Catch

Le show du siècle !

SHOW RATING: 9.9: I am not kidding when I say this; as of this writing, this is the best wrestling PPV I have ever seen, all time, all my life.

Larry Csonka, de 411mania

Le 4 janvier dernier avait lieu le plus grand show annuel de la NJPW, la principale fédération  japonaise de catch. À cette occasion, les athlètes de la compagnie ont offert ce qui fut peut-être la meilleure soirée de l'histoire du puroresu. De l'or en barre.

 

 


Et ce n'est pas qu'une métaphore.

 

 

Nalyse de Wrestle Kingdom 7, première partie.

 

 

Nous avons déjà évoqué le catch au pays du soleil levant sur ces pages. Ont été loués dans les articles consacrés l'extrême athlétisme de ses combats, le sens du storytelling acéré de ses combattants ou encore son public si particulier, peuplé de connaisseurs ne s'emballant que pour les beaux mouvements, faces ou heels. Ce qui a été un peu oublié, c'est que la plus grande fédération nippone, la New Japan Pro Wrestling, a lancé, à la fin d'une année 2012 dorée, une immense campagne de promotion à travers le monde. Ses gros shows mensuels, quasiment toujours des réussites, peuvent désormais être commandés en iPPV par des acheteurs du monde entier, et tout est fait depuis pour attirer le spectateur habitué aux grosses productions de la WWE. En clair : il n'a jamais été aussi simple qu'aujourd'hui de s'intéresser au puro.

 

 

Même si les gars qui se chargent de l'accessibilité rament encore un peu, parfois.

 

Wrestle Kingdom septième du nom était donc l'occasion ou jamais de s'intéresser à ce qui se fait du côté de l'archipel. Il faut dire que le show du 4 janvier est toujours un événement : tenu dans le Tokyo Dôme devant plusieurs dizaines de milliers de spectateurs (50 000 lors de l'édition 2013!), rassemblant la crème de la crème du pays (il a souvent vu participer des guerriers venus des fédérations concurrentes, mais néanmoins amies, la NOAH ou l'AJPW pour ne citer qu'elles), mais aussi des catcheurs venus d'ailleurs : Jeff Hardy y a par exemple participé il y a deux ans, avec certains de ses compères de la TNA. Tout est fait pour mettre les petits plats dans les grands et parler de Wrestlemania japonais n'est pas un euphémisme. Pour un prix bien inférieur à celui du plus grand show annuel de la WWE, vous pouviez donc vous offrir 4h30 de catch impliquant notamment des têtes déjà connues des suiveurs occidentaux, avec une surtout grande qualité du spectacle proposé. L'occasion ou jamais, on vous dit.

 

 


L'occasion ou jamais de remercier les commentateurs, que des milliers de personnes ont écouté scrupuleusement sans rien comprendre à ce qu'ils pouvaient bien raconter. Remercions également leur copine, une étudiante cochonne qui passait par là.

 

 

Un petit point de méthodologie préalable à une nalyse qui sera publiée en deux fois étant donnée la longueur du show est nécessaire. Match par match, une présentation des catcheurs sera tout d'abord effectuée. Si vous souhaitez regarder le PPV (très facilement trouvable), mais que vous avez peur d'être perdu devant tous les participants et les rivalités les impliquant, ne lisez donc que la partie « les gars ». Le match lui-même sera ensuite abordé, pour ceux d'entre vous qui n'ont pas peur d'affronter les spoilers. Tout le monde est bien accroché pour un grand voyage vers l'inconnu ? Alors c'est parti.

 

 

Wrestle Kingdom, baby !

 

 

Match #1

 

Un peu comme à Mania, les dark match et l'opener ont surtout servi à donner du temps d'antenne aux midcarders n'ayant pas trouvé leur place sur le reste de la carte. Et pour ça, quoi de plus simple qu'un…

 

 

Tag team match !

 

Huit catcheurs, les quatre méchants contre les quatre gentils. Jusque là vous suivez ? Les voici, les voilà !

 

Les gars

Les gentils :

 

 

MVP et Strong Man

 

 

Le premier on ne le présente pas : il suit tranquillement sa voie à la NJPW. Pas vraiment over, mais rien de honteux non plus. Le deuxième a d'abord fait ses armes au Mexique, à la CMLL, avant de débarquer du côté du Japon. Il est la combinaison parfaite entre une bouteille de stéroïdes et un taureau : en deux mots, c'est un Homme Fort.

