Catch

Numéro complémentaire

Si tu veux un conseil, oublie que t'as aucune chance. On sait jamais, sur un malentendu ça peut marcher.

Jean-Claude Dusse, Les Bronzés font du ski

 

Cette semaine, en pleine saison des fêtes, le show bleu ne nous a pas réservé beaucoup de surprises, hélas. Mais le spectacle n'a pas été pour autant mauvais, bien au contraire, comme vous allez pouvoir vous en rendre compte. Sans plus attendre, voici le passage en revue du dernier épisode de l'année 2012 !

 

 

Sheamus est aux anges : il a été élu Rouquin of the Year par les CDC !

 

 

Nalyse express de Smackdown du 28 décembre

 

 

Smackdown en deux temps trois mouvements

 

Brodus Clay a squashé Primo.

Wade Barrett a vaincu Kofi Kingston avec son Bullhammer Elbow, dans un match à six opposant l'Anglais et les Rhodes Scholars au trio Gentil Ghana / Hell No.

Antonio Cesaro a battu Zack Ryder d'un coup de Neutralizer.

Dolph Ziggler a disposé du Miz d'un Zigzag opportuniste.

Sheamus a explosé Brad Maddox après un combo White Noise / Brogue Kick.

Les Usos ont gagné par roll-up contre les Prime Time Players.

Big Show a conservé son titre de champion du monde poids lourds par disqualification contre Alberto Del Rio.

 

 

Le fil rouge de la soirée

 

Le fil conducteur de la soirée, c'était un match pour le championnat du monde poids lourds, rien que ça ! L'épisode s'est ouvert par un discours de Sheamus qui, fort de sa victoire sur Big Show la veille de Noël à Raw, réclama une nouvelle chance de prendre la ceinture au géant. Ce dernier répondit que la victoire de l'Irlandais au show rouge n'était qu'un coup de chance, et que par conséquent il ne méritait pas de l'affronter une fois de plus. D'ailleurs, selon lui, personne n'était à la hauteur pour l'affronter…

 

 

– Malotru, oser dire que personne ne peut te battre ! Je ne sais pas ce qui me retient de te péter la gueule tout de suite, Show !

– La trouille, non ?

– Ça doit être ça.

 

 

Sauf que Booker T ne l'entendit pas de cette oreille, ni de l'autre d'ailleurs. Car si le manager général de Smackdown donnait raison au champion en refusant à Sheamus de lui donner son match pour le titre, il estimait également que le gros spectacle devait quand même défendre son rang, histoire de fêter convenablement le dernier rendez-vous de l'année 2012 du show bleu. C'est ainsi que plutôt que de désigner un nouveau challenger grâce à un match ou par une nomination directe, Booker mit en place… une loterie. Celui qui serait tiré au sort recevrait donc par magie un ticket vers la gloire et la possibilité de détrôner le champion.

 

Et le gagnant fut… Santino Marella ! Énorme surprise pour tout le monde : le roster, Sheamus, Show, Booker, le public, et même pour Marella lui-même ! Allait-on donc assister à un main event aussi surprenant qu'improbable pour le titre suprême de Smackdown ? Eh bien non, car l'infortuné cobra se blessa un peu plus tard, en essayant de maîtriser le Brogue Kick que voulut lui enseigner Sheamus dans les vestiaires, seule arme capable selon lui de vaincre le béhémoth.

 

Big Show, aux anges devant ce forfait qui allait lui économiser cinq minutes de match, alla donc voir Booker pour lui annoncer qu'il prenait sa soirée, faute de challenger. Mais c'était mal connaître l'homme qui ne cligne jamais des yeux, car ce dernier décida de faire un nouveau tirage au sort ! À ce moment de l'émission, je me suis dit "OK, le gag est passé, on va avoir maintenant le vrai challenger, genre Sheamus qui aura un super coup de bol"… Que nenni, car le sort désigna Ricardo Rodriguez (depuis quand il est considéré comme un catcheur, lui ?) pour la nouvelle affiche de la soirée !

 

 

C'est le gros là, qui vous fait si peur ? Je peux m'en charger si vous voulez !

