Catch

Peut et doit mieux faire

Quand on a un but dans la vie, ça se peut qu'on ne l'atteigne jamais, mais si on n'en a pas, alors on est rarement déçu.

Peter LaFleur, Dodgeball

 

Autant être honnête, c'est un peu à reculons que j'ai lancé l'épisode de Smackdown de cette semaine. Ce n'est pas tant à cause de la qualité du show bleu, toujours aussi solide, mais plutôt à cause de cette route vers Wrestlemania qui peine à vraiment m'emballer… Une route à l'image de cet épisode, bien mais pas inoubliable, qui manque un peu du souffle épique auquel on s'attend à quelques semaines du plus grand événement de l'année de la planète catch, comme nous allons le voir.

 

 

Ça y est, Ryback est au courant pour Spanghero. Ça va chier !

 

 

Nalyse de Smackdown du 22 mars

 

Allez, c'est parti pour une petite nalyse express de derrière les fagots, et on commence tout de suite avec les résultats de cette semaine !

 

 

Premier résultat : sous le charme de l'incroyable technique de Fandango, Jean-Marc Généreux a décerné son premier 10 de la saison !

 

 

Smackdown en deux temps trois mouvements

 

Mark Henry a squashé Zack Ryder.

Dolph Ziggler a vaincu Kofi Kingston de façon relativement clean.

Jack Swagger a battu Chris Jericho grâce à une aide inattendue.

Les Rhodes Scholars et le duo Brodus Clay/Tensai "Sweet T" ont eu un match qui a dégénéré en bagarre générale.

Le Miz a triomphé contre toute attente et contre toute logique d'Antonio Cesaro (on en reparlera plus tard).

Dans le main event, le trio composé de Randy Orton, Sheamus et Big Show a remporté la victoire contre les 3MB.

 

Passons maintenant à ce qu'il ne fallait pas manquer dans cet épisode, et sur ce qui m'a le plus donné envie de réagir.

 

 

Et non, cette fois, je n'aurai rien à dire sur Zeb.

 

 

Le fil rouge du show bleu

 

L'histoire la plus importante de cet épisode, c'est celle qui concerne le match de Wrestlemania qui opposera le Shield à un trio de héros dont la mission consistera à sauver la WWE du joug du bouclier de l'injustice qui sème le malheur depuis quelques mois sur les rings de la fédération. Qui donc parviendra enfin à faire mordre la poussière à ces trois diaboliques individus que sont Dean Ambrose, Seth Rollins et Roman Reigns ?

 

Jusqu'à la semaine dernière, la réponse semblait toute trouvée : Randy Orton, Sheamus et surtout Ryback, que le Shield a empêché de devenir champion de la WWE (et on ne les remerciera jamais assez pour ça) étaient chauds patate tous les trois pour exploser les hommes en noir. Mais depuis, Ryback a été choisi par Vickie Guerrero pour affronter Mark Henry à Wrestlemania, et Randy Orton et Sheamus ont dû, du coup, partir en quête d'un nouveau partenaire dans leur lutte contre le bouclier maudit.

 

 

– Bon, Sheamus, il faut qu'on remplace Ryback. Tu as une idée ?

– N'importe qui, mais pas le Big Show, je le sens pas, fella.

– Si vous voulez, je peux vous aider les gars…

– Laisse les hommes discuter, sinon je te punt kick ta face de cheval, OK ?

 

 

Le Smackdown de cette semaine s'ouvrit donc sur un nouvel épisode de Miz TV, où l'Awesome One demanda aux deux adversaires du Shield qui ils voulaient recruter dans leur guerre. Orton répondit qu'il voulait avoir le Big Show à ses côtés, le géant ayant lui aussi subi les attaques du Shield, mais Sheamus exprima quelques doutes sur le sujet, ce qui peut se comprendre : il n'y a pas si longtemps que ça, l'Irlandais était au cœur d'une rivalité intense contre le colosse, et ne fait pas confiance à celui qui était il y a à peine un mois un Heel de premier plan. Comme quand on parle du loup, on finit par en voir la queue, le Big Show débarqua alors, sans montrer la sienne, heureusement. Déterminé à lever les soupçons de l'albinos, il déclara que s'il entrait en scène, il ferait tout pour éradiquer le Shield. Mais ces belles paroles ne suffirent pas à apaiser les craintes de Sheamus, et les deux hommes commencèrent à s'engueuler, si bien que Randy Orton dut utiliser une de ses voix intérieures qu'il n'utilise pourtant pas souvent d'habitude, celle de la raison. Pour la Vipère, il n'y a pas d'autre option : ils doivent faire confiance au Big Show s'ils veulent avoir une chance de vaincre le Shield. Et Booker T d'enfoncer le clou en débarquant à son tour, annonçant qu'afin de souder ce nouveau trio en vue de Wrestlemania, les trois hommes allaient se faire la main dans le main event de cette semaine.