 

 

Akebono

 

 

Oui oui, c'est le même type qui a battu le Big Show lors de Mania 21, dans un combat de sumo. Pour connaître son premier métier, relisez la première phrase. Il fait régulièrement des piges dans le catch et amène son starpower à l'équipe des faces.

 

 

Manabu Nakanishi

 

 

Vétéran de la fédération, il a surtout connu son heure de gloire à la fin des années 1990 et au début de la décennie suivante. Globalement apprécié, il a eu un petit règne mondial en 2009. Une valeur sûre, donc. Derrière lui, un des commentateurs ayant eu maille à partir avec les adversaires du soir, qui l'ont maltraité sans relâche et sans aucune raison, vu qu'ils sont…

 

Les méchants :

 

 

Le CHAOS : Au premier plan, Toru Yano. À droite, Yujiro Takahashi. À gauche, Takashi lizuka.

 

 

Principale stable heel de la fédé, le CHAOS (dont nous reparlerons des deux co-leaders plus loin dans cette nalyse) a envoyé ses sous-fifres dans le match. Trois honnêtes midcarder dont le palmarès n'est pas forcément très impressionnant, mais qui sont toujours là pour filer un coup de main : Takahashi, le « Tokyo Pimp », était challenger au titre suprême lors du PPV précédent, et est donc logiquement redescendu d'un cran sur la carte depuis.

 

 

Bob Sapp

 

 

Argument majeur des heels pour contrer la puissance d'Akebono, Bob Sapp est un phénomène : catcheur, combattant de MMA (qui a connu une année 2012 catastrophe, avec 7 matchs et autant de défaites), de Kickboxing, star de ciné, il a surtout connu la gloire en 2003-2004, lorsqu'il fut champion du monde de la NJPW, et même nommé homme le plus charismatique de l'année selon le Wrestling Observer (et vu le palmarès, ce n'est pas un mince exploit). Bon, il n'est plus que l'ombre de ce qu'il a été, et sa présence est finalement surtout anecdotique.

 

 

Le match 

 

 

Un très classique quatre contre quatre, sans rien d'extraordinaire, malheureusement. Sept minutes de mouvements plus ou moins bien coordonnés, de tricheries des heels, comme ce coup de chaise de Yano profitant du laxisme des arbitres japonais, de collisions des deux monstres de chaque équipe, et finalement une victoire comme il se doit des faces, Nakanishi soumettant lizuka d'un Torture Rack.

 

 

Ezekiel Jackson style !

 

 

Après le combat, le commentateur malheureux tient sa revanche sur les heels, et porte un lariat au vaincu du jour. Un combat surtout là pour chauffer (un peu) le public, mais pas grand chose à voir de notre côté. MVP a d'ailleurs tweeté après le match « I have never been paid so much to do so little. #ILoveJapan »

 

 

Il faut dire que voilà son seul mouvement notable du match.

 

 

Match #2

 

 

Les gars

 

Créé en octobre 2012, le titre défendu lors de ce match est donc tout jeune : il s'agit du NEVER Openweight Championship. NEVER est un projet de la fédération pouvant au départ être assimilé à une sorte de NXT : des jeunes non officiellement signés qui s'affrontent pour déterminer qui aura le futur le plus brillant. Finalement, c'est surtout devenu une sorte de division où se regroupent les catcheurs de milieu et de bas de carte, dont le tout premier champion, qui réalisera la première des cinq défenses de ceinture au programme ce soir.

 

 


Masato Tanaka

 

 

Voilà un autre habitué des fédérations américaines, déjà apprécié des suiveurs réguliers de One More Match ! Tanaka est principalement connu pour avoir fait partie de la ECW originale, il y a une quinzaine d'années. Il est lui aussi un membre du CHAOS, et sera d'ailleurs accompagné sur le ring par Yujiro Takahashi, qu'on vient de voir lors du match précédent. Sa victoire pour le titre s'est effectuée à l'issue d'un tournoi visant à déterminer le premier homme à porter la ceinture, et son challenger pour cette première défense n'est autre que…

 

 

Shelton Benjamin

 

 

Revoilà Shelty-B ! L'ancien Next Big Thing de la WWE, congédié de la ROH il y a peu, fait depuis un an des apparitions régulières en tant que face à la NJPW, très souvent associé à son ancien collègue de la WWE, MVP : ils avaient justement remporté lors de Wrestle Kingdom 2012 un match tag team contre Tanaka et Takahashi. C'est donc à la fois une revanche et un rassemblement d'anciens de la ECW auquel nous aurons droit ce soir, puisque Benjamin a fait partie de celle-ci, mais version WWE.