 

 

Mais la perspective d'un match Ricardo / Show fut aussi surprenante que brève, car l'annonceur le plus classe du monde se mangea immédiatement un KO Punch, ou un WMD, je ne sais plus quel est le nom actuel du coup. Bref, Ricardo se prit une grosse patate dans la tronche. Cette attaque non seulement neutralisa le pauvre Rodriguez, mais déclencha également la colère d'Alberto Del Rio, qui réclama vengeance. Ainsi soit-il, décida Booker T, qui propulsa aussitôt l'aristocrate mexicain au rang de challenger.

 

Point de Shemaus donc, et le main event pour le titre fut donc finalement un Del Rio / Big Show, Dos Cojones confirmant son Face-turn après avoir dépanné les bookers de Raw le temps d'un épisode. Le match ne dura cependant pas très longtemps, le champion décidant après quelques belles attaques de Del Rio de quitter le ring, histoire de conserver son titre par décompte à l'extérieur. Mais si Big Show garda sa ceinture, ce fut finalement par disqualification, Sheamus débarquant pour le tabasser et le renvoyer sur le ring. L'Irlandais, rapidement débordé, bénéficia de l'aide de tout le roster bleu, sans doute pour donner une leçon d'humilité au champion après que ce dernier se soit moqué ouvertement d'eux. L'image finale de l'épisode fut donc le triomphe du duo Sheamus / Del Rio, qui ont mis Big Show hors d'état de nuire après un joli combo Enziguri / Brogue Kick.

 

 

– Gracias Sheamus, grâce à toi, je n'ai pas gagné le titre non pas à cause d'un décompte à l'extérieur, mais à cause d'une disqualification…

– Ouais, je sais fella, mais au moins, Ricardo est vengé ! C'est cool ça, non ?

– Qui ça ?

 

 

L'histoire racontée dans cet épisode était ma foi très intéressante, avec ses challengers improbables et Show qui essaya par tous les moyens de ne pas mettre en jeu son titre ce soir, et consolide le passage du bon côté de la Force de Del Rio. Reste à savoir si Sheamus est pour de bon hors de la course pour le titre, et si oui, deux questions se posent immédiatement : qui pour la place de challenger au Rumble contre Show, et que va faire Sheamus en attendant ? Mais personnellement, j'ai du mal à croire que Sheamus lâche Big Show aussi vite. Ce que j'aimerais voir, ce serait une ultime confrontation au Rumble (avec une vraie stipulation si possible cette fois, merci !), puis une prise de titre pour Sheamus qui sortira victorieux de la chambre de l'élimination bleue avant d'affronter un Orton Heel à Wrestlemania… On verra si les bookers me donneront raison !

 

 

Le match de la soirée

 

Le combat qui m'a le plus fait marker ce soir en tout cas, ce n'était pas le main event, mais le duel entre le Miz et Dolph Ziggler. La semaine précédente, dans le cadre de Miz TV, l'enfant chéri de Cleveland avait invité le nouveau couple terrible de la WWE, Dolph et AJ, accompagnés de leur garde du corps Big E Langston. Mizou en avait profité pour se moquer de la nymphette, ce qui lui valut un passage à tabac en règle administré par le nouveau golgoth venu de NXT.

 

 

Putain de smart blasé : on lui file une place au premier rang pour voir un match de Ziggler, et il fait quand même la gueule !

 

 

Cette semaine donc, histoire d'équilibrer les comptes, l'Awesome One avait droit à se revanche, et affronta non pas Langston, mais Ziggler, déterminé à venger l'honneur bafoué de sa belle. Si le combat en lui-même fut techniquement correct sans être époustouflant, je lui donne le titre de match de la soirée car il a été indécis et plein de suspense, comme j'aime. En effet, n'importe quel résultat pouvait se produire à la fin du match : si Mizanin gagnait, les Heels pouvaient quand même repartir sans trop perdre la face (ha ha) en maravant Mike après que la cloche ait sonné. Dolph pouvait très bien gagner tout seul comme un grand, histoire de montrer qui est le patron et rappeler à tout le monde qu'il est de l'étoffe des champions (ça tombe bien, vu qu'il portera la ceinture en 2013) ; mais il pouvait aussi bénéficier d'une tricherie de ses complices. Enfin, le Miz pouvait aussi gagner tout simplement par disqualification, au cas où la tricherie susnommée était découverte par l'arbitre. Quatre fins possibles donc, et chacune d'entre elles avait un intérêt pour accrocher le spectateur à cette histoire.