 

Après deux rapides interviews en coulisses menées par Matt Striker, où Sheamus continua d'exprimer ses doutes, Orton d'être dans son inhabituel rôle de médiateur et où le Big Show valida un énième Face-turn aussi soudain que tous ceux qu'il a déjà réalisés dans le passé en affirmant qu'il n'aurait pas de répit avant d'avoir mis fin à la tyrannie du Shield, notre trio arriva donc à la fin de l'émission sur le ring, pour affronter… les 3MB.

 

 

Non Assurancetourix, tu ne chanteras pas pendant le banquet !

 

 

Avant de revenir à l'histoire principale, un petit mot sur le groupe de rock américano-écosso-indien et de leur statut semi-officiel de doublure du Shield. Je comprends bien que dans l'optique d'un match à trois contre trois, il n'est pas facile de trouver un trio Heel pour affronter les futurs adversaires du Shield sans que ça n'ait pas l'air d'être fabriqué à la va-vite. Le problème que j'ai, c'est que le Shield est présenté contre une menace de haut niveau, tandis que les 3MB perdent tout le temps et ne font peur à personne. Du coup, je ne vois pas très bien en quoi une victoire contre les musiciens les plus mauvais de la planète depuis le groupe de Nicolas, Christian et José peut vraiment consolider les liens du trio Face.

 

 

Cela dit, on a du bol : on n'a jamais entendu une seule chanson d'aucun des deux groupes.

 

 

D'ailleurs, ça n'a pas loupé : Orton, Sheamus et Big Show ont finalement gagné contre les 3MB comme on pouvait s'y attendre. Bon, j'admets que la bande à Slater a quand même montré une jolie petite résistance, mais pas au point non plus de me faire croire qu'ils avaient une chance. Le plus important dans ce match de toute façon n'est pas le résultat brut, mais l'histoire qu'il a racontée : on y a vu que le Big Show semblait vraiment motivé, et a été un élément décisif pendant ce combat. Mais ce n'est pas pour autant que les tensions au sein de l'équipe Face ont disparu comme par magie : Sheamus, en volant grâce à un tag surprise la victoire finale au géant, a déclenché la colère de ce dernier, forçant une nouvelle fois Orton a calmer le jeu entre ses deux partenaires sans y réussir. L'engueulade entre le chauve et le rouquin ne s'est terminée que grâce à l'intervention du Shield, qui tenta de tirer les marrons du feu en débarquant pendant la dispute. Mais la présence de leur ennemi commun mit fin à la querelle, contrairement à ce qu'espérait le clan d'Ambrose, Rollins et Reigns, et les trois Faces firent front commun contre les mercenaires, qui décidèrent que leur salut était dans la fuite, en bons stratèges qu'ils sont.

 

Pour la première fois, le Shield a montré qu'il craignait ses adversaires, et c'est une bonne chose car cela ajoute un peu de suspense pour leur match à Wrestlemania, suspense également entretenu par les relations conflictuelles entre Sheamus et le Big Show : certes, ils ont fait front commun quand le Shield est arrivé malgré leurs différends, mais est-ce que cette alliance tiendra effectivement le coup quand il faudra se battre pour de bon contre Ambrose et compagnie ? Après tout, le Big Show est connu pour passer d'un côté à l'autre de la Force comme on change de chemise, donc dans l'absolu, tout reste possible, et ça, c'est une bonne chose pour donner de l'intérêt à la confrontation finale entre les deux trios sur la plus grande scène du monde.

 

 

– Je te préviens Randy, si jamais le gros nous trahit à Wrestlemania, je lui colle un Brogue Kick avant qu'il ait le temps de faire quoi que ce soit.

– Impossible, je t'aurai collé un RKO avant, Casper.

 

 

Hail to the King Booker !