 

 

 

 

 

Le match

 

 

C'est toujours un plaisir de revoir Shelton, et toujours une déception quand il n'a pas une bonne dizaine de minutes pour s'exprimer. Dommage que le match ait été aussi court (là aussi, sept minutes et c'est plié), on y a vu quelques enchaînements sympathiques, mais dans l'ensemble rien qui restera dans les annales : Tanaka, a joué la partition heel (avec de multiples interventions de Takahashi), alors que Benjamin a assuré le spectacle et les contres innovants. La séquence finale est assez représentative du match :

 

 

Haha, Ankle Lock, tu vas abandonner !

 

Qu… quoi ? On m'attaque ?

 

 

Hop ! Saut de cabri !

 

 

J'ai sans doute été eu quelque part, là…

 

 

Un combat solide mais sans génie, donc, et un retain du champion à la clé.

 

 

Match #3

 

 

Les gars 

 

 

Enfin, les choses sérieuses commencent : dans ce match sera en jeu rien de moins que le titre par équipe de la fédération ! Et les champions sont même deux gars qu'on connaît déjà.

 

 

K.E.S : Lance Hoyt et Davy Boy Smith Jr.

 

 

On sait que les Japonais aiment bien les gaijins (comprendre : catcheurs non Japonais) heels au moins autant que les Américains aiment les étrangers qui crachent sur la bannière étoilée. En voilà un bel exemple : Killer Elite Squad s'est formée en septembre dernier et fait partie d'une autre stable heel, Suzukigun (dont nous reparlerons du big boss juste après). Celui qu'on connaissait sous le nom de Vance Archer à la WWE est à la fédération depuis un bout de temps déjà, et c'est à la suite de l'arrivée de l'ex DH Smith que sa carrière a pris un nouveau tournant : les deux hommes ont battu la prestigieuse équipe Ten-Koji pour remporter l'IWGP Tag-Team Championship, et sont donc très en vue du côté de la NJPW. Mais face à eux, se dressent deux clients :

 

 

Hirooki Goto

 

 

C'est un peu le Christian de la NJPW : reconnu unanimement comme un des meilleurs workers de la compagnie, souvent vainqueur des nombreux tournois organisés çà et là par la fédération, mais ayant échoué de multiples fois à conquérir le titre suprême. Il a obtenu ce title shot en gagnant  une énième compétition : la World Tag League, où il a battu en finale les champions, accompagné de…

 

 

Karl Anderson

 

 

Retenez bien ce nom : « Machine Gun » Karl Anderson peut-être considéré comme un des tous meilleurs catcheurs américains actuellement non signés à la WWE ou la TNA. Il n'est d'ailleurs autre que l'ancienne moitié de Bad Intentions, une équipe qui a connu jusqu'à janvier 2012 un règne de 564 jours avec les ceintures de la NJPW (plus long règne de l'histoire du titre), et porté en même temps celles de la NOAH, rien de moins !

 

 

On vous laisse découvrir qui était son partenaire à l'époque.

 

 

Anderson a depuis pris son envol en solo : upper-midcarder plus que méritant, toujours là pour faire le boulot avec son style de catcheur complet et bien souvent spectaculaire, il emprunte à Randy Orton son RKO (mimiques comprises), et il se murmure même que la WWE aurait des vues sur lui. L'équipe des challengers se nomme donc Sword and Guns, en référence aux gimmicks respectifs de ses membres.

 

 

Le match

 

 

Avant de nous attarder sur l'affrontement lui-même, un petit mot sur les entrées : si celle des faces a été plutôt classique (Anderson lançant quelques t-shirts dans le public), les heels ont fait l'effort de mettre un masque assez sympa histoire de marquer le coup. « American Psycho » Lance Hoyt est d'ailleurs rentré sur une moto, histoire de consolider son personnage de mec sale et méchant.

 

 

Notez le petit détail qui tue, avec la ceinture accrochée au pare-brise.