 

Finalement, au terme d'un match enlevé, où Miz a rendu une copie très correcte et où Ziggler s'est comme d'habitude montré parfait (sans parler d'un Langston très pro, qui a su parfaitement sauver Dolph quand ce dernier vola au-dessus de la troisième corde), c'est le blondinet qui l'a emporté, profitant d'un excès de confiance de son adversaire, trop occupé à provoquer AJ, pour placer son Zigzag pour la victoire. Pour faire bonne mesure, la victoire de Dolph s'accompagna d'un petit beatdown des familles à deux contre un sur le pauvre Mizou, Langston venant passer la deuxième couche et placer son Big Ending sur un Awesome One complètement détruit.

 

 

Cet instant romantique vous est offert par Brazzers.

 

 

Mais l'histoire n'est peut-être pas finie, le Miz ayant pu récupérer un peu de souffle et un micro pour lancer une dernière pique, en mode "rira bien qui rira le dernier". Une petite rivalité Dolph / Miz en attendant le moment béni où le Show Off accédera enfin au graal que lui promet sa mallette ? Pourquoi pas, ça peut être sympa à suivre et ça ne peut que faire du bien au Miz, qui a là l'occasion d'apprendre deux ou trois trucs…

 

 

L'annonce WTF de la soirée

 

Elle a lieu pendant le match entre Antonio Cesaro et Zack Ryder, et a été faite par JBL et Josh Mathews : apparemment, le Great Khali aurait gagné une bataille royale à Main Event, le show du mercredi de la WWE, et aurait reçu grâce à cette victoire la place de challenger pour le championnat des États-Unis détenu par le rugbyman suisse. Khali contre Cesaro pour le titre des États-Unis, vraiment ? Vraiment ? VRAIMENT ? Mais c'est n'importe quoi ! Alors que tout ce qui manque à Cesaro pour exploser complètement et révéler tout son potentiel, c'est de lui trouver un adversaire digne de lui, on le met contre l'homme sans genoux ? Après avoir entendu cette annonce, je n'ai qu'une hâte : que le bon Antonio atomise le cauchemar du Punjabi lors du prochain épisode de Main Event (là où aura lieu ce match pour le titre si j'ai bien compris ce qu'ont dit JBL et Mathews), et qu'on arrête les conneries tout de suite, pour qu'on donne enfin un rival digne de ce nom au champion des États-Unis !

 

 

RKO from out of nowhere !

 

 

Le plus drôle (ou le plus désolant, au choix) était d'entendre les commentateurs de Smackdown tenter tant bien que mal de survendre cette future confrontation pour que les gens regardent le show, avec des super arguments du genre "Cesaro a déclaré qu'aucun Américain ne pourra lui prendre son titre, ça tombe bien, Khali n'est pas américain !" en plus des éternels "houlà, attention hein, Khali a été champion du monde, il est dangereux, tout peut arriver !" Ouais, tout peut arriver, sauf voir Khali faire un bon match… Et puis, le mec n'est même pas foutu de gagner la ceinture de plomb des CDC depuis trois ans, ça me ferait mal de le voir avec celle des États-Unis l'année prochaine…

 

 

Le reste de la soirée : la routine habituelle

 

À part ça, rien de ce qu'il s'est passé cette semaine à Smackdown ne marquera les esprits. Le statu quo n'a pas bougé ou si peu. Le Shield nous a fait son discours habituel de lutte contre l'injustice. Les Usos ont battu (par roll-up) les Prime Time Players, sans que ça ne bouleverse quoi que ce soit dans le paysage de la division par équipes, vu qu'elle est focalisée en ce moment sur Hell No et les Rhodes Scholars. Ces derniers (habile transition) se sont foutus sur la tronche, comme d'habitude.