 

Avant de passer au reste du show, un petit mot sur le manager général de Smackdown, Booker T. Deux moments dans cet épisode l'ont concerné directement. D'abord, il y a eu l'annonce officielle de l'entrée de l'homme qui ne cligne plus des yeux depuis 1974 au Hall of Fame de la WWE, annonce accompagnée par une jolie vidéo et dont ceux qui, contrairement à moi, ont vu le Raw de cette semaine, étaient déjà au courant. Personnellement, je pensais que Booker était déjà dans le Hall of Fame, aussi cette annonce fut pour moi autant une bonne nouvelle qu'une surprise.

 

Ensuite, il y a l'attitude de Booker T envers son assistant Theodore Long dans cet épisode. Booker a en effet reproché à Teddy d'être passé non pas par lui, mais par Vickie Guerrero, gérante du show rouge, pour mettre en place le duel entre Mark Henry et Ryback à Wrestlemania. Le manager de Smackdown s'est montré très cassant envers notre Captain Obvious préféré, et rappela d'un ton sans appel que le playa travaillait pour lui et non pas pour la Cougar. Teddy, qui jusque-là pensait travailler avec Booker et non pas pour lui (la nuance a son importance, comme le savent Rajesh Koothrappali et Sheldon Cooper), prit ombrage de cette crise d'autorité de Booker, et sembla le vivre comme un manque de considération de la part de celui qu'il croyait non seulement son collègue, mais aussi son ami. Il est d'ailleurs assez étrange de voir cette graine de Heel-turn plantée dans le développement du personnage de Booker T au moment même où ce dernier va être célébré dans le prestigieux Hall of Fame, mais cela a le mérite de faire vivre un peu les figures d'autorité de Smackdown, alors on ne va pas commencer à se plaindre pour si peu, n'est-ce pas ?

 

 

– Booker, je tenais à te féliciter pour ton entrée au Hall of Fame…

– T'as de la chance de faire du bon café, toi. Sinon, je t'aurais arraché les ongles pour avoir osé me tutoyer.

 

 

Le match qui n'a presque servi à rien

 

Cette semaine, Mark Henry a explosé Zack Ryder en moins de temps qu'il m'en faut pour écrire cette phrase. Vu la position respective des deux hommes sur la chaîne alimentaire, vous me direz qu'on s'en fout et vous avez bien raison. La seule chose à peu près digne d'intérêt s'est déroulée après la crucifixion du Long Island Iced Z : Ryback a débarqué sur le ring, a livré un duel de regards qui tuent avec Mark Henry sous les cris de la foule qui scandait "Feed me more !" depuis la fin du squash. Puis, les deux monstres firent parler leurs muscles, et Ryback étala Henry d'une bonne grosse corde à linge. Le conservateur du Hall of Pain décida alors de ne pas prolonger les hostilités et choisit de se retirer en vociférant des menaces dignes du docteur Gang, à base de "la prochaine fois, je t'aurai, Gadget Ryback !" Comme la fuite du Shield à la fin de cet épisode, les premiers doutes du monstre invincible qu'est Henry face à son adversaire de Wrestlemania permettent d'entretenir le suspense avant la confrontation finale entre les deux hommes, et ça c'est bien, même s'il est quand même un peu dommage de voir un homme aussi redoutable que Mark Henry se replier dans les vestiaires aussi vite : j'aurais préféré, quitte à faire fuir Henry, que ce soit après une petite bagarre un peu plus consistante qu'une bête corde à linge.

 

 

– Atchoum !

– À tes souhaits, Skip.

 

 

Les matchs qui n'ont vraiment servi à rien

 

J'utilise le pluriel car il n'y a pas eu un, mais bien deux matchs qui selon moi n'ont eu aucun intérêt aussi bien sur le moment qu'à long terme, scénaristiquement parlant. Le premier est l'énième combat qui a vu Dolph Ziggler affronter Kofi Kingston. La seule originalité de ce match se trouvait à la table des commentateurs, où AJ Lee, venue rejoindre JBL, Michael Cole et Josh Matthews, a fait un très bon boulot dans son rôle d'amoureuse transie vantant la perfection de son homme tant sur le ring qu'ailleurs. À part ça, rien de nouveau : Big E Langston a bien protégé son patron, Kofi a livré une très belle performance, et Ziggler a gagné à la fin, de façon relativement clean, sans profiter ouvertement d'une distraction offerte par un de ses complices. Et comme d'habitude, Langston a appliqué son finisher fadasse sur la victime du blondinet après le match pour faire bonne mesure et montrer qu'il est costaud. Moi, pendant ce temps, je réfléchissais au film que j'allais regarder après cet épisode de Smackdown : Iron Sky ou Dredd ?