 

 

Quant au match, on peut dire qu'il aura lancé la soirée : l'affrontement a été très agréable et rythmé, avec de jolis mouvements tag team, et un finish un peu fou qui aura vu chacun des participants placer son finisher sur un de ses adversaires. Les quatre hommes auront donc été chacun à la hauteur de ce qui les attendait, et Davey Boy Smith a notamment pu montrer de jolis mouvements nous ramenant aux meilleures heures de la Hart Dynasty. Le public n'a d'ailleurs pas boudé son plaisir devant un combat plus que réussi, donnant de la voix pour encourager les gentils et le comeback de Goto après avoir encaissé un premier finisher adverse.

 

 


Le saviez-vous ? Lors d'un match tag-team, voir une équipe synchroniser sa tenue assure sa victoire dans 83 % des cas.

 

 

Finalement, ce sont bien les champions qui ont conservé leur bien, grâce à une deuxième powerbomb de Smith et Archer sur le seul catcheur local du match. De la belle ouvrage.

 

 

Et en plus ils ont pécho l'étudiante cochonne après leur victoire.

 

 

Match #4

 

 

Les gars 

 

 

Au moment de voir s'avancer les deux concurrents de la prochaine rencontre, une femme se met à chanter sur la rampe d'entrée.

 

 

Tout en simplicité !

 

 

Celle-ci n'est autre que Ayumi Nakamura, qui interprète en live Kaze ni Nare, le thème d'entrée de…

 

 

Minoru Suzuki

 

 

Les thèmes d'entrées en direct c'est sympa. Mais quand l'homme qui s'avance sur le ring n'est autre que le catcheur le plus badass du monde, c'est encore mieux. Tout auréolé de son match ***** contre le champion du monde à l'automne dernier, Suzuki est un prétendant plus que sérieux au titre de plus grand heel de la compagnie. Méchant, brutal et en même temps incroyablement stylé, le co-fondateur de la fédération Pancrase (où on pratique le… pancrace, sorte de MMA en moins violent) apporte une intensité et un sens de la narration assez extraordinaire à ses combats.

 

 

En plus, il a la coiffure la plus ridiculement classe qui soit.

 

 

Il connaît déjà sur le bout des doigts son adversaire, puisqu'il l'a déjà affronté lors de Wrestle Kingdom 2007 et 2011. Un vieux client donc, en la personne de :

 

 

Yuji Nagata

 

Une valeur sûre parmi les faces historiques de la NJPW. Nagata est double champion du monde de la compagnie, et a connu le quatrième plus long règne de l'histoire, avec 392 jours avec la ceinture sur les hanches. Catcheur complet, spécialiste de la soumission qui t'arrache un bras, il est encore très alerte et vient régulièrement se frotter aux meilleurs, même si ses meilleurs jours sont derrière lui. Les combats contre son vieux rival ont toujours été accrochés, et après que le heel a emporté le premier affrontement, c'est le fondateur de la Blue Justice qui a remporté la revanche il y a deux ans. C'est donc la belle qui s'est déroulée sous nos yeux.

 

 

Le match

 

 

Les deux hommes ont chacun 44 ans. Le duel n'était sans doute pas le plus rapide ou le plus technique qui soi, mais il fut une merveille, une pépite de storytelling. Que ce soient les fourberies de Taichi, le larbin de Suzuki ou les nombreuses tentatives d'arm submission de Nagata, tout a contribué à donner un souffle épique aux dix-sept minutes de l'affrontement.

 

 

Quand Nagata faché, lui toujours faire ainsi.

 

 

Mais ce qu'on retiendra particulièrement, c'est cet échange mémorable de gifles vers la fin du combat. Sérieusement, j'ai perdu le compte après qu'ils s'en soient donné une vingtaine chacun, un vrai déluge. Sous les cris de la foule à chaque coup porté, les deux hommes ne se sont pas ménagé, et ont offert un vrai « Wrestle Kingdom » moment, digne de figurer dans les livres d'histoire.

 

 

Génial

 

 

Génial

 

 

Génial

 

 

Nagata a finalement emporté la mise (après avoir porté sa Bridging belly to back suplex patentée), mais on retiendra surtout que les deux hommes nous ont offert une vraie leçon, la preuve qu'il suffit de petits riens pour proposer un grand match de catch. Le meilleur était toutefois encore à venir.

