieu d'un ring qui lui aussi semblait tout joyeux.

 

 

Oh oh oh ! J'espère que vous avez été sages, les petits enfants ! Sinon mon ami John va vous défoncer la gueule avec un Attitude Adjustment !

 

 

Alors oui, on peut se dire après un Raw comme ça que décidément c’était complètement con et que la WWE se fout de la gueule de son public.

 

Mais on peut aussi, pour une fois, laisser son cynisme au vestiaire, se rappeler que l’Attitude Era est finie depuis longtemps et que la WWE propose désormais un spectacle familial.

 

Alors mes amis, pour une fois dans l’année, ne critiquons pas, laissons-nous emporter par le parfum léger et inoffensif de ce Raw, rions ensemble de bon cœur à la vue d’un Del Rio attaquant John Cena à coups d’ours en peluche, rappelons-nous que nous aussi nous avons été des enfants émerveillés par la découverte de nos cadeaux au pied du sapin, et faisons-nous des bisous.

 

 

Et au nom de la Rédaction, bonne fin d'année à tous !

Restez fidèles aux Cahiers du Catch en 2013 !

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