 

 

Ou peut-être La chevauchée fantastique, tiens…

 

 

L'autre coup de mou du show, c'était le match entre l'équipe qui s'est dissoute mais en fait non, finalement on va rester encore un peu ensemble vu qu'on n'a rien d'autre à faire, j'ai nommé les Rhodes Scholars, et le duo surréaliste mais ô combien rigolo composé de Brodus Clay et de Sweet T, anciennement connu sous le nom de Tensai. Le Funkasaurus et son acolyte étant accompagnés des Funkadactyls Naomi et Cameron, depuis la semaine dernière, le chantre de l'intellect et le prince de la moustache ont rééquilibré les forces en étant eux-mêmes escortés par les charmantes Bella Twins, fraîchement de retour à la WWE comme vous le savez. Le match prévu devait mettre en scène les deux paires masculines, mais les supportrices des deux camps en vinrent rapidement aux mains également, forçant les hommes à les séparer. Le tout dégénéra en bagarre générale (ou en début de partie fine à huit, si j'en crois Big Botch Man). Doit-on y voir un indice pour un match à huit à Wrestlemania, Rhodes Scholars et les Bella Twins contre Brodus Clay, Tensai, Naomi et Cameron ? Moi en tout cas, à la fin de ce segment, j'avais la réponse à ma question : c'est Iron Sky que je regarderai, finalement.

 

 

– Quelle exquise compagnie, n'est-ce pas Cody ?

– Oui, oui… Mais on doit se dépêcher, John et Daniel doivent les récupérer à dix heures, et on va bientôt être en retard…

 

 

Les incompréhensions de la semaine

 

Oui, parce qu'il s'est passé des choses dont je peine à comprendre la raison d'être, et dont j'espère que vous m'expliquerez le sens dans les commentaires (subtil comme appel du pied, n'est-ce pas ?). Il s'agit des deux derniers matchs dont je n'ai pas encore parlé. D'abord, Jack Swagger, après avoir massacré Ricardo Rodriguez à Raw (ceci expliquant l'absence du champion Alberto Del Rio, au chevet de son ami), a défié Chris Jericho pour prouver une nouvelle fois à quel point être américain, c'est vachement mieux pour dominer le monde que d'être canadien, que Bret Hart le veuille ou non. Le client favori de Kofi Kingston et l'homme à la veste clignotante livrèrent un bien beau combat, mais les choses prirent mauvaise tournure pour Y2J quand Fandango fit irruption aux abords du ring.

 

Le danseur fournit une distraction rêvée pour le tout américain américain, qui s'engouffra dans la brèche et finit par remporter la victoire avec son Patriot Lock. Fandango, vexé que Jericho se soit moqué de lui lors du Raw de cette semaine, ajouta l'insulte à l'amertume de la défaite du chanteur de Fozzy en lui collant un fort joli legdrop depuis la troisième corde après avoir fait tomber sur lui une pluie de coups de poing.

 

 

Tu ne peux rien contre moi Jericho, je suis ceinture noire de tango !

 

 

Je dois dire que malgré ce que j'avais écrit dans mon précédent article dans une de mes vignettes, je commence à accrocher au nouveau style de celui qui fut à NXT Johnny Curtis. Fandango est un personnage rigolo, et Curtis joue bien le jeu, l'ensemble de son répertoire de combat étant exécuté avec élégance, en accord avec le danseur qu'il est censé être. Le coup de pied qu'il a collé à Jericho pendant le match par exemple était très beau et gracieux, en plein dans le personnage. Du coup, j'avoue être assez impatient de voir un possible combat entre Chris Jericho et Fandango (créé certainement comme un clin d'œil de la participation de Y2J à la version américaine de Danse avec les stars) à Wrestlemania. Parce que oui, comme Jyskal et contrairement à SuperCena, je pense qu'un tel match aura lieu.

 

 

L'an dernier, les fans voulaient que j'affronte l'Undertaker à Wrestlemania. Cette année, ils veulent que je me batte contre Fandango… Putain, faut que je prenne ma retraite, moi.