 

Ah si, pour changer un peu (ou pas), les champions aux ceintures de cuivre et leurs challengers étaient accompagnés du champion Intercontinental et de son rival, j'ai nommé Kofi Kingston et Wade Barrett. Et comme d'habitude, pendant que les deux tag teams se bagarraient à l'extérieur du ring, le Ghanéen et l'Anglais ont assuré le match, avec une victoire de Wade sur Kofi grâce à son Bullhammer Elbow. Booking classique qui permet de placer Barrett comme un adversaire dangereux pour le titre détenu par Kofi, affiche qui aura sans doute lieu au Rumble ou avant, dans un prochain Smackdown, et qui a un sérieux goût de déjà-vu…

 

 

Kingston et Barrett, piégés dans une boucle du continuum spatio-temporel. Doc, faites quelque chose, nom de Zeus !

 

 

Antonio Cesaro a explosé Zack Ryder, histoire qu'on comprenne bien qu'il est très très fort. Sauf qu'on le sait déjà, qu'on a bien saisi que le Suisse est balèze et qu'il serait temps de lui envoyer quelqu'un à sa hauteur… Je ne sais pas moi, genre Jack Swagger ou Christian, ou encore Tyson Kidd pour choisir dans les actifs et non pas dans les portés disparus…

 

Brad Maddox a encore eu une dernière dernière dernière (bref, depuis le temps, on ne les compte plus) chance de décrocher un contrat de catcheur. Sauf que Booker T, d'humeur badine, l'envoya se faire guillotiner par Sheamus, énervé de ne pas pouvoir imprimer la semelle de sa botte sur le visage de Big Show. Sans surprise, Maddox se fit squasher, mais il y a fort à parier qu'il aura une nouvelle dernière chance d'avoir son contrat. Le plus tôt sera le mieux si les bookers veulent que j'aie encore quelque chose à faire du petit Brad, et si ça pouvait se faire de façon un peu plus originale que via un combat contre Hornswoggle, ce serait encore mieux.

 

La seule chose qui m'a fait hausser un sourcil d'étonnement, c'est le squash que Brodus Clay a infligé à Primo en opener. La roue tournerait-elle pour le Funkasaurus après une dégringolade assez sévère ? Même ses funkadactyles ont eu l'occasion de briller, Naomi et Cameron mettant en effet hors d'état de nuire Rosa Mendes, venue sur le ring après le match protester contre le géant dansant. Simple sursaut avant de retourner dans les limbes ou vraie lumière au bout du tunnel de la lose pour Brodus ? On verra bien…

 

 

J'imagine que pour les bookers, ça compte dans le quota "match féminin", vu qu'on n'a malheureusement pas vu Kaitlyn de la soirée…

 

 

Sinon, on a bien sûr eu droit au Raw Rebound, avec un résumé de l'histoire "Del Rio renverse le Père Noël avec sa voiture, et John Cena le venge dans un match épique et violent" qui a eu l'avantage de me rappeler le meilleur moment de rigolade de ma semaine, et sur lequel je n'ai rien de mieux à dire que ce qui est déjà écrit dans l'excellent article de mon camarade Henri Death, que je vous conseille vivement de lire si ce n'est pas déjà fait.

 

 

Le verdict

 

Si on compare ce dernier Smackdown de l'année avec le Raw spécial Noël de cette même semaine, il y a de quoi être un tantinet déçu : là où le show rouge a fait un vrai épisode spécial, son homlogue bleu a, lui, proposé un spectacle certes solide, mais sans fantaisie. Un épisode comme un autre en somme, pas mauvais, mais pas marquant non plus. L'histoire de la loterie était amusante et bien écrite, mais le reste de l'épisode a ronronné gentiment, sans faire de vagues. C'est surtout le fait que cet épisode aurait pu se passer n'importe quand sans que ça change quoi que ce soit qui me chagrine en fait : bon sang, c'était le dernier Smackdown de 2012, il aurait fallu marquer le coup ! Mais encore une fois, je me console en me disant que si la fête n'était pas au rendez-vous, la qualité, elle, l'était. Et ça, c'est déjà pas mal, n'est-ce pas ? Espérons seulement que 2013 confirmera ce bon niveau qu'atteint régulièrement Smackdown, si j'en crois les nalyses de mes camarades ! En attendant, bon réveillon à tous et bonne fête de fin d'année !

 

 

Happy new year ! Bonne année ! Frohes Fest und neues Jahr ! ¡ Feliz año nuevo ! Buon anno ! Bwaaarrg ! Oui, j'ai appris le Khali pour mercredi prochain.

 

 

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