Match #5

 

 

Le titre de Junior Heavyweight est en jeu lors de cet affrontement, qui sera un Triple-Threat. Pour ceux qui l'ignorent, la division Junior est à la NJPW (ou aux fédérations japonaises en général) ce que la X Division est à la TNA : une ceinture récompensant des catcheurs généralement légers, aériens et spectaculaires. Ça promet, d'autant que les trois hommes représentent mieux que quiconque le style, et qu'un des deux challengers est un homme passé par quasiment toutes les compagnies au monde.

 

 

Les gars

 

 


L'agent 47 Low Ki

 

 

Les fans de jeux vidéos auront reconnu le déguisement tiré de Hitman. Vous pensez qu'il va l'enlever pour catcher ?

 

 

Naïfs que vous êtes ! (bon, il a quand même viré les flingues pour pas se faire disqualifier)

 

 

Low Ki est toujours en Kaval, et d'ailleurs il n'a pas vraiment changé depuis son passage à la WWE : il est toujours petit, chauve et explosif, comme un ninja, mais en mieux. Depuis son départ de chez VKM, il roule sa bosse à droite à gauche, et fait, à la NJPW, partie du CHAOS, étant donc du côté des grands méchants. Il a remporté deux fois le titre Junior en 2012, ayant disposé tour à tour de chacun de ses deux adversaires du soir pour remporter la ceinture.

 

 

Kota Ibushi

 

 

Il a battu l'homme précédemment nommé pour gagner son deuxième titre en 2012, avant de perdre la ceinture contre ce même adversaire. Ibushi fait officiellement partie de DDT, cette fédération japonaise qui organise régulièrement des combats entre des catcheurs et des poupées gonflables, mais lui aussi fait des apparitions régulières à la NJPW. Il est vif, il est agile, il fait des saltos dans tous les sens : en bref, tout le monde l'adore.

 

 

Prince Devitt Jr.

 

 

Le champion, et l'un des gaijins les plus over de ces dix dernières années au Japon. Triple Champion Junior solo avec quelques 645 jours de règnes cumulés, sextuple champion Junior Tag Team (une ceinture non défendue ce soir, portée actuellement par Kushida et Alex Shelley), il est de ces hommes dont on sait qu'on ne sera jamais déçu en voyant l'un de ses combats. Parler de valeur sûre serait un euphémisme tant l'homme est apprécié à la fédération, qui l'a même fait participer à plusieurs reprises à des matchs contre des poids-lourds, honneur assez rare au pays du soleil levant. L'Irlandais est bien le digne héritier de Jushin Liger (qui a lui catché dans le dark-match), et devrait nous régaler une fois de plus ce soir.

 

 

Le match

 

 

Une dinguerie. Ce n'est pas vraiment une surprise en soi quand on connaît les trois participants, ça l'est déjà plus si l'on considère que les triple-threat à la NJPW ont souvent été catastrophiques : en 2005 dans ce même Tokyo Dome, le match entre The Chono, Fujita et Brock Lesnar avait été particulièrement mauvais. Il n'en fut rien cette fois, et on a vu, comme on pouvait s'y attendre, un match d'un quart d'heure mené à 200 à l'heure (ça fait cinquante kilomètres parcourus) et sans temps mort. Des prises à deux, à trois, des alliances, des fourberies, des nearfalls en pagaille mais surtout des mouvements qui décrochent la mâchoire. Et à ce jeu, si les trois hommes ont eu leur phase de domination, Ibushi m'a paru le plus impressionnant. C'est d'ailleurs à son actif qu'on peut mettre la plus grosse pop' du match, pour un mouvement hallucinant.

 

 

 

 

 

 

Holy. Shit.

 

 

C'est pourtant lui qui, à l'issue de ce déluge insensé, a pris le tombé final, le champion gardant une nouvelle fois son titre d'un Bloody Sunday de la troisième corde.

 

 

Je pense que ça a à voir avec le Sundae de MacDo, mais j'ai un doute…

 

 

Un grand match, et assurément le premier de 2013 à mériter une citation lors des awards de fin d'année. Après toutes ces émotions et alors que nous avons dépassé les deux heures de show, une petite pause s'impose, et l'entracte arrive à point nommé pour arriver au bout de cette première partie. À demain pour la suite et fin de Wrestle Kingdom 7 !

 

 

Pendant l'entracte est diffusée une publicité pour une application de Smartphone proposant une calculatrice qui énonce les chiffres avec la voix d'Antonio Inoki (qu'il faut désormais appeler Muhammad Hussain). Je sais que ça vous fait autant envie qu'à moi.

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