 

 

Ce qui m'embête un peu plus, c'est la place de Swagger dans tout ça. Pour alimenter une rivalité de milieu de carte pour Wrestlemania, les bookers ont décidé d'utiliser le challenger pour le championnat du monde des poids lourds, et de lui donner une victoire litigieuse, qui m'a fait dire que si Swagger a besoin de Fandango pour venir à bout de Jericho, comment va-t-il pouvoir faire face à Del Rio ? Si j'avais été booker, j'aurais laissé Swagger et Zeb Colter faire une petite vignette pendant l'épisode pour rappeler qu'il est dangereux, et j'aurais mis Jericho contre quelqu'un un cran en-dessous dans la carte, genre Wade Barrett… OK, l'Anglais est quand même champion Intercontinental, mais c'est l'ancien rookie de Jericho à NXT, donc ça aurait un minimum de sens.

 

Mais comparé à l'autre match dont je vais parler dans cette partie, ceci n'est qu'un pinaillage de bas étage. Le truc qui m'a vraiment fait dire "Quoi La Baise ?!", c'est le combat entre Antonio Cesaro et le Miz. Ce match n'aurait pas dû exister, tout simplement. Non pas qu'il ait été mauvais, l'action qui s'est déroulée sur le ring fut tout à fait correcte. Non, c'est en termes de construction de l'histoire que ce match n'avait aucun sens.

 

Le Miz, depuis plusieurs semaines, était en rivalité contre Antonio Cesaro dans le but de lui ravir le championnat des États-Unis. Le Suisse, malgré les vaillants efforts du Miz, a dominé la rivalité du début à la fin, et a systématiquement vaincu, voire humilié son adversaire (on se souvient de la façon dont Cesaro a balancé le Miz dans les barrières de sécurité à Raw comme une vulgaire poupée de chiffon). N'ayant plus d'espoir en ce qui concerne la ceinture à la bannière étoilée, Mike se tourna alors vers le titre Intercontinental, détenu par Wade Barrett. Mais l'Anglais a déjà vaincu Mizanin, et donc ce dernier doit réaliser un exploit pour pouvoir prétendre à nouveau être au niveau pour tenter de prendre la ceinture blanche à son propriétaire actuel…

 

Et pour cela, le Miz se retrouve contre Antonio Cesaro, avec Barrett aux commentaires pour juger si le Miz sera digne de l'affronter en fonction de sa performance dans ce match. Et le Miz gagne. Pour avoir une chance pour le titre Intercontinental, le Miz a battu le champion des États-Unis, celui-là même qu'il n'arrivait pas à vaincre depuis des semaines et dont il voulait la ceinture au départ. Où est la logique là-dedans ? Ça n'a aucun sens ! Que va faire le Miz, du coup ? Retourner tenter sa chance contre Cesaro, qu'il a enfin battu, pour lui reprendre ce championnat des États-Unis qu'il désirait tant ? Ou s'en tenir à son objectif du moment, et défier une nouvelle fois Barrett pour le titre Intercontinental, sans se soucier du reste ? Franchement, si le Miz choisit de poursuivre sa rivalité avec l'Anglais plutôt que de repartir en chasse pour le championnat des États-Unis, ce serait à mes yeux une belle connerie au niveau de la cohérence globale. Mais bon, c'est pas comme si la cohérence était le souci principal des bookers, hélas…

 

 

Non mais en fait, tout ça fait partie de mon plan : à Wrestlemania, je battrai Cesaro et Barrett en même temps pour unifier les deux titres !

 

 

Au final, comme je l'ai mis en titre de cet article, cet épisode de Smackdown aurait pu et dû mieux faire. Est-ce que je vous déconseille de le regarder ? Non, car les matchs ont été bons et l'émission se déroule sans que l'on s'ennuie devant son écran. Est-ce un épisode que je vous conseille de regarder si vous ne l'avez pas encore fait ? Non, parce que franchement, il ne s'est rien passé d'inoubliable. Solide mais dispensable, voilà comment résumer cet épisode en deux mots, et c'est un peu dommage, dans une période où, à deux semaines de Wrestlemania, je préférerais utiliser des termes comme "palpitant" et "spectaculaire" pour décrire les épisodes du show bleu…

 

 

Et puis, un show sans elle, ça perd de son intérêt, forcément.

 

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